VENISE de GERARD CHARUT

Posté par Claudio Boaretto le 9 août 2012

Un joli poème sur Venise écrit par mon ami Gérard CHARUT….

Venise

Perche-toi ma mémoire en haut du campanile
De San Giorgio Majore, au loin j’entends la ville
Le feulement des lions, le souffle de la foule
Qui ondoie comme l’eau ondule sous la houle

VENISE de GERARD CHARUT dans 10 Poèmes & Textes 01

Reviens au premier jour où nous vîmes Venise
Le ciel était rosé si la mer était grise
Et s’irisaient mes yeux posés sur la lagune
Où la gondole allait comme un croissant de lune

02 dans 10 Poèmes & Textes

Où sont-ils envolés mes mille oiseaux de mer ?
Je n’entends plus leur cri, le clapotis amer
De l’eau enchagrinée qui meurt à petit feu
Et qui boit chaque jour Venise un petit peu.

Gérard Charut


38 Réponses à “VENISE de GERARD CHARUT”

  1. J’espère que Gérard me pardonnera d’avoir illustré son poème avec mes petites « foto »….

  2. Jean-Claude George dit :

    Amitiés à Gérard et à Claudio…! En attendant de connaître Venise ! Jean-Claude George

  3. katy dit :

    très très beau poème, sensible et réaliste.
    compliments et amitiés
    katy

  4. armand BEMER dit :

    Merci à Claudio pour ce beau texte de Gérard Charut qui fut adhérent de la SPAF Lorraine… Vive Venise !

  5. Oui Armand, non seulement Gérard fut adhérent de la SPAF Lorraine (Société des Poètes et Artistes de France) mais aussi Grand Prix des poètes Lorrains en 1977, si ma mémoire est toujours bonne malgré qu’elle se soit perchée tant de fois aux campaniles de San Giorgio Majore et de San Marco….

  6. Hugues dit :

    Eh bien,

    une belle déclaration aux images tellement évocatrices…

    Et très bien illustrées par notre coyote !

    ;-)

    H

  7. Zaz dit :

    Un souffle poétique extraordinaire et de belles images véhiculées par le choix des mots. Pour moi qui suis hyper classique, certains hiatus et autres « bricoles » me heurtent un peu, tu l’imagines bien ! Mais à tout prendre, je préfère un poème « fautif » au regard de la prosodie mais au souffle poétique bien réel qu’un poème techniquement parfait mais creux et plat ! Par ma formation classique, je ne peux m’empêcher de penser : « quel dommage qu’il n’ait pas fait l’effort ! son poème en gagnerait en qualité! ». Mais cet avis n’engage que moi et n’enlève rien au talent de Gérard Charut que je ne connais pas.

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  8. Pierre dit :

    C’est Zaz la chanteuse qui se permet de critiquer un aussi beau poème?

  9. Non, ce n’est pas Zaz la chanteuse…..
    C’est mon amie Zaz dont l’écriture et le talent en matière de poésie et de prosodie sont unanimement reconnus….
    Pierre, vous avez mal lu, ce ne sont pas des critiques, c’est un avis que je trouve par ailleurs très pertinent et auquel je m’associe totalement….
    Si mon ami Gérard Charut voulait bien suivre quelques petites règles élémentaires de la prosodie, il serait sans conteste au panthéon des poètes français d’hier et d’aujourd’hui, j’en suis convaincu…..
    Son style d’écriture, libéré de certaines contraintes, est-il un choix personnel assumé par l’auteur?….
    Son souffle poétique extraordinaire a-t’il besoin de cette liberté pour s’exprimer?….
    À ce niveau, il n’y a que Gérard qui puisse répondre….

  10. jeannette insurgé dit :

    très joli poème en effet, moi qui ne fais que de la prose… je dis bravo!
    bravo aussi à Zaz à qui je soumets volontier des écrits, avec elle je sais qu’ elle « rentre » dans le sujet, qu’elle exprime et explique son ressenti
    la sincérité est a mon sens le fertilisant de l’écriture
    moi j’assume « mon style » et bien des fois je donne des démangeaisons à Zaz, qui m’explique sans état d’âme et j’aime ça!
    au fait j’explique pour ceux qui ne me connaissent pas, j’ai écrit en direct, en ce moment je suis malmenée, alors ma dyslexie ressort!!! mes excuses à ceux que cela incommode
    amicalement
    jeannette

