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LES « VALLI DA PESCA » ou LA PISCICULTURE VENITIENNE

Posté par Claudio Boaretto le 31 octobre 2014

« Valli da Pesca » nous traduirons littéralement par « vallées de pêche »… Quand on parle « vallée » nous pensons à une dépression entre deux montagnes, il en est tout autrement dans la lagune de Venise…
Et quand nous parlons aussi de « pisciculture en eau salée » nous pensons immédiatement à ça : (
« foto » prises sur le Web)

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Ou ça :

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Ou encore à ça :

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À ces poissons élevés en méditerranée ou ailleurs, bars, dorades et autres, nourris majoritairement avec des granulés composés de farines de poissons mixés avec on ne sait quels adjuvants…

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Tout à fait le genre de poisson d’élevage « intensivo », (intensif) que vous ne ferez jamais avaler à un vrai vénitien…

Les « valli da pesca », (vallée de pêche) sont des espaces lagunaires naturels fermés car séparés de la lagune ouverte par des berges naturelles ou/et artificielles, (pieux, digues…) dans lesquelles se pratique la « Vallicoltura » (le dictionnaire italo-français donne cette traduction : « pisciculture ou aquaculture lagunaire »), soit une pratique de pisciculture « estensiva » (extensive, par opposition à intensive)…

Si nous pouvons trouver quelques vallées dans le delta du Pô, ou vers Caorle et Bibione, la grande majorité se trouve dans la lagune vénitienne où c’est une pratique spécifique et ancestrale, antérieure encore à la Sérénissime… Les« valli da pesca » de notre lagune sont au nombre de 32 et couvrent 9200 hectares, soit 1/6 de la surface lagunaire… Certaines « vallées » sont plus petites que d’autres et comptent des superficies de quelques dizaines d’hectares, d’autres très grandes arrivent jusqu’à 1500 hectares…

Nous avons eu le loisir de visiter la « Valle Sacchetta » d’une superficie de 112 hectares, située dans la lagune nord et dont voici une vue… Rien à voir, vous le constatez, avec les élevages intensifs, nous sommes dans un véritable espace naturel…

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Comment fonctionnent les vallées de pêche ?…
Le fait qu’elles soient séparées de la lagune par des berges fixes, naturelles ou artificielles, les exclue du flux et du reflux de la marée, les protégeant de la pollution provoquée par les zones industrielles et pétrochimiques, ainsi que des pesticides utilisés par les paysans des campagnes environnantes… Un système de vannes permet, quand il y a lieu, la régulation de l’eau en tenant compte des marées…

Pour bien comprendre le fonctionnement, il est nécessaire de connaitre les habitudes du poisson…

Dans le « Haut Adriatique » les poissons se reproduisent en mer, dans les zones des « tegnue » (mot vénitien pour désigner des élévations de masses calcaires, nues, très dures, qui surgissent isolées dans le fond meuble de la mer et qui sont toujours recouvertes d’eau) où les nombreuses anfractuosités de ces roches les protègent des courants et des possibles prédateurs…
Mais au printemps, pendant la période juvénile, les poissons se déplacent vers l’intérieur de la lagune où ils trouveront de la nourriture et seront à l’abri des prédateurs…

C’est justement cette habitude de se déplacer vers l’intérieur des lagunes qui est exploitée par les « vallicoltori » (les valliculteurs)…
Il faut savoir également que le poisson ne va jamais « A secondo » (
terme vénitien qui veut dire voguer, naviguer ou nager dans le sens du courant)… Le poisson nage toujours à contre-courant !

Le principe fondamental de la vallée de pêche est simple ; au tout début du printemps, aux moments propices, le « valliculteur » ouvre les vannes pendant la marée descendante (et les ferme pendant la marée montante), la majorité du jeune poisson rentre ainsi dans la vallée et ne peut ressortir…
Si les « avannotti » (
alevins) ne rentrent pas en nombre suffisant, il est fait appel aux pécheurs locaux qui vont les capturer en mer… Cette opération s’appelle la « pesca del pesse novelo » (la pêche du poisson nouveau)… Le « novellame » (poisson à peine né ou très jeune) est alors introduit en complément dans la vallée…

Une autre vue de la « Valle Sacchetta »…

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Une fois rentré, contrairement aux élevages intensifs de mer, le « valliculteur » ne nourrit jamais le poisson !… Dans les vallées, le poisson se nourrit tout seul des composants physiques et biologiques offert par l’environnement naturel… Par exemple, la « Valle Sacchetta » ayant un fond très bas et une salinité très haute, son poisson est de qualité supérieure….

