EL SFRATO

Posté par Claudio Boaretto le 30 avril 2015

Una poesia in lingua veneziana, scritta da Cristina Marson La Rossa, ispirata di fatti reali vissuti dalla famiglia di una delle sue amiche…

Per i francofoni, ho tradotto la poesia, ma, ahimè, non avrete, in francese, il canto della lingua veneziana e l’armonia della rima…

Un poème en langue vénitienne, écrit par Cristina Marson La Rossa (la Rousse), inspiré de faits réels vécus par la famille d’une de ses amies…

Pour les francophones, j’ai traduit le poème, mais, hélas, vous n’aurez pas, en français, le chant de la langue vénitienne et l’harmonie de la rime…

El sfrato

 

 Questa xe la stòria, de na famèja venessiàna

 Che sfratada da Venèssia, la xe ‘ndada via lontàna …

Ceci est l’histoire d’une famille vénitienne

Qui expulsée de Venise, s’en est allée loin

 I viveva anca col nono, un vècio pescaór

 Che tanto ne la so vita, ga lavorà co onór.

Ils vivaient aussi avec le grand-père, un vieux pécheur

Qui énormément dans sa vie, a travaillé avec honneur.

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I vìveva su na casa, che bùtava su de un Rio

 Ma un zórno maledéto, i ga tocà dìrghe adìo …

Ils vivaient dans une maison, qui donnait sur un canal

Mais un jour maudit, ils ont dû lui dire adieu…

 Soto i so balconi, pasàva tante imbarcasìon

 Chi a motor, chi a remi, na vera procesìon

Sous leurs balcons, passaient beaucoup d’embarcations

Qui à moteurs, qui à rames, une vraie procession

 El ciacolàr dei gondolìeri, ghe fazèva compagnìa

 Tuto questo par el so cuòr, géra pura melodia …

Les bavardages des gondoliers, lui faisait compagnie

Tout cela pour son cœur, était une pure mélodie…

 De matìna bonóra, sto nòno co la so fiàcheta

 ’ndava ad alsàr le tende intonàndo na òpereta

De matin de bonne-heure, ce grand-père avec sa petite nonchalance

Allait à relever les rideaux en entonnant une opérette

 Co el vèrxiva le finestre, el sól tèpido de la matìna

 Scaldàva co i so ràgi, fin drénto la cuxìna …

Quand il ouvrait les fenêtres, le soleil tiède du matin

Réchauffait avec ses rayons, jusqu’à dans la cuisine…

 E mentre el cafè, veniva sùzo piàn piànin

 El bòngiorno ghe dava a tuti, sto nòno matutìn.

Et pendant que le caffè, montait tout doucement

Le bonjour il le donnait à tous, ce grand-père matinal.