  11. Zaz dit :

    Dommage que l’auteur ne se mêle pas au débat… D’un autre côté, tu sais combien je suis réticente à donner mon avis sur des poèmes… d’où mon silence sur des sites de poésie…
    De formation classique, je ne peux m’empêcher, après la lectue d’un bon poème, de trouver dommage le non respect de certaines règles car j’ai toujous une impression de quelque chose qui n’est pas fini. L’inconvénient de bien maîtriser un sujet est qu’on remarque les failles ! On ne se contente plus de l’à peu près des amateurs. Monique m’en faisait récemment la remarque : des oeuvres qui l’enthousiasmaient il y a dix ans lui plaisent moins aujourd’hui car elle a du mal à voir au-delà des défauts.
    Il serait d’ailleurs intéressant d’avoir l’avis de Hugo sur le sujet.
    Ce que je retiens du commentaire de Pierre est qu’on ne peut pas donner un avis qui ne soit pas directement élogieux sans déclencher une polémique. Et cela est infiniment dommage car je considère toujours que les critiques font bien plus avancer que les éloges ! Mais encore faut-il avoir envie d’avancer…

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  12. Jean-Jacques CHIRON dit :

    Joli poème de style néoclassique. Il laisse notre imaginaire glisser sur la lagune.

  13. Jo dit :

    Je comprends tout à fait le ressenti de Zaz.

    Un parfum « d’inaccompli » dû à ces fichus problèmes de prosodie et le sentiment qu’un tel sujet et l’inspiration qu’il révèle auraient mérité la perfection.

  14. Zaz dit :

    Un petit coucou à mon amie Jeannette dont le commentaire n’était pas encore validé quand j’ai envoyé le mien.
    Jeannette connaît mon degré d’exigence et c’est un plaisir de discuter avec elle car elle accepte les critiques. C’est vrai qu’avec toi, Jeannette, je peux me permettre d’être sincère car tu es un des rares auteurs que je connaisse à accepter la critique même si, au final, tu n’en tiens pas forcément compte !… :lol:
    L’exigence est un mot sans doute appelé à disparaître de notre vocabulaire. Plus personne n’est aujourd’hui exigeant, pas plus avec soi-même qu’avec les autres, même pas avec les professionnels ! Qui n’a pas expérimenté un travail de pro salopé ? Malgré tout, on paie la facture, souvent salée, en soupirant de soulagement car on prend conscience que cela aurait pu être pire !
    Quant aux enfants et adolescents, on ne leur inculque plus le goût de l’effort et on les laisse se vautrer dans la médiocrité quand on ne l’encourage pas ! C’est comme ça que le bac perd chaque année un peu plus de sa valeur.
    Lorsque je faisais des concours littéraires tous azimuts, j’ai rapidement laissé tomber ceux qui récompensaient chaque participant pour ne me consacrer qu’à ceux qui ne primaient que les trois meilleurs… selon les critères des membres du jury dont le jugement est souvent aussi subjectif que celui des juges en patinage artistique ou gymnastique rythmique ! Mais cela me semblait être un gage d’exigence et un défi plus intéressant. Et je préférais ne pas avoir de prix plutôt qu’un lot de consolation !…

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  15. jeannette insurgé dit :

    merci pour le titre d’auteur…. tu sais que moi je me vois comme « une conteuse »

    je ne discute pas la technique car je suis nulle!

    les poèmes ne sont pas ma préférence mais celui de Gérard Charut m’a fait voguer…

    vois tu Zaz je parlais de toi ce matin, et j’ai dit: certaines personnes ont besoin de beaucoup d’oxigène, Isa elle, sa respiration c’est … l’écriture, sa respiration, sa liberté et le ressenti, l’ecriture c’est ton poumon, les mots ta circulation du sang, c’est pourquoi tu as ce besoin de perfection.

    mais les critiques constructives, même si sur le coup on fait « gloups » cela apporte énormément et en plus on a la preuve que la personne n’a pas survolé, c’est vrai je ne change pas toujours ce que l’on me dit mais.. cela me sert dans la suite!
    j’espère que l’auteur de ce poème qui m’a « parlé » viendra nous faire un coucou, c’est chouette les échanges
    jeannette

  16. laure dit :

    J aime bp ce style de poésie,

    Un style, une passion sans doute,tout est là
    il faut de temps à autre savoir suivre certaines règles, qu’elles soient de vie….d’ hygiène… je l’admets,
    mais chacun trouvera sa voie, faisant ses choix,
    il en est de même pour l art poétique….à savoir

    Si j’ai choisi l’ écrit pour coucher mes souffrances
    ce n est point pour apprendre a contrôler sa danse,

    mais bien pour que mes maux puissent mourir en silence!

    perso je ne perçois pas vraiment les choses de la même façon que zaz puisqu’ écrire ou peindre sont deux façons pour moi de crier mes douleurs , douleurs a l état brute,
    parce que l on ne peux attendre de compter nos vers ou de travailler notre style!
    lorsque nos doigts acceptent encore un peu d’ écrire, envie de vider d’ un coup d’ un seul nos tortures du corps!
    aucune mesure dans ce tourbillon douloureux aucune pause sur la ligne,
    vider ses maux ou les vomir, en espérant un jour pouvoir
    apprendre a écrire mais pour le plaisr et non dans la douleur d’ espérer guérir!

    juste crier ces maux par les mots pour ne pas mourir!
    je n’ai jamais eu la prétention ni la patience de pourvoir décrocher quelque médailles………… apprenons sans cesse, bien que la poésie soit un art , apprendre à accepter la différence dans le choix, ou la façon d’ écrire,
    c ‘est aussi une jolie leçon de tolérance,
    Hormis la qualité d’ un texte, je pense comme ZAZ, mieux vaut lire un texte qui nous transporte
    qu’un poème respectant les  » règles » ……et sans vie!
    la liberté ………….d’ écrire tout est là!
    en prose, en vers ou en verlan
    qu’ importe, osons écrire sans avoir peur des critiques!
    belle fin de semaine

  17. J’entends bien les discours de Jeannette et de Laure….

    Attention aussi à ne pas sombrer dans la facilité….

