Amours Angèliques

Posté par Claudio Boaretto le 17 février 2010

Voici une chanson écrite en rimes plates, plates ne veut pas dire qu’elles manquent de relief, mais qu’elles se suivent, côte à côte, et j’aime beaucoup cette musique redondante de la rime….  On les appelle aussi des rimes suivies….

La musique, la mélodie ne m’est pas venue instantanément….
Dans ces cas là, je fais appel à l’un de mes deux musiciens préférés par qui j’ai le bonheur d’être accompagné d’habitude…. Cette fois c’est Fred Garcia qui a écrit la musique de cette chanson, sur un air « bossa »…. Si vous écoutez la chanson,  vous l’entendrez également car c’est Fred qui interprète la chanson…..

 
fredgarcia.jpg
Fred Garcia

(Je conseille toujours d’écouter la chanson avant, et de lire les paroles après, ou alors de lire simultanément à l’écoute…..

Parfois vous trouverez quelques différences entre la version écrite et la version chantée…. C’est normal, une chanson c’est vivant et il arrive que l’auteur, votre serviteur, change un mot ou deux, voire une rime, au gré de son humeur)….

Pour l’écoute de la chanson, cliquez sur le lien ci-après :

AMOURS ANGELIQUES

Je rêvais d’amours angéliques
Moi qu’un tout petit rien complique
La vie me met dans l’embarras
Me crois toujours pris comme un rat
Si je consulte mes annales
C’est bien toi la plus infernale
En tous lieux en toutes contrées
Des amours que j’ai rencontrées

Je rêvais d’amours angéliques
Mais vraiment tu m’es diabolique
Avec tes charmes un peu sorciers
Tu ferais fondre un cœur d’acier
Est-ce un bonheur un privilège
Tu m’as jeté tes sortilèges
Hypnotisé ensorcelé
L’âme et le cœur écartelés

Je rêvais d’amours angéliques
Mais sans recours et sans réplique
Tu m’es venu droit de l’enfer
Comme un ange de Lucifer
Et j’ai beau dire et j’ai beau faire
Plus j’avance plus je m’enferre
Tout devient futile et bénin
C’est toi ma drogue et mon venin

Je rêvais d’amours angéliques
Comment veux-tu que je t’explique
Tu m’as tout changé à dessein
Avec ton sourire assassin
Arrêtes donc tes stratagèmes
Tu sais bien que c’est toi que j’aime
Je ne pourrais plus te quitter
Pour toujours je suis envoûté

Paroles Claudio Boaretto Musique Fred Garcia

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Sur la route de Panama

Posté par Claudio Boaretto le 14 février 2010

Souvenir de voyage : du temps où j’étais beatnik, parti du Québec pour arriver à Panama….

Après la frontière mexicaine pour entrer au Guatemala une seule route, plus souvent une piste, traverse toute l’Amérique Centrale pour se terminer à Panama….

La fameuse « Panamericana »….

Puis à Panama, plus de route, finie, juste la jungle, la Selva…. 

Pour entrer en Colombie ou au Venezuela, c’est soit par la mer, soit par les airs…. Alors quand on est paumé, sans un rond, dans les rues de Panama City, galère et direction : le port….

Mais c’est une autre histoire, la chanson là s’arrête à Route de Panama….Une seule rime en « A » dans toute la chanson, mais par couple de rimes parfaites…. J’entends par « parfaites », non pas des rimes « riches », mais des rimes juste, où toute la dernière syllabe rime…. C’est dire que je fais rimer MA avec MA, et non MA avec PA ou RA ou DA ou Va et caeteRA….. 

Les classiqueux diront ce sont des rimes« suffisantes »…. Je préfère le terme« parfaites » à « suffisantes »…. J’ai horreur de ce mot qui me fait penser soit à « prétentieux » soit à  « médiocre »….

