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EMISSION SUR FRANCE 5 : « ECHAPPEES BELLES » À VENISE

Posté par Claudio Boaretto le 17 septembre 2014

Nous avons participé au tournage de l’émission « Échappées Belles » qui sera diffusée ce samedi 20 septembre à 20h38 sur France 5. Ce reportage montrera une Venise moins connue et que nous adorons…

La présentation officielle :
« Grâce à des guides qui ont en commun l’amour et le souci de préservation de leur ville, le globe-trotteur découvre les différents aspects de la Sérénissime, inscrite, tout comme sa lagune, au patrimoine mondial de l’Unesco. La sauvegarde d’un patrimoine fragilisé, l’art lyrique ou encore l’agriculture font partie des sujets abordés. »

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Le sommaire :
« -Venise, un amour de ville : pour beaucoup, Venise est la ville romantique par excellence.
 -La Vogalonga, la course de l’espoir : la Vogalonga est une grande randonnée de bateaux à rames, qui a lieu tous les mois de mai à Venise. Le parcours d’une trentaine de kilomètres passe par les îles Burano et Murano.
 -Les combats des Vénitiens.
 -Les magiciens de Murano : l’île de Murano, au nord de Venise, abrite des artisans à la renommée internationale, spécialisés dans le soufflage du verre.
 -Les îles insolites de la lagune.
 -Sur le Grand Canal.
 » 

Je vous recommande cette émission parce que, bien sûr, c’est Venise, la cité de mes aïeux, mais aussi parce que la famille Boaretto sera présente dans plusieurs séquences, un bonheur et un honneur pour nous…

C’est avec plaisir que ma fille, Florence, a accueilli et guidé le présentateur de l’émission, Raphaël de Casabianca à travers les quartiers populaires de Venise, Castello et Cannaregio.

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D’abord notre « sestiere » familial, l’arrivée par San Pietro di Castello…

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Puis l’atmosphère particulière près de la via Garibaldi…

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Suivis par l’équipe technique, caméras, micros, etc…

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Dur dur, de rester naturels avec tout ça autour, mais l’ambiance était excellente !…

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Vous devriez voir l’installation par Florence de Raphael dans un des appartements gérés par Venisejetaime.

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Puis vous apercevrez les canaux de « Castello »…

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En revanche, vous ne nous verrez pas entassés dans une « barca » pour aller d’un sestiere à l’autre, lol…

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Vous devriez voir Raphael et Florence admirer le travail de l’artisan Piero Dri, « il forcolaio matto », qui d’un simple rondin de bois fait naitre de magnifiques « Forcole » ou rames pour la Voga alla Veneta (la rame à la vénitienne, c’est à dire debout).

Ici il discute avec l’assistante réalisatrice Céline Boutte…

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La « Forcola », cette pièce de bois est l’élément technique indispensable permettant au rameur de guider son bateau, sans changer sa rame de côté : avant, arrière, gauche, droite !

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Vous devriez aussi voir Raphael déjeuner à la maison, chez Hugo et Florence : sur la « foto », de gauche à droite, Hugo H., Raphaël de Casabianca, Alberto Boaretto mon papa, Florence ma fille, sur le même plan Justine et Gaetano, mes petits-enfants, tout à droite le réalisateur Jean Yves Cauchard…

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Autre secret de Cannaregio : Florence a emmené Raphael visiter la plus ancienne manufacture de mosaïques de Venise de la famille Orsini, les amis et voisins immédiats de Florence et Hugo… J’avais d’ailleurs publié l’année dernière un reportage détaillé et illustré sur cette fabrique qui possède le seul four encore en fonction à Venise, voici le link :

