MOSTRA, suite et fin, L’HOMME QUI RIT

Posté par Claudio Boaretto le 9 septembre 2012

Voici le dernier des six films en version Originale Française présentés en concours et hors concours à la 69ème édition de la « Mostra Internazionale d’Arte Cinematografica » de Venise….

Cette fois nous n’étions pas à la « Sala Grande » mais dans une structure un peu excentrée par rapport au Palais du Cinéma du Lido, La « PalaBiennale » sur la via Sandro Gallo….

MOSTRA, suite et fin, L’HOMME QUI RIT dans 02 Venise : évenements 014

C’est un énorme chapiteau avec tout le confort et les équipements d’une salle de cinéma en dur, lumières, sonorisations, climatisation, écran gigantesque avec double sous-titrage en italien et en anglais….

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1700 places numérotées !…. Impressionnant…..

Évidemment, nous n’aurons pas le plaisir d’avoir les artistes dans la salle ce soir, privilège réservé à la « Sala Grande »…. Faut dire aussi que le prix des places est plus modeste et le porte-monnaie bien plus content….

« L’homme qui rit » film tiré de l’œuvre de Victor Hugo….

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Mis en scène par Jean-Pierre Améris….

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Avec avec Gérard Depardieu, Marc-André Grondin, Christa Theret et Emmanuelle Seigner…..

Le Synopsis :
En pleine tourmente hivernale, Ursus, (Gérard Depardieu) un forain haut en couleurs,

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 recueille dans sa roulotte deux orphelins perdus dans la tempête : Gwynplaine  (Marc-André Grondin), un jeune garçon marqué au visage par une cicatrice qui lui donne en permanence une sorte de rire, et Déa (Christa Theret), une fillette aveugle.

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Quelques années plus tard, ils sillonnent ensemble les routes et donnent un spectacle dont Gwynplaine, devenu adulte, est la vedette. Partout on veut voir ‘L’Homme qui rit’, il fait rire et émeut les foules. 

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Ce succès ouvre au jeune homme les portes de la célébrité et de la richesse

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 et l’éloigne des deux seuls êtres qui l’aient toujours aimé pour ce qu’il est : Déa et Ursus.

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Comme pour les 5 films précédents, je veux bien vous donner mon avis, mais ça va être saignant….

L’œuvre de Victor Hugo : raccourcie, tronquée, incompréhensible…. Pour qui n’a pas lu le livre, impossible de comprendre le pourquoi du comment…. Trop de carences…. Manquent les informations élémentaires et essentielles sur la genèse de l’histoire racontée par Victor Hugo, le lieu du roman, l’époque, la situation politique et sociale, etc.…

Les décors en carton pâte, à en rire parfois, plutôt qu’en pleurer…. Ugo, mon gendre, au regard incisif et au don de l’observation caractérisant l’artiste-peintre, n’en revenait pas lui-même…

Et Depardiou qui joue et rejoue du Depardiou à en devenir lassant….

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Bref, je m’arrête sinon je vais devenir trop méchant, ce film était hors concours, heureusement pour lui….

En conclusion, L’homme Kiri, ça ne vaut pas un fromage….

Pour ceux qui veulent se faire du mal, le film sort en France le 19 décembre 2012….

Sinon, le film « Après Mai », que je vous ai présenté précédemment, a obtenu le prix du meilleur scénario à Venise…. C’est quand même d’un autre niveau….

À tous les visiteurs de mon blog, je vous remercie de nous avoir suivis pour partager ensemble cette petite aventure cinématographique annuelle…..

8 Réponses à “MOSTRA, suite et fin, L’HOMME QUI RIT”

  1. Alberto Boaretto dit :

    Claudio,complimenti per le foto. Non ho letto il romanzo ma secondo il tuo perere è stato molto ridotto il film non corrispondendo al romanzo scrittto dll’Autore.

  2. Pascale dit :

    Et bien ne vous plaignez pas. Disons simplement que vous en avez eu pour votre argent.
    Mais surtout que vous êtes totalement passés à côté d’une oeuvre.
    Et si vous avez lu le livre, comme vous le dites, vous devriez savoir que la richesse ne provient pas de la gloire mais de l’héritage de Gwynplaine.
    Petit détail !
    Depardieu justement revient à son meilleur et laisse toute la place à ses partenaires. Il ne vampirise pas le film comme il est capable de le faire. Mais il est bouleversant.
    Quant au décor de carton pâte, il est complètement assumé et revendiqué, mais vous n’êtes pas censé le savoir évidemment.

    Il ne s’agit pas d’une adaptation ligne par ligne du roman de Hugo mais d’une vision du réalisateur (un artiste donc) qui a dû forcément élaguer dans les 800 pages du roman… Votre gendre artiste vous expliquera peut-être de quoi il s’agit.

  3. Bonjour Pascale et merci d’avoir écrit un commentaire sur mon billet traitant du film « L’homme qui rit »….

    J’assume l’avis négatif que je porte sur ce film et je conçois parfaitement que vous soyez d’un avis contraire…. Par respect pour le réalisateur et les acteurs je n’avais pas voulu insister sur les faiblesses de ce film, mais votre commentaire m’y oblige un tant soit peu, ne serait-ce que pour vous répondre explicitement….

    Déjà, vous me lancez quelques piques personnelles qui laissent à penser que vous n’avez pas très bien lu mon billet, à savoir :

    « Et bien ne vous plaignez pas. Disons simplement que vous en avez eu pour votre argent. »
    Loin de moi les jérémiades, je ne me suis aucunement plaint ; j’ai simplement expliqué aux habitués et visiteurs de mon blog les différences de prestation et de tarif entre les deux structures de la Mostra…. Le choix des salles, en ce qui me concerne, étant lié à mon planning personnel….

