RENDEZ-VOUS FÉLIN de HUGO H

Posté par Claudio Boaretto le 27 mars 2019

Une huile sur toile de 30×30 cm qu’Hugo H nous a délivré le 10 février dernier, intitulée « Rendez-vous félin »…

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Après ses escapades chiliennes, notre artiste peintre vénitien nous offre à nouveau une toile sur Venise et sa lagune, en l’occurrence il s’agit de Burano…

Les explications de l’artiste :

« Burano, petite île de la lagune vénitienne où les maisons sont peintes de toutes les couleurs imaginables… et même parfois de couleurs inimaginables telle celle-ci ! » 

Burano, l’endroit idéal pour un exercice de style sur la couleur comme Hugo nous le confirme :

« Une belle occasion pour tester une approche plus directe de la peinture, sans faire de grisaille préalable : trouver la couleur et l’appliquer directement sur la toile. Comme pour un croquis, pour couvrir très vite le format. Ainsi, on voit immédiatement si certaines zones sont dans l’erreur. Par exemple, j’ai tout de suite vu que l’ombre du pin devait être verte, ou bien que le sol renvoyait une lumière jaune sur la façade de droite. »

Après la couleur, l’ambiance :

« J’aime bien Burano à l’heure de la sieste : c’est si calme…

Pour mettre un peu de vie sous ce soleil et raconter une histoire, j’ai invité deux chats à se donner un rendez-vous. Les chats sont les animaux emblématiques de Venise et sa lagune (les seiches aussi…). Ici nous avons un “Soriano” (la race locale de gros chats tigré) qui va retrouver un chat noir caché à l’ombre… »

 Mais la genèse de cette toile remonte avant son escapade hivernale au Chili…

Le premier août 2018 Hugo nous montrait la première ébauche de cette toile :

« Encore un essai d’esquisse établie « par blocs », à la manière des peintres paysagistes étasuniens.
On jette les grandes masses pour tester immédiatement les couleurs, la lumière…
on voit tout de suite si ça fonctionne et par la suite on travaille plus localement. Ici une façade verte en plein soleil à Burano.
Prochaine fois, je ferai les fenêtres, par exemple.
Comme je ne voulais pas gâcher mon reste de peinture, j’en ai utilisé sur une vieille esquisse (grisaille) de barque pour voir si elle sera belle en rouge… côte à côte, vous avez donc deux manières diamétralement opposées d’ébaucher une peinture ! »

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26 septembre 2018

« Petite séance autour de la porte d’entrée à Burano… du coup la fenêtre à droite fait vraiment pitié… »

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09 octobre 2018

« Petite séance sur les ombres. À présent leurs valeurs respectives sont bonnes, ce qui donne un aspect général réaliste. Le pin a bénéficié de tonalités plus sombres et d’un vert plus chaud que précédemment. On comprend bien maintenant que c’est lui qui porte l’ombre au sol. Tout cela est parfait.
En revanche, je ne suis pas convaincu par le torchon rose qui sèche… orange serait mieux je crois. Et puis en y pensant, je pense qu’il est temps de convoquer un ou deux chats pour habiter ce tableau… »

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19 octobre 2018

« Voici un chat tigré, très vénitien. Pas facile de s’y retrouver avec ces rayures… je les ai faites noires pareil partout… ça a l’air bien. »

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Ce qui me fait plaisir c’est qu’Hugo s’est inspiré non seulement de mes foto sur Burano pour réaliser cette toile mais aussi des foto de mes chats, en l’occurrence ci-dessus, Marco un de mes deux premiers Soriani…

« Voilà un essai avec un chat gris. Mais du genre gris avec des nuances… du blanc au gris disons. C’est terrible comme on s’y perd en le regardant. On se dit que du noir et du blanc suffisent pour un chat gris mais non, il faut du jaune et du brun… Ça parait simple mais c’est très difficile. Le pire c’est comme l’œil ne s’y retrouve pas en regardant… »

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10 février 2019

« Le tableau “rendez-vous félin” est terminé, donc visible sur mon site (c’était un peu une honte de l’avoir abandonné si longtemps si près de la fin, et puis j’avais besoin de récupérer le châssis pour ma dernière vue des montagnes…) »

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Les éventuels amateurs pourront acquérir cette toile pour 500€, tarif établi selon la dernière cotation officielle de l’artiste…

