DÉSERT MEXICAIN par HUGO H

Posté par Claudio Boaretto le 20 avril 2017

Notre ami Hugo n’en a pas encore fini avec sa période mexicaine :

« Le Mexique me poursuit. Je ne sais pas. C’est si exotique…
Voici un tout petit paysage du désert de Basse Californie, un jour de grand vent qui soulevait la poussière. »

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« Désert mexicain », encore un petit format, huile sur panneau de bois enduit, 11,5×30 cm (140,00€)

Localisation :

« Nous sommes à l’arrière d’une station essence, si je me souviens (mais bon, ma mémoire est plutôt défaillante en général). Sur une aire qui permet de faire demi-tour (j’avais dû me tromper de route).
On voit à gauche, devant le réservoir d’eau, la courbe de cette surface aplanie.

À droite, on a stocké des débris d’arbres arrachés. Ce tas produit tant de poussière qu’on a l’impression qu’un feu vient de s’y éteindre et qu’il fume encore… »

Explication artistico-techniques :

« Un petit format suffit pour donner l’ambiance. Je crois qu’on n’aurait rien gagné avec un cadre plus grand…
Et cela permet de me limiter dans le temps. J’ai presque tout fait en une session, sauf de légères retouches destinées à couvrir parfaitement la surface, donner deux ou trois détails et accentuer le contraste…
Et puis enfin, j’ai limité ma palette pour chercher à faire les mélanges les plus judicieux et obtenir une ambiance “couleur locale”… Donc du brun foncé, du bleu foncé et un peu de jaune ocre… du blanc, et pas une goutte de noir… »

Passons à la naissance du tableau :

« Les amis… je n’arrive pas à me défaire du Mexique… bon, juste un tout petit dernier vite fait, sur un vieux bout de truc déjà peint… Premier jet. »

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« Après trois petites retouches, ce tout petit format est déjà terminé. Il est pratiquement fait avec de la terre d’ombre, du bleu outremer, du blanc et un peu d’ocre jaune… »

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Et voilà…
« Grâce aux petits formats j’ai un rythme exceptionnel… et j’apprends beaucoup ! »…

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L’artiste en permanence parfait sa maitrise de règles de l’art …

Claudio Boaretto

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NOTRE FAMILLE VÉNITIENNE À PÂQUES

Posté par Claudio Boaretto le 20 avril 2017

Ce billet illustré intéressera plus particulièrement les membres de notre famille et les amis proches…

Pâques, comme Noël, est une fête où la famille se rassemble, réminiscence de notre éducation judéo-chrétienne, même si certains d’entre nous, dont votre serviteur, ne croient plus depuis longtemps à ces billevesées religieuses…

Mais gardons de ces traditions le prétexte du bonheur de se réunir…

Cette année, le repas pascal se déroule au « Ristorante al Storico Crea » …

Ce restaurant est situé au beau milieu d’un chantier naval sur l’île de la « Giudecca », en quelque sorte le 7ème « sestiere » de Venise…

La flèche rouge désigne l’emplacement du restaurant…

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Pour le rejoindre, quand on vient en « vaporetto », il faut débarquer sur la rive nord de l’île et suivre le quai…

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Jusqu’au « Sotoportego » où une ancienne gondole monte la garde devant une première enseigne du restaurant…

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Une fois franchi ce « Sotoportego », il faut traverser tout le chantier naval pour atteindre le restaurant sis sur la rive sud de l’île…

Mettons les choses au point, en France, quand nous parlons de « chantier naval » on pense immédiatement aux immenses chantiers comme Saint Nazaire où l’on construit les grands paquebots…
Ce n’est pas le cas à Venise…

Un chantier naval ici, c’est comme un garage d’automobiles, mais pour bateaux…

Donc il y a des grands garages, des petits, des moyens, dans certains on fait l’entretien, dans d’autres on répare, dans d’autres encore on gare les bateaux en particulier pour l’hiver, d’autres plus élaborés fabriquent carrément leurs bateaux, et dans les grands comme celui de la « Giudecca » on fait tout à la fois…

