MADEMOISELLE SCHIELE REVISITÉE PAR HUGO H

Posté par Claudio Boaretto le 17 octobre 2019

Hugo H, notre artiste-peintre vénitien préféré, s’est mis en tête de revisiter le dessin de Egon Schiele, dessinateur et poète autrichien (1890-1918), intitulé « Mademoiselle Schiele » dont voici l’original… 

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Cette œuvre requiert quelques explications que l’artiste nous livre abondamment :

« Egon Schiele, le génie du trait, dessine sa sœur Gertrude (Gerti) à moitié dévêtue en 1910 (“Nu semi assis avec un chapeau et bas violets”).
Ce dessin, vu dans une exposition à Paris en début d’année, m’a impressionné : la justesse du trait dans le mouvement (on sent que la fille est en train d’ajuster sa position), la beauté de cette poitrine qu’elle remonte en passant…
J’ai eu envie de lui donner corps… passer du papier aquarellé en fausses couleurs à une version réaliste.
L’exercice est d’ailleurs intéressant pour la variété de textures à représenter :
le chapeau en feutre mat (à cette époque ils étaient réellement gigantesques),
les plumes duveteuses en couronne,
la peau aussi soyeuse que la jupe remontée,
un jupon blanc mat en coton amidonné,
des bas semi-transparents…
toute une variété d’aspect à travailler selon une lumière qui est à inventer… Joli divertissement ! »

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L’interprétation de Hugo H, huile sur toile 30x45cm…

Les explications techniques :

« Déjà pour ce qui concerne le dessin, il a fallu finir ce qui était seulement évoqué, simplifié : le jupon et la cuisse qui s’y cache.  Choisir les couleurs (là-dessus, je n’ai pas abusé).
J’ai voulu garder le trait existant, pour rendre hommage à l’œuvre originale. Cela donne un aspect un peu “bande dessinée” à cette peinture.
On passe également de la feuille de papier blanche du dessin original, où la silhouette se découpe bien et flotte dans un fond uniforme à la toile noire, également abstraite mais faisant référence à la peinture classique. La silhouette y flotte de la même façon. On la lit encore mieux d’ailleurs…
Pour voir complètement la jupe, j’ai décalé la demoiselle à ma convenance dans le format… Le calage en hauteur ne change pas. De même pour la taille de l’œuvre, qui respecte le format papier.
Enfin, j’ai reporté la signature originale du dessin, un simple S en bas à gauche, et j’ai juste ajouté mon H en bas à droite de cette œuvre “à quatre mains”… »

 Comme nous en avons pris l’habitude pour les toiles de Hugo H, remontons à la genèse de l’œuvre :

08/02/2019

« Comme disaient les Monty Python : « et maintenant, quelque chose de complètement différent ». Un petit délire, pour changer. Je ne sais même pas si j’ai le droit (sur la question des droits d’auteur, ceux qui savent pourront m’instruire svp). Laissez-moi vous présenter un dessin d’Egon Schiele que j’ai adoré à l’expo vue dernièrement à Paris.
Ce génie du croquis au trait représente ici Gerti, sa sœur ainée. Le dessin est parfait (sauf la petite ligne sous le poignet gauche, je dirais). Et c’est le dessin lui-même (juste les lignes) qui donne toute sa valeur à cette beauté féminine car les couleurs qui y sont superposées, quoique sympathiques pour l’ambiance, n’apportent rien au modelé, ne flattent pas les courbes, ne poussent pas la compréhension de la scène, ne donnent que très peu de relief…
D’où mon idée de donner vie à ce dessin.
Dans une sorte de synthèse entre classique et contemporain, sur la base de cette merveille de 1910… vous me suivez ? »

Le dessin shooté à l’expo par Hugo H à l’aide de son smartphone…

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08/02/2019

« Bon, il faut étudier la forme de la jupe, choisir la lumière, les teintes…
la morphologie pour deviner la pose et donc une position probable des genoux etc. »

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12/04/2019

« C’est affolant le temps qu’il m’aura fallu… »

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12/04/2014

« Pour finalement poser les fabuleuses lignes d’un dessin qui n’est pas de moi à l’endroit désiré sur une de mes toiles… »

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20/04/2019

« J’étais curieux de tester les couleurs ici.
Des bas violets comme dans le titre original de Schiele ?
Oui mais alors comment coordonner tout ça avec les chaussures, la robe, le chapeau ?
C’est à moi de choisir les couleurs donc j’ai décidé qu’il ne devait pas y en avoir trop… je pense qu’en 1910, la couleur ne courait pas les rues, sauf peut-être pour la bourgeoisie (ce n’est pas le cas ici). Ce sera plus facile à rendre réaliste. Et puis l’important pour commencer est de trouver une couleur de peau qui respire la bonne santé (ici on a 1/6 de jaune de chrome, 2/6 de rouge de cadmium et 3/6 d’ocre jaune). Oups, la peinture ne couvre pas bien (pas assez absorbant à mon goût cet apprêt…).
Bon, alors quelle couleur pour les chaussures du coup ? »

