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LES OISEAUX DE PASSAGES

Posté par Claudio Boaretto le 28 février 2013

Les oiseaux de passage de Jean Richepin….

LES OISEAUX DE PASSAGES dans Poèmes & Textes 01-richepin

Je voulais vous faire partager ce magnifique poème que m’a fait redécouvrir un de mes amis de la bande des «Vieux Ados», Jean-Claude K, poème écrit dans le pur style classique, mais pas avec des mots ou des paroles alambiqués, compréhensibles seulement pour une certaine «intelligentsia», non ! Écrit avec des mots simples, de tous les jours, à la portée de tout un chacun…..

C’est un long poème de 27 quatrains, mais d’une beauté inouïe et dont les images poétiques se prennent en pleine poire !….

Georges Brassens en a fait une chanson en mettant en musique une partie de ce poème en reprenant les quatrains 9, 10, 11, 13, 15, 16, 20, 21, 22, et 27… Dans le quatrain 15, il a modifié 2 mots au premier vers pour que la conjugaison reste cohérente au vu de sa sélection….

02-brassens-1 dans Poèmes & Textes

Mais si le mérite de Georges Brassens est d’avoir fait connaitre ce texte au grand public, je ne peux m’empêcher de trouver dommage qu’il soit ainsi tronqué….

Alors, pour ceux qui ne le connaîtraient pas déjà, lisez d’un trait, descendez comme un chapelet ces magnifiques alexandrins, sans oublier de reprendre votre souffle à la césure….

Les Oiseaux de passage

C’est une cour carrée et qui n’a rien d’étrange :
Sur les flancs, l’écurie et l’étable au toit bas ;
Ici près, la maison ; là-bas, au fond, la grange
Sous son chapeau de chaume et sa jupe en plâtras.

Le bac, où les chevaux au retour viendront boire,
Dans sa berge de bois est immobile et dort.
Tout plaqué de soleil, le purin à l’eau noire
Luit le long du fumier gras et pailleté d’or.

Loin de l’endroit humide où gît la couche grasse,
Au milieu de la cour, où le crottin plus sec
Riche de grains d’avoine en poussière s’entasse,
La poule l’éparpille à coups d’ongle et de bec.

Plus haut, entre les deux brancards d’une charrette,
Un gros coq satisfait, gavé d’aise, assoupi,
Hérissé, l’œil mi-clos recouvert par la crête,
Ainsi qu’une couveuse en boule est accroupi.

Des canards hébétés voguent, l’œil en extase.
On dirait des rêveurs, quand, soudain s’arrêtant,
Pour chercher leur pâture au plus vert de la vase
Ils crèvent d’un plongeon les moires de l’étang.

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Sur le faîte du toit, dont les grises ardoises
Montrent dans le soleil leurs écailles d’argent,
Des pigeons violets aux reflets de turquoises
De roucoulements sourds gonflent leur col changeant.

Leur ventre bien lustré, dont la plume est plus sombre,
Fait tantôt de l’ébène et tantôt de l’émail,
Et leurs pattes, qui sont rouges parmi cette ombre,
Semblent sur du velours des branches de corail.

Au bout du clos, bien loin, on voit paître les oies,
Et vaguer les dindons noirs comme des huissiers.
Oh ! qui pourra chanter vos bonheurs et vos joies,
Rentiers, faiseurs de lards, philistins, épiciers ?

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Oh ! vie heureuse des bourgeois ! Qu’avril bourgeonne
Ou que décembre gèle, ils sont fiers et contents.
Ce pigeon est aimé trois jours par sa pigeonne ;
Ça lui suffit, il sait que l’amour n’a qu’un temps.

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Ce dindon a toujours béni sa destinée.
Et quand vient le moment de mourir il faut voir
Cette jeune oie en pleurs : « C’est là que je suis née ;
Je meurs près de ma mère et j’ai fait mon devoir. »

Elle a fait son devoir ! C’est-à-dire que oncque
Elle n’eut de souhait impossible, elle n’eut
Aucun rêve de lune, aucun désir de jonque
L’emportant sans rameurs sur un fleuve inconnu.

Elle ne sentit pas lui courir sous la plume
De ces grands souffles fous qu’on a dans le sommeil,
Pour aller voir la nuit comment le ciel s’allume
Et mourir au matin sur le cœur du soleil.

Et tous sont ainsi faits ! Vivre la même vie
Toujours pour ces gens-là cela n’est point hideux
Ce canard n’a qu’un bec, et n’eut jamais envie
Ou de n’en plus avoir ou bien d’en avoir deux.

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Aussi, comme leur vie est douce, bonne et grasse !
Qu’ils sont patriarcaux, béats, vermillonnés,
Cinq pour cent ! Quel bonheur de dormir dans sa crasse,
De ne pas voir plus loin que le bout de son nez !

