LE MONDE DES TRANCHEES par HUGO H

Posté par Claudio Boaretto le 15 octobre 2011

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Le monde des tranchées….

Voici une des dernières peintures à l’huile d’Hugo digne de figurer dans une exposition d’art contemporain…. C’est pile dedans !….

Pour moi, ayant vécu 30 ans à Verdun, qui, vu mes fonctions, me suis payé, et parfois organisé, toutes les cérémonies commémoratives  sur les champs de batailles pendant trois décennies, et qui, de plus, ai chassé dans la « zone rouge », ce tableau, ça me cause….

Mais, comme pour la plupart des œuvres contemporaines, indispensable d’écouter l’artiste et de comprendre sa démarche :

« Au premier abord, un astéroïde, petit corps céleste perdu et stérile. Pas même une couleur. De la poussière seulement. Presque le néant, le vide glacial de l’espace…

Mais à y regarder d’un peu plus près, cette surface lunaire est un tout petit bout de la terre, un endroit où je suis né… VERDUN.

 Cette surface de terre ravagée n’est autre qu’un champ de bataille, pulvérisé par une pluie d’obus en 1916, parsemé de cratères où se mélangent la terre et le métal.

La seule trace de vie perceptible à la surface est une tranchée, étrange balafre de cet astre sordide, unique lieu où se mettre à l’abri quand plus rien n’existe alentour. En regardant bien on y devine les soldats.

On peut finalement imaginer qu’on observe le champ de bataille depuis un point haut, avec une longue-vue qui donne un effet de loupe… »

Je vous conseille de cliquer sur la photo si vous voulez apercevoir les petits soldats d’Hugo….

7 Réponses à “LE MONDE DES TRANCHEES par HUGO H”

  1. katy dit :

    oui en effet on voit les pauvres petits soladts dans ces maudites tranchées !! c’est un épisode historique qui est le plus triste,le plus inutile, le plus cruel, des soldats qui vivaient dans des conditions inhumaines, je ne peux pas penser aux poilus sans penser que mon grand-père maternel est mort suite gaz et maladies liés aux tranchées, que mon grand-père paternel était aviateur, et s’est battu au chemin des dames et à Verdun….et tous ceux qui n’ont plus de petite-fille ou arrière pour faire vivre leur mémoire, tous ces oubliés!
    bravo HUGO ce tableau qui fait penser à cette absurdité ,ton interprétation vaut la peine qu’on s’y arrête!
    katy

  2. Patricia dit :

    ça m’interpelle par son originalité et sa profondeur, c’est très parlant, j’aime beaucoup…

  3. jeannette insurgé dit :

    merci de nous faire partager
    j’ai un pincement au coeur…. que doivent ils penser de voir ce que l’on a fait d’une France pour qui ils ont tout sacrifié!!!

    jeannette

  4. Chantal dit :

    Un pincement au coeur, oui. Ils ont vécu là, dans la poussière, la nuit et le désespoir du noir et blanc glacial. Effroi aussi, devant le spectacle de cette tranchée, unique refuge dérisoire, aussi protectrice que la gueule du loup à laquelle Hugo a emprunté la forme.
    Merci de partager cette intense créativité, pourrions-nous connaître les dimensions de l’oeuvre réelle ?

  5. Bonjour Chantal….
    le tableau fait 60×60….
    il est actuellement exposé au « FORTE MARGHERA », entre Mestre et Venezia, une petite île ou fleurissent, travaillent et exposent un pépinière d’artistes de toutes disciplines….

  6. michel Khalanski dit :

    Une tranchée en forme de M sur une lune comme celle de Méliès. On peut voyager loin de Verdun dans ce tableau.

  7. Zaz dit :

    Comme tu le dis si bien, Claudio, il est indispensable, pour l’art contemporain, d’écouter l’artiste nous expliquer sa démarche.
    Pour moi, au premier abord, c’était une lune… ouais pas mal la lune avec ses petits cratères sympatoches et ce chemin qui zigzague sud-est nord-est. Les personnages, effectivement, mes yeux de taupe ne les voyaient pas ! En cliquant, ils sont apparus… Mais bon, c’était toujours qu’une pauvre lune un peu défigurée…
    Et puis j’ai lu les explications et tout cela a pris vie et s’est chargé d’émotion. Les petits bonshommes sont devenus des Poilus et le chemin en zigzag des tranchées, avec tout ce que cela véhicule comme images et sentiments ! Quant au M… hum… je vois plutôt un V, V comme Verdun.
    Dans les musées, ces explications me manquent et je reste fermée comme une huître devant des toiles que je peine à nommer oeuvres.

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