LE DÉFI ROUGE DU CLUB FOTO
Posté par Claudio Boaretto le 11 novembre 2025
Le rouge, couleur de feu, de passion, de fête…
Teinte de la vie quand elle s’emballe ou s’enflamme…
Le défi de notre club foto pour le mois de novembre portait justement ce nom éclatant : « ROUGE »…
Une brève excursion dans ma Fototek suffisait pour retrouver une douzaine de clichés frémissant de ce ton vibrant…
Je vous les partage ci-après, quelques-uns déjà connus des fidèles du blog…
1ère
Le poste de garde du parc Stelsia à Saint-Sylvestre-sur-Lot…
Sous la cabane écarlate, un unique soldat d’un mètre quatre-vingts : sourire garanti à chaque passage…
2ème
Impossible d’ignorer le château Stelsia lui-même…
Ses murs se parent chaque nuit d’un jeu de lumières multicolores, le rouge s’y impose parfois en maître absolu…
3ème
Sculpture en résine de trois mètres, signée du français Richard Orlinski, dressée dans les jardins de la Marinaressa à Venise en juillet 2022…
Titre de l’œuvre : Wild Kong…
La peinture laquée claque sous le soleil de midi, la bête rugit sans bouger…
Avant d’aller plus loin, petit aparté…
Ce genre de foto subit souvent l’exclusion des concours de la « Fédération Française de Photographie »…
Raison invoquée : le jury ne juge plus la foto mais l’œuvre d’art…
Opinion que je ne partage guère…
Dans chaque image, le fotograf imprime sa griffe : angle, cadrage, profondeur de champ, perception et interprétation de la lumière, composition, tout entre en jeu…
Un même sujet capté par des regards différents produit (ou pas selon le talent du fotograf) des émotions différentes…
Et puisque bien des expositions demeurent temporaires, avec des œuvres parfois éphémères, la foto conserve une trace précieuse, unique en son genre…
Je confesse d’ailleurs un plaisir profond à capturer ces créations, qu’elles me séduisent ou m’agacent, et à les partager ensuite avec qui voudra rêver ou détester…
Ceci posé, reprenons notre fil rouge…
4ème
Toujours à la Marinaressa, juin 2019…
L’artiste Idan Zareski, né à Haïfa, double nationalité israélienne et française…
Dans la famille Bigfoot, voici Nena XL : résine, 4 m 50 sur 3 mètres…
Selon Zareski, ces pieds géants symbolisent nos racines, notre lien à la Terre commune…
Un vrai bonheur de capturer ce colosse tranquille…
5ème
Autre œuvre, autre éclat…
Sur les murs extérieurs du pavillon central de la Biennale d’art contemporain à Venise, une vision si loufoque qu’elle me provoqua un franc éclat de rire…
Impossible de ne pas immortaliser ce bernard-l’ermite…
6ème
Juillet 2025…
Les fleurs rouges du fabuleux Jardin des Nénufars Latour-Marliac au Temple-sur-Lot, douceur et flamboyance sur l’eau dormante…
7ème
En juillet dernier, un avion cramoisi fend le ciel du meeting aérien de Villeneuve-sur-Lot, traînée blanche dans le bleu profond…
8ème
Costumée sur l’île de San Giorgio à Venise…
Rouge éclatant, dentelles et mystère…
Comme le défi du club n’exigeait que quatre foto, j’ai choisi ces quatre dernières pour représenter mon quarté écarlate…
9ème
Autre costumée, rouge à souhait, posant devant un pont vénitien…
10ème
Fleurs de cognassier dans mon jardin des Terrasses de Loubas, à Hautefage-la-Tour…
Printemps lumineux, parfum discret…
11ème
Costumé flamboyant jusqu’au moindre détail : lentilles rouges comprises !
Un feu vivant sous le masque doré…
Enfin, la dernière !
Ma préférée…
Le tapis rouge de la Mostra di Venezia…
Durant sept années, mon accréditation m’ouvrait les portes des salles et du célèbre « Red Carpet » du plus ancien festival de cinéma du monde…
De quoi marquer à jamais un fotograf…
Un quarteron de stars :
Alexandre Desplat, compositeur français oscarisé aux cent cinquante musiques de films,
puis Matt Damon, Julianne Moore, George Clooney…
Souvenir impérissable sous les projecteurs vénitiens…
Que de rouges, que de souvenirs…
Claudio Boaretto




















Claudio tu as fait un choix judicieux de tes clichés. Bien sur mon choix de coeur s’envole vers la Sérénissime. Je suis entièrement d’accord avec toi pour la »selection »: photographe ou art ,tout est dans l’œil du photographe. Lui seul fait passer sa vision,son émotion,son message.