 I fàzeva la spéxeta, dà l’amìgo frutariòl

 Un salto in panificio, par finìr dal latariòl

Ils faisaient les petites courses, chez l’ami fruitier

Un saut chez le boulanger, pour finir chez le laitier

 I nevódi zogàva lìberi, córendo par la cale

 De istà i stava a l’ómbra, a scoltàrse le cicàle

Les petits-enfants jouaient libres, courant dans les ruelles

En été, ils restaient à l’ombre, à écouter les cigales

 Quanta alegrìa, regnàva drénto sta caxèta

 Ma un zórno xe rivàda, na lètera incònsueta

Que d’allégresse, régnait dans cette petite maison

Mais un jour est arrivée, une lettre insolite

 Un avìso de sfràto, cusì de pùnto in bianco

 Un cólpo al cuòr, par un òmo ansiàn e stanco

Un avis d’expulsion, comme çà de but en blanc

Un coup au cœur, pour un homme ancien et fatigué

 E co la létera in man, che strénzeva dà la ràbia

 La lèzeva piànzendo, sentìndose in gàbia …

Et avec la lettre en main, qu’il serrait de rage

La lisait en pleurant, se sentant en cage…

 « Indóve i ne manda dèso, cara famèjeta mia

 No vojo morìr in tèra-férma, de malinconìa

Où nous envoient-ils maintenant, ma chère petite famille

Je ne veux pas mourir sur la terre ferme, de mélancolie

 So nato in laguna, go raìxi venessiàne

 Gavàremo na masarìa, éntro póche setimàne …

Je suis né en lagune, j’ai les racines vénitiennes

Nous aurons un déménagement, dans peu de semaines

P1190398

 Perchè mi me domando, no i ne làsa vìver qua

 Par mi che so vècio, xe na gran crudéltà

Pourquoi moi je me demande, ils ne nous laissent pas vivre là

Pour moi qui suis vieux, c’est d’une grande cruauté

 Chi no ghe xe nato qua, no podarà mai capìr

 Che se i te cava da Venèssia, xe come ‘ndar a morìr

Qui n’est pas né ici, ne pourra pas comprendre

Que s’ils t’enlèvent de Venise, c’est comme aller mourir

 La famèja lo vardàva, chel’ bàteva i pugni in tòla

 Sercàndo de consolàrlo, el xènero co la fiòla …

La famille le regardait, qui battait les poings sur la table

Cherchant à le consoler, le gendre avec la fille…

 E dal quél trìste zórno, sta famèja i ga ‘sasinà

 Traslocàndo par la tèraférma, de qua e de là …

Et depuis ce triste jour, cette famille ils ont assassiné

Déménageant pour la terre ferme, d’ici et de là…

 Quél pòvaro nòneto, andà in depresiòn

 Lontàn da Venèssia, el géra come in prexón

Ce pauvre petit grand-père, est allé en dépression

Loin de Venise, il était comme ne prison

 Ma no el ga mai molà, el ga sempre combàtuo

 Par ritornàr a Venèssia, e riavèrla nel cuòr suo

Mais il n’a jamais lâché prise, il a toujours combattu

Pour retourner à Venise, et la ravoir dans son cœur

M09

 

 e co el ghe xe riusìo, in laguna el xe tornà

 Ma dopo pochi ani, i òci el ga serà …

Et quand il a réussi, en lagune il est retourné

Mais après peu d’années, les yeux il a fermé…

 Ma co la sodisfasión, in paxe de ripoxàr

 Nel grèmbo de la so tèra, sòrta dal mar…

Mais avec la satisfaction, en paix de reposer

Dans le giron de sa terre, sortie de la mer

 Sta stòriela triste, se ripete da tanti ani,

 Perche’ questo xe el destìn, dei pòvari venèssiani!

Cette historiette triste, se répète depuis tant d’années

Parce que ceci est le destin, des pauvres vénitiens !

 Cristina Marson

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MANIFESTATION CONTRE LE MOSE à l’ARSENAL DE VENISE

Posté par Claudio Boaretto le 26 avril 2015

Pour info, à l’occasion des journées portes ouvertes à l’Arsenal de Venise, manifestation hier 25 avril contre les travaux du MoSe…

Voilà quelques extraits de ce qu’en disent les organisateurs de la manif :

   « A quasi un anno dalla retata storica, con gli arresti dei dirigenti del Consorzio Venezia Nuova, di politici e funzionari pubblici corrotti, NULLA E’ CAMBIATO.

Anzi il C.V.N. ricomincia con la sua campagna propagandistica – come questa esposizione di una delle paratoie del  MoSe e del jack-up (una speciale nave dal costo di 50 milioni di € che servirà per la manutenzione delle paratie), durante le giornate di “Arsenale aperto” – come se il sistema Mo.S.E. rappresentasse la più grande opera di ingegneria ambientale al Mondo – e non il più grande bidone del secolo. »

« À presque an de la rafle historique, avec les arrêts des dirigeants du « Consortium Venezia Nuova », de politiciens et de fonctionnaires publics corrompus, RIEN N’A CHANGÉ.

