« FOTO » DE NUIT AU PHARE DE LA ROCCHETTA, LIDO DE VENISE  

Posté par Claudio Boaretto le 5 décembre 2016

La « foto » de nuit, j’en suis fan et pour plusieurs raisons…

Une « foto » de nuit change totalement l’ambiance de l’endroit shooté en journée…

Dans la plupart des ouvrages ou des articles dédiés à la « foto » de nuit il est recommandé de privilégier « l’heure bleue », ce court instant entre chien et loup où le ciel n’est plus tout à fait bleu et pas encore tout à fait noir…
Ce n’est pas mon choix …

J’attends toujours avec impatience que disparaisse cette « heure bleue » pour laisser place au manteau sombre de la nuit enveloppant tous les paysages, qu’ils soient champêtres, urbains ou maritimes et mettant en relief les lumières, naturelles ou artificielles, discrètes ou puissantes, révélant des reliefs, des formes, des couleurs, des reflets insolites qu’alors je tente de graver sur le capteur de mon boitier…  

La « foto » de nuit est aussi une aventure technique…

Il faut partir en chasse armé du trépied, de la télécommande, de la lampe de poche afin de voir dans le noir l’appareil que l’on manipule, reconnaître où l’on va et choisir son poste de tir…

Sur l’objectif et le boitier il faut annuler tous les réglages que l’on a l’habitude d’utiliser en temps normal, retirer les automatismes performants, débrayer les autofocus, anti vibrations, picture control, balance des blancs et autres, se mettre totalement  en manuel ; exposition, vitesse, ouverture, ISO pour ne plus laisser le boitier développer automatiquement le cliché…

Le développement ne se fera qu’après, par soi-même en post-traitement où l’on réglera l’exposition, le contraste, les hautes lumières, les ombres, les blancs, les noirs, la clarté, etc…
Bref, un vrai boulot de « fotograf » tout aussi passionnant que la prise de vue…

Que les néophytes ne s’y trompent pas, ce n’est pas de la « retouche photo » et autres « photoshopage exagéré », c’est simplement donner aux « foto » le traitement qu’elles méritent et faire ce qui se faisait autrefois, en argentique, dans la chambre noire à la lueur d’une ampoule rouge, qui se fait désormais, en numérique, avec un logiciel adapté devant son ordinateur…

Après ce « credo » pour la « foto » de nuit, retour sur le terrain…

Le territoire de chasse choisi aujourd’hui est à l’extrémité Sud de l’île du Lido de Venise, à l’entrée de la passe de port de Malamocco, devant le phare de la Rocchetta (se prononce roketa)

Sur la carte ci-dessous l’endroit est entouré en rouge et mon positionnement exact indiqué par la flèche…

4 points cardinaux à shooter :

Au nord, le « canal des Pétroliers »,

À l’ouest « Santa Maria del Mar » (Sainte Marie de la Mer), début de l’île de « Pellestrina »,

Au sud l’entrée de la passe de « Malamocco »,

À l’est, la rive où je me trouve avec la tour de contrôle maritime et le phare de la Rocchetta…

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J’établis ma position juste en face du phare sur une minuscule jetée en pierre, perpendiculaire au quai, devant un petit local abritant des instruments de mesures maritimes géré par la magistrature des eaux de la lagune vénitienne…

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Au nord première « foto » de nuit, le « Canal des Pétroliers » délimité par les réverbères qui, de jour, sont quasiment invisibles depuis l’endroit où je suis posté…

Ce canal, profond d’une vingtaine de mètres, large de 200 mètres sur une longueur de 12 kilomètres, est le passage obligé des pétroliers et porte-containers pour rejoindre le pôle industriel et pétrochimique du port de Marghera, partie intégrante sur la terre ferme de la commune de Venise…

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À l’ouest, face à nous, nous apercevons sur la droite les lumières de « Santa Maria del Mar », première bourgade de l’île de « Pellestrina » …

Juste devant nous la balise tribord de couleur verte que tous les bateaux et navires entrant dans la lagune doivent doubler par leur tribord, bien évidemment…

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Au sud, l’entrée de la passe de « Malamocco » …

Nous voyons au loin les balises bâbords rouges et les balises tribords vertes qui délimitent le passage de tous les bâtiments entrant ou sortant de la lagune…

La grande lumière blanche c’est le chantier du MoSe qui devrait protéger la lagune de « l’Aqua Alta » (peut-être un jour, bientôt ou jamais, qui sait ? mais en tout cas un des plus grands scandales financiers de l’Italie)