Et comme j’aime bien mes rimes en A, je les qualifie donc de « parfaites »…. 

pour écouter la chanson cliquez ci-dessous….
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Jamais tu ne fatigueras
Personne ne t’arrêtera
Ni le pape ou le grand Lama
Sur la route de Panama

Tu sais que c’est au bout de la
Route que tu vois que voilà
De la Panamericana
Entre maïs et banana
Autour de toi c’est la selva
Mais tu sais toujours où tu vas
Après les déserts la pampa
Il te reste encor quelques pas

T’as déjà traversé oui-da
Les grands-neiges du Canada
Et ce n’est pas toi qui sombra

Dans les chutes du Niagara
De l’Ohio à l’Indiana
Jamais tu ne te retournas
Jusqu’au Texas l’Oklahoma
Sur la route de Panama

niagarafallslive1.jpg

Jamais tu ne fatigueras
Personne ne t’arrêtera
Ni le soleil ni les frimas
Sur la route de Panama

Passant par Guadalajara
Tu as eu chaud dans la sierra
Tu t’es même noyé par-là
Dans un grand lac de tequila
Affamé comme un piranha
C’est vrai que tous les jours tu n’as
Manger qu’un peu de-ci de là
Tout le long du Guatemala


Tu n’as pas peur des armadas
Guerillos ou bien soldats

Qui s’entretuent par-ci par-là
Comme au temps de Pancho Villa

Tu te sors de tous les tracas
Tu as toujours la Barraca
On peut pas te casser les bras
T’ es plus dangereux qu’un cobra      

cuba termithièrerevu

Jamais tu ne fatigueras
Personne ne t’arrêtera
Ni les serpents ni les pumas
Sur la route de Panama

Vraiment personne ne te bat
Tu passes partout caramba
De Manhattan jusqu’à Cuba
Tout traversé de haut en bas
Les femmes les primas donna
La fumée la Marijuana
Les moustiques de Managua
Les requins du Nicaragua

cuba musiciens

Même par les mers tu voguas
Fier matelot hardi mon gars
A bord de la barca granda
Entre squale et barracuda
la feuille de coca
Le long de la Costa Rica
Dans la poussière ou sur le ma-
Cadam tu vas vers Panama

cuba bateau revu

Jamais tu ne fatigueras
Personne ne t’arrêtera
Ni les fièvres ni le coma
Sur la route de Panama

Paroles & Musique Claudio Boaretto

Publié dans 06 Chansons du coyote | 1 Commentaire »

CE N’EST QU’UN CHANTEUR

Posté par Claudio Boaretto le 8 février 2010

Sur quelques vers de cinq pieds, avec donc un retour rapide de la rime, une chanson écrite avec « Malinconia » sur la solitude du chanteur de fond…..

(Je conseille toujours d’écouter la chanson avant, et de lire les paroles après, ou alors de lire simultanément à l’écoute…..

Parfois vous trouverez quelques différences entre la version écrite et la version chantée…. C’est normal, une chanson c’est vivant et il arrive à l’auteur de l’auteur de changer une rime ou deux au gré de son humeur)….

Pour l’écoute de la chanson, cliquez sur le lien ci-après :

 

CE N’EST QU’UN CHANTEUR

Ce n’est qu’un chanteur
Un compositeur
Sur quelques rengaines
Il chante ses peines
Sur quelques refrains
Sur quelques quatrains
Il chante ses fêtes
Ses joies ses planètes
Ce n’est qu’un chanteur
Un compositeur

Il nous fait danser
Nous fait balancer
S’il est un peu in
Sur un rythme swing
Il nous fait trinquer
S’il est un peu gai
Chanter des histoires
Des chansons à boire
Il nous fait rêver
Nous fait dériver
Quand il est tragique
Ou mélancolique
Il nous fait faillir
Nous fait tressaillir
Sur des mots magiques
Mis sur sa musique
Ce n’est qu’un chanteur
Un compositeur

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Si sur ton chemin
Il te prend la main
Que tu caracoles
Dans sa farandole
Au fond de ses yeux
Te prends pas au jeu
Ce n’est rien qu’un rêve
Une chanson brève
Laisse pas ton cœur
Battre à cent à l’heur’
Faut pas qu’il explose
Prends pas l’overdose
Dévie ton regard
Et pars au hasard
Les mains dans les poches
Sans aucun reproche
Ce n’est qu’un chanteur
Un compositeur