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À l’époque de la « Fraima » (du latin frigĭdus, mot vénitien qui indique la période de l’automne pour le poisson), le « valliculteur », depuis la vanne maitresse, abaisse le niveau de l’eau… Le poisson ressent alors le besoin de retourner vers les profondeurs de la mer pour se protéger du froid, ce dernier pouvant provoquer sa mort…

Le « valliculteur » ouvre alors les vannes à la marée montante, le poisson se dirige vers la sortie de la vallée où il est capturé… Les poissons encore trop jeunes ou trop petits sont réintroduits dans la vallée, dans des canaux appropriés et plus profonds pour passer l’hiver appelés les « Peschiere di sverno »… Les poissons de taille adéquate seront commercialisés…

Le « valliculteur » procède au comptage des poissons à l’entrée de la vallée au printemps, ainsi qu’à la « Fraima », en automne, pour comptabiliser et gérer sa population…

Voilà, vous en savez assez maintenant pour visiter la « Valle Sachetta »…

Pour vous situer, sur le plan ci-dessous, j’ai entouré de rouge les 112 hectares composant cette vallée de pêche :

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De plus près, j’ai encore entouré (maladroitement mais exactement) la zone… Vous distinguez l’entrée de la vallée près du « Cason da pesca », (bâtiment central de la vallée), le « lago » (lac) principal et le lac secondaire, mais ce plan schématique ne peut vous faire découvrir la complexité des canaux…

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Monsieur Google, de son prénom Earth, nous en montre un peu plus… Évidemment, du ciel les « lagi » ne sont plus bleus mais de nuances de verts indéfinissables car c’est le fond lagunaire que nous apercevons… Cela nous permet d’entrevoir les nombreux canaux composant cette vallée…

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Par une matinée de fin octobre 2014, la « Fraima » bat son plein…

Nous sommes au dernier bassin de la vallée correspondant avec la vanne maitresse qui, en ces lieux, passe sous une petite route, la via Saccagnana qui mène à la porte d’entrée de la vallée…

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Recours à la « foto » vu du ciel pour comprendre en détail la topographie ;
-le dernier bassin,
-la vanne maitresse que l’on ouvre en ce moment à marée montante quand les vents sont favorables,
-le « lavoriero »…

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La vanne maitresse, vue de l’intérieur…

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Et surtout, entre la vanne et le bassin, le « lavoriero », pièce principale pendant la « Fraima »…

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C’est dans cet espace étroit, le « lavoriero » que sont capturés les poissons, grâce à la « cogolera » ou « cogolaria »…

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La « cogolera », située au milieu du « lavoriero », est formée de deux parois verticales formant un angle aigu…

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Le courant arrive face aux deux parois (flèche verte), le triangle formant la « cogolera » est entre-ouvert de quelques petits centimètres pendant toute la marée montante laissant le passage aux poissons (flèche bleue) alors capturés dans le « lavoriero »…

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D’aucuns me diront : « mais si ces deux parois restent entrouvertes pendant toute la marée montante, les poissons ne s’échappent pas de nouveau vers le bassin ? »…
Là réside l’ingéniosité du système… Les poissons, tous les poissons, quand ils se déplacent sont incapables de virer à 90°. Le « lavoriero » étant étroit, les poissons sont alors dans l’impossibilité d’effectuer le virage pour faire face à la« cogolera » et s’évader…

Le « valliculteur » et ses aides n’ont plus qu’à disposer le filet dans le « lavoriero »…

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Le glisser jusqu’au bout…

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Remonter le filet…

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Et le poisson est pris…

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Ensuite, il est transporté épuisette par épuisette,

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Jusqu’à un plan de travail, sorte de grand évier mobile en alu…

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Où il est trié…

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Et dispatchés dans des cuvettes selon sa destination…

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Le « valliculteur » nous montre et nous explique alors les principales espèces élevées dans les « valli da Pesca » :
Orate, cefali, branzini, anguille, ecc…

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Traduction :
Dorades, mulets, bars, anguilles, etc…

La Dorade est le principal poisson élevé dans les vallées vénitiennes et représente 50% de la population…

Quand elle est élevée en mer, le ventre de la dorade est beaucoup plus sombre et  n’a pas de jaune sur la tête… ce qui n’est pas un critère de qualité mais ce n’est pas le cas ici…

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L’année prochaine, sur cet individu la tache jaune sera plus beaucoup plus prononcée…

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Les nageoires sont sombres, le ventre est clair…

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Les élevages en mer, nous dit-il, mettent un an pour élever un poisson de 300 grammes, dans la vallée nous mettons deux ans pour arriver à 300 grammes, moins de poids mais plus de qualité pour le poisson poussant dans un milieu lagunaire naturel… En mer ils sont nourris avec les « mangami », (appellation pour les farines et les granulés)… Dans la vallée, la dorade se sert de ses dents pour manger par exemple les « vongole » sauvages (variétés de palourdes)…

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Par ordre d’importance, après la dorade viennent les « cefali », nom générique en italien pour les mulets, alors qu’en vénitien chaque « cefalo » porte un nom particulier :

