VILLENEUVE SUR LOT, LA FÊTE REVENUE DU SILENCE

Posté par Claudio Boaretto le 3 février 2026

Ce dernier week-end de janvier 2026 marque le retour très attendu de la fête foraine à Villeneuve-sur-Lot…

Du 31 janvier au 22 février, le centre-ville renoue avec les lumières, les cris, les odeurs sucrées et le brouhaha joyeux…
L’an dernier, le mois de février demeurait privé de manèges…
Les travaux sur les allées rendaient toute installation impossible…
Cette absence renforçait l’impatience…
Dès l’ouverture, les habitants répondaient présents, nombreux, curieux, disponibles pour cette parenthèse collective…

La première foto agit comme un point de repère…
Un signal visuel pour quitter le quotidien et rejoindre la fête…
Un personnage gonflable surgit au-dessus des arbres nus…
Bras levés, sourire figé, il signale l’entrée dans un autre monde…
Une invitation simple, presque naïve, mais immédiatement lisible…

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Les stands s’alignent, serrés, éclatants…
La foule circule, s’arrête, observe, choisit…
La fête naît aussi de cette densité humaine…

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Sous la forêt d’objets pendus, le lieu murmure ses tentations…
Un arrêt, puis le flot reprend…

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Les incontournables autos tamponneuses…
Des adultes retrouvent le plaisir brut du choc et du rire…
La fête efface provisoirement les repères d’âge…

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Même piste, autre énergie…
Gestes larges, trajectoires imprévisibles…
La lumière accentue la dimension théâtrale…

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Un adulte partage la voiture avec un enfant…
Le visage du plus jeune apparaît volontairement flouté…
Ce choix protège son anonymat tout en conservant la joie de l’instant…

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Des bras se lèvent, des cris fusent, la nacelle traverse le cadre à pleine vitesse…
Les visages s’effacent volontairement, floutés afin de préserver l’anonymat des enfants, tandis que la joie circule intacte, collective, sans pose…

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Élastiques tendus, harnais serré, l’enfant bondit dans l’air comme un bouchon de bouteille…
Les cordes tracent des diagonales nerveuses, la fête gagne en hauteur…

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Un cheval de manège, laqué, brillant, presque irréel…
La lumière glisse sur les couleurs, le rêve mécanique reprend son trot…

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Sous la forêt de peluches, le stand aligne ses tentations…
Un passant ralentit, jauge le butin possible…

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Au stand de tir, le rouge du décor claque comme une enseigne d’alerte…
Un client ajuste sa prise, à ses côtés,  la fille s’agite et commente…

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Concentration maximale…
L’épaule cale la carabine, l’œil vise, le bruit du stand s’efface…

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Un enfant seul dans un camion miniature…
Le visage apparaît volontairement flouté…
Ce choix préserve l’anonymat sans altérer la tendresse de la scène…

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Deux enfants partagent un manège…
Les visages floutés respectent leur anonymat…
La complicité demeure parfaitement lisible…

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Canards multicolores, balles flottantes, épuisettes en attente…
La simplicité du jeu contraste avec l’explosion des couleurs…
Un classique indémodable…

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Vue large sur les allées…
La foule s’étend, se densifie naturellement…
La fête prend toute son ampleur…

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Un enfant dans un avion, vu de dos et 3/4 profil arrière…
La posture raconte l’élan…
Aucune individualisation nécessaire…

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Deux enfants sur un autre avion…
Les visages volontairement floutés répondent à un choix éditorial…
La scène conserve toute son énergie…

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Le “Konga” vu de face…
Une frise humaine suspendue…
Les expressions se mêlent sans dominer…

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L’attraction s’élève, plan plus large…
La distance dissout les identités…
Le manège devient sculpture mouvante…

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Au stand de gourmandises, l’échange prime…
Regards, gestes, attente patiente…
La fête passe aussi par le sucre et la parole…

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Devant une machine de jeu, deux adultes partagent l’instant…
Gestes suspendus, stratégie improvisée…
La fête crée des alliances éphémères…

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La “Rigolade” attire parents et enfants…
Vue de dos, silhouettes anonymes…
La scène appartient au collectif…

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Perspective centrale, foule floue au premier plan…
La profondeur guide le regard…
La fête se découvre pas à pas…