LA PLUS ANCIENNE FABRIQUE DE MOSAÏQUES A VENISE

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Vous verrez également la Maria (une amie de 30 ans de Renato et Mireille Boaretto, mon frère et ma « cognata ») qui tient le restaurant « ALBA NOVA DALLA MARIA »… Maria est un personnage haut en couleur qui nous concocte d’authentiques et très anciennes recettes traditionnelles vénitiennes aux saveurs rapportées des voyages des grands voiliers d’autrefois… C’est un endroit hors des sentiers battus du tourisme de masse où nous emmenons tous les copains qui passent à Venise (et ils s’en souviennent)…

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Je suis moi-même interviewé et filmé dans plusieurs séquences de cette émission sous l’égide du réalisateur Antonin Broutard, au demeurant un type très sympa avec lequel il est très agréable de tourner…

Antonin a poussé la plaisanterie jusqu’à me faire sortir ma guitare pour chanter une de mes chansons écrites sur Venise, en l’occurrence « La Ballade de Venise »… Alors que je recherche toujours les petits coins ombragés, il me fallut pousser ma goualante dans les ruelles de Venise, sous un soleil de plomb !!!… lol… Heureusement, cette chanson ne dure que 2mn55, mais n’ayez crainte, ils n’en diffuseront probablement qu’un extrait…

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Enfin rassurez-vous il n’y a pas que la famille Boaretto dans l’émission, évidemment… Référez-vous au sommaire publié en début de cet article et vous verrez que les 93 minutes de l’émission sont assurément bien remplies…

Un merci particulier à mon ami Claude Barrère du blog Olia i Klod d’avoir transmis notre contact à Claire Huille, (celle qui a tant travaillé en amont des reportages !!!)

Alors rendez-vous sur France 5 le samedi 20 septembre à 20h38 pour découvrir, comme nous-même, cette émission, et un grand grand merci aux équipes de tournage super sympas, d’une grande patience, d’une grande gentillesse et décidées à montrer la Venise que nous aimons…

Si vous êtes indisponibles le samedi 20 septembre, l’émission sera rediffusée le dimanche 28 septembre 2014 à 10h25 sur France 5…

Claudio Boaretto

Publié dans 02 Venise : évenements | 32 Commentaires »

LE LONG DES ÎLES DE LA LAGUNE DE VENISE

Posté par Claudio Boaretto le 13 septembre 2014

Avec comme une envie de balade en bateau, nous partons donc, ma fille Florence et moi, le long des îles de la lagune par les chenaux peu fréquentés touristiquement parlant… Il faut dire que souvent, dans la lagune vénitienne, nous voyons des îles au large mais nous ne nous en approchons que rarement…
Nous quittons le Lido, où Florence est venue me chercher avec son bateau, pour emprunter le canal Orfano… Devant nous, à quelques encablures, l’île de « San Clemente »…

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À notre tribord, attention, la « polizia », les motards de la route, manière de dire, ils ont troqué la moto pour le jet ski. ça ne craint pas pour nous car trop soucieux de la sauvegarde de Venise et de ses fondations, nous n’outrepassons jamais les limitations de vitesse…

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Une petite carte vous aidera à mieux visualiser notre parcours dans l’espace lagunaire, la lagune comptant 55 000 hectares… (Un petit filet vert matérialise notre trajet depuis le départ du Lido, la flèche rouge désigne l’île de « San Clemente »)…

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L’île de « San Clemente » est d’une superficie de 6,74 hectares dont 1,34 hectare de bâti côté nord par lequel nous approchons…

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« San Clemente » c’est aussi un monastère datant de 1645 tenu d’abord par les moines « Calmadules »… En 1873 ce monastère fut transformé en « Manicomio Centrale Femminile Veneto », en français « Hôpital psychiatrique central pour femmes de Vénétie », hôpital étant un bien grand mot pour désigner cet endroit à cette époque, nous dirions un asile pour isoler les folles ou prétendues telles… C’est là que fut enfermée et mourut « Ida Irene Dalser », la première compagne de Benito Mussolini…

