POUR FAIRE L’AMOUR

Posté par Claudio Boaretto le 27 mars 2010

Présentation de ma chanson « Pour faire l’amour »…

Sur la forme…

Je rédigeais « Pour faire l’amour » en rimes parfaites selon le schéma AABB des rimes suivies, chaque paire de vers rimant intégralement (ou presque)…
Pour créer une résonance d’un couplet à l’autre, j’employais l’assonance, cette parenté de sons qui relie subtilement les mots…
Ainsi, la rime féminine des deux premiers vers du premier couplet entre en écho avec celles des deuxième et troisième couplets : « lune » et « rancune », « chacune » et « importune »… Et ainsi de suite pour toutes les autres paires de rimes de chaque couplet…
Chaque couplet répond ainsi au précédent, tissant un fil sonore continu…
Ce procédé, déjà présent dans d’autres de mes chansons, offre souplesse et fluidité à l’ensemble…

Sur le fond…

La chanson naquit d’une aventure singulière dans un bar nocturne…
J’attendais une amie qui manqua le rendez-vous…
Seul à ma table, un bourbon en main, je contemplais la salle quand une brune splendide surgit, regard d’émeraude, sourire de velours…
Elle s’assit sans détour : « Tu me plais beaucoup, je veux faire l’amour avec toi »… puis ajouta calmement : « Je suis une prostituée, tu devras me payer »…
Nous bavardâmes longuement, mais je refusai l’échange marchand, convaincu que le désir perd son âme dès qu’un billet s’interpose…

Le lendemain soir, je retournais en Italie, chez mes parents à Venise… Pendant que le train de nuit filait vers Venezia Santa Lucia, allongé sur ma couchette, j’écrivais cette chanson, paroles et musique,  pour clamer haut et fort que l’amour ne s’achète pas…

Pour écouter la chanson cliquez sur la petite flèche à gauche du lien ci-dessous :

(Je conseille toujours d’écouter la chanson avant et de lire les paroles après, ou alors de lire simultanément à l’écoute…
Parfois vous trouverez quelques différences entre la version écrite et la version chantée…. C’est normal, une chanson c’est vivant et il arrive que l’auteur change un mot, une rime ou deux, au gré de son humeur..
.)

Pour faire l’amour                                                                

introduction

Je n’ai jamais dépensé de fortunes

Jamais je n’ai pu donner une thune

                     Refrain

Pour faire l’amour pour faire l’amour

Pas d’addition comme en fin d’un repas

Pour faire l’amour pour faire l’amour

L’amour là ça ne se monnaye pas

                                I

Bien sûr j’ai promis l’Amérique à l’une

Puis à l’autre de décrocher la lune

Souvent j’offre des roses des lilas

Quand un béguin vient à passer par là

Tu peux me faire tes yeux de madone

Pour des gros sous t’as la mauvaise donne

Même quand j’aime une fille de joie

Jamais je ne paye comme un bourgeois

Au refrain

                                II

Il y en a qui payent sans rancune

En gros billets en dollars à chacune

De leurs soirées ils se prennent pour rois

Pour seigneurs tant mieux pour eux s’ils y croient

Pour de l’argent femme tout déraisonne

Les mots d’amour à chaque fois résonnent

Faux ne sont que des abracadabras

Quand pour du fric tu les prends dans tes bras

Au refrain

                                III

Tu te dis putain fière d’en être une

Je te plais mais ton amour m’importune

Tu peux me montrer ton cul tes appâts

Au bassinet je ne cracherai pas

Si je te fais l’amour moi je me donne

Tout entier dans tes bras je m’abandonne

Si tu me veux tu me prends t’as le choix

Sinon «ciao» à la prochaine fois.

au refrain

Paroles & Musique Claudio Boaretto

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LORRAINE

Posté par Claudio Boaretto le 15 mars 2010

Présentation de la chanson « Lorraine »