Laisse le tomber
Faut pas succomber
Ça vaut pas la peine
C’est qu’une fredaine
C’est comme une fleur
Qui porte bonheur
Aussitôt cueillie
Déjà on l’oublie
C’est quelques instants
Pour passer le temps
Une mélodie
Que l’on congédie
S’il t’aime vraiment
C’est pas alarmant
De la solitude
Il a l’habitude
Ce n’est qu’un chanteur
Un compositeur

Paroles et Musique Claudio Boaretto

Publié dans 06 Chansons du coyote | 3 Commentaires »

LE BON TRAVAIL

Posté par Claudio Boaretto le 6 février 2010

Réaction et sourire sur la retraite et le travail, après que notre laborieux gouvernement nous ait infligé, il n’y a guère longtemps, «la réforme des retraites» et qu’il s’apprête à nous en remettre une couche, ou deux….

Plutôt que la retraite alors, je me suis axé sur le travail…. A mon sens, il existe deux sortes de travail :
le mauvais travail, celui qui nous oblige pour subsister,
et le bon travail, celui qui ne nous oblige point mais ne nous fait pas souvent subsister, hélas….
Dans cette chanson, je dévoile ma conception du Bon Travail….
Pour  ce faire, j’ai carrément adapté la conjugaison du verbe « aller » pour me fabriquer une rime masculine parfaite…. Serait-ce une licence poétique ?….
Alors ça me vail, ca me vail !….

Je conseille toujours d’écouter la chanson avant et de lire après, ou alors de lire simultanément à l’écoute…..

Parfois vous trouverez quelques différences entre la version écrite et la version chantée…. C’est normal, une chanson c’est quelque chose de vivant et parfois l’auteur change une rime ou deux à la relecture….

Pour l’écoute, cliquer sur le lien ci-après



LE BON TRAVAIL

Garder le tempo
Du rythme comme phare,
La note à propos
Derrière une guitare,
Pour bien faire corps
Arracher un arpège,
Plaquer un accord,
L’enfermer dans mon piège.
C’est du bon travail
Ça me vail, ça me vail,
C’est du bon travail.

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Ciseler le mot
Pour imbriquer les rimes
Comme des émaux
Afin qu’elles s’expriment,
Dans l’alexandrin
Éviter l’apostrophe,
Rythmer le quatrain
Et cadencer la strophe.
C’est du bon travail
Ça me vail, ça me vail,
C’est du bon travail.

Cruiser en moto,
En Harley Davidson,
Dans les vibratos
Du moteur qui résonne,
Virage au cordon
Ne pas tomber à dam,
Pousser le guidon
Raser le macadam.
C’est du bon travail
Ça me vail, ça me vail,
C’est du bon travail.

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Sur un fin voilier
Hisser haut la grand voile
Pour appareiller
Entre dauphins et squales,
Toujours droit devant
Quand ça tangue et ça roule,
Remonter au vent
Pour affronter la houle.
C’est du bon travail
Ça me vail, ça me vail,
C’est du bon travail.

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Percer le tonneau,
S’allonger sous la bonde,
Refuser ton eau
Pour que les vins abondent,
Boire par passion
Pour la joie, allégresse,
Dans les libations
Ne pas quitter l’ivresse.
C’est du bon travail
Ça me vail, ça me vail,
C’est du bon travail.

Cavalier  galant,
Conquérir une femme,
Dans son cœur brûlant
S’incendier à sa flamme,
Répondre aux « encor »
Exaucer ses fantasmes,

Dans un corps à corps
Débusquer ses orgasmes.
C’est du bon travail
Ça me vail, ça me vail,
C’est du bon travail.

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Gardez vos flambeaux
Sonnez pas la Retraite,
Comme le tombeau
C’est l’hypothèse abstraite,
Jetez à tous vents

Vos décrets vos réformes,
Je reste vivant

Toujours en pleine forme.
Pour du bon travail,
Ça me vail, ça me vail
Pour du bon travail.

Claudio Boaretto

 

 

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SUR LA MER ET LES MATELOTS

Posté par Claudio Boaretto le 2 février 2010

La mode fut à une époque de composer des chansons sur la Mer et la Marine….
Comme je suis de lignée Vénitienne, que nombre de mes ancêtres furent dans la marine, que mon père fut marin dix années durant avant d’émigrer en France, que moi-même je fis le marin pêcheur pendant plusieurs saisons en Bretagne du Nord, je me sentis l’apostolat pour écrire une chanson sur ce thème…. 