    Le manque de respect des règles de l’art et de l’écriture se doit d’être compensé par un indéniable souffle poétique, un sens de l’image et du mot hors du commun….

    C’est bien le cas ici pour le poème de Gérard, mais c’est l’arbre qui cache la forêt….
    Pour un auteur génial comme lui, combien d’autres sombrent dans la médiocrité….

    Le commentaire de Jean-Jacques Chiron m’interpelle….

    « Joli poème de style néoclassique. »

    Le mot est lâché « néoclassique »….

    J’ai cherché dans mes bouquins et sur le Net, pas vraiment de définition….
    Sur un site intitulé « Oasis des arts et des artistes » j’ai trouvé cette explication :

    « Les auteurs de poésie « néo-classique » d’internet ont pour unique point commun une application plus ou moins partielle des règles de la versification. Est dit vers « néo-classique », tout vers ayant des rimes plus ou moins correctes, qui prend des libertés avec le décompte des e muets, qui peut contenir des hiatus, bref, qui n’en fait qu’à sa tête. On pourrait imaginer le terme de « néo-régulier », s’il existait effectivement une réforme des règles du vers, mais cette réforme n’existe pas. Il n’y a aucune homogénéité de la technique de versification dans les écrits des auteurs « néo-classiques » : l’un ne compte pas les e muets mais proscrit les hiatus, l’autre ne respecte pas l’alternance des rimes féminines / masculines mais élide les e muets précédés d’une voyelle, etc. »

    En fin de compte, le style « Néoclassique » c’est un peu n’importe quoi, chacun fait comme il veut, ou plutôt comme il peut….
    Car avouons le, ce n’est pas à la portée de tout le monde de suivre les règles de l’art…. Il faut être un « artiste »…

    Vous voyez, par exemple, un maçon ne pas suivre les règles de l’art de la maçonnerie ?…. Et bien la maison qu’il construira risque de se casser la gueule…. Non ?….

    Quelqu’un a-t-il une meilleure définition du style néoclassique?…. Plus convaincante ?….

  18. katy dit :

    suis ok avec Claudio , d’ailleurs à force de lire des poèmes , je fini par me lasser des vers « trop » libres
    et « néo-classiques » qui sont souvent n’importe quoi !!
    en effet travailler les vers n’est pas renier le premier jet, ni l’idée même de départ au contraire , mais l’affiner…ce que je fais le plus possible avec de petites variantes souvent infimes mais qui font la différence.. J’ai appris à faire cela, il faut admettre le conseil technique comme un cadeau du ciel, s’appuyer dessus, s’en servir comme tuteur, recommencer et recommencer, cela ne peut nuire à la beauté du texte…
    par contre il est parfois des extases sublimes et spontanées couchées sur le papier qui sont à elles seules même en prose toute une poésie.
    La peinture est un art majeur, et sans la technique, sans le travail qui est un plaisir et une passion , le résultat ne sera JAMAIS atteint, même si un jour nous revenons à un style plus épuré, plus abstrait, le trait sera sûr de lui, et l’idée transparaîtra au travers de l’oeuvre car vous vous serez appuyé sur votre technique pour arriver à cela.
    ce genre de travail n’est pas un travail, c’est un BONHEUR , c’est une joie..!
    progresser est un BONHEUR, être aidé n’a pas de prix!! il faut accepter sans réticence aucune,
    l’aide technique sans changer votre idée , genre « e » muet » « hiatus »" pas le nombre de pieds » pas la bonne rime » mauvais temps pour un verbe »etc./….voilà mon humble point de vue et conseil
    mille bisous travaillez dans le bONHeur
    katy

  19. D’accord avec Katy, suivre les règles de l’art, c’est aussi valable en écriture, qu’en peinture, qu’en sculpture, qu’en musique et toutes formes d’art….

    D’ailleurs mettre en musique, par exemple, un poème qui ne suit pas l’alternance des rimes féminines/masculines, c’est l’assurance d’un résultat « boiteux »…. Et ce résultat écorche les oreilles de l’artisan parolier, votre serviteur, quand il entend des chanteurs finissant une rime masculine en mettant un E incongru à la fin pour rester dans la mesure…. Quelle horreur !….
    Pareil pour les hiatus, quand tu chantes et que tu dois passer d’un mot à l’autre en restant « la gueule ouverte » because un hiatus entre les deux, le résultat phonétique est trop moche….
    Pour moi, les règles de l’art, c’est une aide et une boite à outils indispensables….