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À l’est, près de moi un peu sur la gauche, la tour de contrôle maritime et une vision sympathique de la rive sous son aspect nocturne…

De cette tour sont données toutes les autorisations aux cargos, porte-containers et autres pétroliers de pénétrer ou sortir de la lagune… La tour envoie alors les « Piloti » (pilotes) chargés de diriger et d’escorter les bâtiments…

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Enfin, face à moi, le « Faro della Rocchetta » …

Un des rares phares où vivent encore en permanence le « Fanalista » (gardien de phare) et sa famille…

Le phare est carrément implanté au centre de la maison où un escalier en colimaçon permet d’accéder à la lanterne…

Devant sa porte, le « Fanalista » a installé une lanterne rouge à bâbord et une verte à tribord…
Trop chouette ! …

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Le phare dans toute sa hauteur…

Phare bidirectionnel, côté lagune et côté mer…

Hauteur 20 mètres, visible à 16 miles nautiques, soit environ 30 kilomètres…
Signal : 3 éclairs blancs toutes les 12 secondes…

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Voilà pour mes petites « foto » de nuit…

Juste pour montrer la différence d’ambiance, je suis revenu le lendemain et surlendemain au même endroit pour shooter les mêmes « foto » avec la même focale et le même cadrage, mais en pleine journée…

Au nord, le « Canal des Pétroliers » …

Comme je le disais, impossible de voir les réverbères à l’œil nu d’où nous sommes…
Ce n’est que le porte-containers arrivant qui nous situe la sortie du canal…

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Pour apercevoir ces réverbères je suis obligé de fort zoomer à l’horizon…

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Entre temps le cargo qui paraissait très lent est déjà tout près de moi et passe devant la balise tribord…

C’est un piège que ces grands bâtiments, j’en ai déjà fait l’expérience en traversant à la voile le « rail » sur la Manche entre la Bretagne et l’Angleterre, on croit ces navires très loin et tout à coup ils sont près de nous…
Il vaut mieux toujours prévoir de passer derrière leur poupe que devant leur proue, conseil d’ami…

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À l’ouest, « Santa Maria del Mar », sans lumière on ne distingue pas grand-chose derrière la balise, juste une mince bande de terre sur la droite, l’île de Pellestrina… 

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Au sud, l’entrée de la passe de « Malamocco » …

Le navire est déjà loin…

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À l’est, la tour de contrôle maritime…

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Juste en face, la maison du « Fanalista » …

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Gros plan sur les deux lanternes de l’entrée, j’adore…

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Enfin, le phare de la Rocchetta en plein jour…

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Je ne sais pas si vous êtes de mon avis, mais je préfère indubitablement la « foto » de nuit…

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Claudio Boaretto

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LE LIDO DE VENISE PREND SES QUARTIERS D’HIVER

Posté par Claudio Boaretto le 27 novembre 2016

Nous voici déjà fin novembre, le Lido, notre petite île d’une largeur moyenne de 500 mètres s’étirant sur une douzaine de kilomètres entre la lagune de Venise et la mer Adriatique, prend déjà ses quartiers d’hiver…

En effet, les plages sont fermées et les touristes absents…

Ne restent sur place sous le ciel grisaillant que les « indigènes » : les « Lidensi » dont nous sommes…

Le « Gran Viale » qui relie la lagune à la mer, en quelque sorte nos Champs Élysées, est relativement désert…

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Les larges trottoirs carrelés du « Gran Viale » où l’on peine à circuler pendant les mois d’été sont maintenant réservés aux seuls autochtones…

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De nombreux restaurants, bars, hôtels et boutiques sont clos jusqu’à la prochaine belle saison…

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Les embarcadères des taxis et des vaporetti ne sont plus pris d’assaut nous procurant un peu de quiétude dans nos déplacements…

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No body sur la terrasse de cet hôtel-restaurant d’ordinaire très fréquentée avec sa vue imprenable sur la lagune…

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Mais les villas « Liberty » continuent de monter la garde sous le ciel maussade…

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Même si leurs cadrans solaires peinent parfois à nous indiquer l’heure faute de soleil…

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Nous goutons alors le charme et la tranquillité de nos canaux intérieurs…

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Le pittoresque des barques vénitiennes traditionnelles…

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Les « Scalini » pour descendre aux embarcations…
Mais attention aux dernières marches plus glissantes qu’une patinoire, certains copains venus nous rendre visite s’en rappelleront encore longtemps…