Sur la forme

Pour « Lorraine », mon inspiration plonge dans la tradition populaire, en écho à la vieille ritournelle « En passant par la Lorraine avec mes sabots », connue de tous…
En prêtant l’oreille à cette comptine, on découvre qu’elle obéit à une prosodie stricte : deux rimes uniques, l’une masculine en « O », l’autre féminine en « AINE »…
Sous ses airs naïfs, ce canevas exige rigueur et constance…
Ma chanson suit ce principe à la lettre, avec pour seule entorse un « aime », clin d’œil à la licence déjà présente dans la chanson d’origine avec « Puisque le fils du Roy m’aime »…
La mélodie et le rythme empruntent également à cette structure, recréant une ambiance familière, presque folklorique, où chaque couplet renvoie l’auditeur vers la mémoire de cette région…
J’ouvrais souvent mes concerts en Lorraine avec ce morceau, gagnant ainsi d’emblée la sympathie du public…

Sur le fond

Cette chanson naquit à la demande de mon amie Brigitte, auteure et chanteuse du groupe folklorique « Les Châtelets », dotée d’une voix claire et d’un talent rare, disparue hélas prématurément…

chatelet1recad.jpg

Cette chanson traduit mon attachement à la Lorraine, ma terre d’ancrage pendant trois décennies…
J’y dépeins la douceur de la Meuse et de ses côtes, le quotidien de ses habitants, les cycles de la nature et les traces indélébiles de l’histoire…
En arrière-plan, plane le souvenir de Verdun et de la Grande Guerre, ombre portée sur un paysage aujourd’hui paisible…
La chanson tisse ainsi un lien entre mémoire et présent…

(Conseil d’écoute :Toujours d’écouter la chanson avant, et lire les paroles après
Surtout pas l’inverse ! …
Ou, en dernier ressort, lire simultanément à l’écoute…
Car il ne s’agit pas d’un poème figé, mais bien d’une chanson…
Quelques écarts entre le texte et l’interprétation surgissent parfois…
Rien d’étonnant, une chanson respire, évolue…
L’auteur peut changer un mot, une rime, ou deux, au gré de son inspiration…)

Pour l’écoute de la chanson, cliquez sur la petite flèche à gauche du lien ci-après :


Lorraine


Je suis lorrain tu es lorraine
Nous ne sommes ni rois ni reines
Pour être belles être beaux
Il n’est plus besoin de sabots

N’est plus besoin de mirontaines
De lieutenants de capitaines
Qui passent par monts et par vaux
Perchés dessus leurs grands chevaux
Fini le temps des Marjolaines
Penchées sur leurs travaux de laine
Pleurant au milieu des marmots
Tout là-bas au fond des hameaux

Je suis lorrain tu es lorraine
Le temps et les refrains s’égrènent
Pour être belles être beaux
Il n’est plus besoin de sabots

0-05163245-2

La Meuse coulant dans la plaine
Tantôt vide tantôt si pleine
Emporte tout au fil de l’eau
Nos joies nos rires nos sanglots
Là-bas sur les côtes meusiennes
Où furent les guerres anciennes
Sifflent le merle et le loriot
Poussent morilles avriots

Je suis lorrain tu es lorraine
C’est la Lorraine qui m’entraine
Pour être belles être beaux
Il n’est plus besoin de sabots

Non je n’irai pas vers Athènes
vers les terres Tripolitaines
N’ai que faire de Bilbao
Tokyo Hongkong ou Macao
Tu peux me suivre si tu m’aimes
Mais nous resterons ici même
Le cœur au chaud l’âme au repos
J’ai la Lorraine à fleur de peau

0-bâteau 133-3

double reprise

Je suis lorrain tu es lorraine
Nous ne sommes ni roi ni reine
Pour être belles être beaux
Il n’est plus besoin de sabots

Je suis lorrain tu es lorraine
Le temps et les refrains s’égrènent
Pour être belles pour être beaux
Il n’est plus besoin de sabots

Paroles & Musique Claudio Boaretto

 