    A côté de ça, on peut refuser certaines règles car soit on n’est pas d’accord avec, soit elles sont obsolètes…. Pour exemple la règle interdisant de rimer un pluriel avec un singulier est totalement désuète à mon sens….Elle était valable jadis quand le S en fin de mot était prononcé dans l’ancien français…. Il n’y a plus de raison phonétique d’appliquer cette règle….
    Une autre règle, que par ailleurs je respecte, mais qui pourrait être discutable, c’est la règle du E muet précédé d’une voyelle…. Elle pourrait provoquer débat quand à sa raison de subsister surtout qu’elle provoque un peu le même résultat phonétique qu’un hiatus….

    Il serait bien qu’une commission académique de poètes classiques chevronnés se penche sur ces sujets et dépoussière toutes ces règles, les motive ou les abandonne au vu de la langue française actuelle…. Que nous ayons une versification « néoclassique » établie et réglementée en quelque sorte….
    Mais que fout le ministère de la culture, bordel !!!….

  20. Jo dit :

    Oui Claudio, j’ai une nouvelle définition pour le « néo-classique » qui pourrait mieux convenir(mais pourrait être mal acceptée)

    Ce serait: « style vaguement classique ».
    (puisqu’il convient d’appeler un chat un chat)

  21. En effet Joëlle, c’est le cas actuellement…. Mais pourquoi la « Société des Poètes et Artistes de France », dont tu fais partie des instances, ne serait-elle pas à la base de cette demande de rationalisation du style « néo-classique »…. La SPAF, à l’échelon national, devrait avoir ses entrées au Ministère de la Culture ?…. N’y a-t-il pas une porte à pousser pour faire évoluer la versification française et la dépoussiérer ?…. Déjà ne pourrait-on pas demander aux sociétés et associations semblables à la notre de réfléchir sur le sujet…. Puis réunir des « experts » et « praticiens reconnus » à l’échelon national pour faire une synthèse et proposer une modernisation de la versification française classique et/ou néo-classique…. Nous avons aussi des académiciens en France…. Sûr que le sujet devrait les intéresser….
    Qu’en penses-tu ?
    Qu’en pensent les Dalstein, Bemer, Chiron, Georges, Zaz et autres piliers de la SPAF Lorraine ?….

  22. Jo dit :

    Je pense qu’il est vrai qu’un débat réunissant toutes les instances que tu évoques aurait au moins le mérite de créer une dynamique qui fait défaut actuellement.

    Cependant, une chose est certaine et elle est essentielle à mes yeux:

    La poésie classique est clairement définie et il serait dommageable de vouloir en faire évoluer les règles.
    Pour le reste…Devra-t-on donner des « titres » à l’ »à peu près »?…

    Et si c’est la cas, comment définira-t-on les échelons »àpeupresques »?

    Je pense qu’il y a l’excellence, et ce, en toute forme d’art.

    Le violoniste que joue encore un peu faux n’est pas déclaré »néo-musicien ». Il joue faux, point.

    Nous avons la poésie classique. Tout ce qui n’en est pas est de la prose. J’admets que la « poésie libre » est le fleuron de cette prose(à condition qu’elle soit excellente, ce qui est, convenons-en assez rare…)

    Voilà pour ce qui me concerne et tout ceci ne vaut, bien sûr, que pour mon opinion.

  23. Tu as raison Joëlle et je me suis fait peut-être mal comprendre….
    La versification classique est ce qu’elle est et n’a vraiment pas besoin d’être modifiée….
    Et nombreux seront encore ceux qui écriront de cette manière pour le bonheur de tous…. (Nombreux ? peut-être pas tellement vu les difficultés que d’aucuns refusent, parfois par ignorance, parfois par incompétence)

    Mais il faut définir la versification néo-classique, en dépoussiérant la versification classique et l’adapter à la langue française moderne….
    Je reprends ce que j’ai dit plus haut, en néo-classique, par exemple, on devrait supprimer l’interdiction de rimer un pluriel avec un singulier….
    On devrait aussi revoir la règle du E muet précédé d’une voyelle à l’intérieur d’un vers car phonétiquement ça donne le même résultat qu’un hiatus…. Ca ne l’était pas en ancien français mais maintenant pourquoi suivre des règles obsolètes ne s’adaptant pas au français moderne….
    En revanche, continuer ne pas accepter les hiatus me semble évident ainsi que conserver précieusement l’alternance des rimes féminines et masculines….
    En fin de compte ce sont toutes les règles de la versification classique qu’il faudrait examiner, une à une, pour aboutir à une néo-classique reconnue officiellement….