Au contraire le C.V.N recommence avec sa campagne de propagande – comme cette exposition d’une des vannes du MoSe et d’un jack-up (spécial bateau d’un coût de 50 millions de € qui servira pour l’entretien des cloisons), pendant les journées portes ouvertes de l’Arsenal » – comme si le système MoSe représentait la plus grande œuvre d’études d’ingénierie environnementale au Monde – et pas le plus grand bidonnage du siècle. »

« Ieri 25 aprile abbiamo rovinato la festa che il Consorzio Venezia Nuova aveva organizzato in Arsenale  per mostrare una paratoia del MOSE e una cerniera….. »

 « Hier 25 avril nous avons ruiné la fête que le « Consortium Venezia Nuova » avait organisé à l’Arsenal pour montrer une vanne du MoSe et une charnière….»

«Ecco il filmato di Loredana e Massimo su “Occupazione della Paratoia del MOSE in Arsenale” 25 aprile 2015»

« Voilà le film de de Loredana et Massimo sur « Occupation de la Vanne de MOSE en Arsenal » 25 avril 2015 »

Image de prévisualisation YouTube

Pour ceux qui comprennent le discours en italien, je vous laisse seuls juges en la matière…

Personnellement, je garde l’espoir que le MoSe fonctionnera quand même et sera opérationnel en 2017, sinon que de milliards d’euros perdus et ce serait alors vraiment l’escroquerie du siècle…

Claudio Boaretto

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FESTIVAL DE GLYCINES SUR LES VILLAS DU LIDO DE VENISE

Posté par Claudio Boaretto le 20 avril 2015

Alerte !…

Attaque massive de glycines au Lido de Venise !…

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Le printemps s’installe confortablement sur notre île…

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Et les glycines mauves font leur apparition partout…
(
Les « foto » sont brut de décoffrage car prises avec mon « telefonino », donc, mis à part le cadrage, impossibilité de faire le moindre réglage, d’ailleurs le format n’est pas le même que d’habitude)…

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Plus spécialement sur les entrées, portails et escaliers des villas Liberty…

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Si vous apercevez parfois un drapeau italien, ce n’est pas la preuve d’un nationalisme forcené mais en général un symbole d’unité contre la Ligue du Nord qui voudrait séparer l’Italie du Nord et l’Italie du Sud…

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Je ne peux résister à shooter ce « Soriano » (chat typique vénitien) venant à notre rencontre pendant cette promenade printanière…

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Si je peux vous faire voir les glycines qui s’installent sur les façades des villas…

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En revanche, je ne peux vous faire partager leur parfum…

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Car les rues sont carrément embaumées quand nous passons à proximité de ces villas fleuries…

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De quoi vous mettre d’excellente humeur…

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Et vive le printemps !…

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Claudio Boaretto

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EXPO MARTIAL RAYSSE au PALAIS GRASSI à VENISE

Posté par Claudio Boaretto le 15 avril 2015

Depuis le 12 avril 2015, exposition des œuvres de l’artiste français Martial RAYSSE au Palazzo Grassi…
Alertés par nos amis Lyonnais, nous n’avons pas raté l’ouverture ce dimanche, d’autant plus que l’entrée était exceptionnellement gratuite pour les vénitiens sous présentation de la carte d’identité…

Qui est Martial RAYSSE ?…

Voici quelques infos glanées sur le Web :
« 
Martial Raysse est un peintre, sculpteur et réalisateur français né le 12 février 1936 à Golfe-Juan (Alpes-Maritimes). Il vit et travaille à Issigeac (Dordogne). C’est l’artiste français vivant le plus cher au monde. »

« De mai à septembre 2014, le Centre Pompidou présentait une rétrospective très dense des travaux de Martial Raysse, de ses premiers bricolages de 1959 jusqu’à des toiles de 2013.