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26/08/2019

« Ça faisait trop longtemps que j’étais sur ce tableau donc j’ai voulu le finir…
Ici, étant donné qu’il s’agit d’un dessin que j’ai décidé de recolorer pour lui donner une troisième dimension, il a fallu choisir combien je voulais laisser apparaître les lignes de l’œuvre originale d’Egon Schiele. Caler le curseur entre dessin au trait et réalisme…
Si je peux le dire autrement pour ceux que ça aide car ils connaissent le sujet : est-ce que je garde ou pas un aspect vraiment Bande-Dessinée (des dessins aux lignes fortes et toujours lisibles à 100%, même quand on a un remplissage couleur assez dense car tout est fait à l’encre, donc en transparence) ?
En augmentant le contraste, les traits ont tendance à se fondre dans les reliefs. Donc voilà, j’ai essayé de me placer juste à mi-chemin en durcissant la lumière sur la peau de Gerti sans vouloir trop abuser. Et comme je m’appuie sur un dessin qui n’est pas de moi j’ai gardé le S de la signature de Schiele en bas à gauche et j’ai ajouté mon H de l’autre côté. »

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Pour conclure, voici l’œuvre finalisée et « fotografiée » comme au début de l’article, dans les règles de l’art pour le partage des couleurs réelles…

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Cette œuvre n’est pas à vendre car elle fait désormais partie d’une collection privée en France…

Claudio Boaretto

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OTARIE DE HUGO H

Posté par Claudio Boaretto le 16 octobre 2019

Encore un beau tableau de Hugo H…
Bien que cela n’apparaisse pas au premier abord, ce tableau dépeint la rencontre de l’artiste et d’une otarie par 4 mètres de fond…

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Huile sur toile de 70x50cm…

Le ressenti de l’artiste à propos des otaries :

« Quelles merveilleuses créatures que ces otaries… D’une curiosité et d’une amicalité à nulle autre pareilles ! À peine vous ont-elles rencontré sous l’eau qu’elles vous adoptent !
Le rapport que vous pouvez engager avec elles s’apparente à celui qu’on aurait avec un bon chien… Mais quelle élégance dans leurs déplacements ! Sous l’eau, ces championnes de l’apnée font preuve d’une souplesse incroyable ! »

Le tableau :

« Voici une jeune femelle qui pend la pose sur un gros rocher rose… l’eau est si limpide qu’elle en perd sa substance… j’ai juste cet animal qui fait la belle devant moi… on ne sait plus si on est sous l’eau ou pas… dans quel monde nous trouvons-nous au juste ?
Par quatre mètres de fond, le paysage est baigné de lumière. Cela crée des reflets sur la dense fourrure luisante du pinnipède. Je conserve une palette claire, sauf pour le contour de l’animal… »

L’animal :

« L’otarie est l’objet de tous mes soins, le rocher où elle se prélasse est défini avec précision également (un amusant travail sur la texture), l’arrière-plan fait l’objet de moins de détails… le focus est vraiment sur l’otarie qui crée une virgule au centre de la composition ! »

La genèse du tableau remonte à l’année passée…
Récupérons les étapes de l’œuvre et les commentaires de l’artiste :

20/10/2018…

« Chers amis des animaux bonsoir.
Alina m’ayant offert des châssis, je les ai entoilés et puis, je ne sais plus comment j’en suis arrivé à montrer des otaries à ma fille Charlotte (des lontarines, dit-elle)
Mais voilà une jeune femelle qui me faisait de l’œil en mer de Cortez… elle prend la pose on dirait… donc cadrage, croquis, quatre teintes à portrait (oui, les mêmes que pour les humains) et zou ! »

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21/10/2018

« Juste deux heures pour commencer avec les couleurs… Je ne pensais pas pouvoir couvrir toute la toile (format 70×50 environ). Finalement en me dépêchant je suis arrivé là…
Dommage que je n’aie pas eu plus de temps pour corriger les teintes dans le frais… l’arrière-plan manque de bleu… mais ce n’est pas grave.
L’aspect général est bien, et sans une once de noir !
Merci au bleu outremer et au brun terre d’ombre. À présent il me tarde de peindre l’otarie (avec soin et plus de contraste) ! »

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22/10/2018

« Et la voilà. Pour info, j’ai passé plus de temps pour cette première couche dédiée à l’animal que précédemment sur le paysage. Une heure et demie pour couvrir puis encore une heure de corrections pour évoquer la brillance de cette fourrure incroyable et respecter la morphologie inhabituelle du pinnipède… »