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Cet «hôpital», au regard de nouvelles lois italiennes, fut fermé en 1992 et après d’importantes restaurations, transformé en un palace 5 étoiles…

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Le « Palace Saint Régis San Clemente », (200 chambres, 2 bars, 3 restaurants gastronomiques, piscine, tennis, etc…) est fermé depuis 2 ans…

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Aux dernières nouvelles, ce palace aurait réouvert depuis cet été 2014…

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Nous laissons derrière nous l’île et sa partie sud arborée…

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Assez loin sur notre tribord nous voyons l’île « Sacca Sessola »… (La flèche jaune sur la carte précédente)… De 40 hectares, c’est une des plus jeunes îles de la lagune, complètement artificielle car créée avec les boues et les terres de dragage des canaux de Venise et de la lagune… Sa fondation remonte à 1860… Toutes les îles lagunaires portant le nom de « Sacca » furent créées d’identique manière…

Jusqu’à sa fermeture en 1979, « Sacca Sessola » était un hôpital pour le traitement de maladies pulmonaires, relié à Venise par une ligne régulière de vaporetto…

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Ensuite la société « JW Marriott Venice Resort & Spa » a initié des travaux pour construire un Palace 5 étoiles de 1200 mètres carrés,  (266 chambres de prévues et tout ce s’en suit) qui devaient ouvrir en 2014… Hé oui, 22 millions de touristes annuels à Venise, cela aiguise les appétits…

Mais on ne sait pourquoi, les travaux se sont brusquement arrêtés il y a quelques années… Les bâtiments et leurs échafaudages sont restés en l’état, comme cela se passe parfois, si ce n’est souvent, en Italie…

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Nous poursuivons notre route, la prochaine île en vue est la petite île de « San Spirito » située le long du canal éponyme que nous venons d’emprunter…

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Voici la carte adéquate (toujours le filet vert suivant notre route, la flèche bleue désignant cette île)…

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Sa surface est de 2,53 hectares.

À l’instar de nombreuses iles de la lagune, celle-ci fut le siège d’un monastère où différents ordres monacaux se succédèrent de 1140 à 1806, jusqu’à l’arrivée de Napoléon où furent pillées l’église ainsi que le monastère… Ensuite le Bonaparte, coutumier du fait, fit abattre les bâtiments anciens pour faire place à une caserne et des hangars pour abriter une garnison militaire… Ce qui explique la « bonne réputation » de Napoléon auprès des vénitiens…

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Devenue une poudrière pendant la seconde guerre, l’île est abandonnée depuis 1965…

Entre 2002 et 2003, l’île a été vendue par les domaines à un groupe d’hommes d’affaires de Padoue, vraisemblablement pour encore créer un hôtel de luxe… Le fait est que depuis, elle est laissée dans un lamentable état, sans aucun entretien… Un échafaudage entoure le bâtiment principal, mais pas de travaux à l’horizon…Une pichenette sur le mur d’enceinte et il s’écroulera…

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Un si bel endroit, quel dommage…

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Continuant sur le canal « San Spirito », devant nous la fameuse île de « Poveglia » et ses 7,25 hectares tant convoités…

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Tout le monde a entendu parler de cette ile mise en vente cette année par les domaines italiens, la presse nationale et internationale s’en est fait l’écho…

Son campanile pointant au-dessus de la végétation…

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Pour empêcher que cette ile soit encore récupérée par des promoteurs immobiliers afin d’y créer un palace réservé à de richissimes clients, en avril 2014 une association à but non lucratif,  « Poveglia pour tous »,  composée en grande majorité de vénitiens (mais pas seulement) s’est créée…

Chacun a contribué, à hauteur de 99€ par personne (dont nous-mêmes), pour tenter de racheter l’île afin d’en faire un domaine public réservé à la population locale… En quelques semaines l’association a ainsi réuni un trésor de guerre de 450 000€ !…

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L’association est actuellement en pourparlers avec les pouvoirs publics pour obtenir la gestion de l’île…