    Ce sont ces sortes de choses qu’il faut établir, motiver et réglementer afin de définir les règles de l’art de la versification « Néo-classique » et non pas que n’importe qui fasse n’importe quoi et se prétende ensuite « poète néoclassique »….
    Ne serait-ce pas un magnifique chantier ?…..

  24. Jo dit :

    Je comprends mieux!…

    Et là, j’aimerais vraiment attendre la réaction de nos amis(qui je le pense, ne saurait tarder) pour alimenter le débat.

    (Ceci posé, permets moi de te dire mon admiration de voir un italien s’embarraser de nos « e muets » de france alors que la langue italienne « coule » sans problème et chante naturellement…)

  25. Zaz dit :

    Ce débat, agrémenté d’avis bien tranchés, est surprenant ! Mais comme il a lieu sur ton blog, et non sur un blog de poésie, j’y participe volontiers.
    La définition proposée par Jo « vaguement classique », me semble un peu radicale et inexacte. Disons qu’un bon poème néoclassique est un peu plus que vaguement classique. Le problème en effet est que les poètes qui ne maîtrisent pas les règles de prosodie dont ils n’ont parfois même pas la moindre idée, écrivent comme bon leur semble, avec des rimes approximatives et des vers qui comptent tantôt 11 tantôt 13 ou 14 syllabes et classent leurs oeuvres dans le néoclassique. Ainsi cette catégorie, qui aurait toute sa raison d’être dans un concours, devient-elle en réalité un fourre-tout infâme et un abîme de médiocrité.
    Pour moi, la limite entre le classique et le néoclassique est infime. Il s’agit simplement et uniquement de se libérer de certaines règles du classique qui peuvent paraître illogiques. Mais pour se libérer d’une entrave, il faut bien en connaître la nature exacte !
    Je suis par exemple tout à fait d’accord pour autoriser de faire rimer un singulier avec un pluriel et ne proscrire que les hiatus désagréables à l’oreille. Ecrire par exemple « Tu es » ne me choque pas dans la mesure où le participe passé « tués » n’est pas considéré comme un hiatus. En revanche, je trouve légitime, pour la beauté du vers à l’ouïe, de proscrie « il donna à sa fille ». Ce choc de deux a est désagréable. C’est une question de bon sens. C’est la raison pour laquelle je conseille toujours à mes clients qui me confient leurs manuscrits pour avis de relire leurs poèmes à voie haute.
    La question du e muet à l’intérieur d’un vers est beaucoup plus délicate, car si elle n’est pas respectée, on obtient des alexandrins – ou dodécasyllabes car tout vers de 12 pieds n’est pas un alexandrin – qui comptent 13 pieds ou plus. Donc pour définir les règles du néoclassique, il faut bien connaître les règle de la prosodie.
    Quant à la poésie libre… j’avoue avoir un peu de mal et j’ai souvent l’impression que l’agencement des vers, parfois tellement savant, n’est là que pour détourner l’attention du lecteur… Souvent le poète privilégie la forme pour masquer la vacuité du vers. J’ai travaillé une fois avec une cliente sur la mise en forme des poèmes d’un recueil ; j’ai cru que j’allais devenir dingue ! C’était hyper compliqué, tel mot devait se trouver exactement en dessous de tel autre ; là il fallait laisser un espace, là non. Je ne voyais franchement pas l’utilité de cette disposition, mais la dame y tenait beaucoup et m’expliquait sur un ton d’exaspération que c’était une question de respiration… N’eût été mon tarif justifiant un certain professionnalisme, je crois que la cliente m’aurait traitée d’incapable à ressentir une sensibilité poétique…

    En conclusion, je suis contre l’idée de faire évoluer la poésie classique ; elle n’en a pas besoin ! C’est comme ces musiciens qui trouvent nécessaire d’ « arranger » Mozart !!! Même si le poète classique est une sorte de dinosaure en voie de disparition, il faut lui laisser son plaisir à versifier dans le respect de la prosodie. Ce que certains appellent contraintes ne sont pour d’autres que des défis, une sorte de jeu intellectuel.
    Je suis d’accord avec Jo, un violoniste qui joue encore un peu faux joue faux ; point barre ! Mais il ne faut pas non plus tomber dans l’excès inverse et laisser croire que seule la poésie classique est belle. Même si ma préférence est à la poésie classique, des poèmes néoclassiques peuvent être très beaux. Mais dans ce cas, c’est vrai que je me dis toujours : « Quel dommage ! il ne manque pas grand-chose pour que ce poème soit parfait ! » Pour moi, la limite étant infime, je me demande pourquoi le poète n’a pas fait l’effort d’aller un peu plus loin dans sa quête de perfection.
    Souvent les gens me disent : « En refusant d’utiliser tel mot parce qu’il ne rime pas ou qu’il n’a pas le nombre de syllabes voulu, tu t’obliges à en choisir un autre, forcément moins bien que celui qui était venu spontanément. » Rares sont ceux qui acceptent de considérer ma réponse : « En m’obligeant à chercher un autre mot, je tombe parfois sur un mot bien plus juste ou bien fort. »

