SOUS UN HÊTRE DE HUGO H

Posté par Claudio Boaretto le 24 avril 2019

Troisième tableau sur un des thèmes de prédilection d’Hugo H, les arbres…

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Huile sur panneau entoilé de 20x30cm…

Les explications de l’artiste :

« Je suis au pied d’un arbre. Dos au tronc principal.
Je regarde vers l’extérieur ces deux branches basses qui rampent puis se déploient.
Comme des sœurs.
Partant de l’ombre fraîche, elles finissent en ombres chinoises en remontant devant le fond lumineux du paysage inondé de soleil.
Les pissenlits sont en fleurs… »

Remontons quelques mois dans le temps, au 29 janvier 2019 nous renvoyant aux débuts de cette œuvre et de l’état d’âme de l’auteur…

« Il faut y croire. Toujours. Essayer. Regardez ça si c’est peu convaincant…
Je veux sauter des étapes, oublier les bases pour aller plus vite au résultat.
Pour cela je décide de faire tout un fond lumineux avant d’installer deux grosses branches basses qui partent en se tortillant et qui seront à contre-jour, plus ou moins.
Juste après avoir fini ce fond, voilà : on se demande bien où je vais avec ça… on croirait une patte de vache le sabot en l’air, non ? Tout ce qui m’intéressait était de trouver les couleurs justes pour l’arrière-plan.
Et même ça, pour l’instant n’a pas l’air acquis… »

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« Pourtant, avec un peu de bois, c’est tout de suite mieux.
Les feuilles suivront dans un troisième temps. En peignant ce sujet d’ombres chinoises toujours sur le sec, je suis sûr de conserver ce que j’ai appliqué précédemment. Et l’attente entre deux étapes n’est pas un problème quand on a dix autres toiles en cours ! »

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Le 3 février…

« Revenons à mes branches rampantes…
Hop, des feuilles… sans trop de détail pour commencer. On ne va quand même pas peindre CHAQUE feuille…
il y aura un vrai travail sur la dentelle des contours à la fin mais d’abord, il faut juste installer les masses.
On en profite pour donner aux troncs des teintes plus sourdes, plus réalistes. En comparaison, ça rend de la fraîcheur à l’herbe…
et puis c’est tout (eh oui, déjà), je préfère encore une fois abandonner cette scène pour laisser sécher.
Une histoire à épisode qui acquiert à présent un aspect réaliste. On est donc sur la bonne voie. »

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Le 14 février…

« Et puis ici c’est pareil : prochaine séance dans les ombres. J’ai mis toutes les teintes claires possibles sur les troncs. C’est trop.
Les plus observateurs auront repéré que j’ai modifié l’arrière-plan également. Avec l’apparition d’une montagne (bleu/violet) au lointain à droite par exemple…

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Le 21 février…

« Je me disais que ça serait simple et rapide de finir mes branches qui courent sur l’herbe…
en fait non. Je n’ai pas pu finir et je me suis même un peu fourvoyé sur celle de droite…
c’est pourquoi vous la voyez avec une couche d’ombre en moins…
la prochaine fois sera la bonne, j’espère…
En attendant, j’ai semé des pissenlits et signé ! »

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Le 10 mars…

« C’est vrai qu’en peignant à l’huile on peut revenir sans cesse corriger les détails imparfaits mais il convient de ne pas non plus se crisper. Il faut se concentrer sur l’essentiel. Juste l’idée.
Et ici c’est deux choses : des branches rampantes qui passent d’une fraiche pénombre à un parfait contre-jour en s’éloignant vers la lumière. Et l’arrière-plan qui possède ses vraies couleurs malgré le contre-jour.
Donc c’est fini, là, en fait. »

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Les foto précédentes étant des foto de travail permettant de concrétiser les différents stades de l’élaboration de l’œuvre, je vous remets la foto du début, foto prise dans les règles de l’art et qui permet de reproduire fidèlement les véritables couleurs et nuances de la toile…

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Les éventuels amateurs pourront acquérir cette toile pour 410€, tarif établi selon la dernière cotation officielle de l’artiste…

Claudio Boaretto

7 Réponses à “SOUS UN HÊTRE DE HUGO H”

  1. MICHEL KHALANSKI dit :

    C’est toujours intéressant de voir les étapes de la création et de lire les impressions de l’artiste.
    Un détail qui me semble important se trouve dans l’évolution de la branche de gauche qui évoque finalement une boucle. Mais on ne sait pas bien si la grosse branche verticale à gauche est la branche principale elle-même qui forme la boucle ou bien un de ses rameaux comme c’est visible sur les premières esquisses. Voilà une initiative heureuse, elle ajoute un peu de mystère autour d’une forme qui attire l’œil instinctivement. C’est une oeuvre généreuse, il y a beaucoup de richesses pour le regard sur une petite surface.

    • Voilà une bonne analyse de l’oeuvre, je vais demander à l’artiste de te répondre, Michel…
      :-D :-D :-D

    • Hugo dit :

      Salut Michel,
      comme toujours, la perspicacité te caractérise…
      Effectivement, tu as bien remarqué comme moi que c’était une branche secondaire qui partait vers le haut, c’est ce qu’on voit sur le premier tracé qui suit la réalité. Puis comme toi j’ai trouvé que c’était trop con cette discontinuité alors que la silhouette d’ensemble de cette branche de gauche (que je préfère à sa sœur de droite) décrivait effectivement une boucle admirable. Alors j’ai fermé le tracé pour en profiter.
      Et, merci pour les compliments.

  2. MAP dit :

    Superbe réalisation et les explications de Hugo toujours super intéressantes !!!

  3. Zaz Chalumeau dit :

    J’aime bien aussi :)

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