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Nous doublons maintenant un « Ottagono »… Il y a en a 5 dans la lagune… Ce sont de petites îles fortifiées de 0,2 ha, de formes octogonales, placées principalement aux abords des embouchures de port pour défendre la lagune de l’intrusion de navires ennemis… (2 flèches jaunes sur la carte)…

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Nous croisons deux voiliers qui se « tirent la bourre »…

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Qu’ils en profitent, le vent souffle aujourd’hui, témoins les embruns que nous prenons en pleine face… Nous aimons bien, mais mon « Nikon » pas du tout… Obligé de « fotografier » entre deux rafales… Joli spectacle que ces voiliers…

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Nous pénétrons maintenant dans le canal de « Malamocco-Marghera », que les vénitiens appellent le « canal des pétroliers », (désigné sur la carte par la flèche noire)… 200 mètres de large, minimum 15 mètres de profondeur sur une douzaine de kilomètres de long, une véritable autoroute aquatique…

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Voici une seconde carte vous permettant de continuer à suivre notre trajet (le petit filet vert de gauche à droite) et de voir la longueur du canal des pétroliers (les 3 flèches noires)…

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Ce canal complètement artificiel, construit à partir de 1961, permet aux pétroliers et aux porte-containers de rejoindre le port industriel et le pôle pétrochimique de Marghera… Zoom à l’horizon…

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Les polémiques subsistent toujours quant à la création de ce canal qui a changé l’équilibre hydrodynamique de la lagune… En effet, le creusement de ce canal a augmenté la vitesse des courants atteignant jusqu’à 3 mètres/seconde. Ceci a eu pour effet d’accentuer la rapidité de la venue de « l’aqua alta », l’érosion du fond lagunaire et la disparition de « barènes » avec leur flore et leur faune… Barènes qui, justement, formaient autant d’obstacles pour réguler et ralentir la force des courants…
L’importance de ce phénomène est causé par la coïncidence de 4 facteurs :
-la linéarité du canal,
-sa grande profondeur,
-sa situation en ligne droite depuis l’embouchure de port de Malamocco,
-sa grande longueur et le manque d’un dernier obstacle à l’arrivée…

Nous croisons un remorqueur allant chercher un de ces gros navires à l’embouchure de Malamocco…

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Avec les milliers de tonnes de remblais et de boues draguées provenant du creusement du canal des Pétroles, (il fallait bien les mettre quelque part) il fut supprimé quelques milliers d’hectares de lagune dans le but de créer une troisième zone industrielle près de Fusina. C’est ainsi que naquirent les « Casse di colmata », comme on les appelle ici (que je vous ai entouré en violet sur la carte)… Ce projet de zone a d’ailleurs échoué catastrophiquement car complètement ravagé par la terrible inondation de 1966, accentué justement en ces lieux par les masses d’eau arrivant directement de l’Adriatique par ce canal des pétroliers…

Nous longeons ces terres artificielles aujourd’hui inexploitées et difficiles d’accès…

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D’un côté une balise bâbord…

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De l’autre une balise tribord…

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Et tout le long de ce long canal, ces terres incultivables qui ne servent à rien et qui ont juste fait disparaitre quelques milliers d’hectares de lagune…

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Au loin, sur notre tribord, nous apercevons Venise…

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Je zoome, dépassant hélas le toit des maisons, le cul de ces paquebots véhiculant un tourisme de masse, ces géants des mers amarrés à la gare maritime, défigurant la vision de la Sérénissime…

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J’ai oublié de vous dire, nous avons une mousse à bord…

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Charlotte, la plus jeune de la famille, quand le bateau navigue, elle ne se plaint jamais…