    J’aime beaucoup l’esprit qui règne sur ton blog sur le sujet. Dans un blog de poésie, je me serais abstenue de répondre car il n’est pas politiquement correct de dire à un poète que son oeuvre mériterait d’être corrigée… Il est de bon ton de déclarer que tous les poètes se valent, qu’il n’y en a pas de meilleurs que d’autres et que celui qui le prétend est un parangon d’intolérance. Je trouve que c’est une aberration car il y a de bons et de mauvais poètes comme il y a de bons et de mauvais ouvriers. Mais c’est ainsi aujourd’hui, dans un monde où les artistes sont nombreux : dites d’un poète qu’il écrit des vers de mirliton et vous serez vite persona non grata ! Idem en peinture, il y a des règles que de nombreux peintres amateurs ne veulent pas apprendre, préférant « jeter leur âme sur la toile » !…

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  26. Pour alimenter le débat, voici le message de Gérard Dalstein :
    Cher Claudio,

    Enfin un poète qui parle à nouveau de poésie avec une vision critique sur le domaine, ce qui me paraît très sain. Tu a du t’apercevoir que j’ai laissé tomber toute tentative du même genre sur le blog, car à soliloquer, ou presque, on finit par se lasser.
    Le comble, c’est qu’il faille être interpellé par ton propre blog pour relancer un peu le sujet !

    Je ne vais pas te faire un dessin. Tu connais, par un certain nombre de textes et réactions que j’ai fait paraître sur le blog à une époque où je croyais encore possible d’y développer une sorte de « petit café de Flore » virtuel, soit des échanges de réflexions sur l’écriture poétique.
    Bine sûr que le domaine a besoin d’uns petite toilette ! Le monde a évolué en cinquante ans comme jamais il ne l’avait fait en deux mille ans et on voudrait que la poésie échappe à cette aventure ? Ce serait une véritable fossilisation ! A l’époque de Baudelaire, la poésie latine faisait encore partie des joutes poétiques (il en remporta d’ailleurs un premier prix). Nous ne pouvons pas raisonnablement considérer que nous devons continuer à écrire dans les règles de Boileau. J’ai bien dit que NOUS DEVONS, et pas NOUS POUVONS pour éviter toute polémique de fondamentalistes classiques comme j’ai eu à en essuyer.
    Que l’on garde les règles de la poésie classique pure et dure pour qui souhaite écrire dans ces contraintes (ce qui ne l’empêche pas évidemment d’écrire aussi dans d’autres genres sans rien trahir), qui le contesterait ? Pas moi ?

    Mais que l’on mette au ban toutes les autres formes dans une conception hiérarchisée, pour moi, c’est clairement NON.

    J’écris d’ailleurs très rarement en classique pur, considérant par exemple que la règle qui interdit de faire rimer un singulier et un pluriel n’a strictement aucun sens. Ou alors que quelqu’un me le démontre, et jusqu’à présent je n’ai trouvé personne ! J’ai eu un essai timide d’explication sur l’aspect visuel, comme si la poésie tenait dans une calligraphie. Et en plus c’est parfaitement faux car s’il est bien admis de faire rimer château avec propos, visuellement, cela n’a rien à voir. Donc, déjà sur cette règle, aucun argument ne tient si ce n’est ce que j’ai souvent entendu dans l’administration de la part de personnes incompétentes « on a toujours fait comme ça ! »

    J’en dirais aussi long, et tu le sais, sur les diérèses et synérèses, et les listes de celles qui sont admises ou proscrites.

    Tout se passe comme si on n’avait pas encore compris qu’un beau poème n’a pas besoin d’une analyse chirurgicale pour recevoir un qualificatif. La seule condition qui constitue une réserve pour ne pas être tenté de faire importe quoi comme on l’entend malheureusement dans les paroles de certaines chansons à grand succès, c’est de demeurer en harmonie entre son sujet et son expression, d’être attentif à la musique et à la syntaxe.

    Il reste les « effets spéciaux », normalement proscrits, (certains hiatus, inapplication de diérèses, néologismes, rupture de césures, enjambements), ou des adaptations de formes, qui méritent d’être totalement pris en compte dans la poésie contemporaine.

    Tu remarqueras par exemple que dans le recueil « les feux d’Eden », je m’approche souvent de la forme du sonnet tout en l’évitant, préférant garder l’alternance des rimes entre le 2ème quatrain et le premier tercet, ou attiré par un chant sur deux rimes, ce que je choisis assez souvent.
    Ce ne sont pas des sonnets, mais ça n’est pas pour autant que leur forme est dénaturée. Elle est ce que je sens qu’elle doit être dans mon inspiration.