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18/08/2019

Presque un an plus tard, reprise du tableau resté en sommeil et dernières finitions pour terminer…

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Malgré tout il manque encore quelque chose…
Regardez de plus près :

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Trouvé ? …
Les Moustaches !…

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Enfin aboutie et « fotografiée » dans les règles de l’art par votre serviteur afin de partager les couleurs réelles de l’œuvre…

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Les éventuels amateurs pourront acquérir cette toile pour 990€, tarif établi selon la dernière cotation officielle de l’artiste…

Claudio Boaretto

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CONTRE-JOURS EN LAGUNE DE VENISE

Posté par Claudio Boaretto le 16 octobre 2019

L’envie m’est venue de faire quelques « foto » en contre-jour sur la lagune de Venise…

La plupart du temps, le « fotograf » lambda évite le contre-jour car soit le sujet « fotografié » est complétement « bouché », soit l’arrière-plan est irrémédiablement cramé…
Le challenge est donc : réussir des sujets en contre-jour avec des arrière-plans bien exposés pour obtenir un effet graphique avec un côté « ombres chinoises »…

La première foto, ma préférée : deux jeunes sur le canal « delle Scoasse » qui partent tranquillement en gondole en vue de s’entrainer pour les prochaines régates… Au loin, l’île de « Poveglia »…

Contre-jour en lagune de Venise

Pin maritime couché par le vent sur la « Riva Pasquali »…

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Ce bateau qui déjauge sur la lagune est un « Spazio Cinque » (Espace Cinq), petit bateau de 5 mètres, motorisé en général entre 9,9cv et 40 cv (pas besoin de permis ici pour ces cylindrées)… Ce bateau est utilisé par tous les jeunes vénitiens, nous l’appelons « la mobylette de la lagune »… Ma fille a le même souvent utilisé par mes petits-enfants…

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Contre-jour également sur une image emblématique de la lagune vénitienne, un goéland (un jeune en l’occurrence) se reposant sur une « Bricola » (pieu en chêne délimitant les chenaux navigables)…

Vous ne le savez peut-être pas mais ces oiseaux, goélands ou mouettes ou cormorans, une fois posés sur les pals sont des indicateurs précieux pour la navigation… Ils donnent la direction du vent car ils ont toujours le bec vent de bout…

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Deux jeunes discutant sur un « Spazio Cinque » naviguant au ralenti…
Les jeunes ont vraiment une vie différente à Venise, dans ce milieu lagunaire bien particulier…

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Deux « Palourdiers » accostés sur la rive de l’île de « Pellestrina »…
Le contre-jour est moins graphique vu le fouillis général sur ces quais qui n’ont rien à envier aux ports de pêche bretons…

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Notons l’aspect agressif des dragues postées à l’avant de ces chalutiers, typiques d’un mode de pêche particulier du golfe de Venise…

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Encore un « Spazio Cinque », très courant en lagune, la gerbe tracée en contre-jour est à mon sens particulièrement chouette…

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 Des lauriers carrément en « contre-soleil » sur la « Riva Corinto »…

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Contre-jour toujours sur ce voilier rentrant sereinement au port, mû par son moteur auxiliaire…

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Face à la lagune, dentelle d’aiguilles de pin maritime…

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Pour terminer, « contre-soir » des groupes de « Bricole » cerclées ensemble pour permettre aux plus gros bateaux tels les ferries de s’appuyer afin d’accoster…

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Claudio Boaretto

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LA BIENNALE D’ART CONTEMPORAIN À VENISE, CÔTÉ JARDIN

Posté par Claudio Boaretto le 27 septembre 2019

La biennale d’art contemporain est un événement très important de la vie culturelle Vénitienne…

Une cinquantaine de pays présentent dans leur pavillon respectif les dernières œuvres de leurs artistes nationaux, certaines de ces œuvres, installations et performances étant réalisées spécialement pour la biennale devenue depuis plus d’un siècle le rendez-vous incontournable des artistes contemporains du monde entier…

Deux endroits majeurs de l’exposition :
Les « Giardini » (jardins) et « l’Arsenale »…

En cette fin septembre nous avons visité la partie Jardin…
Pas moins d’une trentaine de pavillons nationaux plus l’immense pavillon central de la Biennale qui vaut un musée à lui seul …

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Nous y avons passé la journée et sommes rentrés fourbus…
Fourbus et un peu déçus…       

Sans être des spécialistes de l’art contemporain, c’est la 5ème biennale de Venise que nous visitons, à notre humble avis, ce n’est pas le meilleur millésime, nous avons vu plus enthousiasmant les fois précédentes…

Déjà ce qui m’horripile, que nous constatons de plus en plus souvent, ce sont les pavillons où l’on ne trouve que films, court-métrages et vidéos…