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Vue d’ensemble d’un manège spectaculaire…
La machine domine, l’humain s’y inscrit…
Aucune individualisation…

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Deux jeunes femmes attendent le départ…
Discussion légère, relâchement visible…
L’instant précède l’élan…

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Les deux passagers s’esclaffent déjà, penchés l’un vers l’autre, sanglés dans leurs sièges encore immobiles…
Avant même le départ, la peur recule, l’anticipation déborde, la fête gagne par avance…

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Vue lointaine du manège…
Silhouettes minuscules, ciel chargé…
La fête dialogue avec l’espace…

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Contre-plongée spectaculaire…
Les corps se détachent sur le ciel…

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Dernière image…
La machine poursuit sa rotation, têtes renversées, corps suspendus, repères inversés…
La joie accepte le vertige et s’offre tête en bas…

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La fête foraine retrouve sa place, ses couleurs, ses bruits mêlés…
Villeneuve respire à nouveau ce désordre joyeux, ces regards partagés, ces rires lancés sans calcul…
Manèges, stands, lumières et foule composent un théâtre éphémère où chacun circule, s’attarde, s’élance ou observe…
Le reportage s’inscrit comme une traversée, au ras du bitume et parfois plus haut, là où la gravité hésite…
Un instant collectif, fragile et vivant, retrouvé après l’absence, puis déjà promis au souvenir…

Avertissement :
Reportage fotografique réalisé dans un espace public…
Toute personne estimant que son droit à l’image subirait une atteinte peut me contacter afin de procéder au retrait de la foto concernée…

Claudio Boaretto

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LES YEUX VERTS

Posté par Claudio Boaretto le 31 janvier 2026

Présentation de ma chanson « Les Yeux Verts »…

Sur la forme…

« Les Yeux Verts » suit une structure souple où la rime masculine unique en « VER » du refrain répond aux couplets bâtis sur deux rimes alternées :
Une 1ère masculine brève en « OI », deux phonèmes identiques (O et i) à partir de la dernière consonne accentuée…
Une 2nde féminine plus douce en « AME », deux phonèmes de la même terminaison (A et ME)…
Ce choix délibéré de rimes peu nombreuses crée une sonorité particulière, pratique que j’emploie souvent dans mes chansons…

Quelques licences poétiques, intégrées non par négligence mais volontairement, préservent la fluidité du chant…
Les vers de 7 pieds s’accompagnent parfois de vers de 6 pieds…
Pourquoi cette hérésie s’indigneront les âyatollâh de la prosodie classique ? …
Je m’explique :
Articulation chantée contre élision écrite…
Dans le refrain, ce vers « Et la tête à l’envers », soit 6 pieds à l’écrit, génère avec l’élision un « tas » disgracieux à mon oreille :

« Et la tê tas l’envers »…

À l’écoute, je supprime volontairement cette élision afin de retrouver, par l’articulation chantée, un vers de 7 pieds qui conserve toute sa douceur à travers le chant :
« Et la tê/te / à l’envers »…


Au contre-chant et à la seconde guitare, Jean-Marie Duwicquet…

Sur le fond…

Le récit s’ouvre sur un moment tendre et mélancolique entre un narrateur et une femme aux « jolis yeux verts »…
Trahie par un amant infidèle, elle confie sa peine…
Le regard intimiste de la chanson dévoile une fascination mêlée de compassion, exprimant à la fois la tristesse et le charme de cet échange…
Dans ce clair-obscur émotionnel, les notes et les mots tentent de prolonger les frissons du chagrin et dessinent la promesse d’un émoi naissant…

Pour l’écoute de la chanson, cliquez sur la petite flèche à gauche du lien ci-après :

Je conseille d’écouter la chanson avant toute lecture des paroles…
À défaut, une lecture simultanée reste possible…
Mais l’écoute seule demeure préférable, car une chanson s’adresse d’abord à l’oreille, quand le poème
se lit et se récite…
Parfois surgissent de légers écarts entre le texte posé sur le papier et les paroles portées par la voix…
Rien d’étrange… Une chanson vit, respire, palpite…
Selon l’instant, l’auteur peut déplacer un mot, infléchir une rime…

 

LES YEUX VERTS

Refrain
J’ai le cœur tout de travers
Et la tête / à l’envers
Avec ses jolis yeux verts
Aux reflets un peu pervers
J’ai la tête / à l’envers

 