    Quant à trouver des termes pour caractériser les styles, c’est une autre paire de manches ! La poésie classique, par de problème. On prend Boileau et on s’en sort. La poésie libre ou en prose, ma foi, tout le monde connaît sans qu’il soit besoin de s’étendre sur la forme. En revanche la poésie versifiée qui essaye de s’adapter à notre culture moderne, c’est plus difficile. On a trouvé le raccourci du « néo classique ». L’expression ne me satisfait pas trop. Mais jusqu’à présent, je n’ai rien trouvé de mieux. Son seul gros défaut, c’est que l’on ne sait pas ce qu’on peut y mettre, et ce à quoi on peur déroger par rapport à une poésie classique. Mais ce que je bannis, c’est que l’on puisse caractériser une poésie néo classique comme une classique fautive.

    Alors, tu as raison, il y a bien une réflexion à lancer aux plus hauts niveaux de l’étude de l’expression française. Les académies bien entendu. Mais si on commençait déjà par la SPAF ?

    Voilà ce que je peux en dire globalement pour aujourd’hui. Tu peux bien entendu communiquer ce texte à qui tu veux, et le faire insérer sur le blog si cela te semble avoir un sens.

    A bientôt
    Bien amicalement
    Gérard

  27. katy dit :

    voilà Gérard DALSTEIN a tout dit, Claudio aussi , je suis dans leur mouvance, et derrière leur état d’esprit
    amitiés
    katy

  28. Comme Katy, je m’associe aux analyses de Gérard et de Zaz qui posent les bonnes questions….
    À ce niveau, nous ne pouvons pas en dire beaucoup plus….
    Ne serait-ce pas maintenant judicieux de faire transférer ce débat dans la SPAF Lorraine, je ne sais pas, créer une commission ?…. Ou remonter au niveau national ?….
    Qu’en pensent les instances de notre Société ?….
    Joëlle a causé, Gérard a causé, Zaz a causé, je n’ai pas non plus été le dernier…. Ce débat ne m’appartient pas….
    Armand Bemer, délégué régional de Lorraine de la Société des Poètes et Artistes de France, Nous faisons quoi maintenant ?….

  29. Fred dit :

    Le vrai problème est la prolifération des artistes. Aujourd’hui, tout le monde écrit ou peint ou joue d’un instrument ou marche sur les planches. Je travaille dans un très gros hôpital de l’Est de la France. Dans mon service d’une trentaine de personnes, hommes et femmes, seules cinq n’ont pas une activité artistique amateur. Et le problème est dans ce mot « amateur ». La vulgarisation (dans le sens positif du terme) de l’art a donné la grosse tête à ceux dont le hobby est de peindre, d’écrire, de chanter ou de faire du théâtre. Car ces amateurs, c’est-à-dire ces gens dont le métier n’est pas artiste, se prennent quand même au sérieux et veulent être pris au sérieux même si, par manque de temps peut-être, ils ne veulent pas apprendre les règles fondamentales de la peinture, de la prosodie, du solfège, du jeu de scène, etc. Comme l’a si bien dit Zaz, il est de bon ton aujourd’hui de s’extasier sur tous les barbouillages et on encourage ainsi la médiocrité. Les vernissages se multiplient et sont de plus en plus affligeant. Le plus petit village a son exposition et le journaleux de l’Est est là pour témoigner du talent du barbouilleux. Et comme le dit Zaz (que je ne connais pas), si quelqu’un ose émettre un doute sur la qualité artistique de l’oeuvre, il est un insupportable pisse-froid et trouble-fête ou carrément un type dénué de sensibilité.
    Mais comme pour beaucoup de choses dans notre société, il faut sévir à la base, c’est-à-dire à l’école et dans les familles, et cesser de s’extasier sur les chef d’oeuvre de nos bambins. Il faut remettre les enfants à leur place et ne pas les obliger à se prendre pour ce qu’ils ne sont pas et leur donner le goût de l’effort, du travail et de la critique. Malheureusement je ne vivrai pas assez vieux pour voir cela.

  30. armand BEMER dit :

    Bonjour à tous,
    Je vois que la chaleur caniculaire contribue au bouillonnement des esprits, et je constate les effets de cette belle banane bleue qui relie désormais la Lorraine et la Vénétie. Merci à tous les participants de ce bel échange et à Claudio qui tient la barre de la gondole.
    Pour ce qui me concerne, sans vouloir relancer le débat parfaitement alimenté ci-dessus et que nous avons déjà eu l’heur de lire en maint et maint endroit, je vous propose la chose suivante: je veux bien transmettre un texte de réflexion général vers notre président national, Vincent Vigilant, et nos instances. Notre congrès se tient à Paris le 14-15 septembre, soit dans moins d’un mois.
    Mais pour ce faire, je fais appel à votre esprit de synthèse : quelqu’un pourrait-il re-formuler la problématique, en quelques paragraphes courts, clairs et bien sentis ?
    Merci de votre contribution.