Si je souhaite visionner un film ou une vidéo, je vais soit au cinéma, soit je regarde ma TV, ou mon ordinateur, ou mon smartphone, ce dont je ne me prive pas, mais quand je visite une expo ce n’est pas pour me retrouver dans une salle obscure face à un écran…

J’ai donc boycotté systématiquement tous les pavillons montrant des écrans, et ils étaient nombreux… En outre, s’il avait fallu visionner entièrement toutes ces projections, ce n’est pas une journée mais une bonne semaine qu’il aurait fallu passer aux « Giardini » car ne voir que le début ou la fin ou le milieu d’une séquence filmée reste sans intérêt…

Bien que nous les ayons tous visités nous ne verrons dans ce reportage illustré que 8 pavillons nationaux, ceux dont les œuvres nous ont touché ou interpellé, nous ne sommes pas là pour publier le catalogue exhaustif de l’exposition…

Le pavillon Russe…

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Au premier étage, les statues en terre glaise d’Alexander Sokurov nous racontent, dans une ambiance dramatique, la parabole de l’enfant prodigue…

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Un petit défi « fotografic » à relever pour shooter correctement les statues dans cette ambiance par trop obscure…

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Le père…

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Le retour de l’enfant avec un jeu de miroir…

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À l’étage inférieur, toujours dans une ambiance dramatique, des tableaux de maîtres revisités, œuvres de Alexander Shishkin-Hokusai…

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Avec pour spectateurs des pantins, découpés dans des plaques de contreplaqué, qui montent et descendent tour à tour le long des poteaux où ils sont accrochés…

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Le pavillon de Grande Bretagne…

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Le British Council présente un ensemble de nouvelles créations de l’artiste Cathy Wilke…

Ce qu’on en dit :
« Dans son processus de création, Wilkes expérimente toutes sortes de matériaux, et rassemble trésors et ingrédients. Sa production est une accumulation de ces différents éléments. Son travail rappelle des visions inachevées d’intérieurs ou de lieux de pertes, et interroge la nature de l’amour et la coexistence de la vie et de la mort. »…
Ha, bon… 

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Ce qui m’a interpellé, ce sont ces personnages au ventre de pierre…
Une symbolique sur la vie et la naissance ?…

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L’œil du « fotograf » est particulièrement attiré par le visage qui, même en le regardant de très près, semble flou, pas net, comme si la mise au point de l’objectif ne fonctionnait pas… Sans « appareil-foto » l’impression est exactement la même dans la réalité…
Étonnant…

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Un second personnage…

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Mais là, il suffit de deux petits points pour indiquer les yeux, d’un minuscule trait pour la bouche, pour changer toute l’expression du visage et retrouver sa netteté… Ça m’a épaté…

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Nous ne pouvions éviter le pavillon français…

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Au lieu de nous faire pénétrer par l’entrée principale, voilà qu’on nous dirige à droite du pavillon par un petit chemin de terre tortueux et fort pentu pour arriver à une porte de service au sous-sol, accueilli dans un local sombre et poussiéreux où trône un tas de terre et de gravats…

Un petit escalier nous permet de monter dans une grande salle sur un plancher de verre couleur bleu-vert sale qui doit à mon sens représenter la mer…

Par terre, aux différents endroits de la pièce nous trouvons poissons, calmars, déchets, téléphones portables usagés, os de seiches, etc…

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Œuvre de l’artiste française Laure Prouvost…
Apparemment une symbolique sur la pollution des mers et des océans…Et pourquoi pas des salades et des coquilles d’œufs…

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La ficelle me semble un peu grosse, que l’on me donne un budget et je pourrais dans le style faire tout aussi bien, voire mieux… Dans le genre nous avons déjà vu bien plus chouette ne serait-ce que récemment au « Palazzo Bembo » près de Rialto…

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La salle suivante, salle obscure de projection…
Je freine des quatre fers et quitte aussitôt le pavillon, ras le bol des écrans !…

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Le pavillon de la Norvège qui est devenu le pavillon des Pays Nordiques…

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Sur le site officiel de la Biennale on peut lire ceci quant à ce pavillon  :
Exposants:  Ane Graff, Ingela Ihrman, Nabbteeri…
« Description : Bulletin météorologique : Prévisions Le futur est centré sur les relations variées entre l’homme et le non-humain à une époque où le changement climatique et l’extinction massive menacent la vie sur Terre. Il redirige notre pensée vers des choix personnels et la responsabilité de reconnaître les enchevêtrements multi-espèces…. Etc… » 

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À ma courte honte, j’avoue n’avoir pas perçu le message pendant ma visite…
En revanche, j’ai bien aimé, en tant que « fotograf », les trois arbres naturels se confrontant à l’arbre artificiel…

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Le pavillon des États-Unis d’Amérique, pavillon intéressant présentant les œuvres du sculpteur afro-américain Martin Puryear ayant pour thème la Liberté…