Ce sont la Raysse Beach de 1962, les assemblages d’images publicitaires et d’objets neufs de 1963 ou les interprétations colorisées et parodiques des toiles de Cranach et d’Ingres qui sont au pop européen ce que les Warhol et Lichtenstein sont au pop new-yorkais.

Avec ses œuvres en néon et ses installations, il a bousculé le monde de l’art des années 1960. Puis l’artiste français a tout envoyé balader… pour se consacrer à la peinture. À contre-courant, toujours. »

Quand on pénètre dans l’atrium du palais Grassi, nos yeux sont attirés par cette statue en néon et métal peint devant la porte d’eau donnant sur le « Canal Grande »…

« America America », 1963…
Il est vrai que cette œuvre m’a fait penser immédiatement à la statue de la Liberté de New-York…

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« En quoi l’exposition du Palazzo Grassi est-elle différente de celle du Centre Pompidou ? »…
C’est la question posée par Yasmine Youssi, journaliste de Télérama…

La réponse de l’artiste :

« La rétrospective de Beaubourg avait pour but de montrer mon œuvre dans son évolution. Il était donc indispensable qu’elle soit présentée dans un ordre chronologique, mais cela entraînait une certaine rigidité à la fin. Au Palazzo Grassi, Caroline Bourgeois a eu l’intuition poétique, et le courage, de montrer que toutes mes œuvres se valent en opérant des juxtapositions judicieuses de pièces réalisées à différentes époques.
À cela s’ajoute quelque chose d’essentiel : au Centre Pompidou, mes tableaux étaient exposés sous une lumière artificielle, alors qu’ici on les voit comme je les ai peints, à la lumière du jour, ce qui en change la vision à 80 %. Seule la lumière du jour permet de comprendre ce qu’est la peinture : chaque couleur fait l’amour avec sa voisine, créant une harmonie de nuances. La lumière électrique, elle, découpe les formes. Ce qui la rend cruelle et inhumaine.
 »

Sur tout le parcours de l’exposition je me suis régalé et j’ai pris environ 300 « foto »… Mais n’ayez crainte, je ne vous en ferai voir qu’une trentaine…

Dans l’Atrium du Palais, nous rencontrons de nombreuses vitrines où sont exposées multitude de petites sculptures de l’artiste, parmi les premières de ses œuvres…

Évidemment je ne pouvais rater « L’Archer »…

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« La souffrance tante Olga »…

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Mais ce ne sont pas les œuvres que nous préférons…

Une vue de l’atrium depuis l’escalier monumental qui mène à la mezzanine…

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Nous sommes plus attirés par les compositions picturales de Raysse…

« Make up », 1962… l’encadrement métallique a été réalisé par l’artiste… (Je passerai sous silence les détails techniques des compositions qui sont pas simples, les véritables amateurs se déplaceront pour constater par eux-mêmes)…

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« La jaune rose », 1964, dans son cube de plexiglass…

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« Proposition to escape : Heart Garden », 1966…
les cœurs bleus qui montrent le chemin s’allument et s’éteignent de manière irrégulière…

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« Tue moi Yasmina », 2011…

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Un détournement du tableau du peintre de la Renaissance, Piero del Pollaiolo…

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Dont, pour le clin d’œil, voici l’original bien connu…

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Cette œuvre devrait s’intituler « Un fil de soie sur l’eau bleue », 2012

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« Un beau matin dans mon pays », 1964…

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J’adore ces compositions mélangeant les œuvres picturales et les collages ; « foto » de profil…

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« Toi, je t’ai à l’œil », 2008… Sens de l’humour bien présent…

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« À propos de New York en peinturama », 1965…
Tableau en relief dont les personnages débordent et indiquent une vidéo projetée sur le mur… Très sympa…

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« Ici Plage, comme ici-bas », 2012…
Cette peinture monumentale fait 9 mètre de long sur 3 mètres de haut… Impressionnant… Pas assez de recul, obligé de la prendre en grand angle, comme beaucoup d’autres œuvres…

