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L’ÎLE « LAZZARETTO VECCHIO », sur la LAGUNE SUD de VENISE

Posté par Claudio Boaretto le 29 septembre 2015

Situons cette petite île d’une superficie de 2,5 hectares, se trouvant sur la lagune sud, tout à côté du Lido, devant « la Riva di Corinto » (le quai de Corinthe) où se tient le marché tous les mardis… 

Comme un dessin vaut mieux qu’un long discours, suivre la flèche rouge…

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8500 mètres carrés de bâti que nous distinguons bien grâce à cette « foto » de Monsieur « Google Earth »…

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Mais à quoi donc servaient tous ces bâtiments ?…

Si nous devions traduire en français le nom de cette île, ce serait : « VIEUX LAZARET »…

Qu’est-ce un « Lazaret » ?…
Le petit Robert nous répond :
« Établissement où s’effectue le contrôle sanitaire, l’isolement des malades contagieux, dans un port, une station frontière :
subir une quarantaine au lazaret »…

C’est en 1423, dans cet hôpital militaire, que la République de Venise a créé le premier « Lazaret » de l’Histoire et le principe de la « quarantaine » pour l’isolement des personnes, des animaux et des marchandises provenant principalement des « Mers du Levant »…

Le « Lazzaretto Vecchio » fut fort utilisé pendant l’épidémie de peste de 1630-1631 et les récentes fouilles ont permis de découvrir d’immenses fosses communes pour des milliers de sépultures…

Cette île à l’abandon a vu, de 2004 à 2008 une restauration structurelle majeure menée par la « Soprintendenza per i beni archeologici del Veneto » (surintendance des biens archéologique de la Vénétie, comparable aux DRAC françaises), afin d’y créer le siège du Musée National d’Archéologie de la Ville et de la Lagune de Venise…

Ce projet est mené conjointement avec les membres et bénévoles de « L’Archeoclub di Venezia » (le club d’archéologie de Venise) qui organise 2 fois par mois, pendant la belle saison, la visite de l’île…

Nous étions alors présents le 20 septembre dernier, avec d’autres vénitiens, sur la « Riva di Corinto » pour attendre les bateaux des bénévoles du club d’archéologie devant nous embarquer pour cette visite guidée…

Face à nous, (à gauche de la « foto »), un coin du « Lazzaretto Vecchio », vraiment proche…

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L’occasion de faire quelques clichés depuis le Lido…
Façade Sud-sud-est…

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Et, avançant un peu, façade Est, complètement à l’ombre à cette heure de l’après-midi…

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Je shoote une énorme méduse s’aventurant près de la rive…

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Mais voici un des premiers bateaux venant nous prendre, un « topo » vénitien, bien aménagé, certains diraient « beau comme un camion »…

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Les premiers arrivés, dont nous, montons à bord…

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Nous longeons la façade Sud-sud-est de l’île…

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Jusqu’à l’embarcadère où d’autres bateaux maintenant nous suivent…

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Le long des rives de l’île, tous les espaces libres sont occupés par les pécheurs laissant sécher filets et nasses…

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Nous pénétrons dans le bâtiment principal, de plus de 150 mètres de long, celui justement que nous venons de longer en bateau…

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(Pour vous situer, flèche rouge : l’embarcadère, flèche jaune : l’entrée du bâtiment principal…)

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Sur le portail en marbre de cet hôpital militaire, sous le lion de Saint Marc, les statues du « Cristo Redentore » (Christ Rédempteur) entouré de San Rocco et San Sebastiano…

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Nous voici dans les grandes salles vides de cet immense bâtiment…

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Quelques chaises sont installées pour nous autres, visiteurs…

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Où devant un plan d’époque reproduit de l’île…

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Un membre éminent de la société d’archéologie nous apprend tout ce qu’il faut savoir sur le « Lazzaretto Vecchio »…

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Ensuite, nous continuons la visite intérieure de ces grandes salles…

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Sous des charpentes aux longueurs impressionnantes…

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Avec des portes s’ouvrant sur l’intérieur de l’île…

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Ou sur la lagune…

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Et encore des salles…

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Qui se succèdent les unes aux autres…

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Encore une porte, donnant sur un petit embarcadère face au Lido…
Mais que vois-je au bout du « pontil » ?…
Une aigrette…

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Mon instinct de chasseur reprend le dessus, je shoote…