C’était une joli’ dame
Joli’ dame / aux abois
C’était une joli’ dame
Pleurant on ne sait pourquoi
Pleurant on ne sait pourquoi
Qu’avez vous ma joli’ dame
Lui dis-je d’un ton courtois
Qu’avez vous ma joli’ dame
Pourquoi tout ce désarroi
Pourquoi tout ce désarroi

au refrain

C’est la faute d’un infâme
Me dit-elle / en émoi
C’est la faute d’un infâme
Un amant sans foi ni loi
Un amant sans foi ni loi
Je lui / ai donné mon âme
Mon amour tout à la fois
Je lui / ai donné mon âme
Puis il s’est raillé de moi
Puis il s’est raillé de moi

au refrain

Mais ne pleurez plus madame
Oubliez ce rabat-joi’
Mais ne pleurez plus madame
Méprisez ses airs narquois
Méprisez ses airs narquois
Il ne faut pas faire un drame
Stoppez ce chemin de croix
Il ne faut pas faire un drame
Pour cet amour de guingois
Pour cet amour de guingois

au refrain

yeuxverts.gif

Pour consumer votre flamme
Que vos yeux s’ouvrent sur moi
Pour consumer votre flamme
Que ce doux plaisir m’échoit
Que ce doux plaisir m’échoit
Je vous enlèv’rais madame
Si vous vouliez bien de moi

Je vous enlèv’rais madame
Comme un prince d’autrefois

Comme un prince d’autrefois

refrain
J’ai le cœur tout de travers
Et la tête / à l’envers
Avec ses jolis yeux verts
Aux reflets un peu pervers

dernier refrain
J’ai le cœur tout de travers

Et la tête / à l’envers
Avec ses jolis yeux verts
Qu’elle a tendrement ouverts
J’ai la tête / à l’envers

Paroles & Musique Claudio Boaretto

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RÉTROSPECTIVE DE MES « FOTO » DE L’ANNÉE 2025…

Posté par Claudio Boaretto le 30 décembre 2025

Une année s’efface…

Le temps invite, une fois encore, à ouvrir le dossier des images, non pour dresser un palmarès, loin de moi l’esprit concours, mais pour écouter ce que ces fragments racontent encore…
Ces « foto » ne revendiquent ni virtuosité ni audace spectaculaire…
Elles traduisent une pratique fidèle, parfois hésitante, souvent silencieuse, attentive aux détails plus qu’aux éclats…
Les sujets se dispersent, les lumières varient, les formats dialoguent sans chercher l’unité…
Dans cette rétrospective, aucune série construite, seulement des traces, des instants cueillis sans préméditation…
Cette cuvée 2025 n’affiche sans doute pas la générosité des grandes années…
Elle relate pourtant une année sincère, marquée par un tempo différent et cette nécessité intacte de fotografier, même lorsque l’élan se fait plus discret…

Commençons par le matériel foto :

Mes boîtiers et objectifs relèvent aujourd’hui exclusivement de l’univers Nikon…
Ce choix résulte d’un cheminement progressif…
Par le passé, Tamron et Sigma figurèrent dans mon sac, solutions transitoires au rapport qualité-prix séduisant…
L’expérience me conduisit pourtant vers une évidence durable :
les optiques natives Nikon dialoguent plus finement avec les boîtiers, gagnent en cohérence, en précision et en rendement global…

Une seule exception s’imposa en 2025, longuement pesée, pleinement assumée, tant l’équilibre entre coût et performances força l’accord…

Objectif « Meike », focale fixe 85 mm, ouverture maximale f/1.4…
Je l’adopte aussitôt…
D’origine, il possède une bague d’ouverture graduée, parfaitement adaptée à ma pratique, majoritairement en priorité ouverture…
D’ailleurs sur tous mes objectifs Nikon, je programme systématiquement l’ouverture sur la bague secondaire…
Sur ce nouvel objectif, fonction déjà en place dès l’origine…

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Sur la droite, il rejoint mon « matos foto » patiemment accumulé au fil des années, objet de toutes mes vigilances…
Sept objectifs, deux boîtiers plein format, compagnons de route jalousement surveillés…

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Février…

Monnaie du pape devant la maison des enfants…
Une transparence fragile offerte au regard…

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Mars…

Foto de rue…
Travaux en plein cœur du centre-ville de Villeneuve-sur-Lot…
Des ouvriers concentrés, gestes précis, effort visible…