Ce chantier possède aussi en son sein deux « squeri », endroits où l’on construit les gondoles, dont le « squero Crea »…

J’ai publié, en mars 2016, un billet relativement complet sur les « squeri » …
Si vous voulez en savoir plus, c’est là :
LES « SQUERI » DE VENISE, OÙ L’ON CONSTRUIT LES GONDOLES

Continuons notre chemin, nous slalomons entre les bateaux…

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Le long des quais, entre les grues…

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Des bateaux plus chouettes que d’autres attirent notre attention…
Un vrai plaisir pour un vénitien que de déambuler dans ces espaces marins…

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Nous passons devant les « Tese » où les embarcations sont garées à l’intérieur sur 4 niveaux, souvent pour l’hivernage…

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Là, c’est une gondole qui montre le p’tit bout de sa poupe…

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Voici enfin le restaurant « Crea » au premier étage de la « Tesa » …

« Crea » est le surnom de Gianfranco Vianello, vainqueur de la « Regata Storica » de « Voga alla Veneta » plusieurs années de suite… Les vainqueurs des régates historiques sont considérés comme des héros à Venise…
Son gendre tient le restaurant tandis que Crea s’occupe du chantier…

Ma cousine Marilena, qui s’est occupé de « l’organisage», nous a réservé la belle terrasse en haut des escaliers…

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Où nous attend la table pascale, nous sommes une petite vingtaine…

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La vue sur le chantier et sur la lagune sud est superbe…
L’île à droite est « Sacca Sessola », l’île à gauche « San Clemente »

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Tout le monde est quasiment présent, mais, comme d’habitude, nous attendons encore Florence, ma fille…
La voici enfin qui arrive à notre tribord sur son petit bateau…

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Le temps de croiser un bateau de travail…

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Zoom pour distinguer mes petits enfants à bord…

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Et voilà, tout le monde est à table…
Coucou, on me regarde pour la « foto » …

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Comme de coutume, je m’applique à réaliser un petit trombinoscope pour garder le souvenir des présents à ce repas…

Ma cousine germaine, Stefania, qui habite toujours dans l’appartement familial à Castello, là où vécurent mes grand-parents, mes parents pendant la période militaire de la seconde guerre mondiale, où naquit mon frère Renato et où je fus moi-même conçu…

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Sa sœur jumelle, Marilena…

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Stefano, son mari mais aussi mon dentiste-orthodontiste que je préfère rencontrer en dehors de son cabinet…

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Luca, un de leur deux fils, le second, Enrico, révise à la casa, examens en vue…

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Andrea, le frère de Stefano, prothésiste dentaire, ils font la paire…

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Cinzia, son épouse…

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Giulia, leur fille…

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Lydia, ma troisième cousine germaine…

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Son mari, Gino…

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Fulvia, leur fille…

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Stefano numéro 2, son compagnon…

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Renato, mon frangin…

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Mireille, son épouse…

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Flo, ma fille…

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Hugo, son mari et notre artiste peintre préféré…

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Gaetano, mon petit-fils…

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Charlotte, ma dernière petite fille…

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Evelyne, ma tendre et douce…

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Une pensée pour nos deux chers anciens qui viennent de nous quitter, la « Mamma » de Stefano et Andrea, et mon « Papà » …

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Mais profitons de l’instant présent, les plateaux « d’antipasti » arrivant sur la table, chez « Crea » on mange à la vénitienne et c’est fameux, je vous le recommande vivement…

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Pour ne pas trop vous faire saliver, je vous fais grâce des mets délicieux que nous avons dégusté…

Le long du repas, on ne peut se lasser d’admirer notre lagune…

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Face à nous l’île de « Sacca Sessola », appelée aussi l’île aux Roses…