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Nous quittons ces salles désertes, autrefois remplies de malades en souffrance, pour pénétrer entre les bâtiments transversaux…

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Pour arriver jusqu’à l’ancien cloître envahi par la verdure et non encore restauré…

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Dernière partie intéressante, le petit belvédère sur façade ouest de l’île…

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Offrant la vue sur le mur entre île et lagune…

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Et, bien sûr, face à nous, les campaniles de San Giorgio et San Marco…

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Zoom !…

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Revenant vers l’embarcadère, nous longeons encore quelques bâtiments où je tente de shooter les intérieurs aux travers des soupiraux trop bien défendus par les araignées autochtones qui ont tissés leurs toiles protectrices…  

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Les barques multicolores vénitiennes sont prêtes pour nous embarquer…

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Où un capitaine avec sa bonne gueule de vénitien…

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Nous ramène à bon port, les uns, les autres, sur le Lido…

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Avec le plaisir de vous avoir fait découvrir ces quelques mètres carrés d’île, perdus sur la lagune…

Claudio Boaretto

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PALMARES DE LA 72ème « MOSTRA DEL CINEMA » DE VENISE

Posté par Claudio Boaretto le 13 septembre 2015

Samedi 12 septembre 2015, dernier jour de la 72ème « Mostra del Cinema » de Venise…

Me voici pour la dernière fois sur la première passerelle des photographes, devant le tapis rouge où passeront les acteurs, les comédiens, les réalisateurs se rendant dans la « Sala Grande » pour la remise des récompenses et du Lion d’Or…

La première arrivée, la marraine du festival, Elisa Sednaoui…

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(En aparté, pour les franchouillards avides de cocoricos, les automobiles défilant les unes derrière les autres et transportant tous les V.I.P. de la Mostra sont des « Renault »)…

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Elisa Sednaoui sera la maitresse de cérémonie ce soir…

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Mannequin, actrice et réalisatrice franco-italienne et égyptienne, née le 14 décembre 1987à Savigliano (Italie)…

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Sur la seconde passerelle, en face, réservée aux photographes, notre ami Alain Hamon avec son « canon » toujours prompt à fotografier les « canons »…

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Le Jury du Festival, dont je vous ai détaillé les noms lors de l’ouverture…

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La représentation féminine du Jury avec Diane Kruger, Lynne Ramsay et Elizabeth Banks…

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Elisabeth Banks nous a ravis toute la semaine avec ses superbes toilettes…

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Ma compagne en est fan…

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Au moment où je flashe tous ces professionnels du cinéma, ils ne savent pas encore s’ils décrocheront ou non une récompense…

En revanche, à l’heure où j’écris ce billet illustré, je connais les résultats, je vais donc vous les présenter quand ils défilent sur le Red Carpet et, pour ne pas faire comme tout le monde, en commençant par les prix les plus prestigieux…

Le « Lion d’Or » de la Mostra de Venise est attribué à :

Lorenzo Vigas pour son film Desde Allà…

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Pour tout vous avouer, j’ai visionné le film et suis fort déçu…
Les personnages principaux me sont restés totalement étrangers, je n’ai ressenti aucune émotion…
L’image est concentrée sur les personnages laissant toujours dans le flou leur environnement, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur comme une « foto » de portrait, effet voulu évidemment, mais très fatigant, voire frustrant…

J’ai regardé l’heure à plusieurs reprises et j’ai mâché un chewing-gum pour ne pas m’endormir…

Mais tout le monde ne pense pas comme moi :

« Histoire âpre de solitude et de sexe entre hommes se nouant à Caracas, « Desde allà » est le premier film de Lorenzo Vigas, 48 ans, qui jusqu’à présent n’avait réalisé qu’un court-métrage (« Les éléphants n’oublient jamais » en 2004), et qui travaille depuis des années sur le thème de la paternité, ou plutôt de son absence.