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Et puis, nous avons les plages pour nous seuls…

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Toutes les cabines sont fermées et, comme tous les ans, une longue muraille de sable les protège contre les grandes marées…
Côté tribord…

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Côté bâbord…
Plus de 2 kilomètres de cabines sur plusieurs rangées…

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Les digues brise-lames, surpeuplées en saison d’estivants rôtissant au soleil, goutent au repos hivernal…

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Ici et là, sur la grève, des branches échouées venant peut-être de Slovénie ou de Croatie, de l’autre côté de l’Adriatique…

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Ne vous y méprenez pas, contrairement à d’autres je n’ai rien contre le touriste qui fait vivre 90% des vénitiens, ni même contre le plagiste de la belle saison qui anime le bord de de mer, mais quel bonheur parfois de se promener sur une plage complètement déserte…

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Claudio Boaretto

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LA « SUPER LUNE GÉANTE » DU 14 NOVEMBRE 2016 ??? …

Posté par Claudio Boaretto le 15 novembre 2016

Cette super lune, soi-disant géante, de lundi soir m’a bien déçu, apparemment on nous a survendu l’évènement…

C’était la plus grande du siècle…
Comme de nombreux « fotograf » j’étais équipé de pied en cap sur les quais de Venise pour shooter cette fameuse lune avec la ferme intention de ne pas rater mes clichés…

La super lune géante ? …

Quelle déception ! …

Géante n’est pas le terme qui convient, si je n’avais pas été sensibilisé sur l’évènement par les médias et les réseaux sociaux, je pense que je n’aurais même pas vu la différence avec une pleine lune normale…

La preuve en est avec cette « foto » où j’ai pris simultanément les réverbères vénitiens (un peu flous mais la mise au point était sur la lune) pour se rendre compte que, proportionnellement parlant, cette lune vespérale n’avait rien de gigantesque…

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Rien d’autre à faire que de la centrer avec le zoom pour l’avoir en gros plan, mais même ainsi, le cliché n’a rien d’extraordinaire, j’en aurais fait quasiment tout autant avec une pleine lune normale…

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Même avec ma focale réelle de 450mm, je suis obligé de recadrer mon cliché pour que cette super lune pseudo géante remplisse entièrement le cadre de ma « foto » …

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Je me suis consolé en shootant la place Saint Marc de nuit, avec les procuraties, le campanile et la basilique…

Ça tombait bien car les travaux de restauration sur la façade de la basilique sont terminés et les échafaudages enfin retirés…

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La prochaine super Lune aura lieu dans un mois, le 14 décembre 2016,
mais on ne m’y reprendra plus…

Claudio Boaretto

Publié dans Venise : évenements | 22 Commentaires »

LE CRABE

Posté par Claudio Boaretto le 15 novembre 2016

Hugo H. vient de nous peindre une toile grand format qui « pète à la gueule » ! …
Impossible de rester indifférent devant cette œuvre…

Hugo, présente nous ce tableau :

« Voici Grapsus Grapsus, joliment nommé Sally-Pied-Léger par nos amis anglophones…
Un crabe d’Amérique que John Steinbeck décrit dans son récit de voyage naturaliste en Mer de Cortez, que j’ai lu avant de m’y rendre moi-même…
Mais je n’ai malheureusement pas rencontré personnellement cet animal si merveilleusement coloré. »

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Un thème récurrent dans tes œuvres, Hugo : le côté protection environnementale, de la nature, des océans et de la vie animale…

Un discours, auquel je souscris pleinement :

« Celui peint ici habite aux îles Galápagos. Archipel symbolique de la protection des milieux naturels si difficile à prendre en compte et si peu souvent concrétisée…
L’humanité constate sans réagir la sixième extinction de masse de notre planète, alors qu’elle en est l’origine…
Bref, voilà pour expliquer le choix du sujet. »

C’était pour la philosophie de l’œuvre,
Que nous raconte-tu quant aux motivations picturales ? …

 « Graphiquement, il y a plusieurs motivations :

• la couleur bien-sûr, en travaillant sur la saturation pour avoir une toile “qui réveille”, chaude et colorée,

• l’envie de peindre en grand un animal tout petit pour voir l’effet du face-à-face,

• A cette échelle, la bête ressemble à un char ou à un de ces robots des bandes dessinées futuristes japonaises…
Une belle grosse carrosserie toute lisse…
d’où l’idée de souligner les contours aux traits noirs…
ce qui détache aussi les divers éléments.