Claudio Boaretto

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NICOLAJ, DYNASTIE NAUTIQUE

Posté par Claudio Boaretto le 24 mars 2019

Suite à des contraintes techniques, mise à jour de l’article  « NICOLAJ, DYNASTIE NAUTIQUE », article publié 23  janvier 2011 sur ce blog…à l’époque je ne connaissais rien à l’art de la « fotografie »

Ça commence par l’histoire de mon aïeul,  GIOVANNI NICOLAJ, le Grand-père de mon grand-père maternel, ma mère, LINDA, étant une NICOLAJ, née à l’extrême Est de Venise, à San Pietro, San Piero de Casteo en vénitien, là où fut érigée la première basilique de la Sérénissime, bien avant celle de San Marco

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Portrait de Giovanni NICOLAJ

En 1856, mon aïeul, GIOVANNI NICOLAI, commandant la frégate royale « BEROLDO » fut décoré de la médaille d’or par la marine française pour l’héroïque courage dont il fit preuve au cours d’une des batailles navales conduite pour la guerre de libération de l’Italie….
(Le patronyme des NICOLAI fut transformé par erreur à l’époque par un employé de l’état civil prenant le « i » final pour un « J » changeant ainsi le nom de la lignée maternelle de mes ascendants, quoiqu’il en soit le nom ne se prononce pas « nicolage » mais bien « nicolàï » avec accent tonique sur le A )…  

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Frégate Royale « BEROLDO » de 48 canons, construite en 1827

GIOVANNI faisait partie d’une famille originaire des Îles de la MADDELENA, archipel situé au Nord-est de la SARDAIGNE, près de la CORSE….

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Archipel de la MADDELENA, Nord-est de la Sardaigne

Immédiatement après cette période de guerre et de reconnaissance militaire, il se transféra à Venise dans le fameux et laborieux ARSENALE DI VENEZIA.


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{L’arsenal de Venise construit en 1104, chantier naval qui a joué un rôle déterminant dans la construction de l’empire vénitien. Ceint par 3 km de murailles crènelées de brique rouge, il emploiera jusqu’à 16 000 personnes à son apogée.}

À l’ARSENAL, grâce à ses compétences et son expérience, il obtint la direction du département des « CALDAIE NAVALI » les chaudières navales….
Fin des années 1800 voit la naissance de son fils NATALE (frère de GIORGIO, le père de mon grand-père)
NATALE NICOLAJ deviendra à son tour le directeur technique du département des voiles de l’Arsenal.

Toutefois, en 1917, l’Arsenal de Venise est fermé et toutes les unités sont transférées aux chantiers navals de LA SPEZIA….
Mais NATALE ne veut pas quitter Venise. Il embauche la totalité des ouvriers du département des voiles de l’Arsenal et crée la société qui deviendra à Venise la fameuse « VELERIA NICOLAJ » fabrication de voiles….

Avec la naissance de son fils ULDERICO en 1923, la société est transformée en « N.NICOLAJ & FIGLIO » et s’agrandit en produisant des voiles, des toiles et des tentures pour le monde maritime, des drapeaux et des pavillons pour toutes les marines, ainsi que vestes, cirés et toutes sortes de bouées de sauvetage…. La société arrive à compter 107 ouvriers qualifiés et 3 laboratoires de productions….

En 1923, avec l’acquisition du PALAZZO PISANI de SANTA MARINA, tout près de l’hôpital civil de Venise à SAN GIOVANNI E PAOLO, ils y concentrent toute la production….

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Palazzo Pisani Nicolaj di Santa Marina

Déjà en 1937, fait remarquable, on trouve la trace de la première homologation officielle du gilet de sauvetage. Il s’agissait d’une espèce de cylindre de toile robuste avec une ouverture pour les bras où étaient introduits quatre gros pains de chêne-liège…. Les NICOLAJ ont inventé le gilet de sauvetage individuel !….