Ce film au rythme lent, marqué par une scène de sexe très crue entre deux hommes, avait été longuement applaudi jeudi en projection de presse, se hissant par surprise parmi les favoris. »

En revanche, quand le film a été diffusé ce samedi soir à 20h30 au public dans la Salle « Darsena » pleine à craquer, il a été très mollement applaudi (moins de 30 secondes) voire sifflé et même, chose très inhabituelle à la Mostra, des insultes ont fusé dans la salle par des spectateurs déçus et frustrés…
Nous-même n’avons pas applaudi…

 « Il faut dire qu’avec le Mexicain Guillermo Arriaga (« Babel », « Trois enterrements », « 21 grammes ») comme scénariste et producteur, un acteur principal tel que le Chilien Alfredo Castro, emblème du cinéma latino-américain indépendant et engagé, et un jeune acteur de 19 ans, Luis Silva, magistral dans le rôle d’un adolescent violent et charismatique, Lorenzo Vigas a su très bien s’entourer. »

De gauche à droite, Luis Silva, Lorenzo Vigas et Alfredo Castro…

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Le « Lion d’Argent » du meilleur réalisateur est attribué à Pablo Trapero, réalisateur et producteur argentin, né le 4 Octobre 1971 à San Justo, Buenos Aires, pour son film « El clan »…

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« Grand succès en Argentine, « El Clan » dresse le portrait glaçant des Puccio, une famille apparemment normale mais passée maître dans les enlèvements de personnes fortunées à Buenos Aires, alors que le pays expérimente la démocratie après la dictature militaire (1976-1983). »

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Grand Prix du Jury pour « Anomalisa » de Charlie Kaufman (le barbu) et Duke Johnson…

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« Un mot sur l’étonnant Anomalisa de Charlie Kaufman et Duke Johnson. On y retrouve dans ce dessin animé (pas vraiment destiné aux enfants) tout le savoir-faire de Kaufman, l’un des scénaristes plus réputés aux États-Unis (Dans la peau de John Malkovich, Human Nature, Confession d’un homme dangereux, Eternal Sunshine of the Spotless Mind). Il y a quelque chose de Michel Houellebecq dans ce film qui raconte la rencontre entre un auteur à succès et une jeune fille dotée d’une jolie voix dans un hôtel de Cincinnati : même approche quasi-clinique des détails de la vie quotidienne, même importance donnée à la misère sexuelle »

L’équipe du film…

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La coupe Volpi pour la meilleure interprétation féminine revient à Valeria Golino dans le film « Per amor vostro »…

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« L’actrice porte à bout de bras Per amor vostro de Giuseppe M. Gaudino.
Ce film, réalisé en noir et blanc par Giuseppe M. Gaudino, prend Naples pour décor. L’actrice y tient le rôle d’Anna, qui travaille avec succès pour la télévision mais demeure plombée par sa vie privée.

Mère de trois enfants, elle s’est sacrifiée pendant des années pour sa famille, tout en refusant de voir les liens de son mari avec le crime organisé.
Elle décide alors d’affronter ses peurs, pour cesser de porter un regard sombre sur son quotidien.
 »…

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Coupe Volpi pour la meilleure interprétation masculine à Fabrice Luchini dans « L’Hermine » de Christian Vincent…

Récompense largement méritée pour ce talentueux acteur français et qui nous fait oublier ses simagrées lors de la diffusion du film…

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Un petit clin d’œil à Corinne, notre copine Verduno-Vénitienne, absolument fan de Luchini et qui l’a chopé à la sortie de la séance dimanche dernier (foto de Fab Capelli)…

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Pour les lauréats suivants, je ne m’attarderai pas de peur d’être fastidieux et laisse aux cinéphiles amateurs ou avertis le soin d’aller de se référer aux critiques…

Prix spécial du Jury pour « Frenzy » d’Emin Alper, réalisateur turc… (1er en partant de la gauche)

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Prix Osella pour le meilleur scénario pour « L’Hermine » de Christian Vincent…

Double récompense pour ce film français, bravo !…

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Prix Marcello Mastroianni du meilleur jeune interprète pour Abraham Attah dans « Beasts of No Nation »…
Il respire la joie…

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Prix Luigi de Laurentiis du 1er film pour « The Childhood » of a Leader de Brady Corbet…
Ce film cumule avec le Prix Orizzonti de la meilleure mise en scène…
Félicitations…

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Prix Orizzonti du meilleur film pour « Free in Deed » de Jake Mahaffy (2ème en partant de la gauche)…

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Je terminerai ce palmarès par la récompense qui m’a fait le plus plaisir :

Prix Orizzonti de la meilleure interprétation pour Dominique Leborne dans « Tempête » de Samuel Collardey…

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Décrocher la récompense du meilleur acteur dans la catégorie « Orizzonti » à Venise pour un marin-pêcheur qui vient juste de déchausser ses bottes en caoutchouc, c’est formidable et ça me fait chaud au cœur !…