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D’entrée, cachant la façade du pavillon, une œuvre impressionnante :
« Swallowed Sun 2019 » (Soleil avalé), en pin jaune du Sud, acier, polyester, toile et corde…
La partie en pin de la sculpture représente le soleil et ses rayons… Dommage qu’elle soit à l’ombre…

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À l’arrière on découvre une sorte d’énorme serpent monstrueux sensé avaler le soleil et sa lumière…

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Une belle allégorie sur la lumière et les ténèbres…

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« New Voortrekker »… Le tracteur et son chariot couvert sont pour Martin Puryear un thème récurrent qui a compris combien un objet utile peut évoquer la monotonie d’un travail ou un rituel saisonnier, l’oppression ou l’émancipation…

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C’est aussi un moyen de transport vers des destinations inconnues qui pourrait porter le passager vers la liberté individuelle et absolue…

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 « Cloister-Redoubt or Cloistered Doubt? » (Cloître Redoute ou doute de cloître?) Sculpture en Ciguë américaine, Pin Blanc de l’est, Peuplier Tulipe, Cèdre Rouge,

« Cet abri à toit à deux versants reposant sur des poutres en bois, est une méditation sur la ferveur religieuse américaine contemporaine, un mouvement qui préconise de quitter les grandes villes pour s’éloigner d’une société perçue comme corrompue et malheureuse… »

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« Big Phrygian » (grand phrygien), le bonnet phrygien identifia les esclaves libérés de l’empire romain, pendant la révolution française il devient symbole de liberté et repose sur la tête allégorique de Marianne dans le célèbre tableau d’Eugène Delacroix… Plus tard, les esclaves noirs des Caraïbes adopteront ce bonnet dans leur lutte pour l’égalité sous la domination française…

Un symbole de la Liberté…

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« Tabernacle », acier, bois, toile, coton imprimé, verre.
Autre œuvre inspirée par un couvre-chef, le bonnet porté par l’infanterie de l’Union et les confédérés pendant la guerre de Sécession, « Tabernacle » est en fait une méditation sur la violence par les armes à feu…

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Un autre pavillon très chouette, le pavillon belge…

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« Mondo Cane » par Jos de Gruyter et Harald Thys…

« L’installation Mondo Cane se présente comme un musée folklorique exposant la figure humaine. Les maigres activités qui s’y tiennent sont purement formelles et produisent des coquilles esthétisées, poussant le visiteur à percevoir ce qu’il s’y passe comme une curiosité́ décalée de la réalité́ contemporaine. L’exposition comprend une vingtaine de personnages dont la plupart sont automatisés, »

Au centre de la salle se trouve le monde normal, commerçants, artisans vaquant à leurs occupations respectives…

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Sur les côtés, enfermés derrière des grilles, un monde marginal de voyous, zombies, poètes, psychotiques, fous et marginaux…

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J’adore l’ambiance de cette expo, entrons dans le détail…

Les sujets représentés proviennent tant de personnages qui sont déjà apparus dans les œuvres de Jos de Gruyter et Harald Thys que de personnes ayant réellement existé…

Kristinus Potimus possédée par Satan… Initialement Kristinus était très catholique, un soir d’orage elle tomba en état de transe…

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Incapable de tourner la tête un sixième doigt vint soudain s’ajouter à chacune de ses mains… Elle devint l’objet d’une vénération de sectes obscures, pour cette raison elle fut enfermée dans les oubliettes du Vatican…
On voit nettement l’automate tourner la tête…

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Revenons aux tranquilles artisans…

De Belger Guido, artiste peintre Louvain, est le fondateur du Romantisme magique abstraco-réaliste, un courant pictural dont il est le seul représentant…

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Il n’a jamais connu le succès. Il a vécu de dons et de la petite retraite de sa mère qui s’est occupé de lui toute sa vie… Après son décès plusieurs œuvres furent achetées par la Ville le Louvain…

Comme on peut le voir, le geste des automates est des plus élémentaires ce qui doit faire sourire mon frère Renato, maître d’art et créateur d’automates ô combien plus sophistiqués…

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Sateri, issu d’une grande famille de Santa Capola près de Bari… Il crée et exploite une grande chaîne de pizzerias avec ses 4 frères, 8 neveux et 11 cousins…

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L’entreprise familiale doit son succès financier au rachat de grandes quantités de produits périmés issus de l’industrie alimentaire… Ses pizzas sont particulièrement appréciées des touristes néerlandais et allemands…

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Lathgreta Toft vit dans une petite maison de bois à Harken, dans le nord du Danemark, qui compte 400 habitants et pour chacun d’eux elle tricote chaque année une écharpe…

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Chaque année lors d’une brève cérémonie en son honneur avec thé et biscuits chaque habitant reçoit son écharpe mais Lathgreta n’a jamais pu y assister car elle ne s’arrête jamais de tricoter…