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Mon « Ovation » nylon, fotografiée en contreplongée…
Ma guitare de prédilection, fidèle et inspirante…

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À la demande de l’école, shooting intérieur pendant un cours de sport des plus petits…
Énergie, équilibre et confiance…

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Foto extérieure en contreplongée du Pont de la Libération, aussi nommé Pont de briques…
Œuvre d’Eugène Freyssinet, ingénieur visionnaire des Ponts et Chaussées…
Une arche unique en béton non armé, cent mètres de portée, soutenue par une structure d’arceaux en brique rouge…
En 1919, cette réalisation détenait le record mondial de la longueur d’arche en béton non armé…

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Avril…

Jyostna, danseuse nomade, lors du défilé « De capes et d’étoffes » d’Ingrid Signorelli à Lauzerte, Tarn-et-Garonne…
Présence magnétique, mouvement suspendu…

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D’après une ancienne foto mal colorisée, issue d’une croisière lagunaire à Venise…

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Création d’une image, esprit bande dessinée, utilisée comme signature visuelle de certains mails de « Nous Deux »…

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Foto de rue saisie sur l’instant…
Barbe d’écume, visage sculpté par l’ombre et la lumière…
Sous le béret noir, un personnage s’impose…

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Mai…

Foto urbaine nocturne…
La « Rosalie » des années 1933-1938, élégance figée dans la nuit…

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Depuis les quais du Lot, le vieux pont de la Cieutat…
(Nikon Z8, focale 26 mm, 30 s, f/11, zizos 64)…

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Juin…

La passiflore de la haie de notre petite terrasse urbaine…
Clin d’œil technique pour les fotografs : deux prises à main levée…
L’une à petite ouverture pour ciseler les détails, l’autre à grande ouverture pour dissoudre l’arrière-plan…

Puis fusion des deux, tranquillement, en post-traitement

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Autre passiflore, pléthore végétale sur la haie…
Autre approche, sur trépied, en focus stacking…

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Sur le cours d’eau traversant la propriété des enfants, le « Mouvement d’Alliance avec le peuple castor » à l’œuvre…
Habitants mobilisés, gestes collectifs…

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Quelques explications s’imposent…

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Action portée par l’association « Thera.terre », basée à Montaigu-de-Quercy…
Chantier de régénération des cours d’eau par biomimétisme des ouvrages des castors…
Des ouvrages (et non des barrages) :
Lasagnes de branches, feuilles vertes et couches de terre tassée…
Une chevelure végétale qui ralentit l’eau, hydrate les berges, nourrit la biodiversité…
La même goutte d’eau met vingt jours à parcourir 2,6 km, contre quatre heures auparavant…

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Quatre à cinq ouvrages installés sur les cinq hectares de la propriété…

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Shooting à la Mecque mondiale des nénuphars :
Le Jardin des Nénuphars Latour-Marliac…
Je m’attarde sur ces feuilles aux tons rouillés, presque métalliques…

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Une minuscule grenouille accepte la prise de vue…
Un ou deux centimètres à peine…
Les feuilles alors prennent des allures de continents…
La voyez-vous, sur le point de force inférieur gauche ? …

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Zoom…

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Juillet…

Impossible pour le fotograf d’ignorer le meeting aérien de Villeneuve…
Le défi : vitesse suffisante pour figer l’avion sans immobiliser les hélices, 1/200 de seconde…

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Bimoteurs en descente dans le bleu du ciel…

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Plus délicat encore…
Le Rafale, vitesse et précision maximales…
Changement de braquet, 1/2000 de seconde…

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Retour à Latour-Marliac, cette fois pour les lotus…
Une fleur trône parmi ses sœurs défuntes…
Pommes d’arrosoir à perte de tiges…

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Corolle ronde et charnelle…
La voyez-vous ? …

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Cette libellule, visiteuse discrète…
Recadrage pour le détail…

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Découverte à dix-huit kilomètres de chez nous…
Une pépinière de bonsaïs, paradis des Bonsaïka (盆栽家)…
Sous la serre, silence et démesure…
Tables de fer, plateaux grillagés, toile horticole…
Des centaines d’arbres miniatures, force contenue et immobilité…

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Pin de montagne (Pinus mugo)…
Style Shakan, forme inclinée…
Tronc noueux, aiguilles serrées, souffle des cimes sculpté à ras de pot…