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Nous allons maintenant emprunter le canal « Contorta San Angelo » (désigné par la flèche bleue sur la carte) Ce canal ne fait qu’une dizaine de mètres de largeur sur une moyenne de 3 mètres de profond… Comme il n’est délimité que d’un côté par les « Bricole », ces pieux de chênes matérialisant les chenaux, il ne faut pas trop s’en écarter pour ne pas s’échouer sur les hauts fonds…

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Au passage, un cormoran, perché sur une de ces « bricole », nous regarde passer avec inquiétude…

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C’est donc ce petit canal que les incompétentes autorités veulent creuser à la taille du canal des pétroles pour que les paquebots, ces immeubles flottants, puissent rejoindre la gare maritime de Venise… Pour empêcher cette débile décision, ce creusement et toutes les conséquences qu’engendreront les courants violents qui arriveront alors directement sur Venise, que les vénitiens, certains d’entre vous et moi-même, avons signé une pétition…

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Les promoteurs de ce projet n’y vont pas de main morte car ce creusement impliquerait de surcroît le rasement total de la petite ile Sant’Angelo della Polvere (initialement appelée Sant’Angelo di Concordia…)

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Petite île d’un demi-hectare, en 1060 une église et un monastère abritèrent les moines Bénédictins, auxquels succéda la congrégation des Carmélites… Comme de nombreuse îles lagunaires, d’abord tenues par des religieux, elle n’échappa point, plus tard, à un dessein militaire et fut transformée en poudrière, d’où son nom….

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Jusqu’à quel mépris du patrimoine lagunaire iront ces gens-là, pour eux, il n’est que l’argent promptement gagné qui importe… Rayer carrément une île séculaire de l’espace lagunaire ne leur pose aucun problème…

Nous nous éloignons de l’Île en espérant sa survie…

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Nous quittons la lagune sud pour traverser Venise (toujours la petite ligne verte sur la carte) par le Canal Santa Marta, un petit bout du Canal Grande, emprunter le canal de Cannaregio pour rejoindre la lagune Nord, passer entre l’île de Murano et l’île de San Michele (le cimetière de Venise où une grande partie de notre famille est enterrée), pour rejoindre l’île des Vignole (la flèche rouge)…

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 Après cette belle balade, nous sirotons un dernier spritz à la terrasse de la « Trattorie delle Vignole », une de nos préférées, et contemplons le joli coucher de soleil sur la lagune…

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Claudio Boaretto

 

 

Publié dans 05 Venise : balades & promenades | 23 Commentaires »

PALMARES DE LA 71ème MOSTRA DEL CINEMA DE VENISE

Posté par Claudio Boaretto le 7 septembre 2014

Pour les cinéphiles avertis, voici le Palmarès tel que affiché sur le site de la Mostra de Venise :

 

LEONE D’ORO per il miglior film a:

EN DUVA SATT PÅ EN GREN OCH FUNDERADE PÅ TILLVARON

(A PIGEON SAT ON A BRANCH REFLECTING ON EXISTENCE)

di Roy Andersson (Svezia, Germania, Norvegia, Francia)

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LEONE D’ARGENTO per la migliore regia a:

Andrej Koncalovskij

peril film BELYE NOCHI POCHTALONA ALEKSEYA TRYAPITSYNA

(THE POSTMAN’S WHITE NIGHTS)

(Russia)

 

GRAN PREMIO DELLA GIURIA a:

THE LOOK OF SILENCE di Joshua Oppenheimer (Danimarca, Finlandia, Indonesia, Norvegia, Regno Unito)

 

COPPA VOLPI

per la migliore interpretazione maschile a:

Adam Driver

nel film HUNGRY HEARTS di Saverio Costanzo (Italia)

 

COPPA VOLPI

per la migliore interpretazione femminile a:

Alba Rohrwacher

nel film HUNGRY HEARTS di Saverio Costanzo (Italia)

 

PREMIO MARCELLO MASTROIANNI

Attribué au meilleur acteur ou actrice jeune :

Romain Paul

nel film LE DERNIER COUP DE MARTEAU di Alix Delaporte (Francia)