Aujourd’hui son fils Gianni NICOLAJ continue la tradition nautique et l’on peut tout trouver en accastillage dans sa boutique nautique toujours situé au situé rez-de-chaussée du PALAZZO PISANI…. J’y ai moi-même fait l’acquisition du matériel indispensable et obligatoire à bord…

Je croise de temps à autres, ce petit cousin au 3 degré, au chantier naval du Lido où nous avons chacun notre bateau…. Seulement que son bateau, c’est carrément un petit navire, tandis que le mien, comparé au sien, fait figure de frêle esquif….
C’était en quelques lignes l’histoire d’une des lignées des NICOLAJ de Venise….
Il en est d’autres histoires de mes ascendants que me racontait ma mère, comme ce boulanger de Castello qui fit faillite ne faisant pas payer le pain à la moitié de ses clients en ces temps de pauvreté et de disette….
Et cet autre patron de l’entreprise pour planter les « bricole » ou « duc d’albe » dans la lagune et qui mourut d’un petit panaris au pouce, etc.….

Chaque famille à son content d’histoires….

Mise à part cela, certains me disent que j’aurais un petit air de famille avec mon aïeul Giovanni…

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Sans blague, vous trouvez ?…

Claudio Boaretto

Publié dans 12 La famille du Coyote | 2 Commentaires »

CHASSE A L’ARC

Posté par Claudio Boaretto le 24 mars 2019

 Suite à des contraintes techniques, mise à jour de l’article  « Chasse à l’Arc », article publié 2 février 2010 sur ce blog…à l’époque je ne connaissais rien à l’art de la « fotografie »

CHASSE A L’ARC -
BATTUE SILENCIEUSE FORÊT DE COMMERCY.

Contrairement aux chasseurs normaux, ceux à fusils et à carabines, nous chassons sans armes à feu et sans chiens….

Nous n’utilisons que les chiens de sang après la chasse pour retrouver le gibier éventuellement blessé. Nous traquons en silence en essayant de débusquer le gibier là où il se cache.  Grimés et camouflés, nous sommes un peu les indiens de la forêt pour approcher le gibier au plus près, sans qu’il nous voie, sans qu’il nous entende, sans qu’il nous sente….

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Pour seulement penser à décocher une flèche, l’on se doit d’être entre 5 et 15 mètres de l’animal de chasse….

Autant dire que la tache est ardue mais c’est tout l’art de la chasse à l’arc…. Nous ne sommes pas des tireurs, nous sommes des chasseurs, comme l’étaient nos ancêtres….

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Samedi 2 décembre 2006

Aujourd’hui, ce matin plutôt, nous sommes une douzaine de chasseurs à l’arc pour cette battue silencieuse….

Nous allons attaquer la parcelle 17 en forêt domaniale….
La moitié d’entre nous vont traquer, l’autre moitié se postera sur les coulées névralgiques où les sangliers sont censés passer….

Nous avions déjà attaqué cette parcelle il y a 15 jours et plus d’une vingtaine de sangliers étaient aux rendez-vous…. Malheureusement pour nous, aucun animal au tableau, c’est souvent le sort des chasseurs à l’arc, fort heureusement notre principale motivation n’est pas de tuer, mais surtout de chasser et d’approcher l’animal….

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Si j’ai un souvenir un peu amer de cette traque c’est non pas de ne pas avoir prélevé un animal mais de n’avoir pas été au bon moment au bon endroit …. :

« En effet, j’allai me placer avec Philippe B. sur la ligne séparant la parcelle 17 de la parcelle 21 et se trouvaient sur cette ligne, en particulier après une immense flaque d’eau barrant le chemin, des coulées très fréquentées….
Au « rond du matin » : « OK, je me place là, dis-je au Président », « attention, me rétorquât’ il, il y a une nouvelle coulée que j’ai marquée en rouge, il faut absolument  la garder »….

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Lorsque nous arrivâmes sur place je me mis à ma coulée habituelle…. Philippe qui continua à monter la ligne m’appela alors et me dit « viens là, c’est la coulée à garder marquée par le Président »….
J’allai voir, pas terrible le poste, et assez difficile pour se trouver une bonne fenêtre de tir tout en restant caché, obligé de rester presque à découvert sur la ligne….
Je restai malgré tout à ce poste, un peu de mauvaise grâce, je l’avoue….

Au beau milieu de la traque retentirent les cris tant attendus :
« Attention à la Houe à l’avant » c’est le signal pour les sangliers…
« Attention à la Houe à l’arrière » enfin, à la Houe de tous les côtés….