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Je cède…
Me voilà propriétaire d’un Pinus mugo…
Style Ishitsuki détourné, inspiration roche libre…
Port ramassé, racines nouées, pierre dressée comme un éclat de falaise…

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Août…

Portraits de rue à très grande ouverture,f/1.4
Arrière-plans fondus, sourire capté…

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Expressions saisies sur l’instant…

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Musiciens de rue…

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Le flou de mouvement…
Forêt vibrante…
Les troncs deviennent portées…
Les feuillages, notes suspendues…
La nature compose sa musique intérieure…

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Cercle secret…
Troncs enlacés, ombres tournoyantes…
Le regard glisse dans le vertige…

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Septembre…

Rien de plus beau qu’une moto américaine…
Une Indian, aussi désirable qu’une Harley…

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Méthode efficace pour se gratter le dos, dixit le chef de gare…

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Octobre…

Anémones du Japon sur ma terrasse…

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En gros plan…

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Novembre…

Près de chez nous, l’automne tarde à s’installer…
Ses couleurs hésitent encore…

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Le vol du coucher des grues cendrées dans les Landes…

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Par milliers, à l’orée de l’heure dorée, elles gagnent le dortoir…

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Cette rétrospective ne cherche ni l’exhaustivité, ni l’effet…
Elle assemble des fragments de l’année, des silences, des élans, des pauses…
Fotografier me demeure un geste nécessaire…
Une façon de rester attentif au monde, à ses détails infimes comme à ses grands mouvements…
Rendez-vous l’an prochain, pour une nouvelle cuvée, différente surement, imprévisible, fidèle malgré tout…

Claudio Boaretto…

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MA « FOTOGRAFIC DÉMARCHE »

Posté par Claudio Boaretto le 7 décembre 2025

Le temps passant, confronté aux pratiques variées, il me semblait utile de définir et préciser ma démarche « fotografic »…

Pour commencer, énoncer les parcours dont je m’écarte…

Je ne foule pas la piste du « fotograf-reporter » toujours sur le qui-vive…
Je ne range pas mes images dans la rigueur du « fotograf-documentaliste »…
Je ne pilote nul plateau ni fond calibré sous projecteurs comme le « fotograf-de-studio »…
Je ne guide nul mannequin dans les poses ciselées du « fotograf-de-mode »…
Je ne compose ni décor, ni fiction, ni situation fabriquée comme le « fotograf-scénographiste »…
Je ne couvre nul mariage monnayé comme le « fotograf-professionnel »…
Je ne vante nul produit ni ne façonne d’images promotionnelles comme le « fotograf-publicitaire »…

Loin de moi tout dénigrement de ces multiples facettes de la foto que je respecte et dont souvent j’admire le travail…
Mon parcours se situe ailleurs…

« Fotograf-Témoin-Chroniqueur »…
Ainsi je me présente et revendique la marche libre de « l’Amateur », pris au sens noble du terme, solide dans sa passion et détaché du commerce…

Je scrute le réel sans mission ni contrainte…
Je marche doucement, appareil en bandoulière…

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L’œil repère d’abord une ligne, une couleur, un reflet discret, une silhouette…
Je m’arrête, je jauge la lumière…
Le sujet s’isole naturellement, grâce au fond qui se dissout sous une ouverture généreuse…
Cette profondeur de l’arrière-plan structure mon approche…
Elle met le motif en relief sans fracas…

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Je parcours ruelles, quais, jardins…
Un contre-jour se faufile…
Un visage se dessine…
Une façade vibre sous un soleil rasant…
Je me positionne, je joue légèrement sur la focale, je cherche l’équilibre entre proximité et grands espaces…
Je cadre serré quand un détail s’impose…

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Je respire large quand le paysage réclame plus d’air…

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Chaque prise suit un même fil :
Simplicité, précision, instantanéité, fidélité du moment…
Pas de mise en scène, pas d’effets superflus…
Le réel suffit à lui-même…
Je sélectionne seulement ce qu’un regard attentif peut saisir…
Une ambiance, un silence, un éclat d’eau, un geste anodin mais juste…