La « Bosega » (mulet lippu)
le « Caostelo » (
mulet porc)
la « Volpina » (
mulet cabot)
et le « Lotregan », le plus prisé (
mulet doré) avec ses petites taches dorées sur les côtés de la tête, comme vous le constatez dans la « foto » ci-dessous

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Ensuite viennent le « Branzino » (bar), et l’« Anguilla »… Ce dernier poisson, l’anguille, ne se reproduit pas dans « l’Alto Adriatico », sa zone de reproduction se situe vers le golfe du Mexique dans la mer des Sargasses… Elles sont gardées 8 ans dans la vallée avant d’être commercialisées…

Le camembert suivant vous donne le pourcentage de la production des vallées de pêches vénitiennes…

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Nous laissons maintenant les « vallegianti » au travail dans les « lavorieri »…

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Et partons à la découverte de la vallée, de ses lacs et de ses nombreux canaux…

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De ses filets qui sèchent au soleil… Car quand la « Fraima » est terminée, s’il est besoin de s’approvisionner en poisson, cela se pratique de manière traditionnelle avec barques et filets…

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Le long des chemins nous découvrons la salicorne…

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Car la « Valle Sacchetta » se diversifie dans ses activités, elle commercialise aussi la salicorne… Confites dans du vinaigre, elles sont consommées comme hors d’œuvre, ou bien en omelette ou dans les salades. On peut aussi les préparer comme des haricots verts… Je ne suis pas trop amateur de salades, je l’ai tout de même goutée par curiosité… C’est bon, croquant et salé…

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La « Valle Sacchetta » produit aussi du miel avec les fleurs de « Barena »(en français : lais ou laisses)… L’appellation « Miele de Barena » n’étant pas reconnue, ils sont obligés de l’appeler miel mille-fleurs… Mais les vénitiens connaissent bien sa provenance, c’est d’ailleurs ce miel de « Barena » que j’achète régulièrement aux maraichers de l’île des « Vignole »…

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Le long du chemin central qui sépare les deux étendues d’eau principales de la vallée, et sur les berges de ses nombreux canaux, le « valliculteur » fait pousser le « Tamarice » (Tamarix) pour garder au calme les poissons et protéger les eaux des 4 vents qui soufflent sur cet espace sans obstacles qu’est la lagune. Les vents chauds : le « Scirocco » du sud-est, chaud et humide, le « Garbino » du sud-ouest, chaud et sec, les vents froids, voire glacials : la « Bora » du nord-est et la « Tramontana » du nord…

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Le « Tamarice » est l’unique arbre qui pousse dans les « Barene » de la lagune…

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Il est d’une incroyable vitalité, suffit de casser une branche et de la planter telle quel dans la terre, et l’arbre prend vie et pousse !…

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Nous longeons maintenant les « Peschiere di sverno », ce sont ces canaux d’hivernage beaucoup plus profonds que les lacs pour protéger les poissons du froid hivernal…

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Les canaux sont organisés en serpentine comme nous voyons sur cette « foto » prise du ciel…

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Les 4 espèces de Cefali (mulets), très remuantes, sont séparées des Dorades pour ne pas perturber l’hivernage de ces dernières…

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Si le froid se fait plus rigoureux, le « valliculteur » met en route un système de pompe qui envoie de l’eau douce à 17° dans ces canaux…

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Nous n’avons jamais de très grands froids dans la lagune…

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Mais si, par aventure, la température de l’eau descend en dessous de zéro, l’eau douce qui ne se mélange pas à l’eau salée reste en surface et forme une couche de glace qui protège l’eau salée du froid et du gel…

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Au bout de ce canal, nous voyons le lac principal…

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Nous l’avons maintenant à notre bâbord, un canal le longe tout du long…

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J’en suis presque à me dire que ces poissons ont bien de la chance de vivre tranquillement dans un environnement aussi magnifique…

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De minuscules « Barene » forment des îlots sur le lac, agrémentant le paysage…

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Comme ce petit îlot isolé, mais ne vous y trompez pas…

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C’est encore une diversification des activités de la vallée… Cet îlot est une hutte de chasse, un « gabion » comme nous disons en France… Il est composé d’un grand cylindre en béton qui descend dans l’eau où le chasseur pénètre avant l’aurore et reste toute la journée à guetter, éventuellement tirer, canards et autres oiseaux migrateurs autorisés à la chasse… Le « valliculteur » nous explique qu’il ne loue pas ces emplacements en permanence pour ne pas trop déranger le poisson, mais c’est un rapport supplémentaire pour la vallée…
D’autres vallées, notamment dans la lagune sud, appartiennent à de riches propriétaires (exemple Benetton) qui se désintéressent du poisson et ne les utilisent que pour des rendez-vous et parties de chasse…