 Pour cette chanson,  je ne composai pas  la musique…. Non pas que j’en fus incapable, mais je voulais que cette chanson soit une œuvre commune avec le musicien, chanteur et ami qui habituellement m’accompagnait, Jean-Marie Duwicquet, parti depuis en Martinique, vivre sur un bateau, comme par hasard…. Comme je citai son nom dans les paroles de cette chanson, je désirai qu’il fût le compositeur de la musique….

J’ai pris plaisir à écrire cette chanson sur une seule rime en « O », rime masculine disposée par quatrains de rimes que d’aucuns qualifieraient de suffisantes, mais que j’appelle parfaites…. Les vers de douze pieds sont cadencés sept plus cinq pour les besoins de la mélodie….

Je conseille toujours d’écouter la chanson avant et de lire après, ou alors de lire simultanément à l’écoute…..

Parfois vous trouverez quelques différences entre la version écrite et la version chantée…. C’est normal, une chanson c’est vivant et parfois l’auteur change une rime ou deux à la relecture….

Pour l’écoute, cliquer sur le lien ci-après :

 

« Sur la mer et les matelots »

Mim                                                                       Ré
Haut hisse et haut sur la mer et les matelots
Do                                                                              Si7
Nous aussi on peut pousser quelques trémolos
Mim                                                                 Ré
Nous aussi on peut chanter un méli-mélo
Do                                              Ré                       Do   Mim
Haut hisse et haut sur la mer et les matelots

Sol                                                              Ré
On n’a jamais embarqué sur le Santiano
              Do                                                                 Si7
Avec ses mâts et ses nœuds et tous ses tonneaux
         Mim                                                                        Ré
On s’appell’ pas Hugues Auffray ni même Renaud
                 Do                                            Mim
On n’a jamais embarqué sur le Santiano
                             Sol                                                Ré
Ton nom toi c’est Jean-Marie le mien c’est Claudio
                            Do                                          Si7
Nous aussi on peut chanter ce vieux scénario
Mim                                                              Ré
Donnez-nous des musiciens un super studio
                            Do                              Ré                            Mim Do Mim Do
Ton nom
toi c’est Jean-Marie le mien c’est Claudio

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Jean-Marie Duwicquet

Haut hisse et haut sur la mer et les matelots
Nous aussi on peut pousser quelques trémolos
Nous aussi on peut chanter un méli-mélo
Haut hisse et haut sur la mer et les matelots

Dans notre univers y-avait pas de grands vaisseaux
On avait plutôt les deux pieds dans le ruisseau
C’est p’têt’ la faute à Voltair’ la faute à Rousseau
Dans notre univers y-avait pas de grands vaisseaux
Nous on n’a jamais vu les horizons nouveaux
On a plutôt navigué dans les caniveaux
Que voulez-vous dans la vi’ chacun son niveau
Nous on n’a jamais vu les horizons nouveaux

Haut hisse et haut sur la mer et les matelots
Nous aussi on peut pousser quelques trémolos
Nous aussi on peut chanter un méli-mélo
Haut hisse et haut sur la mer et les matelots

lesscilly21.jpg
L’auteur à la barre

Mais lorsqu’on voit partir ces grands bateaux sur l’eau
Prendre le vent du large fendre les rouleaux
On a le cœur qui fout l’camp le cœur à vaux l’eau
Lorsqu’on voit partir tous ces grands bateaux sur l’eau
J’aime à chanter avec vous quand j’ai le cœur gros
Mes frères de la côte les maigres les gros
Pour retrouver mon tempo qu’il soit allegro
J’aime à chanter avec vous quand j’ai le cœur gros

Haut hisse et haut sur la mer et les matelots
Nous aussi on a poussé quelques trémolos
Nous aussi on a chanté un méli-mélo
Haut hisse et haut sur la mer et les matelots

Paroles Claudio Boaretto & Musique Jean-Marie Duwicquet

 

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