Nerveux à mon poste, l’arc prêt à être armé, j’écoutai….
J’entendis du bruit dans l’enceinte devant moi, je n’arrivai pas à localiser précisément  la provenance, je tournai la tête vers la droite et là, au poste où je m’étais placé de prime abord, 1 cochon, 2 cochons, 3 cochons….
13 cochons passèrent la ligne !….
à 50 mètres de moi….
Quelle rage !….
Que ne suis-je resté là-bas, on se laisse toujours influencer….

Hé oui, quand on est chasseur à l’arc c’est à 15 mètres maximum du gibier qu’il faut  être placé avant d’imaginer quoi que ce soi, rien à voir avec les carabiniers qui tirent tranquille à 50 ou 100 mètres….
Trop facile…

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 Aujourd’hui, envers et contre tout, je me mettrai à la coulée que je connais bien….
Je crois à mon instinct, le vent est plein sud, la parcelle 17 est au nord de la ligne, s’il y a fuite, certains sangliers remonteront au vent, il y a de fortes chances qu’ils passent là, j’y crois….

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Un peu plus bas dans la parcelle 21, parcelle voisine, à 30 mètres il y a une fausse ligne parallèle devancée d’un petit fossé rempli d’eau vaseuse…
La vraie ligne est au dessus de moi, je suis légèrement en contrebas, je devrais voir arriver le gibier….
C’est là que je me poste….
Je me place à bon vent par rapport à la coulée afin de ne pas être reniflé par les sangliers au dernier moment….
Je sors mon petit sécateur que j’emporte toujours dans ma poche gauche, je coupe quelques arbrisseaux pour me faire une belle fenêtre de tir et j’encoche une flèche sur mon arc….
Mon arc est un arc à l’ancienne, c’est un morceau de bois sans aucun organe de visée car je pratique le tir instinctif comme nos ancêtres….

Décomposition du mouvement :

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Je ne suis pas adepte des compounds, ces arcs à roulettes ou à cames avec viseur et autres gadgets modernes qui démultiplient leurs forces et leurs vitesses…
Mon arc fait déjà 55 livres de puissance et lorsque l’on arme ce dernier à fond, c’est juste quelques secondes que l’on peut le tenir armé….

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Je m’assois sur ma canne-siège, et l’attente commence….

Pour une fois l’attente ne dure pas longtemps
« Attention à la Houe !…. » C’est parti !….

Une certaine fébrilité me gagne, vont-ils passer là où je le suppose ?….
Je suis à 5 mètres à l’ouest de la coulée….
Du bruit….
Ca vient d’en haut….
Ca arrive vers moi….
Je les vois….
4 sangliers….
Un moyen devant, deux petites bêtes rousses à la suite et un gros noir qui ferme la marche…. Ils me passent comme des fusées exactement là où j’avais prévu….
Je tente de flécher le second, ma flèche passe presque un mètre derrière, ils vont trop vite …. Je suis dépité !….
j’ai raté l’occasion de la journée….
Contrarié, je vais ramasser ma flèche fichée horizontalement dans la terre…. J’ai un mal de chien pour l’arracher….
Je retourne à mon poste et prend une nouvelle flèche, la lame de l’autre ne devant plus bien couper….
Je suis sombre….

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mes arcs…

Un quart d’heure plus tard, j’entends de nouveau la traque :
« A la Houe à l’arrière !…. »
C’est encore pour moi, je lève la tête vers la ligne en haut et je vois deux petits sangliers venant à grande vitesse vers moi, toujours dans cette même coulée….
Je suis prêt à armer mon arc….
Soudain, tout s’arrête….
Plus de bruit….
Silence total….
Je ne les vois plus….
Ils se sont arrêtés et comme la végétation est très dense, je ne vois plus rien du tout…. J’ai le palpitant à 200 à l’heure….
Je dois avoir les oreilles dressées comme un animal aux aguets….
Ils ont du pressentir le danger….
Les secondes passent, aussi longues que des minutes….

Ca y est !….
Je les entends à nouveau….
Ils viennent de redémarrer….
Ils sortent du petit fossé d’eau vaseuse devant moi….
Je vois le premier….
Je vois le second….
Ils sont à environ 7 ou 8 mètres devant….
Cette fois je n’attends pas qu’ils sautent la ligne….
j’arme et je décoche ma flèche sur le second….
Je tire en 3/4 avant, tant pis….
Le cochon prend la flèche et pousse un couinement à l’impact….
Il saute la ligne….
Il a ma flèche plantée de la moitié, en début du tiers arrière de l’animal….
En courant il tape la flèche dans les arbrisseaux….
il couine à plusieurs reprises….