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On dirait un conte de fée, il n’y a qu’au cinéma que l’on peut voir ça !…

Claudio Boaretto

Publié dans Venise : évenements | 21 Commentaires »

« TEMPÊTE » À LA 72ème MOSTRA DE VENISE

Posté par Claudio Boaretto le 10 septembre 2015

Ce jeudi 9 septembre 2015 à 17 heures 30 dans la salle « Darsena », projection de « Tempête », un film de Samuel Collardey, avec Dominique Leborne, Matteo Leborne et Maïlys Leborne…

Comme vous le constatez, le film n’est pas projeté dans la « Sala Grande, mais dans la « Sala Darsena » principalement dédiée aux films de la section « Orizonti » (horizons)…

Quelques explications :
À la Mostra, il n’y a pas que les films en compétition pour le Lion d’Or concourant dans la section intitulée : « Venezia 72 »…

Il vous faut compter également la section : « Orizonti » (horizons), avec son propre jury…

Ainsi que la section : « Venezia Opera Prima, Leone del futuro » (Venise œuvre première, Lion du futur) avec de même son propre jury…

Ajoutez à cela les films : « Fuori Concorso » (hors concours) qui ne compte pas moins de 18 films cette année, nous arrivons à un total de 72 films capables de satisfaire n’importe quel cinéphile…

À la « Sala Darsena », la cérémonie du « tapis rouge » se déroule alors loin du tumulte, d’une manière plus intime dans une entrée privée de la salle, non accessible au public, mais uniquement aux « fotografs » accrédités et volontaires…
C’est un autre style mais bien sympa aussi…

Comme je ne rate jamais un film francophone, j’étais bien sûr présent avec une petite dizaine de « collègues » pour saluer l’arrivée en premier du réalisateur…

Samuel Collardey, réalisateur français né le 29 juillet 1975 à Besançon…

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Son film de fin d’étude Du soleil en hiver reçoit de nombreux prix, dont le prix SACD à la Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes, le prix spécial du jury à Clermont-Ferrand. 

En 2008 sort son premier long métrage L’Apprenti. Un docu-fiction qui fait le portrait d’un jeune apprenti dans une ferme du Haut-Doubs.
Le film reçoit le prix de la semaine de la critique à Venise et le prix du meilleur premier film…

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Avec lui, Dominique Leborne qui tient le rôle principal dans le film…

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Une belle tête « d’Acteur » mais aucune information sur lui…
Vous comprendrez tout à l’heure pourquoi…

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Grégoire Debailly, le producteur, et Catherine Paille, la scénariste…

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Tous ensembles, tous ensembles…

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Au milieu du groupe en « costard » bleu, Alberto Barbera, le directeur de la « Mostra del Cinema » de Venise depuis 2012…
Le grand patron en quelque sorte…

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Portraits américains…

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Après le « Red Carpet », séance « foto » à l’intérieur…

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Avec toute l’équipe du film…

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Synopsis du film…

« Dominique, marin-pêcheur « dans le sang », est matelot à bord du « Petit Gaël II », un bateau de pêche du port des Sables d’Olonne qui fait des campagnes de trois semaines en haute mer… il se voit sommé de mettre de l’ordre dans sa vie s’il veut conserver la garde de ses enfants que son ex-compagne lui dispute.

Pas facile, bien sûr, quand l’argent manque (il suspend ses sorties en mer, prend des cours pour devenir capitaine, retape sa maison),

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Et quand même les jeunes gens se mettent à prendre leurs distances avec ce père trop souvent absent, notamment Maïlys, enceinte à 16 ans d’un fœtus non viable.

Tempête fait mine d’emprunter les rails d’un genre balisé mais en déjoue discrètement les attentes, tirant des situations et des acteurs-personnages un effet de réel qui va à l’encontre des lieux communs de la dramaturgie.
Dominique se bat, mais avant tout il endure, retient ses éclats même quand la colère sourd en lui. Ne pas chercher de grands éclats dramatiques dans son jeu (ni dans ceux de ces partenaires, d’ailleurs).