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PREMIO PER LA MIGLIORE SCENEGGIATURA a:

Rakhshan Banietemad e Farid Mostafavi

per il film GHESSEHA (TALES) di Rakhshan Banietemad (Iran)

 

PREMIO SPECIALE DELLA GIURIA a:

SIVAS di Kaan Müjdeci (Turchia, Germania)

 

 

LEONE DEL FUTURO – PREMIO VENEZIA OPERA PRIMA

“LUIGI DE LAURENTIIS”

 

La Giuria Leone del Futuro – Premio Venezia Opera Prima “Luigi De Laurentiis” della 71. Mostra Internazionale d’Arte Cinematografica, presieduta da Alice Rohrwacher e composta da Lisandro Alonso, Ron Mann, Vivian Qu e Razvan Radulescu, assegna il:

 

LEONE DEL FUTURO – PREMIO VENEZIA OPERA PRIMA (LUIGI DE LAURENTIIS) a:

COURT di Chaitanya Tamhane (India)

ORIZZONTI

nonché un premio di 100.000 USD, messi a disposizione da Filmauro di Aurelio e Luigi De Laurentiis, che saranno suddivisi in parti uguali tra il regista e il produttore.

 

 

PREMI ORIZZONTI

La Giuria Orizzonti della 71. Mostra Internazionale d’Arte Cinematografica, presieduta da Ann Hui e composta da Moran Atias, Pernilla August, David Chase, Mahamat-Saleh Haroun, Roberto Minervini e Alin Tasçiyan dopo aver visionato i 29 film in concorso, assegna:

 

il PREMIO ORIZZONTI PER IL MIGLIOR FILM a:

COURT di Chaitanya Tamhane (India)

 

il PREMIO ORIZZONTI PER LA MIGLIORE REGIA a:

Naji Abu Nowar

per THEEB (Giordania, Emirati Arabi Uniti, Qatar, Regno Unito)

 

il PREMIO SPECIALE DELLA GIURIA ORIZZONTI a:

BELLUSCONE. UNA STORIA SICILIANA

di Franco Maresco (Italia)

 

il PREMIO ORIZZONTI PER LA MIGLIOR INTERPRETAZIONE

MASCHILE O FEMMINILE a:

Emir Hadžihafizbegovic

nel film TAKVA SU PRAVILA (THESE ARE THE RULES)

di Ognjen Svilicic (Croazia, Francia, Serbia, Macedonia)

 

PREMIO ORIZZONTI PER IL MIGLIOR CORTOMETRAGGIO a:

MARYAM di Sidi Saleh (Indonesia)

 

il VENICE SHORT FILM NOMINATION FOR THE EUROPEAN FILM AWARDS 2014 a:

PAT – LEHEM (DAILY BREAD) di Idan Hubel (Israele)

 

 

PREMI VENEZIA CLASSICI

la Giuria presieduta da Giuliano Montaldo e composta da studenti di cinema provenienti da diverse Università italiane: 28 laureandi in Storia del Cinema, indicati dai docenti di 13 DAMS e della veneziana Ca’ Foscari, ha deciso di assegnare i seguenti premi:

 

il PREMIO VENEZIA CLASSICI PER IL MIGLIOR DOCUMENTARIO SUL CINEMA a:

ANIMATA RESISTENZA di Francesco Montagner e Alberto Girotto (Italia)

 

il PREMIO VENEZIA CLASSICI PER IL MIGLIOR FILM RESTAURATO a:

UNA GIORNATA PARTICOLARE di Ettore Scola (1977, Italia, Canada)

 

 

LEONE D’ORO ALLA CARRIERA 2014 a:

Thelma Schoonmaker

Frederick Wiseman

 

 

JAEGER-LECOULTRE GLORY TO THE FILMMAKER AWARD 2014 a:

James Franco

 