« A la Houe blessé !….» je crie pour prévenir mes compagnons….

Quand sonnent les 3 coups de trompe de fin de traque, je vais vérifier mon tir….
Olivier B, archer et conducteur UNUCR me rejoint….
Pas de sang au lieu de l’impact….
Nous balisons la coulée….
15 mètres plus loin de grandes taches de sang bien rouges….
« A mon avis, il ne devrait pas être loin » me dit Olivier….
Je reste septique et ne vendrais la peau de du sanglier avant etc……..

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Une cible renard en taille réelle pour l’entrainement au tir instinctif

Après le repas nous allons vérifier le tir plus sérieusement….
Olivier ayant quelques déboires avec « Moustache » son teckel, Christian B., alias Bubu, prend son chien de sang, un bon vieux labrador et Régis M., demeurant non loin du bois, va chercher chez lui son fusil, au cas où l’animal blessé se relèverait….  

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Et la recherche au sang commence….
La végétation est vraiment très épaisse….
Le cochon a suivi la coulée que nous suivons à notre tour…. Il y a de plus en plus de sang…. Plus nous avançons, plus il y a de sang….
En moi-même, je pense, « il se vide complètement »….
je suis quasiment certain maintenant que nous allons le retrouver…
Au bout de cent mètres Bubu retrouve la flèche…. Recouverte de sang, elle est à peine un peu voilée vers la lame….
Nous avons parcouru maintenant un peu plus de 150 mètres….

Soudain Bubu crie « Hallali !…. »….

C’est le soulagement….
Il est là couché….
Une bête rousse de 40 kilos….
Il s’est écarté de la coulée à l’ultime instant pour rendre son dernier souffle….
Ma flèche a coupé l’artère iliaque, hémorragie immédiate, il s’est vidé immédiatement de son sang…. Il a dû courir une minute ou deux maximum avant de s’écrouler….
Mes compagnons sont presque plus heureux que moi…. Ce sont deux vieux copains…. Je les ai connu tous deux il y a plus de 20 ans, au début de la chasse pilote de la zone rouge de Verdun, à l’aube des années 1980….
ils me tapent sur l’épaule et m’embrassent tous les deux….

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Bubu déclare, non sans une légère fierté dans la voix : « c’est le 129ème cochon retrouvé par mon chien…. »
Un moment de bonheur pour des chasseurs à l’arc…
Je ne pratique plus la chasse à l’arc depuis 10 ans que je demeure à Venise, cette chasse étant interdite en Italie…

Claudio Boaretto

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OH, MON BATEAU OH,OH!

Posté par Claudio Boaretto le 24 mars 2019

 Suite à des contraintes techniques, mise à jour de l’article  « OH, MON BATEAU OH,OH! », article publié 3 août 2010 sur ce blog…à l’époque je ne connaissais rien à l’art de la « fotografie »

Voici mon nouveau bateau :

 1 b1

J’ai rendu l’ancien, un « Open 480 » qui n’allait pas, trop petit, instable et dont le moteur neuf, peu puissant, était défectueux,

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Ce qui m’a permis de négocier les prix pour enfin récupérer celui-ci après un an et demi de tractations avec le chantier naval, de nombreux déplacements, de multiples colères, après une livraison avec plus de 3 mois de retard,( le jour officiel de la livraison le bateau n’était même pas commencé à fabriquer !) avec la moitié de l’équipement et de l’accastillage non fait ou mal fait, donc avec beaucoup de boulot encore à faire dessus…

Un « Open fuoribordo »  de 6,40 mètres, neuf, en « vetroresina » avec un moteur d’occasion Honda de 130 chevaux de 2005, sachant qu’il n’a pas servi pendant 2 ans…

En 2011, quelques travaux sur mon bateau ont significativement amélioré le confort et la sécurité…
Voilà mon bateau avant travaux

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Et voici mon bateau après travaux