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LE Pasteur Simons au piano… Il avait quatre fils, adolescents timides et pales qui souffraient énormément terrorisés par l’épouse du pasteur…

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Deux ou trois mots lui suffisaient pour terrifier son époux et ses fils avec son regard perçant, ses petits yeux et ses lèvres minces, pas étonnant que le père se réfugie dans sa musique…

Comme nous le constatons une fois encore, le mouvement de l’automate est des plus élémentaires, un peu dommage…

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Retour au monde parallèle derrière les barreaux…

La femme-ratte dont l’apparition annonce la mort. Elle survient alors que désespéré on cherche son chemin en tâtonnant dans l’obscurité… D’abord, seul résonne le bruit de son bâton qui frappe le sol, puis brusquement elle est là et il est déjà trop tard…

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L’inquiétant Ernst Wollemenger entré au service de la sécurité d’État de la RDA (Stasi) en 1953… Doté du don d’observation, d’une capacité d’analyse et d’une prodigieuse mémoire il allait se poster dans les gares, aux arrêts d’autobus ou dans les aéroports… Ainsi il a passé des années à surveiller fortuitement des milliers de passants, de tous il connaissait les déplacements dans la RDA et notait scrupuleusement ses observations dans de petits carnets qu’il conservait dans ses 3 valises… Une fois par mois il livrait le contenu des ses valises au bureau central de la Stasi à Berlin-Est…

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Nous nous sommes bien amusés avec tous ces personnages et leurs hallucinants curriculum vitae… Trop fort les Belges…

Le pavillon autrichien…

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« Discordo Ergo Sum » de Renate Bertlmann…

« Sur la base de l’axiome programmatique de l’artiste, Amo Ergo Sum , l’imposante pièce textuelle en face du pavillon et l’installation tentaculaire de rosiers au couteau répartis dans toute la cour du pavillon affichent un commentaire artistique qui concrétise l’ambivalence existentielle de l’expérience humaine. »

Dans la cour arrière du pavillon, l’artiste a créé une installation sculpturale composée de 312 roses en verre rouge percées par des couteaux en acier tranchants .

« Encore une fois, avec son installation au couteau, l’artiste autrichienne se concentre sur la dichotomie de l’existence humaine et sur l’ambivalence des paradigmes sociaux et culturels qui nous influencent tous »

Je suis toujours stupéfait par la dialectique officielle de présentation des œuvres contemporaines… je qualifierais ces discours « d’enrobage fumeux »…

Quoiqu’il en soit ce champ de roses en verre au couteau m’a bien plu…

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De quoi faire quelques clichés sympas comme ce panoramique allongé…

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Ou, ouvrant tout grand mon diaphragme, obtenir une jolie netteté au premier plan agrémentée d’un grand flou d’arrière-plan…

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Le pavillon de la Pologne…

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Maman, j’ai peur de l’avion !…

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« Flight » sculpture de Roman Stanczak…

Heu, si comme moi vous n’aviez pas immédiatement compris le sens de l’œuvre voici un bout de « l’enrobage fumeux »…

« Flight est un monument aux paradoxes de la modernité et un commentaire sur la transformation capitaliste polonaise. L’avion privé intérieur-extérieur utilisé par ce qu’on appelle le 1%, la riche élite , est une métaphore de l’inverse des processus de modernisation, un commentaire sur les inégalités, les problèmes de redistribution, de ressentiment et de populisme. »

Franchement, je n’aurais pas deviné tout seul…

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Présents depuis l’ouverture à 9 heures ce matin, nous voici déjà au milieu de l’après-midi, nous venons de visiter la trentaine de pavillon nationaux et nous allons pénétrer dans l’immense pavillon central de la Biennale…

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Nous sommes un peu saturés, la fatigue se fait sentir… Je vais donc faire une sélection drastique des œuvres exposées…

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Œuvre de Korakrit Arunanondchai, artiste thaïlandais qui vit et travaille entre Bangkok et New York…

L’installation présentée est une série de formes arborescentes «post-naturelles», semblables à des arbres, composée de métal, objets divers et extraits de plantes qui semblent jaillir d’une terre composée de déchets…

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Œuvre en acier de Carol Bove, artiste suisse, faite de courbes, bosses, rotations, torsions, ondulations et autres plis qui animent la surface sculpturale…

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« The Decorated Shed » de Alex Da Corte, artiste étasunien…

Reproduction d’un village issu d’une série télévise très fameuse aux USA de 1968 à 2001, intitulée « Mister Roger’s Neighborhood »… L’œuvre réunit des éléments figuratifs, décoratifs et abstraits. Quelques détails du mobilier font hommage à la conception des architectes Robert Venturi et Denise Scott-Brown, et Prince avec la couverture de son album « Around the World in a Day »…

