LES ÎLES DE LA MADDALENA ET DE CAPRERA, EN NORD SARDAIGNE

Posté par Claudio Boaretto le 4 juillet 2015

Le surlendemain de notre arrivée en Sardaigne, nous sommes allés visiter les îles de la « Maddalena » et de « Caprera »…

Cette visite nous tenait à cœur car Giovani NICOLAJ, le grand-père de mon grand-père, celui qui installa la lignée maternelle de ma famille à Venise, est originaire de la « Maddalena »…
Vous trouverez sur ce lien la saga des NICOLAJ de Venise :
ICI

Nous voici donc parti pour « Palau » (pour les francophones, prononcez Pa-la-ou) à seulement 13 kilomètres au nord de « Cannigione », notre camp de base…

01

Comme un plan ou un petit dessin valent mieux qu’un long discours, voici notre parcours ponctué par mes petites flèches rouges numérotées…

De « Palau », (flèche n°1 sur le plan ci-après) nous embarquons pour poser pied sur la « Maddalena », (flèche n°2)…

02

Et nous voici à bord du ferry, cap droit sur la « Maddalena »…

03

Derrière nous, « Palau »…

04

Devant nous, « La Maddalena », d’où démarre le ferry en sens contraire que nous allons croiser…
Ne vous fiez pas aux distances, je suis à fond de mon téléobjectif…

05

Tout autour du port, le vrai visage de l’île, des collines sauvages, une végétation de pays arides et des rochers de granit…

06

 

07

Nous doublons « L’isoloto Roma » (l’îlot Roma) où est érigé le totem dédié aux héros de la mer…

08

Sur babord arrière, bien qu’un peu loin, je tente de « fotografier » le « Capo d’Orso » (le cap de l’Ours), célèbre dans la région avec son rocher en forme d’ours…

Nous sommes environ à 5 kilomètres du rocher, zoom à fond, au premier plan vous voyez les rochers de l’île de San Stefano, au second plan le Cap de l’ours et son fameux rocher dominant les environs…

09

Ce plan pour comprendre la topographie des lieux au moment où je shoote l’ours…

10

Nous voici en pèlerinage sur l’île d’origine de l’arrière, arrière, arrière, arrière, grand-père de ma petite fille Charlotte…
Sur les quais flotte le drapeau sarde, 4 têtes maures avec bandeau sur la tête, séparées par la croix de Saint-Georges, grand frère du drapeau corse qui lui ne compte qu’une seule tête de Maure mais tournée sens inverse…

11

Le corse…

11b

Une large avenue bordée par les « Palmiers des Canaries »…

12

Où Flo, toujours sur la brèche, reste connectée à son job, deux téléphones en mains…

13

Un portrait de ma tendre et douce devant la marina…

14

Une Statue très originale de Garibaldi assis sur un banc de la place…

15

Ce qui permet à tout un chacun de s’asseoir à ses côtés, comme Charlotte posant la main sur l’épaule de Giuseppe Garibaldi…

16

à la « Maddalena » et à « Caprera » on retrouve partout traces de Garibaldi …
Giuseppe Garibaldi est né
le 4 juillet 1807 à Nice, alors partie intégrante du royaume de Sardaigne avant la réunification de l’Italie dont il fut le véritable artisan… Il fut très mécontent quand l’Italie céda son pays natal, la province de Nice, à la France…

16b

Garibaldi est venu pour la première fois à Caprera 25 Septembre 1849… Après de nombreux aller-retour, il y vécu ses vieux jours pour s’y éteindre le 2 juin 1882…

 Son premier séjour à Caprera a duré seulement un mois, mais fut décisif pour l’ensemble de sa vie future.  Avant de quitter l’île et d’aller en exil à Tanger, il a adressé une lettre au maire de la Maddalena, Nicolas Susini…

17

Cette lettre est reproduite aujourd’hui dans le hall de l’hôtel de ville, dans laquelle il exprime sa gratitude à l’ensemble de la population pour l’accueil reçu…

18

19

Dans notre voiture de location, nous filons vers l’île « Caprera » reliée à la « Maddalena » par l’isthme séparant ces deux Îles, matérialisé par 1 kilomètre de route, … (Voir flèche n°3)…

20

Une fois l’isthme franchi, derrière nous la Maddalena…

21

Le panneau d’entrée de route tout à fait rassurant, mdr22

 

Nous voilà montés tout au nord de cette île quasiment déserte, (flèche n°4)…
Sortant de voiture, Flo s’écrie : « en haut sur la colline, des chamois ! »…
Un coup de téléobjectif pour s’apercevoir que ce ne sont que les « biques » dont on nous sert les fromages dans tous les restos de Sardaigne…

23

Le paysage de roches de granit et sa végétation aride sont un biotope parfait pour ces chèvres de montagne…

24

Le maquis sarde n’a rien a envier à son cousin corse…

25

Sur le bord des chemins pierreux soigneusement entretenus par les forestiers, les « gabions », murs de pierres et de grillages pour maintenir le chemin et empêcher les éboulements…