  31. beyer serge dit :

    Après lecture de ce débat dont il a déjà été question sur le blog et au sujet duquel je me suis déjà exprimé,je me permets simplemnt de dire que j’apprécie les propos tenus par chacun d’entre vous,avec beaucoup d’humilité…Mais ,sans connaitre Fred et sans aucun manque de respect de ma part,je suis un peu choqué par l’extrémisme des propos tenus surtout ceux à l’encontre des enfants.Et si dans votre service il n’y avait que cinq personnes qui s’ouvraient à une activité artistique amateur???Ce serait mieux?(Extrémisme,tiens un mot à la mode qui fait partie des conversations « classiques ». »"prolifération des artistes » « ..métier n’est pas d’être artiste » « barbouilleux » « sévir à la base » « remettre les enfants à leur place »… »obliger à se prendre pour… »J’ai un peu peur,moi!!!je reconnais que certains vernissages sont affligeants,c’est certain!Mais combien de TALENTS n’ont été reconnus que des années plus tard,alors qu’ils étaient considérés à leur époque comme de vulgaire barbouilleux , sculpteur du dimanche,ou scribouillards sans style!Si si,j’ai des noms!!!Je suis plus effrayé par le nombre d’enfants qui s’expriment avec des armes que par ceux qui usent de leurs crayons de couleurs!C’est sur qu’à « vouloir péter plus haut que son cul….. » Mais la SPAF n’a t-elle pas fait sa maxime de cette phrase certes un peu ambiguë « L’art est une immense vibration où personne ne dépasse personne »Très cordialement! Serge

  32. Bon, c’est ki ki lève le doigt pour faire ce que propose Armand?

  33. Zaz dit :

    Ben… toi ! ;-)
    En tout cas, le sujet fait côôôser dans ton blog ! Tu vas faire péter l’audience sur unblog ! :lol: :lol:

  34. Zaz dit :

    Je viens de valider les messages sur mon blog et je retrouve Fred… que je ne connais pas… Il est sur nos deux blogs, comme Pierre… Et si on essaie de les contacter par mail, l’adresse revient non identifiable…

    Dernière publication sur ECRIVAIN PUBLIC, ZAZ ET PLUS : L'adieu au blog

  35. katy dit :

    Je ne me sent pas compétente techniquement pour parler de quoi que ce soit, car j’en suis au stade d’apprendre et d’apprendre,encore et encore ….
    Je sais que les conseils qui me sont prodigués sont des cadeaux pour avancer dans cet art difficile mais qui est un vrai BONHEUR.
    Je laisse aux personnes chevronnées le soin de discuter technique ce dont je suis INCAPABLE encore…
    je vous embrasse tous , surtout Claudio qui fait cela pour encourager les jeunes et les gens à écrire, le plus possible , le mieux possible en allégeant certaines techniques rigides ( du moins je crois avoir compris cela )
    à bientôt de vous lire et surtout un jour pour moi de tout comprendre en prosodie ! ce qui n’est pas pour demain!
    amitiés
    katy

  36. Fred?…. Une adresse non identifiable? donc une adresse fausse! donc une lettre anonyme!…. Je ne l’avais pas vérifiée sinon je n’aurais pas validé ce commentaire, j’ai horreur des gens qui ne veulent pas être identifiés…. Mais comme Serge a bien répondu, je laisse…..

  37. Zaz dit :

    Oui, Serge a bien répondu, même si je ne fais pas mienne la phrase de Cocteau devenue la maxime de la SPAF. Car penser que personne ne dépasse personne reviendrait à dire que nous tous, poètes, sommes les égaux de Victor Hugo, par exemple. Personnellement, je ne me sens pas à la hauteur ! Et puis si cela est vrai, pourquoi alors participer à des concours de poésie qui établissent des palmarès et donc un classement ?
    En revanche, je pense qu’en chaque être humain sommeille bien un artiste, c’est-à-dire une personne dotée d’une capacité à s’exprimer par l’art. En ce sens, la prolifération des artistes est une bonne chose (même si cela rend la concurrence un peu rude ! ;-) ) et quand on sait les bienfaits de l’art sur l’âme humaine, on ne peut qu’encourager tout le monde à écrire, peindre, chanter, danser, jouer d’un instrument, etc.
    C’est vrai aussi, comme le dit Serge, que les grands artistes reconnus et célébrés aujourd’hui ne l’étaient pas toujours de leur vivant ! Surtout ceux qui ont essayé de faire bouger les choses et de bousculer un peu les habitudes. Les novateurs s’attirent souvent les foudres de leurs concitoyens.
    Quant aux enfants, on ne peut que souhaiter qu’ils soient de plus en plus nombreux à faire une activité artistique. Le maire de la ville dans laquelle Monique s’occupe d’un atelier de peinture pour enfants le mercredi lui a dit récemment : « Tu auras toutes les subventions dont tu as besoin pour faire fonctionner ton atelier, car je préfère savoir les gamins de ma ville occupés à peindre avec toi qu’à traîner dans la rue. »

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