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Tout aussi spectaculaire, ces 9 grands panneaux de bois, peinture vinylique appliquée sur des photos collées devant un vieux juke-box beuglant et un parterre de sable fin…
« Raysse Beach », 1962-2007… 

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Profil pour appréhender les accessoires collés…

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« Comment ça va Irma ? » 2013…
Il y a une coccinelle en plastique collée sur le nez du portrait… Rigolo…

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« Pour te garder Amandine », 2014…

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« Pamela Beach », 1963…

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Nous nous apercevons bien que la juxtaposition des œuvres des années 60 côtoyant celles des années 2000 ne souffre d’aucune incohérence…

« Beauté », 2008…

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« Tableau cassé », 1964…

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« Soudain l’été dernier », 1963…

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« Heureux Rivages », 2007… Encore une toile monumentale de 5 mètres sur 3…

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« Cause toujours », 2006…

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« Sperlunga », 2012… J’adore le pied dépassant du tableau…

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Portrait de Mme Raysse, photo collage, acrylique et plastique sur bois, 1963…

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« Le jour des roses sur le toit », 2005… Une toile de 6 mètres de long…

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« Conversation printanière », 1964…

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C’est une huile sur toile avec collage et assemblage de matériaux divers, comme on peut mieux le constater sur cette « foto » prise de biais…

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Un des tableaux les plus connus avec néon, « Nissa Bella », 1964…

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Martial Raysse est aussi sculpteur, mais je vous épargne ses sculptures composées de manches à balais ou de bidons plastiques vides, ce n’est pas ma tasse de thé, en revanche quelques bronzes bien sympathiques valent le coup d’œil comme :

« Hop la huppe », 1986…

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Et la splendide « Liberté Chérie », 1991… Statue de 2 mètres de haut avec feuilles d’or…

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Ne ratons pas le « Portrait à géométrie variable », 1966

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Et le fameux « Carnaval à Périgueux », 1992… Une composition monumentale de 8 mètres sur 3, aux teintes sourdes et acidulées peinte à la détrempe sur toile, la technique de prédilection de l’artiste. Un défilé de personnages masqués s’y déploie à la manière des frises antiques …

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Mais j’aime aussi bien ses portraits récents,
« Le Fun Solange ! », 2014…

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Je terminerai sur l’autoportrait de l’artiste datant de 1967 qui n’a pas vieilli… Heu, l’autoportrait, bien sûr…

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Je ne vous ai présenté qu’un échantillon des œuvres de l’artiste qui, sur 3 étages répartis en 40 salles occupent tout l’espace du Palazzo Grassi…

Nous y avons passé l’après-midi et, croyez-moi, nous ne nous sommes pas ennuyés…
L’exposition ferme ses portes le 30 novembre 2015…

Claudio Boaretto

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À VENISE, LES HABITANTS INSOLITES DE L’ÎLE DE LA CERTOSA

Posté par Claudio Boaretto le 9 avril 2015

À la « Pasquetta » (le lundi de Pâques) les vénitiens sortent en famille, soit au restaurant, soit piqueniquer sur les îles lagunaires…  

Profitant de cette journée ensoleillée, notre famille a choisi d’aller déjeuner sur l’unique bar-restaurant de l’île de la Certosa, restaurant un peu dépassé par l’affluence de cette journée, ce qui ne semblait pas du gout de ma petite fille Charlotte, malgré le grand sourire de Flo, sa Màma…

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L’île de la Certosa est une petite île, à quelques encablures de Sant’ Elena, faisant face au Lido, et voisine des îles des Vignole et de Sant’ Andrea…

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Depuis la Certosa, nous apercevons l’église de San Nicolò du Lido…
Le charme des marées basses révélant les hautfonds lagunaires, mais ne vous y fiez pas, entre le Lido et la Certosa nous avons, derrière les « Bricole », des fonds de 20 mètres…