Merci à toi pour ce partage.
Merci Thierry pour ton commentaire…
Ton accord sur ma position me réjouit… peu le disent aussi nettement…
Oui, le regard du fotograf décide de tout, même face à une œuvre déjà magistrale…
L’œil interprète, la main compose, le cadre raconte…
Et Venise, bien sûr, glisse toujours quelque part entre mes rouges…
Quelle puissance ce rouge ! c’est une couleur tellement vivante, chaude voire violente. Quant à ta « posture » face aux règles d’exclusion des photos de pièces d’art, je partage ton avis, ainsi, laissons aux rigoristes leurs lois étriquées et apprécions ce que tu nous offres. Merci pour ce partage flamboyant. Bises
Merci Chantal pour ton commentaire…
Ce rouge brûle, éclaire, réchauffe… il anime chaque image d’une fièvre joyeuse…
Ton adhésion à ma posture me plait…
Les rigoristes figent l’art, les fotografs l’animent…
Continuons à préférer la flamme aux règlements…
bises rouge passion…
Que de belles choses dans tes archives!!!!! Un peu de nostalgie vers tes photos vénitiennes de tout thème que tu ne pourras pas renouveler.
Merci Mireille pour ton commentaire…
Oui, un brin de nostalgie flotte sur ces images…
Venise me manque, mais chaque foto garde un parfum de lagune…
Le temps passe, les reflets demeurent…
Mon préféré: Bernard L’ ermite!
Y a un peu de moi là dedans!
ISA CHELE
Merci Isa pour ton commentaire…
Ton clin d’œil m’amuse… le Bernard-l’ermite te va bien, toujours prête à changer de coquille sans perdre ton éclat…
Rouge dehors, malice dedans…
Merci pour ce partage
Avec tes images tu as sublimé le rouge
Merci Jean-Pierre pour ton commentaire…
Le rouge s’enhardit sous nos objectifs, il s’impose sans détour…
Un plaisir de le sublimer, surtout quand un confrère du club l’apprécie ainsi…
Une bien belle collection pour ce thème flamboyant, bravo Claudio
Merci Christine pour ton commentaire…
Ce thème embrase ma fototek, rouges qui s’accordent et se répondent…
Heureux que ton œil de fotografe y trouve un peu de flamme…
Rouge, c’est rouge … Mes préférées sont aussi les photos vénitiennes. Les images sont magnifiées par l’œil du photographe, c’est une évidence ! Je t’embrasse, à bientôt…
Merci Dominique pour ton commentaire…
Venise attire comme un aimant, normal, elle ensorcelle quiconque croise son reflet…
Heureux que mon regard t’ait transmis un peu de sa magie…
Bises
J’imagine aisément l’ampleur de la photothèque pour en extraire autant de magnifiques clichés sur une si fine longueur d’onde.
La photographie est l’art de la lumière, quelle démonstration !
Merci Marc pour ton commentaire…
Effectivement, ma Fototek dépasse les cent un mille clichés, de quoi puiser sans épuiser la lumière…
Tu dis juste, la foto respire de clarté et s’écrit en rayons…
Ravi que ce rouge t’ait séduit…
Un défi pour les costumé(e)s, les reflets vénitiens, les sculpteurs de rouge, les batteurs de pavé cinématographique, les chercheurs du cramoisi, de l’écarlate, du sang aux joues : trouver la puissance, la transparence, la modestie, le naturel, la provocation d’une fleur souriante à peine de passage. Défi relevé pour le fotograf.
Merci Shareun pour ton commentaire…
Tes mots s’enflamment comme un carnaval de pigments, entre velours et transparence…
Tu décris la quête du rouge avec l’élégance d’un peintre et la fougue d’un poète…
La fleur nargue l’ombre, l’œil du fotograf s’y aventure, capte l’instant fragile où la couleur respire encore…
Défi relevé, oui, mais surtout partagé…
J’ai bien apprécié toutes les photos elles sont magnifiques mais aussi les commentaires qui sont réels la fédération et aussi les juges devraient s’en inspirer et sortir de leur naphtaline alain
Merci Alain pour ton commentaire…
Ta lecture me réjouit… Chacun perçoit la foto à sa manière, chacun voit midi à sa porte…
Ce que j’exprime reflète simplement mon regard, en respectant celui des autres…
L’essentiel demeure : le plaisir de partager des images qui vibrent…
Tes rouges éclatent à l’infini, il n’est jamais nécessaire de co-rouger tes fotos, tu es couleur qui réveille et… royalement !