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Quand on lui oppose un refus (comme dans cette scène très réussie face-à-face avec les armateurs), il se contente de prendre son manteau et de sortir chercher un espoir ailleurs.
Les efforts, auxquels le spectateur adhère a priori, ne seront pas toujours récompensés, ni même n’appellent forcément la sympathie de tous, eu égard aux sacrifices qu’ils entraînent. Dominique endure, mais les échecs minent néanmoins (le repli sur soi guette).
 »

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À la lecture du synopsis, vous avez compris que Dominique Laborne, n’est pas un acteur, mais le marin-pêcheur qui joue son propre rôle, sa propre vie et comme ses enfants jouent la leur dans le film…

Nous avons absolument adoré !…

Personnellement quelques séquences du « Petit Gaël II » (que nous voyons à l’amarrage), ballotté furieusement sur une mer très formée m’ont particulièrement ravi…

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Tout est vrai, tout est juste dans ce film, et nous ne pouvons que saluer la ténacité et le courage de ce marin-pêcheur face aux vicissitudes de la vie…

Nous revoici dans la salle « Darsena » devant les sièges réservés aux protagonistes du film…

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Un petit coup de baguette magique et chacun à sa place…

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La projection peut commencer…

1 heure et 29 minutes de découverte et de véritables émotions car ce n’est pas une fiction, ce n’est pas un roman, ce n’est pas un thriller avec des personnages factices, c’est la vraie vie de gens normaux, comme moi, comme vous, comme nous…

Les lumières se rallument et les applaudissements crépitent…

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Complicité entre le réalisateur et le marin…

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Dominique Leborne ne sait plus quelle attitude adopter…

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Submergé par l’émotion devant les applaudissements, il a la larme à l’œil…

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L’émotion gagne également le producteur…

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Le marin-pêcheur s’est levé…

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Face à moi, l’émotion est contagieuse, je vous avoue que je dois faire un énorme effort pour ne pas lâcher une larme à mon tour…

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La salle est conquise…

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Bon allez, fallait l’essuyer celle-là…
C’est quand-même sa vie et celle de ses enfants qu’il a livré au public…
Alors ces applaudissement lui vont droit au cœur…

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Le réalisateur lui, est aux anges…

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Nous terminons avec cette image de l’émotion, mais aussi du bonheur, car Dominique Leborne, avec ce succès, vient de remporter là une sacrée victoire sur la vie…

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Ce film sortira en France le 7 février 2016…

Notez-le sur vos tablettes car vous n’avez absolument pas le droit de le rater !…

Claudio Boaretto

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« A BIGGER SPLAH » sur le « RED CARPET » de la MOSTRA DE VENISE

Posté par Claudio Boaretto le 9 septembre 2015

« A Bigger Splash » est un thriller franco-italien coproduit et réalisé par Luca Guadagnino…

Nous pourrions traduire ce titre littéralement par :
« Un très grand plouf »
Ou
« Une très grande éclaboussure »,
Mais nous ne connaissons pas encore le titre qui sera donné à la version française…

Il s’agit d’un remake du film de Jacques Deray « La Piscine », sorti en 1969…

Synopsis :

« Les personnages ont gardé les mêmes noms : Paul et Marianne (Matthias Schoenaerts et Tilda Swinton) passent des vacances tranquilles dans leur villa sur une île italienne

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Lorsque débarque leur vieil ami Harry (Ralph Fiennes) et sa fille Pénélope (Dakota Johnson, vue quelques jours plus tôt dans Black Mass et il y a quelques mois dans 50 Nuances de Grey)…

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L’intrus n’est pas le bienvenu, car Marianne, une chanteuse de rock récemment opérée du larynx, a besoin de calme pour retrouver sa voix.

Or, Harry n’a rien de reposant : c’est un hédoniste manipulateur et tonitruant, qui a été le manager et l’amant de Marianne pendant 6 ans, avant d’organiser la rencontre entre elle et Paul. Et s’il est là, c’est pour reconquérir Marianne. »…

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Chassé-croisé entre les deux couples..

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Sur le « Red Carpet », je fais fi des invités et des starlettes et ne vous présenterai que le casting du film…

Matthias Schoenaerts, acteur belge né le 8 décembre 1977 à Anvers…
Il tient le rôle de Paul, tenu à l’époque par Alain Delon dans « La Piscine »…

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En 2013, il remporte le César du meilleur espoir masculin dans le film « De rouille et d’os », devenant ainsi le premier acteur belge à remporter la statuette…

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Il tient brillamment son rôle de « beau gosse » et ses fans le lui font savoir bruyamment…

Il est fait Chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres en 2015…

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Tout autour de lui, encore un petit tour de « l’homme-caméra » …

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La seconde du casting, vous l’avez reconnue, c’est Dakota Johnson qui incarne le rôle de Pénélope tenu par sa prédécesseure, Jane Birkin…

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Changement de toilette et de coiffure depuis la fois dernière, j’avoue ne pas l’avoir reconnue sur l’instant,
Ce sont les petits « zoizos » qui m’y ont aidé…

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Elle est aussi « canon » que son père…

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Ralph Fiennes, grand acteur britannique, né le 22 décembre 1962 à Ipswich Suffolk, issu d’une famille d’artistes : frère de la réalisatrice Martha Fiennes, du compositeur Magnus Fiennes et de l’acteur Joseph Fiennes.