Parfois pourtant, le monde accélère…

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Des trotteurs fendent soudain la piste, un zinc traverse le bleu, une volée d’oiseaux s’élance…
Ma démarche sereine bascule aussitôt…
Mon œil réagit sans délai, mon doigt glisse sur le déclencheur, la rafale crépite…
Chaque fraction de seconde réclame une vigilance totale…
Je module l’ouverture, j’ajuste la focale, je resserre la cadence…
Le mouvement fuse, j’interviens en plein cœur de l’action…
Cette réactivité nourrit mes séries dynamiques, celles où l’instant ne concède nulle hésitation…

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Avec le temps, mes séries deviennent une chronique visuelle…
Une mémoire de mes aventures, de mes voyages, de mes saisons…
Chaque foto garde son autonomie mais rejoint une mosaïque plus vaste…
Une mosaïque qui raconte lieux, instants, atmosphères…
Sans urgence, sans tapage…
Avec constance et patience…

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Dans cette démarche, la technique se glisse sans dominer…
Une ouverture qui respire…
Une focale qui précise…
Un réglage qui s’accorde à la lumière…
Tout sert l’intention première : préserver la sensation du moment, du réel…

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Ainsi j’avance…
Je scrute, je compose, j’enchaîne mes pas…
Mon travail naît de ce rythme là…
Un regard qui chronique le monde qui m’entoure, humblement, tranquillement…

Claudio Boaretto

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COUCHER DES GRUES CENDRÉES DANS LES LANDES

Posté par Claudio Boaretto le 3 décembre 2025

En ces tous derniers jours de novembre 2025, un commando de 3 fotografs aguerris prends la route, Joël, Jean-François et moi, dans l’intention de fotografier le vol des grues cendrées regagnant leur dortoir dans les Landes…

Deux cents bornes, presque trois heures de routes sinueuses, pas de quoi refroidir nos ardeurs…

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Sur le trajet, halte prévue durant une heure afin d’observer les aires de nourrissage…
Malheureusement, grues bien présentes mais distance assassine, plus de cinq cents mètres…
Trop loin même pour nos téléobjectifs les plus puissants…

Arrivée donc à l’observatoire avec une bonne heure d’avance…
Dans la série « le fotograf fotografié » Joël me shoote avec mon monopode qu’il baptise avec humour : « pied de grue »…

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Enfin, les voilà…
Silhouettes dans le ciel…
Ailes de dos, lignes fuyantes……

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Descente progressive derrière la lisière, direction le dortoir…

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Zoom poussé au maximum, objectif 200–500 mm en plein format…
Je passe mon boitier en APS-C pour atteindre les 750 mm équivalents…
Nécessité vitale, les oiseaux filent haut, loin, déjà ailleurs…
Deux captives dans le capteur…

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Trois en plein travers…

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Puis quatre…

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Maintenant sept !…

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Après, je renonce au calcul…
Sur la deuxième en haut, la seule de toute ma série dont nous apercevons les pattes… 

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Je tente de capter les arabesques dessinées dans le ciel, figures célestes composées à plusieurs plumes…

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Je shoote en rafale, la mitraillette crépite…

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Mais ça file vite…

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Épaule en mouvement, index tétanisé sur le déclencheur, mon téléobjectif pèse plus de deux kilos et demi auquel on rajoute le poids du boitier, heureusement il s’appuie sur mon « pied de grue »…

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Les prises de profil racontent mieux la danse céleste…

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Maintenant, repères pris, j’anticipe mieux d’où les grues cendrées proviennent et les attends de pied ferme…

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Foto croopée, un soupçon de bruit numérique, tant pis…
L’essentiel demeure, deux vies ailées bien nettes…

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Ça file, faim de dortoir…

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Constatation, elles se couchent à heure fixe, comme les poules…

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Shoot lointain, baigné par l’aube du couchant…
Chaque soir de novembre à février, près de vingt mille voyageuses convergent vers leur havre d’hivernage…

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Ça mérite un petit panoramique…

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Je persiste dans mes captures en plein travers…

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En vrac…

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Je ne m’en lasse pas…

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Dernières rafales avant disparition derrière les frondaisons…

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L’obscurité gagne…

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Ultime déclenchement avant que le ciel s’éteigne…

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Dans ce coin perdu des Landes, spectacle garanti chaque soir…
Un ciel en mouvement…
Juste pour relever les yeux…

Claudio Boaretto

 

Publié dans 20 Avifaune & flore locale | 28 Commentaires »

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