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Assez incongrue, cette vache grandeur nature tournant sur un rail…
Ce n’est pas la vache qui regarde passer les trains, mais nous qui regardons passer la vache… J’aime ce clin d’œil d’un lieu commun…

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Le vieux biker que je suis est interpellé par cette bécane coupée en deux…

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Ainsi que par cette combinaison de motard accrochée au mur comme une peau de bête, trop drôle…

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Au milieu d’une grande salle dans un enclos vitré, une sorte de grande pelle robotisée et autonome éclabousse le sol les murs et les parois avec vivacité…

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Très spectaculaire…

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« La Donatrice », sculpture en glaise et en acier du français Jean-Luc Moulène… l’œuvre interpelle avec les deux mains et le pied en avant du personnage…

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Le Renard et la Belette vêtus d’habits colorés, œuvre de l’artiste argentine, Adriana Minoliti…
Ils sont trop choux…

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Un portant avec des vêtements en céramique, œuvre de l’ukrainienne Zhanna Kadyrova… 

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L’Ukraine a une longue tradition de production de carreaux de céramique, ceci expliquerait cela…

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Voilà une œuvre qui devrait plaire à mon ami Michel K. …

Jimmie Durham, artiste américain installé à Berlin, présente  « Black Serpentine », une grande dalle de roche éponyme entourée d’un cadre en acier inoxydable, une masse de plus d’une demi-tonne dégageant une implacable force…

après info, je ne peux passer sous silence l’aventureux parcours de cette pierre :

« extraite d’une mine du nord-est de l’Inde près de la frontière Birmane, le bloc chargé sur un camion est transporté dans une autre zone de l’Inde où, avec l’aide d’une scie circulaire et d’une lame en diamant, elle est coupée en plaque et lustrée…

Puis transportée à Mumbai où chargée dans un container elle est transportée par voies maritimes jusqu’en Méditerranée, passant par le Canal de Suez, puis le détroit de Gibraltar pour repartir en amont et rejoindre le port de Hambourg… De là, la pierre est transportée en train jusqu’à Leipzig. De Leipzig, transportée en camion jusqu’à Hartha où se trouve la société importatrice de la pierre… De Hartha elle est transportée dans un autre camion jusqu’à Kreuzberg, Berlin où se trouve la société qui vend la pierre…

L’artiste acquiert la pierre à cette société et loue une machine à souder pour réaliser son cadre en acier… De son atelier à Berlin la pierre est expédiée par camion à Mestre où, chargée sur un chaland, elle rejoint Venise et la Biennale… »

Bonjour le bilan carbone…

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La fatigue opérant, je n’en dirai pas plus sur le pavillon central de la Biennale, en revanche j’ai réservé pour la fin du reportage le pavillon égyptien qui est mon « number one » de la journée…

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Je vous épargne « l’enrobage fumeux » de la description officielle auquel je n’ai pas compris grand-chose et ne vous fais part que de mon seul ressenti…

Quand on pénètre dans ce pavillon nous découvrons une salle contenant 6 magnifiques sphinx, 3 d’un côté, 3 de l’autre…

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Mais les faces habituelles des sphinx ont disparu remplacées par des écrans ! …
Des écrans mobiles qui vous suivent presque du « regard »…

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Je ne connais pas exactement les intentions et le message des artistes créateurs de ces sculptures mais je fais immédiatement un parallèle, pour moi ces statues symbolisent cette dérive, confirmée encore aujourd’hui, où tant d’expositions et de musées contemporains ne nous proposent plus que films et vidéos sur écrans petits ou grands…

Ces représentations insolites des sphinx m’ont enthousiasmé…

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Nous finirons dans la salle suivante où un grand sphinx-parabole semble capter les messages des satellites qui tournent autour de notre planète…
La parabole mobile tourne lentement d’un côté à l’autre…
L’allégorie est puissante…

J’ai trouvé cette exposition réalisée par 3 artistes égyptiens,  Islam Abdullah, Ahmed Chiha, Ahmed Abdel Karim, formidable…

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Rendez-vous prochainement pour la Biennale d’Art contemporain côté Arsenal…

Claudio Boaretto

 

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LE SAILING YACHT « A » EN ESCALE À VENISE…

Posté par Claudio Boaretto le 24 septembre 2019

Une évidence que sempiternellement je répète :
« Les plus beaux et les plus originaux bateaux du monde font un jour ou l’autre obligatoirement escale à Venise »…
Le cas encore aujourd’hui, le « Sailing Yacht A », surnommé « La Perle blanche », est arrivé ce week-end à Venise…
C’est le plus grand voilier privé du monde…
Bien que ce lundi matin le temps soit morose, en route pour shooter ce nouveau bateau et satisfaire ma curiosité…