Il a joué dans une trentaine de films parmi lesquels La Liste de Schindler, Quiz Show, Le Patient anglais, Dragon Rouge, The Constant Gardener, la saga Harry Potter, The Reader, Skyfal.

Ralph Fiennes est célèbre pour le rôle de Lord Voldemort qu’il incarne dans la saga Harry Potter…

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C’est une pointure…
Deux fois nommé aux Oscars, il est le seul acteur de théâtre à avoir remporté le Tony Award pour avoir joué Hamlet de Shakespeare à Broadway…

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Et voici la star de la soirée, cela s’entend à son arrivée par la brusque montée de décibels dans le public…

Tilda Swinton, actrice, productrice de cinéma et mannequin britannique née le 5 novembre 1960 à Londres…

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Tilda Swinton a étudié à la West Heath Girls’ School (dans la même classe que Lady Diana Spencer, princesse de Galles). Diplômée de l’Université de Cambridge en sciences politiques et sociales, elle intègre la Royal Shakespeare Company en 1984…,

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Sa carrière cinématographique commence en 1986, dans Caravaggio de Derek Jarman, avec qui elle tourne de nombreux autres films…

Elle tient le rôle de Marianne, tenu à l’époque par la prestigieuse Romy Schneider…

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Nous terminons avec le maitre d’œuvre, Luca Guadagnino réalisateur italien, scénariste, producteur et entrepreneur artistique, né en 1971 à Palerme, en Sicile…

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Guadagnino est un créateur prolifique avec un appétit insatiable pour l’expression créative…

Ses films ont connu le succès très tôt. Il a fait ses débuts de réalisateur avec le film Les protagonistes en 1999, présenté à la Mostra de Venise…

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Il a connu la gloire et la renommée internationale en 2009 avec son cultissime « Io Sono L’Amore »…

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A Bigger Splash n’a pas encore de date de sortie française,
alors patience…

Claudio Boaretto

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« L’HERMINE » À LA 72ème MOSTRA DE VENISE

Posté par Claudio Boaretto le 8 septembre 2015

Dimanche 6 septembre 2015

À 17 heures dans la « Sala Grande »

Projection de « L’Hermine »  

Un film de Christian Vincent

Avec Fabrice Luchini

Et Sidse Babett Knudsen  

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J’arrive en avance sur le « Red Carpet » encore désert,

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J’en profite pour prendre un « selfie » avec mon « telefonino », (le premier selfie volontaire de ma vie) spécialement dédié à Thierry, visiteur assidu du blog, qui souhaitait me voir en costume noir et cravate, ce qui n’est pas coutume, il est vrai…
Voilà, mission accomplie…

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Curiosité technique du « Red Carpet » de la Mostra :
ce type, mi-robot, mi-caméra, qui, gentiment, pose devant moi pour la « foto »…

Il est vêtu d’un gilet, style gilet pare-balles, et d’une épaisse ceinture, auxquels est accrochée une lourde et puissante caméra, mue par un bras hydraulique le soulageant du poids de cette « machine »…

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Ainsi, il tourne autour des stars posant sur le tapis rouge, comme il le fait pour la starlette ici présente, en manipulant sa caméra sans effort apparent…
Il ne regarde pas les personnages qu’il filme, mais seulement l’écran au bas du pied de la caméra, contrôlant ainsi le rendu de l’image filmée…

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Cette image est transmise en direct sur les écrans de la Mostra dont l’écran géant du « Red Carpet », visible ainsi par le tout public déambulant dans l’enceinte du Festival…

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Comme il tourne en permanence autour des artistes, il produit une image très animée et ne gêne en rien les deux passerelles de « fotografs »…

« Fortiche le gars » pour manipuler efficacement et en temps réel une semblable « machinerie »…

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Au passage, la starlette est fort jolie…