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Nous revenons sur l’allée centrale, à l’horizon nous apercevons le campanile de « Burano » (désigné d’une flèche bleue)…

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Au bout du chemin une surprise nous attend, une barque abandonnée par les voleurs de poissons…
Le « valliculteur » de nous expliquer :
« Ce ne sont ni des albanais ni des croates qui nous volent, ce sont des gens d’ici, de la lagune… La méthode est simple, cela se passe la nuit, ils volent une grande barque et une petite barque et des filets de pécheurs en mer ou dans la lagune… Avec la grande barque ils s’approchent des berges de la vallée, passent à bras d’hommes la petite barque par-dessus les berges et ratissent les canaux avec les filets… S’ils sont pour se faire prendre ils s’enfuient et abandonnent tout sur place, facile, rien n’est à eux et ne permet de les identifier…
Le « valliculteur » organise alors des tours de garde, armés de fusils à balles en caoutchouc… Des détecteurs de bruits, de mouvements, des caméras même sont installés çà et là, mais les voleurs volent même les caméras… Les derniers pris sur le fait sont des pêcheurs de Burano avec un butin de 5 quintaux de poissons !!!… Au tribunal, ils ont prétendus qu’en péchant de nuit ils s’étaient perdus… Des salopards, il y en a partout…

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Sur le chemin du retour, depuis l’allée centrale quelques vues à bâbord…

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Et à tribord…

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Je n’ai pu malheureusement « fotografier » les nombreux oiseaux croisés pendant notre périple, ils s’envolaient de trop loin et je n’avais manifestement pas le temps de changer l’objectif de mon reflex… Il faudrait pour ce faire organiser une sortie rien que pour eux avec le matériel adéquat préparé à l’avance…

Mais ce paysage lagunaire splendide nous console…

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Nous voici revenus au point de départ et nous passons devant l’abri à bateaux où pendent quelques filets et quelques « appelants » pour la chasse aux canards…

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Près du dernier bassin, le « valliculteur » nous fait remarquer quelques algues dans le fond…

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Avec une épuisette il en remonte une feuille nous expliquant qu’elle est comestible et peut se déguster crue en salade ou cuite…

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Il en arrache un petit morceau…

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Et hop ! Joignant le geste à la parole, il l’avale !… je ne m’y attendais pas, je n’ai pas eu le temps de suivre son geste avec mon objectif… J’ai, bien sûr, fermement refusé de gouter !… Mais cela dénote la confiance du « valliculteur » dans la pureté de ses eaux…

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Il nous déclare par ailleurs que :
«« Valle Sacchetta » est toujours respectueuse de l’environnement et qu’elle a, en 2014, décidé d’adhérer au protocole de Kyoto contre les émissions de gaz à effet de serre…  Au mois de décembre 2014 elle sera certifiée au niveau international comme entreprise à « impact zéro » sur l’environnement »…

Nous n’en doutions pas un instant…

Dernière chose à montrer le « Cason da pesca », (baraque de pêche), où se trouve habituellement le centre opérationnel des vallées… Aujourd’hui entièrement restaurée, c’est une magnifique et luxueuse maison…

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Dans le bâtiment de droite, la partie rouge est la demeure de l’hôte de ces lieux, la partie blanche est un B&B avec deux chambres… encore une diversification de l’activité de la vallée…

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Le « valliculteur » s’est même créé une piscine d’eau salée… L’eau ne sera jamais bleue, mais, exempte de toute pollution, elle est d’une incroyable pureté…

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Le bâtiment de gauche c’est la « Pescheria », là où l’on trie, compte, prépare, conditionne et expédie le poisson dans toute l’Italie, et même en Afrique nous assure le « valliculteur »… Nous n’y voyons aujourd’hui aucune activité car nous sommes samedi, jour non travaillé (sauf dans les « lavorieri » qui ne peuvent attendre)…
Tout est d’une exemplaire propreté …

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II y aurait tant de choses encore à raconter sur les « Valli da Pesca della Laguna Veneta » et le traitement naturel et biologique de leurs poissons mais brisons là, ce reportage devenant déjà trop long, j’ai peur d’être fastidieux…

Malgré tout, j’espère avoir présenté un panorama relativement complet, et que vous ayez pris autant de plaisir que nous à la découverte de cette « valle da pesca »…

Claudio Boaretto

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LA VELEZIANA, REGATE DE VOILIERS À VENISE

Posté par Claudio Boaretto le 24 octobre 2014

En ce dimanche 19 octobre 2014, c’est la « Veleziana », contraction des mots « Vele » voile, et « Veneziana », vénitienne… Régate annuelle de voiliers de 5 à 25 mètres… Quoique sur un même parcours mais tout le monde ne jouant dans la même cour vu les différences de tailles, cette régate est divisée en 12 catégories, la catégorie reine étant celle des « Supermaxi » de 25 mètres…