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Les modifications ne vous sautent pas aux yeux ?…
Alors voyons dans les détails :
Sur les plats bords intérieurs avant, ajout d’une « coussinerie » (pour traduire littéralement le terme italien) bien confortable pour les passagers surtout lorsque l’on tape sur la vague…

avant travaux

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après travaux

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une moquette de marine imperméable de couleur bleue, confort pour les pieds et facilité de nettoyage du pont…

avant travaux

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après travaux

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Un dossier pour le siège du pilote et éventuellement du passager à côté de lui….
Sécurité en cas d’accélération impromptue ou accidentelle, due par exemple à une grosse vague inattendue qui vous fait perdre l’équilibre…

avant travaux

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après travaux

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Et enfin, le « tientibene » en français le « tiens-toi bien », c’est une barre inox qui protège le pare-brise du poste de pilotage….
Très confortable pour se tenir lorsque l’on embarque ou débarque du bateau…. Sécurité aussi pour se tenir en cas de houle et de grosses vagues….
Il nous a fallu déplacer les feux de position pour installer le « tientibene »….
Heureusement que Hugo m’a donné un coup de main….

avant travaux vue arrière

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après travaux vue arrière

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avant travaux vue avant

 13 b13

après travaux vue avant

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et voilà un bateau bien plus confortable et plus sécurisé…..
Vous voyez bien tout maintenant ?

avant travaux

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après travaux

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Oh mon bateau,
Tu es le plus beau des bateaux, oh, oh………….

Claudio Boaretto

Publié dans 11 les jouets du Coyote | Pas de Commentaire »

ORANGE D’ACIER

Posté par Claudio Boaretto le 24 mars 2019

Fouillant dans les méandres de mon blog, j’ai retrouvé une Bande Dessinée que j’avais publiée en 2010 dans la catégorie « Album » sans autre forme d’explications…

Comme en ce moment je fais le « ménage » dans le blog pour récupérer un peu de place mémoire, je supprime certains articles obsolètes et redimensionne certaines « foto », ce qui me permet de rééditer cette BD avec un peu plus de détails…

Le principe de cette BD fut commandé par mon grand ami Serge BRICE, « l’Assureur verdunois de tous les dangers », enfin maintenant ex-assureur AGF…
Quelques décennies d’amitié et de nombreuses aventures, aussi bien sur terre que sur mer, nous lient irrémédiablement l’un à l’autre…

Le concepteur, l’auteur et le dessinateur de cette BD n’est autre que le talentueux verdunois Fabien CLESSE, artiste peintre apprécié et reconnu, professeur à ses heures à l’atelier d’arts appliqués de la Ville de Verdun… Un vieux copain lui aussi…

Cette BD, pleine d’humour et de dérision, devrait amuser certains anciens verdunois, pas vraiment les plus jeunes car nous ne sommes plus des perdreaux de l’année…

Notez bien le message d’avertissement en début de BD :

«Toute ressemblance avec des événements ou des personnages existants serait purement fortuite»….

Je m’inscris en faux devant cette affirmation car tous les personnages de cette BD ont réellement existé et existent encore !…

Je vous livrerai en pâture leurs noms au fur et à mesure, tant pis pour eux !…

La BD commence au bord de la Meuse sur le quai de Londres à Verdun, exactement au « Big Beef », devenu plus tard « Le boucher du Quai » tenu à l’époque par mon autre grand ami Claude MAYOT…

Sur la 3ème image de cette première planche, nous reconnaissons les protagonistes de l’aventure…

De gauche à droite : Éric FALLET, Serge BRICE, Claudio BOARETTO, Thierry HEIMARDINQUER dit « Le Nain »…

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J’adore la seconde image de la planche suivante, trop fort !…

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Sur la 1ère image de la planche suivante, nous avons la caricature du Claude Mayot, un brin lubrique…
Sur la 2ème, nous reconnaissons même nos voitures du moment, de gauche à droite, celle de l’Éric voiture de sa société, mon 4×4 passe-partout, celle du Thierry et le luxueux bolide du Serge…
Nous voilà donc au bureau de Serge, l’assureur de tous les copains à l’époque…

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 Sur la 2ème image de cette planche nous reconnaissons le Dominique LEONARD, dit « LÈO » fort connu dans le domaine du rugby verdunois…

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Le chirurgien de la 3ème image, c’est notre ami, Claude LORENZINI…

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« Grèce » étant, en 1998, le dernier voyage de l’année de la bande de copains…

J’espère que cette BD satirique, mettant en exergue les défauts de chacun de nous, vous a fait sourire…

Nous autres à l’époque, nous en avons « pissé dans la culotte »…

Quel talent ce Fabien CLESSE !…

Claudio Boaretto…

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