Depuis 2015 l’île est devenue un grand hôtel de luxe de 250 chambres et suites de la chaîne américaine « JW Marriott » …
Entouré de jardins et d’oliviers de grande valeur environnementale, le complexe est équipé d’un centre de bien être, un spa et des piscines extérieures, intérieures et suspendues, plusieurs restaurants, des bars, un ponton, un « port de plaisance » et un héliport…
Quand Stefano sortira son bateau de l’hivernage, nous irons faire un reportage illustré sur cette île…

Juste devant l’île, une « Vela al terzo », (voile au tiers) s’amuse à tirer des bords…

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Je terminerai ce familial reportage par un gros zoom sur ce joli voilier, symbole de la marine à voile traditionnelle vénitienne…

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Joyeuses Pâques !…

Claudio Boaretto

Publié dans Venise : vie quotidienne & familiale | 25 Commentaires »

LA CABANE DE PÊCHEUR IV par HUGO H

Posté par Claudio Boaretto le 9 avril 2017

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« Cabane de pêcheur IV » huile sur toile de lin, 30×60 cm (390,00€) …

Après sa période mexicaine, Hugo H nous revient avec un de ses thèmes favoris, la lagune de Venise, comme il l’avoue volontiers…

« Retour à Venise pour une quatrième cabane de pêcheur, que l’on trouve plus particulièrement au sud de la lagune de Venise. »

Et le voici dans les explications artistico-techniques :

« Un format double carré pour une composition en trois tiers bien définis…
On aurait presque envie de faire des pliures s’il s’agissait d’une feuille de papier !
Une vue très frontale et cadrée serrée, avec une perspective écrasée : une composition très Hugo H, quoi… » 

Où il nous parle de couleurs, d’ombres et d’espaces :

« Le premier tiers avec une lumière crue qui frappe le pignon, le tiers central avec une ombre chaude qui laisse transparaître le croquis préparatoire brun (terre d’ombre), et le tiers à droite, moins défini, qui part dans des à-plats de bleus abstraits à l’arrière-plan. L’horizon disparaît, la lagune s’unit au ciel.
L’espace s’ouvre intégralement.
Le regard se perd dans le vide lumineux. La bouée jaune devient subliminale.
Place à la méditation ! »

Cette toile, déjà bien avancée, était en attente dans son atelier depuis un certain temps car Hugo l’avait commencé bien avant d’entamer sa série mexicaine…
Il ne restait plus grand-chose pour la terminer, comme de donner au ciel et à la lagune leurs nuances définitives…

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Je ne me lasse pas de ces cabanes de pêcheurs vénitiens, aussi bien sur les toiles d’Hugo que lorsque nous voguons du côté de la lagune sud où nous avons le privilège de les voir  « en vrai »

Claudio Boaretto

Publié dans Peinture & Dessins | 15 Commentaires »

CASA CENOTE par HUGO H

Posté par Claudio Boaretto le 6 avril 2017

La fin de la série mexicaine de notre artiste-peintre préféré, Hugo H. …

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« Casa Cenote », huile sur toile de lin, 20×25 cm (235,00€)

Présentation par l’artiste :

« Dernier tableau de mon séjour au Yucatan. Un vestige de Tulum, village maya abandonné il y a quelques siècles. »

Ah ? tu nous avais dit une série de 9 et nous sommes à 8…
Aurais-je oublié un tableau ?…
J’éluciderai ce problème plus tard…

« Voici une maison (Casa en espagnol). Construite au-dessus d’une grotte remplie d’eau (Cenote, traduction espagnole du terme maya pour ces trous d’eau…). La Casa Cenote, donc. »

Les sensations ressenties décrites par l’artiste et retranscrites sur la toile au travers de sa palette…

« Là pour une fois le soleil est bien comme il faut derrière mon épaule droite. Et il frappe fort !

Il fallait qu’on le sente frapper aussi bien la façade que le sol… Le ciel méritait pour une fois ce bleu profond dont j’ai tendance à légèrement abuser à l’occasion.

Les ombres sont chaudes, la lumière est chaude. Il faisait très chaud.