Sur la ligne de départ en « Alto Mare », en Haute mer, 152 voiliers !… Arrivée devant le bassin de « San Marco » avec passage obligé depuis la haute mer, par la passe de port de San Nicolò au Lido, entrée principale de la lagune vénitienne…

Nous profitons de la présence de nos deux amies de France, Cécile et Nathalie, pour aller voir l’arrivée de ces beaux voiliers…

Nous nous installons dans un endroit stratégique, juste après l’entrée de la passe où les voiliers défileront obligatoirement devant nous, devant le fort de « Sant ’Andrea »…

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Notre petite équipe, de gauche à droite, Cécile, Nathalie et Evelyne…

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Le temps passe, bientôt une heure que nous sommes assis sur le quai et pas une voile à l’horizon… Pour tromper l’attente, je flashe les « Gabbiani Reale »…

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Une décision s’impose, nous laissons tomber le côté lagune et partons côté Adriatique pour tenter de voir où en sont les bateaux arrivant de « l’Alto Mare »… Pour ce faire, il faut aller tout au nord de l’île, traverser la végétation, longer la plage sauvage, et se taper au moins une borne sur la digue de « San Nicolò »… Nous ne sommes pas arrivés, mais nous sommes partis…

Première étape, il faut traverser sur des sentiers de bois balisés une étendue végétale et protégée… Evelyne indique à nos invitées que la plage se trouve après ce tapis de mousse, de végétation envahissante typique aux dunes et aux étendues sableuses des bords de mer… (Foto Nathalie)…

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Nous voici sur la plage, enfin, nous voyons « l’armada » à l’horizon…

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Certaines voiles sont déjà bien avancées et ont franchi un bon tiers de la digue de 2 kilomètres de long…

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Nous voici repartis, au pas de marche, le long de la plage sauvage pour rejoindre la digue …

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Plus qu’un petit kilomètre à parcourir sur la digue pour être bien placé…

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Deux voiles mènent la régate, je cours presque pour les prendre dans mon objectif avant qu’elles n’aient doublé la passe…

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J’arrive juste à temps pour prendre le premier des bateaux de tête, bien qu’étant encore devant les grillages des travaux du MoSe….

C’est « Idusa Brinmarshop », voilier de 25 mètres dans la catégorie « Supermaxi »…

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J’avance encore un peu et trouve mon poste d’observation à l’endroit où la digue de « San Nicolò » forme une courbe…  «L’Idusa Brinmarshop » vu de l’arrière…

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Il est immédiatement suivi par « Pendragon Alilaguna » qui passe devant la balise bâbord d’entrée de la passe…

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Assis sur les cailloux en pierre d’Istrie protégeant la digue, nous pouvons contempler l’armada lancée à la poursuite des bateaux de tête…

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Le troisième de la régate, « l’Ancilla Domini Prosecco » qui passe devant la balise… 

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Gros plan sur la balise bâbord, cylindre rouge avec tous ses appareils techniques, électroniques, météorologiques et solaires, protégés par quatre « Bricole »… (Foto Nathalie)…

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« Prosecco » quel joli nom de sponsor, c’est le champagne des vénitiens !…

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Pour les voileux du coin qui sont intéressés par la régate, voici les résultats des 3 premiers dans chaque catégorie…

Nous remarquerons qu’entre le passage devant la digue de « San Nicolò » et l’arrivée devant le bassin de « San Marco », « Pendragon Alilaguna » a doublé et piqué la première place à « Idusa Brinmarshop »…