    « Et si vous avez lu le livre, comme vous le dites, vous devriez savoir que la richesse ne provient pas de la gloire mais de l’héritage de Gwynplaine.
    Petit détail ! »
    Comme pour tous les films commentés dans mon blog, de prime abord je ne fait que reprendre le synopsis officiel du film que j’agrémente de quelques photos pour le rendre plus digeste, mais je ne me permets en aucune manière de rectifier ce synopsis… Synopsis que l’on trouve dans tous les sites dédiés présentant les films tels « allo ciné », « première.fr », etc.….
    Il est écrit littéralement dans ce synopsis : « Ce succès ouvre au jeune homme les portes de la célébrité et de la richesse »…. En ce qui me concerne, je connais parfaitement l’histoire…. Mais mon commentaire personnel, comme je le précise, n’arrive qu’ensuite….

    Depardieu ?…. Dès sa première réplique dans le film on sait qu’il va jouer le rôle du « bourru au grand cœur », rôle joué maintes fois par cet acteur consacré…. Aucune surprise, aucune découverte dans le jeu de ce personnage se réduisant à un second rôle de peu d’intérêt…. Vous trouvez Depardieu « bouleversant », tant mieux pour vous et je ne le conteste pas, apparemment nous n’avons pas la même sensibilité, je le trouve pour ma part fatiguant, c’est du vu et revu….

    « Quant au décor de carton pâte, il est complètement assumé et revendiqué, »
    Que le réalisateur assume son décor de carton pâte, grand bien lui fasse, le spectateur n’est pas obligé d’en faire autant…. Par exemple, lorsque le jeune Gwynplaine arrive dans le cimetière et s’assoit sur une tombe, et que cette tombe apparemment en pierre vacille dangereusement sous le poids de l’adolescent, cela me fait aussitôt marrer….
    Du coup, je n’arrive plus à prendre la scène au sérieux….

    « Il ne s’agit pas d’une adaptation ligne par ligne du roman de Hugo mais d’une vision du réalisateur (un artiste donc) qui a dû forcément élaguer dans les 800 pages du roman… »
    Bien sûr que c’est une adaptation, mais, comme je l’ai expliqué dans mon billet, les parties tronquées ne permettent plus de comprendre l’histoire pour quelqu’un ne connaissant pas le roman de Victor Hugo…. On se retrouve devant une fable artificielle dont on ne comprend pas la genèse….La preuve en est que les 3 personnes qui m’accompagnaient se sont posées nombre de questions à la sortie de la séance…. La première question est le pourquoi de la mutilation du visage de Gwynplaine ? Aucune réponse dans le film…. Il est question à plusieurs reprises, toujours dans le film, des « Comprachicos », C’est qui ça se sont-ils demandés…. Si vous n’avez aucune notion du Castillan et ne savez pas que c’est un mot inventé par Victor Hugo qui veut dire « acheteurs d’enfants », l’énigme reste entière…. Plein d’autres carences émaillent ce film qu’il serait trop fastidieux de lister….

    Vous terminez votre propos par cette dernière petite vanne à mon encontre :
    « Votre gendre artiste vous expliquera peut-être de quoi il s’agit. »
    Sachez Pascale que, dans un autre domaine, je suis également un artiste…. Être artiste ne veut pas dire tout se permettre surtout quand on s’inspire de l’œuvre d’un autre artiste….

    Vous me dites encore que je suis « totalement passé à côté d’une œuvre »…. C’est votre jugement, je le respecte, mais c’est loin d’être le mien et je n’en démordrai pas….

    Je suppose aussi que l’amitié personnelle que vous partagez avec le réalisateur, Jean-Pierre Améris, comme on peut le constater sur votre blog, influence votre jugement ce dont vous vous défendrez je suppose….
    Vous soutenez bec et ongles votre ami, c’est tout à votre honneur et je vous en félicite….

    Pour ceux qu’un avis contraire du mien intéresse, je vous invite à consulter le blog de Pascale qui a écrit un billet très élogieux et bien argumenté sur ce film :
    http://www.surlarouteducinema.com/

    Certains seront alors peut-être curieux de voir ce film pour se faire leur propre idée….

    Cordialement…

  4. Louis Capart dit :

    Merci pour ton avis. Je ne prendrai pas le risque d’être déçu en allant découvrir en salle cet « Homme qui rit », souvenir de mes lectures du siècle passé. J’attendrai donc, en toute confiance, sa diffusion sur petit écran… Et je ne t’en voudrai pas si j’ai manqué quelque chose !

  5. Anne dit :

    Et bien, personnellement, cela ne me donne pas envie de voir le film. Mais, je pense que je vais me tourner vers Victor Hugo pour lire ce livre que je ne connais pas. Merci pour tous tes petits reportages, Claudio.

  6. LN dit :

    Je voulais juste te remercier pour le reportage spécial « Mostra ». Ai regardé les photos, lu les sypnopsis et tes commentaires, me suis fait une idée des films susceptibles de me plaire et voilà…A bientôt sur la Toile. Bisous

  7. Thouvenin Maryline dit :

    Les petits enfants riches étaient abandonnés à l’orphelinat au dix-huitième siècle et les enfants pauvres étaient revendus à des acheteurs de passage.Un acheteur a défiguré Gwinplaine pour être sûr qu’il ne sera pas adopté par une famille plus tard. D’autres enfants étaient forcés de mendier sur les trottoirs et de ramener dix sous par jour en soirée sinon ils avaient droit à la bastonnade.Le réalisateur aurait pu présenter son film par un résumé de la vie de l’époque.Une belle oeuvre de Victor Hugo aurait dû être mise en valeur mais elle rencontrera quand même du succès.

  8. C’est tout ce que l’on peut lui souhaiter…

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