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Une vraie poupée…

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Mais la vraie star vient d’arriver…

Fabrice Luchini !…
Né le 1er novembre 1951 à Paris, de parents émigrés italiens…

Le public français le connait très bien, je n’en dirai donc pas d’avantage…

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Il est accompagné du réalisateur du film, Christian Vincent, qui, au demeurant, a une tête bien sympathique…

Réalisateur et scénariste français né le 5 novembre 1955, Il a remporté en 1991 le César du meilleur premier film et le César du meilleur scénario pour « La Discrète »…

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Luchini porte la barbe-moustache à la « Franz Josef », vraisemblablement pour les besoins d’un tournage…

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Mais il a l’air excité comme une puce, il remue sans arrêt et n’arrête pas de faire des grimaces avec des sourires semblant forcés…

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Quand il veut bien sourire, bien entendu…

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Sur cette « foto », il nous fait le coup du doigt tendu, à l’américaine, comme s’il désignait quelqu’un de particulier, mais ce n’est qu’une attitude…
Je suis tout à côté, je vois et entend tout…

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Je flashe en solo l’acteur grimaçant…

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Apparemment, il n’a pas l’air bien…

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Enfin, voilà une pose plus naturelle…

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J’en profite…

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Mais causons un peu du film…

Le synopsis :

« Xavier Racine, joué par Fabrice Lucchini, est un président de cour d’assises redouté. Aussi dur avec lui qu’avec les autres, on l’appelle « le Président à deux chiffres ».
Avec lui, on en prend toujours pour plus de dix ans. Tout bascule le jour où Racine retrouve Birgit Lorensen-Coteret, interprétée par
Sidse Babett Knudsen.

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Elle fait partie du jury qui va devoir juger un homme accusé d’homicide. Six ans auparavant, Racine a aimé cette femme. Presque en secret. Peut-être la seule femme qu’il ait jamais aimée »

Quelle heureuse surprise que de retrouver dans ce film l’héroïne de la fameuse série télévisée danoise, « Borgen, une femme au pouvoir »

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Dans « L’Hermine », ils forment un duo d’acteurs formidables que nous avons regardé avec beaucoup de plaisir… Quel talent ce Lucchini !…

La séance « Red Carpet » terminée, nous pénétrons dans la « Sala Grande » où, au premier rang du balcon, les sièges attendent les célèbres postérieurs…

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Quelques instants après et quelques marches plus haut, arrive Luchini, toujours grimaçant…

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Un peu de gesticulation,

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Avant de s’asseoir…

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Et de nous livrer un festival de mimiques…

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Apparemment, son esprit est ailleurs…

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Mais pas vraiment dans la salle…

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Tandis que Christian Vincent, serein mais attentif, regarde la scène où il se passe quelque chose…

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Mais tu regardes quoi, toi ? semble se dire soudain Luchini…

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Sur la scène, juste avant la projection, un metteur en scène italien, avec deux interprètes français et anglais, rend hommage à un collègue réalisateur (dont je n’ai pas retenu le nom, hélas) injustement incarcéré dans un camp de travail en Russie…

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Mais oui, « y a kekchoze » là-bas…

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Les discours se terminent,

La voix off présente les deux artistes :

Lucchini, toujours agité…

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Et Vincent, plus calme…

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Les lumières s’éteignent enfin, la projection commence et nous passons un excellent moment à visionner le film que je vous conseille vivement de ne pas rater…

Et les lumières se rallument…
Les deux artistes se lèvent, ovationné par le public…

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Nous avons droit à quelques grimaces supplémentaires…

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Sous l’œil amusé du réalisateur…

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Soudain, coup de théâtre, après seulement 2 ou 3 minutes d’applaudissements, Lucchini se taille, monte les marches jusqu’au premier palier du balcon et nous gratifie de son plus magnifique sourire forcé !…
On ne peut mieux faire dans le genre…

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Salue une dernière fois le public…

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Sous le regard ébahi de Christian Vincent…

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Passe la porte et disparaît…

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Désemparé, le réalisateur se rassoit…

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je flashe son attitude qui en dit long…

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Ce manque de respect du public et du jury du festival présents dans la salle est très surprenant… 

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Évidemment, nous pardonnons tout à un acteur-comédien aussi talentueux que Fabrice Luchini,

Mais quand même…

Claudio Boaretto

Publié dans Venise : évenements | 10 Commentaires »

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