Categoria Supermaxi

1.   Pendragon Alilaguna, Fabio Sacco

2.   Idusa Brinmarshop, Montefusco Sailing Project

3.   Ancilla Domini Prosecco DOC, Mauro Pelaschier

Categoria 0

1.   Fanatic, Pierluigi Peresson

2.   Walidada, Jonathan Todhunter

3.   Linea d’ombra, Ilaria Fabbri

Categoria 1

1.   Illyteca, Marino Quaiat

2.   Margherita, Pietro Burello

3.   Alter Ego, Alberto Illotti

Categoria 2

1.   Gecko Electrolight, Francesco Martina

2.   Boé, Ugo Campaner

3.   Kala Nag, Race&Cruise

Categoria 3

1.   Hector X, Massimo Filippi

2.   Demon X, Borgatello Lombardo

3.   Gaucho “Bagigia”, Roberto Tiozzo

Categoria 4

1.   LSD, Giorgio Chersano

2.   Strafantone, Roberto Ferro

3.   Croce del Sud, Silvano Minello

Categoria 5

1.   Adriatica, Piero Paniccia

2.   Baraimbo, Franco Deganutti

3.   Farmacia Boschetti, Alessio D’Avanzo

Categoria 6

1.   Ciao, Andrea Luppi

2.   Pequena, Alberto Girardello

3.   Lasse Maja, Gian Franco Marzocchi

Categoria 7

1.   Boomerang, Nicolò Scarpa

2.   Arkanoé, Sergio Caramel

3.   Break Wind, Paolo Rossetti

Categoria 8

1.   Oca Gialla, Andrea Scarpa

2.   Silia, Fabio Gherardi

3.   Amalia, Alberto Belli

Categoria 9

1.   Mago Merlino, Luca Tenderini

2.   Alpa 550 CDVM, Federico Frasson

3.   Meteor 2, AVL

Categoria 10

1.   Duvetica 210, Paolo Trevisanato

2.   Duvetica 210, Mauro Padoan

3.   Duvetica 210, Giacomo Barbaro

L’armada se rapproche…

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Lentement…

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Lentement car, en entrant dans la passe, les bateaux subissent un « mollissement » soudain du vent causé par les obstacles au « Noroit » de la presqu’ile de « Punta Sabbioni » et au « Sudet » de l’île du Lido… En outre, nous sommes en marée descendante, l’armada se retrouve donc avec un fort courant contraire, si bien que les voiliers passent devant nous à une moyenne de 6 à 7 nœuds à tout casser… Ce qui ne les empêche pas de « se tirer la bourre »…

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Et nous laisse le temps de gentiment les « fotografier »… (Foto Nathalie)

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Nous sommes très bien installés sur les pierres d’Istrie de la digue et sous un joli soleil d’octobre…. Evelyne (Foto Nathalie)…

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Nathalie et Cécile, à ne pas confondre avec Cécile et Nathalie…

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Gros plans sur notre petite équipe :

D’abord sur Cécile…
Musicienne, auteur-compositeur-interprète, des chansons dans un style un peu « jazzy », un peu « bluesy », un timbre de voix qui par moment me fait penser à Mireille (
et aux heures que j’ai vécues autrefois dans son « petit conservatoire »)…
Mais Cécile, c’est un style beaucoup plus « Rock-and-Roll », heureusement !… Nous avons passé quelques excellentes soirées, guitares en main… Elle « traque » un peu car elle donne un concert le lendemain de sa rentrée en France, dans 5 jours…

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Sa sœur, Nathalie,
elle fut ma plus précieuse collaboratrice lorsque j’officiais comme directeur des « Affaires Culturelles et de la Mémoire » de la Ville de Verdun, fonction où elle me succéda avec bonheur, l’élève surpassant le maitre… Malheureusement, elle fut évincée quelques années plus tard suite aux basses manœuvres de quelques petits fonctionnaires territoriaux jaloux et corrompus… J’en tiens rigueur à l’ancien maire de Verdun, Arsène Lux, de s’être laissé aveuglé et d’avoir pris cette lamentable décision…

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Enfin Evelyne, ma douce compagne qui toujours me suit dans mes extravagances, dans mes fêtes, dans mes aventures, dans mes randonnées, en bateau sur la lagune, en moto dans les traversées des déserts de l’Ouest américain, sur les routes sinueuses et enneigées des Préalpes autrichiennes, ou les chemins mal carrossés de Croatie… Que ne ferais-je avec toi, mon cœur…

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Mais revenons-en à nos bateaux, sous la surveillance des « Carabinieri »…

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Le gros de la flottille arrive maintenant sur nous…

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Toutes voiles et spis dehors…

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Un vrai festival…

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Nous avons là un voilier « XL », suivi par un « XS », puis un « L » et un « M »…

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Quelle jolie et étrange régate où les voiliers de 5 mètres tutoient les voiliers de 25 mètres…

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Une voile plus expressive que d’autres…

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Un spectacle dont nous ne nous lassons guère…

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Encore une jolie journée entre mer et soleil, à ranger soigneusement dans nos mémoires…

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Claudio Boaretto

Publié dans Venise : évenements | 22 Commentaires »

DIFFUSION DE L’EMISSION ECHAPPEES BELLES A VENISE, SUR YOUTUBE

Posté par Claudio Boaretto le 20 octobre 2014

Vous êtes quelques uns à m’avoir dit :

« j’ai malheureusement raté l’émission sur France 5″…

ou

« je n’ai pas pu la voir car elle n’est pas diffusée en Italie, même pas en replay »….