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Sur notre tribord, le campanile de Sant’ Elena…

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Sur notre bâbord, les bâtiments désaffectés de Sant’ Andrea…

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Face à nous un de ces premiers habitants insolites de la Certosa, une aigrette en plein chasse…

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Attaque !…

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Prise !…

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Avalé… (Je ne peux l’avoir plus net, l’animal est très loin et je suis au maximum du téléobjectif…)

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Un coup d’œil sur les grands roseaux de l’île (+ un personnage pour l’évaluation de la hauteur)…

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Je vous présente un des plus anciens habitants de l’île…
Un extraordinaire arbre séculaire, le murier de la Certosa !…
Un spectacle à lui seul…

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Parmi les habitants insolites, nous avons une compagnie quasi sauvage de chats noirs & blancs…
Pour ces chats, ma cousine Stefi et une de ses amies se relaient chaque jour et traversent le chenal entre San Pietro de Castello et la Certosa pour les nourrir…
Ces chats, souvent cachés, ne sortent que quand Stefi arrive…
Le premier chat à venir, « Dordoris », une femelle pleine…
Alors que la plupart de nos animaux domestiques arborent un fier port de tête, nous remarquons immédiatement la démarche de l’animal sauvage, comme les félins ou les loups, la tête toujours plus basse ou parallèle à la ligne de dos…

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De l’autre côté arrive le gros matou, « Rogers » (les italiens prononcent ce nom à l’anglaise), c’est le Big Boss !… le chef qui règne incontestablement sur la compagnie…

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Plus loin derrière apparaît « Negrita »… Toujours cette démarche naturellement sauvage…

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Stop !…
Elle m’a vu, un intrus près de Stefi…

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Méfiante, « Negrita » fait demi-tour sans me lâcher du regard…

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Plus loin, dans les buissons, « Mimi » m’observe…

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Plus loin encore, « Cleo » ne s’approche pas non plus et s’est mis en position d’attente…

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Pendant ce temps-là, « Dordoris » casse la croute… Elle a des babies à nourrir dans son ventre…

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Pendant que le Big Boss, « Rogers », déjà repu, s’est installé à l’intérieur d’une des petites cabanes construites par ma cousine…

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« Mimi » se décide à approcher, avec méfiance…

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« Oliver », caché derrière les orties, reste à l’écart…

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Manquent à l’appel : « Puffo », « Fru-fru », « Silvestro » « Oscar » et « Merlino »… Ainsi que 3 chatons non encore baptisés ne sachant pas encore s’ils sont mâles ou femelles…
Ils nous observent vraisemblablement, en cachette attendant mon départ…

Ce n’est pas demain qu’un quidam pourra caresser un de ces chats…

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À bénéficier de la protection de ma cousine, il n’y a pas que les chats…

Les chèvres dont certains exploitants de l’île (île en plein travaux actuellement) auraient bien voulu se débarrasser… Mais Stefi s’est battue pour qu’elles soient conservées, reconnues, répertoriées, numérotées, vaccinées, etc…

Un vrai caractère que ma cousine germaine, Stefi…

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Pas faciles non plus à « fotografier » ces chèvres semi-sauvages…
Mais bon, dans ma vie de chasseur à l’arc, j’ai approché des animaux bien plus farouches…

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Mon téléobjectif me permet de les tutoyer…

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Je sais ce que vous allez dire, elles ont la même robe que les chats ?…
Pas d’inquiétude, Stefi me l’a formellement assuré ; il n’y a aucune consanguinité entre les chats et les chèvres de la Certosa !…

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La troupe…

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De l’individu le plus ancien…

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Au plus jeune…

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Grâce à mon œil d’archer toujours affuté, cet autre habitant de l’île, malgré son camouflage naturel, ne m’a pas échappé…

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Zoom sur ce garenne…

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J’espère que la connaissance de ces insolites vénitiens vous aura diverti…

Claudio Boaretto

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