PERSOL TRIBUTE TO VISIONARY TALENT AWARD 2014 a:

Frances McDormand

 

PREMIO L’ORÉAL PARIS PER IL CINEMA a:

Valentina Corti

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LE DERNIER COUP DE MARTEAU A LA MOSTRA DE VENISE

Posté par Claudio Boaretto le 4 septembre 2014

Ce jeudi soir nous revoici à la Mostra pour visionner le quatrième et dernier film français concourant pour le lion d’or de Venise…

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« Le dernier coup de marteau »…

Réalisé par Alix Delaporte, qui a déjà remporté un lion d’or en 2010 pour son premier court-métrage…

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Avec, comme acteurs principaux, Romain Paul, Clotilde Hesme, Grégory Gadebois

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Je vous livre quelques extraits de l’excellente analyse du film par Marie-Noëlle Tranchant du Figaro :

Synopsis

«Le Dernier Coup de marteau met en scène un garçon de 13 ans, Victor (Romain Paul), à l’heure où il doit prendre son destin en main. Son entraîneur le pousse à faire carrière dans le football, mais comment quitter sa mère (Clotilde Hesme), alors qu’elle souffre d’un cancer et a dû cesser de travailler ?

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Son père, Victor, ne l’a jamais rencontré, mais voilà qu’il vient diriger un concert à l’Opéra de Montpellier : c’est un chef d’orchestre connu, Samuel Rovinsky (Grégory Gadebois). Victor va approcher cet ours irascible qui prétend d’abord ne pas avoir d’enfant, et peu à peu l’apprivoiser.

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 En retour, Samuel l’initie à la musique classique, et c’est Victor qui explique le titre du film, en racontant à sa mère l’histoire de la Sixième symphonie de Mahler. Le compositeur y avait placé trois coups de marteau, comme des coups du destin, mais, frappé d’une suite de malheurs, il a supprimé le dernier. Pour «congédier» le sort, dit Victor. «Conjurer», rectifie la mère. Car dans l’épreuve et la précarité, ils gardent tous deux une tenue, une bravoure parfois agressive, qui refuse de se laisser aller à l’émotion pour ne pas se laisser abattre…»

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Critique :

« Cela donne au film, qui aurait tout pour faire un mélo larmoyant, un dynamisme tonique, même si la réalisatrice tombe parfois dans l’excès inverse, comme le chef d’orchestre le dit à ses musiciens : «Trop dur, trop sec», un côté un peu forcé. Mais cette nervosité a son élégance, et les interprètes la servent bien.»

Dans la salle obscure, je me risque un petit coup de flash avant que ne s’allument les spotlight…

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Les artistes se lèvent suivis par la caméra de la RAI, la télévision italienne…

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Les applaudissements crépitent et le jeune Romain Paul, principal acteur du film, est le héros de la soirée…

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Une grosse bise de Clotilde Hesme, la maman dans le film… (Encore une fois les projecteurs yellow de la salle jaunissent les acteurs au premier rang)…

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Les applaudissements sont interminables, Claudine Heslme est très émue…

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Gros plan américain…

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N’oublions pas Grégory Gadebois, excellent dans son rôle de Maestro autoritaire et bourru…

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Gros plan sur l’acteur…

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Devant les acclamations du public Clotilde peine à retenir ses larmes…

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C’est une véritable ovation, même la réalisatrice Alix Delaporte laisse échapper une larmichette…

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La salle est debout, tout le monde s’est rapproché des protagonistes du film…

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Les artistes se prennent par la main, beaucoup d’émotions en cette fin de séance…

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Nous terminerons par une dernière « foto » de la vedette de la soirée, le talentueux Romain Paul…

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Ce film, d’une durée de 1 heure 22 minutes, sortira en France le 15 mars 2015… Allez le voir, il risque d’être primé à Venise… Nous le saurons dans 3 jours…

Claudio Boaretto

Publié dans 02 Venise : évenements | 16 Commentaires »