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LA FEMME INFIDELE

Posté par Claudio Boaretto le 9 mars 2010

Présentation de ma chanson « La Femme Infidèle »…

Sur la forme
Je repose cette chanson sur une rigueur formelle qui tient à une structure régulière sur une unique et double rime riche, « ELLE » et « ON », tout au long des couplets et du refrain…
J’ai construits les quatrains en vers impairs de 7 pieds, heptasyllabes, apportant un rythme plus léger et moins formel que l’octosyllabe, idéal pour une chanson qui souhaite suggérer une atmosphère décontractée et spontanée, tout en restant poétique et soignée…

Sur le fond…
« La Femme Infidèle » demeure une ode aux amours légères et passionnées, un hommage à la femme insoumise qui embrasse sans retenue ses désirs, refusant les barrières de la fidélité…
J’y évoque, avec tendresse et sans reproche, les élans sincères et spontanés qui échappent aux attentes sociales et aux contraintes des convenances…
Je raconte cette aventure assumant ses contrastes entre liberté et attachement, célébrant l’authenticité des émotions, toujours changeantes, mais intensément vécues…

Pour l’écoute de la chanson, cliquez sur la petite flèche à gauche du lien ci-après :

Je conseille toujours d’écouter la chanson avant, et de lire les paroles après, ou alors de lire simultanément à l’écoute… Mais il vaut bien mieux écouter sans lire, car une chanson s’écoute alors qu’un poème se lit et se récite…
Parfois surgissent de légers écarts entre le texte posé sur le papier et les paroles portées par la voix…
Rien d’étrange… Une chanson respire… Elle palpite…
Selon l’instant, l’auteur déplace un mot, infléchit une rime, laisse courir son humeur…

LA FEMME INFIDELE

refrain

J’aime la femme infidèle

Et je suis amoureux d’elle

Qui n’ose pas dire non

Quand je murmure son nom

 

I
J’ai le cœur qui étincelle

Lorsque je retrouve celle

Qui se moque bien dit-on

De tous les qu’en dira t’on

J’aime ses passions charnelles

Et le feu de ses prunelles

Ses petits sourires fripons

Les trésors de son jupon

 

au refrain

II
Ne me cherchez pas querelle

Si j’aime ces tourterelles

S’échappant de vos maisons

Où elles s’ennuient à poison

C’est la vieille ritournelle

Congédiez vos sentinelles

Vous ne pourrez sans façons

Les garder dans vos prisons

 

au refrain

III
Mais parfois à tire-d’aile

S’enfuit la femme infidèle

Pour éplucher les oignons

Du triste mari grognon

Pour chauffer son vermicelle

Et ses amours qui chancellent

Conserver son cornichon

Ne pas brûler le torchon

 

au refrain

IV
Quand elle revient rebelle

Elle semble encor plus belle

Pour me donner le frisson

Pour entrer dans mes chansons

Elle me revient femelle

Et nos deux corps s’entremêlent

Je goûte ses trahisons

Pour en perdre la raison

 

au refrain

V
Un jour la belle sensuelle

Tout à coup devient cruelle

Puis elle me fait faux bond

Avec son cœur vagabond

Après trois larmes modèles

Je cherche une autre hirondelle

Une autre beauté canon

Qui ne me dira pas non

 

Paroles & Musique Claudio Boaretto

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AU SON DE LA SALSA

Posté par Claudio Boaretto le 4 mars 2010

En souvenir d’une croisière de presque trois semaines dans l’archipel de Cayo Largo, au large de Cuba, quelques petits vers jetés comme ça, le temps de se jeter quelques petits de verres…. de Mojito….AU SON DE LA SALSA

Au son de la salsa
Le vino de mesa,
Les embruns nous balayent
Le visage au soleil,

caraibes1.jpg

Les feuilles de tabac
Cigares de Cuba,
Mais de Cuba Librè
Au goût de rhum ambré,

mojito.jpg

Mojito Daïkiri
Pour aller prendre un ris,
Et pendant la fiesta
Croquer la langosta.

cubalangosta.jpg

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