1 2019-09-23 37

Amarré sur la « Riva dei Sette Martiri » à Castello, j’arrive sur son arrière…

2 2019-09-23 41

Zoom sur la poupe…

3 2019-09-23 40

Jugez plutôt, 143 mètres de long, le grand mat culmine à 100 mètres au-dessus des flots…

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Ce yacht privé qui a couté la bagatelle de 430 millions de dollars appartient à Andrey Igorevich Melnichenko, oligarque russe classé comme le 89ème homme le plus riche du monde par Forbes…
Le bateau, un joyau de la plus haute technologie, est tout en acier avec le pont en bois de teck. Le design a été signé par Philippe Starck…
Pour prendre la « foto » de plein travers il faut s’écarter un peu sur la lagune…
Nous sommes le matin, la lumière arrive de l’est sur la poupe laissant la proue dans l’ombre…

5 2019-09-23 81

Un petit résumé de ses spécificités :
Ce vaisseau épique de 12600 tonnes a été construit par les chantiers navals Nobiskrug de Kiel en Allemagne, sa construction a duré trois ans…
Ses trois mâts rotatifs en fibre de carbone comptent parmi les structures composites de carbone les plus provocatrices, du point de vue technique, jamais produites et ils sont également les plus hauts mâts en carbone composite du monde…
700 mètres carrés de voilure…
Un bateau des plus avancés technologiquement dans le monde avec des caractéristiques uniques et des matériaux d’avant-garde…
Chaque fonction peut être contrôlée par un seul écran tactile tandis que les fenêtres anti-bombes et 40 caméras de vidéosurveillance assurent sa sécurité…
Huit ponts…
Six chambres d’hôtes du plus grand luxe, la décoration tant intérieure qu’extérieure porte la griffe du designer français Philippe Starck…
Une zone d’atterrissage pour hélicoptère…
Trois piscines…
Un observatoire sous-marin avec un verre de 30 cm d’épaisseur…
Il dispose de systèmes de navigation dernier cri et d’un système de propulsion hybride diesel-électrique :
Deux moteurs diesel de 3600 kW et deux moteurs électriques de 4300 kW…
Une vitesse de croisière de 18 nœuds…
J’arrête là, impressionnant, non ?…

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Nous avons doublé le bâtiment, nous voilà en ¾ avant où nous distinguons le design incliné de la coque, nous reconnaissons la patte de Starck…
Quelques jaloux envieux l’ont baptisé « fer à repasser »…
Les réfractaires à toutes innovations sont toujours légions…

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Nous mettons pied à terre pour voir l’animal de plus près…

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Quel beau et grand navire…
Deux remorqueurs l’ont escorté pour entrer en lagune…

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Depuis le quai, du haut d’un pont je zoome sur la passerelle de commandement…

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Quand on s’approche vu la taille, difficile de l’avoir en entier dans le viseur…

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Obligé de m’éloigner fortement pour pouvoir prendre la coque et les mats dans mon objectif…

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Les lampadaires vénitiens montent la garde devant l’étrave du bateau…

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Mais côté rive impossible de le shooter en entier par son travers, manque de recul…
Alors un bout de l’avant…

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Et un bout de l’arrière…

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Entre le yacht et le quai, une vedette où l’on reconnait une fois encore « le style de Starck », (allitération involontaire)…
Deux hommes d’équipage nettoient et lustrent la vedette…

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Les « pare-battages » sont aussi impressionnants que le navire, car pour moi, ce n’est plus un yacht mais un navire…
Au passage notez comme la coque est étincelante, l’environnement s’y reflète comme dans un miroir…

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Pas étonnant, l’entretien est permanent, un autre homme d’équipage passe le jet sur la coque…

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Le yacht peut accueillir dans un environnement grand luxe 20 passagers pour 54 hommes d’équipage, ce n’est pas de trop pour faire naviguer et entretenir ce mastodonte…

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En haut de la passerelle d’accès, un autre homme d’équipage contrôle l’accès au bâtiment…

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Le grand mât rotatif en fibre de carbone, haut de 90 mètres depuis la base du pont supérieur, soit 100 mètres au-dessus du niveau de l’eau…

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Le profil de la poupe dans sa coque étincelante et stylée…
À l’arrière, le pavillon national, donc ce yacht navigue sous les couleurs britanniques car nous voyons flotter le « Red Ensign », pavillon de la marine civile britannique…

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Un dernier shoot sur l’arrière du« Sailing Yacht A »…

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Plutôt avant-dernier car je suis encore obligé de prendre du recul et de shooter en format à la française pour inclure les trois mâts dans le cliché…

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Une belle découverte, malgré le temps un peu chagrin, de cet innovant et magnifique bateau…
Je conclurai avec la déclaration de Philippe Starck : 
« C’est une sculpture flottante provenant d’un espace mental »…
Claudio Boaretto…

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