Les plantes au centre m’ont demandé un peu plus de détail, mais j’ai conservé la dynamique de l’esquisse pour la végétation du pourtour… de longues feuilles qui réussissent à frémir mollement dans le moindre mouvement d’air. »

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Les étapes :

La première esquisse…

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« Là en revanche, j’ai exagéré sur les teintes claires… il fallait couvrir les lignes de crayon de papier… »

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« Prochaine fois, je me fais une palette de nuances foncées pour m’amuser au trait ! Je pourrai les utiliser ensuite autour de l’église qui me préoccupe… »

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Retour au résultat final…

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Maintenant nous avons de quoi faire une petite expo mexicaine de Hugo H. …

Claudio Boaretto

Publié dans Peinture & Dessins | 9 Commentaires »

CACTUS

Posté par Claudio Boaretto le 4 avril 2017

La 7ème des 9 œuvres prévues pour la série mexicaine d’Hugo H. …

Elle s’intitule « Cactus » …

Au Mexique, on ne pouvait pas y échapper…

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« Cactus », huile sur carton entoilé, 18×24 cm (215,00€) …

Comme d’hab., parole à l’artiste…

Le contexte :

« Voici un cactus. Une plante succulente. Alors pourquoi résister ? »

On se le demanderait, assurément nous l’attendions ce cactus…

« Celui-ci est du genre “opuntia” à la morphologie en “raquettes”. On dit “cladodes” normalement, mais comme celui-ci prenait la lumière à revers, le terme raquette s’impose ! »

 L’acuité de l’œil de l’artiste :

« Le soleil est devant nous à droite, éclairant la majeure partie des raquettes sur la face qu’on ne voit pas. À gauche, certaines raquettes sont orientées différemment alors on voit leur face éclairée.

La lumière passe à travers l’herbe, lui donnant cette teinte saturée, alors qu’à l’arrière-plan, elle rebondit sur les feuilles épaisses et cireuses. »

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Voyons maintenant les différentes phases de l’élaboration picturale de ce  cactus…

Contrairement à l’œuvre précédente, Hugo a été généreux sur les étapes de celui-ci…

« Je m’étais promis de toujours commencer par le croquis monochrome…
J’ai déjà dérogé à la règle avec ce croquis en deux couleurs et noir…

Ouf, je m’en suis pourtant sorti… »

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« Bon, là j’ai juste ajouté une couche de peinture partout, là où avant il y avait une infime quantité parfois sur l’esquisse d’origine (et j’avais aussi gratté les contours qui sont très clairs) …

La chose à ne pas faire c’est trop peindre en même temps les lumières et les ombres car le danger est de mélanger les teintes sur la toile, ce qui nuit aux couleurs et au contraste…
Là j’ai fait un peu des deux mais il faut s’arrêter… J’ai suffisamment assombri où c’est nécessaire donc la prochaine fois je pourrai faire une séance uniquement avec les lumières, en dessinant toutes les aiguilles (qui devraient briller encore un peu plus jaune, d’ailleurs…) »

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« La lumière arrive de très haut, devant nous à droite. La plus grande partie du cactus la reçoit de la face qu’on ne voit pas mais les grandes feuilles cireuses à l’arrière-plan brillent carrément quand elles sont au soleil…

L’herbe, quant à elle, est traversée par la lumière, ce qui donne ce vert-jaune saturé. La mise en scène du cactus était peut-être plus puissante quand il était seul, mais la vérité nous impose souvent trop de détails…
en tout cas, les épines et les aréoles finissent de le caractériser.                       

Encore une lumière difficile à gérer…

Ce sont peut-être ces ambiances inhabituelles qui m’attirent en fait ! »

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Mais quel travail ! inimaginable pour le néophyte en peinture…

Tout cela sur un tout petit format de 18×24 cm…

Je comprends alors que tu passes des centaines d’heures sur tes grands formats qui font plusieurs mètres !!!…

Le résultat final…

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Respect à l’artiste !…

Claudio Boaretto

Publié dans Peinture & Dessins | 7 Commentaires »

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