Ce crabe, bien qu’énorme reste en position défensive, comme un boxeur tenant sa garde, caché derrière une grosse pince aux faux-airs de couteau suisse qui tient le centre du format… »

Juste pour se rendre compte des dimensions de la toile, la voici avec Hugo devant !…

Impressionnant, non ?…

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« Voilà une œuvre qui meuble ! Je l’ai peinte directement sur la toile, procédé que je trouve impeccable pour travailler et qui facilite son transport (car pas encore tendu sur un châssis). Si quelqu’un est intéressé… Sinon, je l’installe dans ma salle de bains !

“Le crabe” – Huile sur toile de lin – 100x150cm – 1450€ »

À ce prix-là je trouve que l’œuvre est bradée, notre artiste-peintre préféré se sous-estime, personnellement je l’aurais vendue au moins le double…
D’ailleurs, sitôt peinte, cette toile est déjà réservée…

Tant pis pour ta salle de bains, Hugo…

Claudio Boaretto

Publié dans Peinture & Dessins | 11 Commentaires »

L’AIGRETTE ET LA MOUETTE

Posté par Claudio Boaretto le 12 novembre 2016

Pour ce tableau, nous restons dans le cadre maritime, au cœur de la lagune vénitienne, avec une huile sur toile d’un mètre sur un mètre intitulée « L’aigrette et la mouette » …

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Comme à chaque publication, la parole est à l’artiste-peintre pour expliquer la génèse du tableau…

« Dans la série des cabanes de pêcheurs de Pellestrina, au sud de la lagune de Venise, voici un modèle un peu atypique, qui glisse du pittoresque vers quelque chose de plus contemporain…

Je rappelle que ces cabanes ne sont pas des habitations, même momentanées, et qu’elles servent plutôt, dans l’idée, en temps qu’atelier/espace de stockage pour les pêcheurs locaux. Avec le temps, elles deviennent de plus en plus en ruine, et de plus en plus bordéliques…

Voici l’évolution extrême du processus, juste avant que cela commence à tomber en morceaux, donc dans l’eau…
Ainsi, vous comprenez le symbole environnemental que cela représente : nous croulons tous sous les déchets… »

Du « pittoresque contemporain », Hugo H. a trouvé la bonne formule !…

Ne croyez pas que cette cabane soit inventée et sorte de l’imagination de l’artiste, comme d’autres, elle existe réellement au beau milieu de la lagune sud comme en témoigne cette « foto » prise pas exactement sous le même angle et avec une autre luminosité…

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Mais je dois avouer que c’est la plus « bordélique », en général elles sont comme ça :

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Mais revenons à l’œuvre de Hugo H. et à la composition de l’œuvre…

« Pour rendre la scène quand même vivante, j’ai ajouté deux oiseaux (un peu à la manière de la peinture japonaise qui ne présente pas un paysage sans animal).
Et pour que ce soit théâtral, j’ai imaginé que ce tas de bazar soit une scène pour l’aigrette blanche. Elle est en répétition, sous l’œil de son metteur en scène (la mouette). »

Chouette la scène de l’aigrette et de la mouette…

Après la composition de l’œuvre, l’artiste explique sa réalisation…

« Très peu de couleur(s) ici.
La lagune est d’un bleu très lumineux, comme le ciel. Les deux se fondent d’ailleurs l’un dans l’autre en un arrière-plan homogène. Un peu d’ocre jaune et rouge et c’est tout…
À part deux couleurs discordantes, pas naturelles, apportées par notre fatras et qui ponctuent la toile en taches étranges : ce bleu outre-mer intense qui fait penser à celui utilisé pour tellement d’objets plastiques usuels et un vert qu’on pourrait nommer émeraude…
deux couleurs que l’on trouve couramment sous la mer mais très peu dans un paysage terrestre. »

Rien à ajouter à cette œuvre convaincante ayant pour cadre notre merveilleuse lagune…

Et puis cette histoire de l’aigrette et de la mouette, (qui me ferait penser au titre d’une fable de La Fontaine) n’est pas trop éloignée de la réalité, la preuve, regardez bien mes « foto », la mouette est déjà là qui attend l’aigrette…

aigrette mouette reel 650

Ah, ces artistes, faut toujours qu’elles se fassent attendre…

Claudio Boaretto

Publié dans Peinture & Dessins | 14 Commentaires »

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