N’avoir aucun besoin de baiser sur les lèvres,
Et, loin des songes vains, loin des soucis cuisants,
Posséder pour tout cœur un viscère sans fièvres,
Un coucou régulier et garanti dix ans !

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Oh ! Les gens bienheureux !… Tout à coup, dans l’espace,
Si haut qu’il semble aller lentement, un grand vol
En forme de triangle arrive, plane et passe.
Où vont-ils ? Qui sont-ils ? Comme ils sont loin du sol !

Les pigeons, le bec droit, poussent un cri de flûte
Qui brise les soupirs de leur col redressé,
Et sautent dans le vide avec une culbute.
Les dindons d’une voix tremblotante ont gloussé.

Les poules picorant ont relevé la tête.
Le coq, droit sur l’ergot, les deux ailes pendant,
Clignant de l’œil en l’air et secouant la crête,
Vers les hauts pèlerins pousse un appel strident.

Qu’est-ce que vous avez, bourgeois ? Soyez donc calmes.
Pourquoi les appeler, sot ? Ils n’entendront pas.
Et d’ailleurs, eux qui vont vers le pays des palmes,
Crois-tu que ton fumier ait pour eux des appas ?

Regardez-les passer ! Eux, ce sont les sauvages.
Ils vont où leur désir le veut, par-dessus monts,
Et bois, et mers, et vents, et loin des esclavages.
L’air qu’ils boivent ferait éclater vos poumons.

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Regardez-les ! Avant d’atteindre sa chimère,
Plus d’un, l’aile rompue et du sang plein les yeux,
Mourra. Ces pauvres gens ont aussi femme et mère,
Et savent les aimer aussi bien que vous, mieux.

Pour choyer cette femme et nourrir cette mère,
Ils pouvaient devenir volaille comme vous.
Mais ils sont avant tout les fils de la chimère,
Des assoiffés d’azur, des poètes, des fous.

Ils sont maigres, meurtris, las, harassés. Qu’importe !
Là-haut chante pour eux un mystère profond.
À l’haleine du vent inconnu qui les porte
Ils ont ouvert sans peur leurs deux ailes. Ils vont.

La bise contre leur poitrail siffle avec rage.
L’averse les inonde et pèse sur leur dos.
Eux, dévorent l’abîme et chevauchent l’orage.
Ils vont, loin de la terre, au dessus des badauds.

Ils vont, par l’étendue ample, rois de l’espace.
Là-bas, ils trouveront de l’amour, du nouveau.
Là-bas, un bon soleil chauffera leur carcasse
Et fera se gonfler leur cœur et leur cerveau.

Là-bas, c’est le pays de l’étrange et du rêve,
C’est l’horizon perdu par delà les sommets,
C’est le bleu paradis, c’est la lointaine grève
Où votre espoir banal n’abordera jamais.

Regardez-les, vieux coq, jeune oie édifiante !
Rien de vous ne pourra monter aussi haut qu’eux.
Et le peu qui viendra d’eux à vous, c’est leur fiente.
Les bourgeois sont troublés de voir passer les gueux.

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FORET DE MONTAGNE par HUGO H

Posté par Claudio Boaretto le 11 février 2013

Tableau d’Hugo qu’il vient de terminer en ce mois de février 2013….

Une huile sur toile de 70x100cm qui raconte un paysage boisé des montagnes Vénètes, dans les Préalpes du côté de Belluno, au début des Dolomites….

FORET DE MONTAGNE par HUGO H dans Peinture & Dessins foret-de-montagne

Hugo est un peintre de la nature, il n’a pas son pareil pour peindre les arbres et les sous-bois comme le prouvent nombreuses de ses œuvres précédentes….

Mais c’est aussi un peintre-poète comme en témoigne sa description de son tableau :

«C’est la fin de l’après-midi, il est temps de rentrer. Le soleil déclinant nous indique la direction de la lisière ou nous profiterons encore un peu de cette belle lumière jaune. C’est l’heure ou quelques rayons de lumière s’infiltrent dans le sous-bois pour faire briller quelques feuilles et produire des éclats sur les troncs des arbres.»

Sans oublier le côté technique où il nous laisse entrevoir les difficultés de réalisation pour aboutir à la bonne facture de ses créations…. Difficultés qui nous font comprendre mieux encore l’œuvre….

«Cette vue à travers bois à contre-jour m’a donné du fil à retordre. Pour régler les contrastes, les teintes de la lumière directe et de la lumière diffuse, et la quantité de noir qui devait bien envahir une partie du décor pour révéler en clair-obscur les éclats de soleil sur la végétation…

J’ai d’abord cru que sous les arbres on verrait uniquement l’orée du bois scintiller comme au bout d’un tunnel végétal, puis je me suis aperçu que, même à contre-jour, la lumière était partout… partout oui, mais en pointillés !»