26

27

À pied, Hugo et moi, laissant les filles sur place, nous avancons plus haut et plus loin sur cette terre sauvage pour découvrir le panorama magnifique …

28

Sur notre gauche, la route rejoignant les deux îles…
Ne vous fiez encore pas aux distances car je suis encore à fond de zoom…

29

La distance réelle sans téléobjectif, ça donne ça :

30

Juste au-dessus de nous, le fort dominateur, point culminant…

31

Zoom…

32

Un des mes défauts majeurs ;
chaque fois que je trouve ou croise une bestiole, je ne peux m’empêcher de la shooter… J’adore ça !…

33

Nous repartons vers le sud de l’île…
À plusieurs reprises nous arrêtons l’automobile pour descendre admirer le paysage tant il nous interpelle, comme ces pins formant ce joli toît de verdure…

34

Ou ces rochers de granit modelés par des millénaires d’érosion sculptant des formes étonnantes…

35

36

Nous voici plus au sud, en bord de rive (flèche n°5)…

Nous découvrons ces petites criques où se marient harmonieusement l’eau, le sable et la roche…

37

Le soufle furieux du vent contre les rochers empêche par endroit la végétation de pousser plus haut que la pierre…
Comme si un jardinier muni d’un sécateur géant avait taillé les plantes au ras de la roche…

38

Et ces arbres en première lignes, dépouillés, brûlés sous les coups redoublés des vents, se sacrifiant pour que leur congènères puissent pousser derriere eux…

39

Nous repartons à la Maddelena par la côte ouest jusqu’au Nord (flèche n°6)…

Ce ne sont que petites cirques, petites anses abritant tour à tour des bateaux de pêche ou de plaisance…
En fin de compte, ces insulaires vivent les pieds dans l’eau ignorant l’intérieur désertique des terres…
Pas étonnant que notre aieul se soit plu à Venise…

40

Nous redescendons par la côte Est pour revenir au Sud (flèche n°2) où les mêmes spectacles s’offrent à nous…

41

Magnifique balade que la découverte de la « Maddalena » et de « Caprera »…
À conseiller pour les amoureux de la nature sauvage…

Claudio Boaretto

15 Réponses à “LES ÎLES DE LA MADDALENA ET DE CAPRERA, EN NORD SARDAIGNE”

  1. Thierry dit :

    Superbe suite de ces visites.Claudio tu es historien,géographe,botaniste,et avant tout un très bon fotographe.
    Merci pour ce beau partage.

  2. isabelle fontaine dit :

    Ben..c’est vrai Thierry..c’est un bon, le Claudio!!!!!

  3. Mathilde dit :

    Alors moi désolée Claudio mais j’en remets une petite couche, en te disant à quel point ton article est superbe ! Tes photos, déjà, mais surtout ton texte qui les accompagne… il est aussi passionnant que plaisant à lire! :-)

  4. cecile dit :

    merci ! c’est vrai que c’est magnifique!
    on ne s’en lasse pas de tes reportages.. et puis ça donne drôlement envie d’y aller!

  5. nathalie dit :

    hello claudio! je réagis tardivement car je rentre d’une petite randonnée pédestre en normandie-bretagne (de Granville à St Malo) je vois qu’en mon absence, toute ma famille prends le relais pour t’exprimer l’enthousiasme qu’inspire ce billet extra!
    merci merci!

  6. PANNEQUIN Jean-Paul dit :

    Moi aussi je vois ton reportage en rentrant de vacances. C’est vraiment très beau la Sardaigne Claudio. Avec un peu d’histoire de l’Italie qui nous en apprend beaucoup.Merci pour ces très belles « fotos »;ça donne vraiment envie d’y aller!

    • Un peu d’histoire de l’Italie, bien sûr Jean-Paul…
      je suis toujours un peu curieux, je m’intéresse souvent à l’histoire des lieux et savoir le pourquoi du comment… Ce qu’on y a vécu, ce qui s’y est passé et pourquoi, ce qu’on mange, ce qu’on boit, comment on vit, etc… C’est toujours une source de découvertes bien souvent enrichissantes…
      Et ce me semble un réflexe normal, on n’est pas des bœufs, on n’est pas des beaufs…

  7. Zaz dit :

    Eh bien voilà le fameux Santo Stefano dont je parlais dans mon message sur ton précédent article !
    Ah ! la vie est dure pour les travailleurs indépendants, n’est-ce pas Flo ??? On n’est jamais 100% en vacances !…

    Dernière publication sur ECRIVAIN PUBLIC, ZAZ ET PLUS : L'adieu au blog

  8. Esmeralda dit :

    C’est chouette de re-découvrir la Sardaigne avec toi Claudio !!!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

 

Neuf photographes |
passions,rêves et silence |
Atelier du photographe |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | blog de photos
| photos de Baileux
| pompierdefrance