Qu’à cela ne tienne, pour les volontaires courageux, voici sa rediffusion sur YouTube, où vous pourrez apercevoir quelques membres de notre famille :

Image de prévisualisation YouTube

Bonne visualisation…

Claudio Boaretto

Publié dans Venise : évenements | 1 Commentaire »

CAMPO DE LE GATE à VENISE

Posté par Claudio Boaretto le 16 octobre 2014

Me promenant dans les rues de « Castello », du côté de « San Francesco delle Vigne », je n’avais pas mon Nikon avec moi mais je dégainais mon Smartphone car je ne pouvais pas rater cette « foto »…

Un chat sur la fenêtre à côté du « Nioziolèto » « Campo de le Gate »,

en français « Place des Chattes », ça ne s’invente pas…

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Qui plus est, pas n’importe quel chat, un véritable « Soriano », le chat vénitien par excellence…

(Pour ceux qui ne connaissent pas le Soriano cet article vous révèlera tout : http://boaretto.unblog.fr/soriano-le-chat-de-venise/)

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En observant ce « Soriano » gigoter devant la fenêtre, je me suis dit voilà un matou qui veut rentrer chez lui…

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La fenêtre s’ouvre alors sur une adorable grand-mère une assiette à la main… Me voyant dans la rue, elle m’adresse la parole en vénitien avec un grand sourire : 

« No xè l’mio gàto, xè un selvàgio. El xe innamorato de mi perché ghe dago la pappa »

Je suis mort de rire…
traduction :
« Ce n’est pas mon chat, c’est un sauvage. Il est amoureux de moi parce que je lui donne la pappa »

La « pappa », c’est la bouillie que l’on donne aux bébés…

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Je voulais faire une seconde « foto » de la grand-mère mais avec mon tout nouveau Smartphone HTC (je suis un fidèle de la marque) que je ne maitrise pas encore bien, je ne sais pas sur quoi j’appuie, je me retrouve avec un « selfie », l’appareil foto est réversible !… Tant pis, pour une fois vous aurez une image de moi devant le pittoresque campo, causant avec l’adorable grand-mère…

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Trop tard pour la seconde foto, le temps que je retrouve le moyen de mettre le smartphone en ordre pour « fotografier » normalement, la fenêtre se referme…

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Ne reste plus que le « Soriano » qui savoure la « pappa » avant de sauter dans le jardin d’à côté…

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Content de savoir qu’il existe encore des « Soriani » sauvages, nourris par les vénitiens, dans les ruelles de « Castello »…

Claudio Boaretto

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ÉTAPE À L’ÎLE DE POVEGLIA DANS LA LAGUNE SUD DE VENISE

Posté par Claudio Boaretto le 12 octobre 2014

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Dimanche 28 septembre 2014, c’est la journée
« Tappa a Poveglia ! »,
traduire par « étape » ou « halte à Poveglia»…

Les presses nationales italiennes et internationales s’étaient faites l’écho de la mobilisation citoyenne des vénitiens (et pas seulement que des vénitiens) afin que cette île mise aux enchères par les « Domaines » ne tombe sous la coupe d’investisseurs prêts à privatiser cet espace insulaire pour créer des établissements luxueux réservés à une certaine élite…
La souscription lancée par l’association nouvellement créée « Poveglia per tutti », sollicitant 99€ par personne solidaire à leur action, a récolté environ 450 000€ !!!…
Mis à part un candidat, la mobilisation citoyenne de la population vénitienne à travers l’association a dissuadé les investisseurs de participer à cette mise aux enchères…
Poveglia n’a pas été vendue !…
Un succès !…

L’association demande maintenant aux « Domaines » la gestion de cette île pour en faire un espace public ouvert à toute la population….

Ce dimanche est donc l’occasion de découvrir cette île car nombreux sont ceux qui ne l’ont vue que de loin dans la lagune sud…. Mais pas seulement, c’est aussi :

Une fête,
une journée de rencontre et de présence,
une étape dans notre projet pour l’île.
Mais aussi un moment où nous donnerons le coup d’envoi symbolique des travaux 

Les premiers travaux sont, ce dimanche, de nettoyer, déchiffrer et créer des chemins dans la partie Nord de l’île envahie par les immondices échoués depuis quelques décennies et la végétation sauvage… Sur cette « foto », prise par Monsieur Gogole, nous distinguons parfaitement la partie Nord et la partie Sud délimitées par le canal qui traverse l’île d’Est en Ouest… Un pont relie les deux parties que je signale d’une flèche verte, tandis que la flèche bleue désigne l’emplacement de l’embarcadère provisoire installé pour accueillir les visiteurs de cette journée….

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Rendez-vous était donné à tous les visiteurs au « Ponte della Morte » de Malamocco…

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Embarquements de 13h à 17h30…

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L’île se trouvant à 1 kilomètre au large de Malamocco…

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Les vénitiens attendent au pied du pont…

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Des volontaires avec leur « barca » font la navette entre Malamocco et la Poveglia… Nous embarquons…

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Nous approchons de l’île…

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Face à nous « l’Ottagono di Poveglia», la plus ancienne des 5 îles octogonales fortifiées de la lagune…

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Nous arrivons à l’embarcadère provisoire de la partie Nord (indiqué par la flèche bleue sur la foto satellite)…

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Si nous avons emprunté les navettes mises en place par l’association, de nombreux vénitiens sont venus avec leur propre bateau…