Quel œil, cet artiste!….
Dans le sous-bois, même en m’appliquant, je ne vois pas la moitié de ce qu’il perçoit…..

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LES COSTUMES DU CARNAVAL DE VENISE 2013

Posté par Claudio Boaretto le 6 février 2013

Nous ne pouvions pas laisser la période du carnaval sans vous faire admirer quelques costumés croisés dans le cœur de ville historique de Venise….

Devant la Piazzetta où trônent les deux colonnes de San Teodoro et du lion ailé de Venise….

LES COSTUMES DU CARNAVAL DE VENISE 2013 dans Venise : évenements 011

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Sur la rive devant le Bassin de San Marco….

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Sous les arcades des Procuraties….

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Sous les arcades du Palais des Doges….

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Sur la Piazza….

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Sympa avec la poussette pleine de Loulous de Poméranie….

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Devant le fameux café Florian….

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Sur la grande scène, au fond de la Piazza San Marco, danses en costume d’époque….

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L’animateur de la scène….

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Les costumés attendant de monter sur scène pour le concours du plus beau costume dont les résultats seront donnés à la fin du carnaval, dans quelques jours…

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Une jolie rose….

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Un Scapin ou un Arlequin tentant de la séduire….

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Un costume magnifique, d’une envergure telle que je ne pus le cadrer entièrement dans mon objectif….

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Gros plan….

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De profil, impressionnant….

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Un cortège s’initie sous les arcades du Palais des Doges….
En tête les meneurs, Olia et Klod, du fameux blog Oliaiklod dont j’ai récemment parlé, voir dans mon billet précédent :
http://boaretto.unblog.fr/2013/02/01/%C2%ABolia-i-klod%C2%BB-et-le-forum-%C2%ABvenezia%C2%BB/

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Les costumés ou, comme disent les Vénitiens, les «maschere» ( se prononce maskéré) suivent….….

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Le cortège sort des arcades, heureusement un peu plus de lumière malgré le ciel voilé, toujours mené par Olia et Klod….

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Toujours suivis de la chatoyante troupe….

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Un dernier joli costume pour terminer ce reportage….

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A presto….

Publié dans Venise : évenements | 24 Commentaires »

«OLIA I KLOD» et LE FORUM «VENEZIA»

Posté par Claudio Boaretto le 1 février 2013

OLIA I KLOD est le nom d’un blog incontournable sur Venise….

«OLIA I KLOD» et LE FORUM «VENEZIA» dans les blogs des copains 01

Écrit en français, tous les sujets y sont abordés avec un éclairage spécial sur les costumes et les manifestations carnavalesques en rapport avec Venise….
Mais, ce n’est pas que ça….

Olia i Klod, c’est Olga et Claude,
Olga est Russe, de Sibérie….

02 dans les blogs des copains

Claude est Français….
Rien à dire, il a la «gueule de l’emploi»…
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Leur Blog, c’est l’actualité de Venise, non seulement le présent, mais aussi le passé et le futur….
Tant de sujets sont abordés, rendez-vous compte, c’est un article QUOTIDIEN que nous proposent Olia i Klod….
Franchement,  je ne sais pas comment ils font, car écrire n’est pas leur job principal, ils ont aussi leur activités professionnelles qui n’ont rien à voir avec un travail de bureau devant un ordinateur….
Je pense sincèrement qu’ils ne doivent pas dormir la nuit…..

Voici le lien, courez-y vite :
http://oliaklodvenitiens.wordpress.com/

Et en plus, comme si cela ne suffisait pas, depuis le mois d’octobre 2012 Olia i Klod ont créé un forum sur Venise….
Le forum «VENEZIA»….

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«L’ENCYCLOPEDIE PARTAGEE SUR VENISE»

«Dès à présent, participez activement à une nouvelle aventure en notre compagnie et rejoignez les membres du Forum Venezia, le forum des vrais passionnés de Venise/
Vous y découvrirez des témoignages authentiques et exclusifs, ainsi qu’une multitude d’informations inédites sur Venise au quotidien.
Vous pourrez partager votre propre expérience et ainsi enrichir à votre tour le forum»

Dès le mois d’octobre dernier j’ai adhéré à ce forum et j’invite tous les passionnés de Venise à en faire tout autant…..

Voici le lien:

 

 http://san-marco.forumactif.org/

 

Il va sans dire qu’il convient de suivre ces deux phénomènes dans leur blog et leur forum, c’est loin d’être une perte de temps….

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Nous les retrouvons devant le Florian, Piazza San Marco….
A presto Olia i Klod….

 

Publié dans les blogs des copains | 7 Commentaires »

 

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