LOIN DES HOMMES A LA MOSTRA DE VENISE

Posté par Claudio Boaretto le 1 septembre 2014

Nous revoici avec bonheur à la Mostra pour visionner notre troisième film français…

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« Loin des Hommes » qui sortira en France le 10 décembre 2014…

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Réalisé par David Oelhoffen…

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Avec Viggo Mortensen et Reda Kateb…

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Synopsis :

« 1954. L’histoire se déroule durant la Guerre d’Algérie. Alors que la rébellion gronde dans la vallée, deux hommes, que tout oppose, sont contraints de fuir à travers les crêtes de l’Atlas algérien.

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 Au cœur d’un hiver glacial, Daru, instituteur reclus, doit escorter Mohamed, un villageois accusé de meurtre.

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Poursuivis par des cavaliers réclamant la loi du sang et par des colons revanchards, les deux hommes se révoltent.

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 Ensemble, ils vont lutter pour retrouver leur liberté. »

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Première surprise, Viggo Mortensen, cet acteur américain bien connu, né à New York mais danois par sa mère, révélé dans « Le seigneur des anneaux », parle français dans le film… Évidemment, il a un petit accent mais il parle naturellement bien français, dans le film, il l’enseigne même aux petits algériens…

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Le film est une adaptation de la nouvelle « L’hôte » d’Albert Camus, issu du recueil « L’exil et le royaume »…

J’ai adoré ce film… Pour l’instant, des trois films déjà visionnés, c’est mon préféré… Une histoire d’hommes et d’aventures, non dénuée d’un certain sens moral et d’humanisme… Des images splendides de l’Atlas algérien, une interprétation excellente des acteurs qui font tout le film… J’ai particulièrement aimé la prestation de l’acteur français Reda Kaleb…

Retournons dans la salle obscure et, comme d’hab, juste avant la fin, je tente un petit coup de flash sur le rang des VIP juste avant que ne s’allument les lumières… Les artistes ont encore les yeux fixés sur l’écran où s’affiche le générique…

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Et que la lumière fut !… Sous les applaudissements, les artistes se congratulent…

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Et n’hésitent pas un instant à se lever devant le public…

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Ils se retournent même pour saluer les spectateurs derrière eux…

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J’en profite pour faire mon gros plan américain…

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Mais voilà que, comme tous les soirs malheureusement, les projecteurs JAUNES de la « sale grande » s’allument au-dessus de la tête des acteurs changeant ainsi la couleur de la peau… Nous avons l’impression qu’ils viennent tous d’attraper la jaunisse tandis que les cheveux de Mortensen virent à la couleur jaune paille…

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Maintenant tous les principaux protagonistes du film se lèvent…
De gauche à droite, Viggo Mortensen, David Oelhoffen le réalisateur, Reda Kateb, Marc du Pontavice et Matthew Gledhill producteurs du film, et le barbu, Warren Ellis qui a signé la bande originale du film…

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J’essaie la presque même foto sans flash, rien à faire, les cheveux de Viggo Mortensen ressemblent toujours à de la paille…

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Mais c’est la star de la soirée…

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Le chouchou du public ce soir dans la salle…

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À l’énoncé de son nom, l’ovation a dépassé de loin celle de tous les autres protagonistes du film…

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Sinon, j’aime bien aussi la « gueule » du musicien australien, Warren Ellis, qui a écrit la musique du film…

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Enfin ! alors que tout le monde quitte la salle,les projecteurs jaunes viennent de s’éteindre… Rapidement, je prends un dernier gros plan de Mortensen avec sa vraie couleur de cheveux … (vraie couleur ?… Je soupconne quand même une petite teinture…)

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N’hésitez pas d’aller voir ce film quand il sortira en France le 10 décembre, 1 heure et 55 minutes où l’on ne décroche pas de l’écran…

Claudio Boaretto

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