Quoique, je pense plutôt républicain vu que nous sommes dans les commémorations du 11 novembre et du sanguinaire 13 (bataclan…) et, je t’imagine poursuivre à l’instar du triptyque Trois couleurs (bleu/blanc/rouge) de Krzysztof Kieslowski. (Il ne pourrait pas s’écrire Christophe comme tout le monde ou Cristof, comme tu l’écrirais ?
Mais revenons au rouge, le sang, royal (on y revient) et pourquoi pas un poilu en tenue garance ? On est en France ! (j’ai appris récemment qu’elle était en faction au début de la guerre de 14, parfait pour se faire tirer le portrait, je concède, humour très déplacé).
Ton fil rouge est bien tendu contrairement à mes commentaires qui s’effilochent.
Je t’appuie : si le photographe était neutre devant une œuvre d’art, on ne le paierait pas à prix d’or pour faire des photos de mode ; un photomaton suffirait. Et que penser des photographes de guerre ? Un photographe en costume cravate passait sans doute par hasard, il a appuyé machinalement sur le bouton. Et ça donne plus de 200 morts à Gaza, sans doute par inadvertance. Au fait, pour la première fois, je suis allé voir quelques expositions associées au prix Bayeux. Sublime travail mais grande tristesse.
Je deviendrais trop sérieux… Qui d’entre nous connaîtrait « ton » bernard-l’hermite, fabuleux !!! Il fallait un photographe. Mais il avait quand même un créateur aussi ?
Le cognassier du Japon, non seulement une des premières fleurs de l’année, éclot avant les feuilles, et nous fait patienter jusqu’au printemps. C’est dire que j’attends aussi l’éveil du mien.
Conclure logiquement sur le tapis rouge. Quand défileras-tu à ton tour ? A Arles, par exemple…
Commentaire trop long et pourtant, chaque cliché rutilant obligeait à s’arrêter au feu rouge.
Rémy
Merci Rémy pour ton commentaire…
Tes phrases tournent, s’entrelacent, flambent… un vrai carrousel de rouge…
Ton passage sur Bayeux m’interpelle tout particulièrement, ma ville natale, berceau de mes premiers regards… Là-bas, chaque reportage, chaque cliché issu du Prix, souffle un vent grave et magnifique… Ces fotoreporters gravent la vie sur la ligne de feu, sans costume-cravate ni hasard, juste l’instinct et la lumière…
Tu glisses ensuite vers mon Bernard-l’ermite… une sculpture née d’une main inspirée, puis captée par mon objectif, chacun posant sa note sur la même portée…
Quant au cognassier, symbole patient, premier éclat du jardin, il annonce déjà nos futures promenades printanières…
Ton commentaire s’étire, mais jamais ne s’effiloche… chaque phrase pulse comme un feu de signalisation poétique…
Encore merci, Rémy…
Cher Claudio
Ton exploration du rouge est un véritable voyage visuel. Venise se transforme en scène de théâtre, les sculptures prennent vie et la lumière devient matière entre tes mains..Bravo pour cette création inspirante. Merci de nous faire partager ton art.
Merci Sylviane pour ton commentaire…
Si ce rouge t’embarque en voyage, mission accomplie…
Venise se mue en décor, les sculptures s’animent, la lumière sculpte les foto…
Ravi que cette traversée visuelle t’ait portée…
Quelques beaux souvenirs pour moi, fidèle de ton blog depuis sa création, même si je mets parfois du temps pour visionner tes articles !
J’ai hâte de découvrir, dans moins de trois semaines, le fameux hôtel Stelsia !
Mais ma préférée est : les fleurs de cognassier ! Quelle splendeur !
A quand le bleu ?
Merci Isa pour ton commentaire…
Ta fidélité traverse le temps, même avec quelques détours… Et ces souvenirs prolongent joliment le fil du blog…
Le Stelsia t’attend… Un lieu original, aux couleurs affirmées… En ce début d’avril, le jardin reste encore discret, peu de floraisons, une ambiance plus calme… Mais le cadre mérite le détour…
Les fleurs de cognassier captent l’œil… Une délicatesse vive, presque fragile, mais qui impose sa présence…
Et le bleu… Il patiente quelque part dans les cartons… Le défi finira bien par changer de palette…