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Certains ont accostés le long des berges du canal…

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Pied à terre, un grand calicot affirme notre présence :

« TOUS POUR POVEGLIA »

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Tandis que quelques mètres plus loin une pancarte accrochée à un tréteau annonce la couleur :

Bienvenus à Poveglia
Ayez soin de l’île car elle est à tous
Ne jetez pas de « Mozziconi » par terre

Les « Mozziconi », ce sont les « mégots »… Quoique fumeurs, nous sommes absolument en phase avec cet avertissement… (Lorsque nous nous dorons la pilule sur les plages du Lido, nous sommes les trop rares à utiliser notre cendrier portable pour ne pas souiller le sable)…

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La « foto » de famille de tous les volontaires qui ont courageusement nettoyé et défriché l’île toute la matinée…

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Les nombreux sacs d’immondices récoltés et qui seront transportés par bateaux à la déchetterie du Lido…

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Les armes du combat…

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Surprenant ! Même la télévision fonctionne à la Poveglia…

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Les coulisses du tournage de l’émission :

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Un petit stand dans la première clairière…

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L’on y vend t-shirts et autres colifichets au profit de l’association…

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Nous avançons dans une dense et luxuriante végétation…

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À certains endroits nous longeons le canal où des bateaux arrivent encore…

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Une seconde clairière avec un joli bouquet « d’herbes de Pampa »…

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À côté un plan avec les sentiers fraichement défrichés… Nous sommes là où j’ai mis la flèche rouge… Une belle balade en perspective…

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Un peu plus loin, encore un stand moult fréquenté …

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Normal, c’est la « Bouffe »…

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Des bancs et des tables sont disposés à droite, à gauche, car nombreux sont venus avec leur panier et leur glacière pour piqueniquer dans la nature…

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Pendant que tout le monde déjeune, je quitte la foule pour m’aventurer dans ces nouveaux sentiers forestiers…

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Des petits rubans de chantier blanc et rouge, noués aux arbres, jalonnent le parcours… On se perdrait presque…

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Incroyable, on se croirait en plein bois et non au milieu de la lagune de Venise…

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Sauf évidemment lorsque nous atteignons le bord de la rive…

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La lagune alors, caressant la rive de l’île, s’offre à notre regard et rappelle où nous sommes, l’endroit magnifique où vécurent nos aïeux et où nous-même avons toujours le privilège de vivre…

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Après avoir parcouru tout le périple de l’île, je me retrouve au pied du pont séparant les deux parties de l’île….

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Ce dernier est barré, un écriteau nous informe que les Domaines n’ont donné l’autorisation que pour la partie Nord…

« La responsabilité de l’association s’arrête ici »

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Les Domaines ont demandé 1357€ à l’association pour l’occupation la moitié de cette île abandonnée et cette journée de nettoyage et sa préparation, ils auraient pu faire un geste… Qui pourrait empêcher un vénitien d’accoster sur une île de sa lagune…

Ma curiosité et mon vieil instinct soixante-huitard m’incite à passer résolument de l’autre côté du pont…

 C’est la partie construite de l’île, à l’abandon depuis les années soixante et dont les bâtiments sont en mauvais état…

Je déambule sur les quais de la rive sud où les pécheurs de Malamocco font sécher leurs filets et leurs nasses…

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Mon intention est de m’approcher au plus près de « l’Ottagono »…
Opération réussie…
Il fut construit au XIIIème siècle, pour la défense pendant la guerre de Chioggia opposant la république de Gênes à la république de Venise… Les génois avait occupé Chioggia et l’embouchure de la lagune était alors à Malamocco…

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Il n’en est pas de même des bâtiments de Poveglia, si les murs extérieurs tiennent le coup, les intérieurs sont dans un état particulièrement lamentable …

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Quant à grimper aux étages supérieurs, même pas en rêve, évitons les cauchemars…

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Je parviens au pied du campanile, aucun recul pour la « foto » car les bâtiments sont cernés de tous côtés par une végétation dense et invasive…

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Cette partie Sud mériterait la même intervention que le Nord, du moins en sa partie végétale… La restauration du construit est un autre problème et un autre budget…

J’en ai assez vu et retourne à l’embarcadère en passant par les petits sentiers forestiers plein de charme de la Poveglia Nord…

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Nous quittons l’’île par une navette…

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Croisant le va et vient permanent des visiteurs…

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Le campanile de Malamocco est en vue…

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Nous passons sous le « Ponte della Morte »…

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toujours de nombreux visiteurs attendent le passage, plus de 1000 embarqués ce dimanche pour Poveglia…

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Un succès que cette première journée de l’association :

Poveglia est le résultat de la nature, de l’histoire et de la culture,
qualités que nous entendons récupérer et valoriser 

« POVEGLIA PER TUTTI »

Claudio Boaretto

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