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NAISSANCES DANS LA LAGUNE NORD DE VENISE

Posté par Claudio Boaretto le 18 juin 2018

En tout début du mois de juin, je viens de faire l’acquisition d’un nouvel objectif pour mon boitier Nikon D500, de quoi faire un peu d’animalier…

Quelques infos techniques que les « fotografs » comprendrons :

J’ai donc acquis un objectif zoom 70-200mm avec ouverture constante à f/2.8 et, simultanément, un téléconvertisseur doublant la focale à 140-400mm, mais réduisant de quelques stops l’ouverture…
Sur mon boitier APS-C la focale étant multipliée automatiquement par 1.5, résultat : une focale de 210-600mm pour une ouverture constante à f/5.6…

Joli prétexte pour sortir le 4×4, contourner la moitié de la lagune et retourner à l’endroit où j’avais shooté au mois de mars dernier les « Fenicotteri rosa » (flamants roses) …

Un endroit particulier à forte densité de « barene » (lais) de « ghebi » (canaux mineurs qui traversent les lais) et de « velme » (hauts-fonds marécageux rarement émergés sauf par marées très basses) …

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Justement, nous sommes à marée très basse, coefficient bien en dessous de zéro…

Les flamants roses s’en étant allés, je pensais pouvoir capturer quelques oiseaux marins pêchant les poissons piégés par la marée descendante dans les « barene » et les « velme » …

 

Notre première rencontre le long du Sile (fleuve qui autrefois avait son embouchure directement dans la lagune) fut la famille du « Cigno selvatico » (Cygnus cygnus), ou Cygne sauvage pour les français…

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Début juin, nous sommes en pleine période des naissances d’où l’apparition des cygneaux…

Focus sur les 5 bébés…

La « foto » est nette, les traces que vous voyez ne sont que la végétation entre ma cachette et les oiseaux, ces derniers étant farouches…

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D’ailleurs ils m’ont repéré et s’éloignent rapidement, maman devant et papa derrière pour protéger…

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+++

Nous maraudons depuis un moment au hasard parmi les « barene » pour apercevoir enfin l’un de mes oiseaux lagunaires préférés…

Le « Cavaliere d’Italia » (Himantopus himantopus), ou l’échasse blanche pour les francophones…

Oiseau spécialement protégé en Italie où l’on compte environ 4000 à 5000 couples…

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Tandis que je fais la mise au point sur l’animal apparaissent soudain deux « pulcini », poussins, derrière…

Moment rare…

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Je shoote une seconde fois mais, il faut faire trop vite, j’arrive à peine à cadrer tout le monde…

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Soudain, branle-bas de combat, battements d’ailes, le « Cavaliere » s’envole, les poussins se cachent et disparaissent…

Que passe-t-il ?…

Fendant l’air arrive un goéland !…

Trop vite, avec ma grande focale je n’ai pas le temps de cadrer…

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Le goéland est un danger mortel pour les poussins, il n’en ferait qu’une bouchée…

C’est alors que le couple de « Cavaliere d’Italia » (je n’avais pas encore vu le second adulte) passe à l’attaque dans le ciel et oblige le goéland à faire demi-tour…

La « foto » est ratée, pas eu le temps de faire la mise au point, c’est juste pour montrer la scène…
Le goéland est revenu deux fois mais s’est fait chaque fois brutalement éconduire…

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Je ne vois plus les poussins, le mâle est revenu et vole presque sur place dans un gracieux ballet…

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En poussant des cris clairs et répétés : « kyip kyip » …

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La scène est trop belle…

Je mitraille…

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Quelle élégance…

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L’impression qu’il est suspendu dans les airs…

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Je ne publie pas toutes les « foto » car j’en ai pris une tonne toutes aussi belles les unes que les autres et ne sais lesquelles publier…
C’était superbe…

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Il s’est posé sur la berge de l’autre côté du « ghebo », il crie toujours : « kyip kyip » …

Appelle-il les petits ?…

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Je n’avais pas remarqué qu’ils avaient les yeux rouges…

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Voici les petits !…

Je ne les ai pas vu immédiatement car le mimétisme de leur duvet est extraordinaire…
Ils sont presque invisibles sur la berge…

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Moment privilégié que de les avoir au bout de mon objectif… La mise au point « foto » est difficile car ils se confondent avec le fond de même couleur…

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Cette période est la plus dangereuse pour ces oisillons…

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Depuis leur sortie du nid jusqu’au moment où ils pourront voler, les parents doivent les surveiller et les protéger en permanence des prédateurs…

Comme l’impression que les piots sont en train de se faire rouspéter par le papa…
Trop drôle…

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Maintenant au tour de la mère de les gronder…

Je vois à peine les poussins mais ils sont bien tous deux sur la « foto » …
Il faut se repérer aux ombres…

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Ils disparaissent à nos yeux au détour d’une « velma » …

 +++

Nous continuons notre billebaude…

Un quart d’heure plus tard j’aperçois deux autres oiseaux le long d’une « barena » …
J’approche silencieusement, objectif au maximum, mais ils m’ont déjà vu…

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C’est une « Pettegola » (Tringa totanus) ou Chevalier gambette pour les francophones…

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Je ne suis pas très proche, mais pas loin non plus, pourtant ils ne s’envolent pas…
M’est avis qu’ils montent la garde, doit surement y avoir des piots dans le coin…

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Le second plus craintif vient de s’envoler pour se poser une trentaine de mètre plus loin sur la « barena » en face où je peux le contempler à loisir…
On reconnait les signes caractéristiques du Chevalier gambette :

Le bec moyennement long et droit, légèrement conique, avec la base rouge et l’extrémité noire. Les yeux sont brun foncé avec des paupières blanches. Les pattes rouge orangé…

Plumage gris brun, parties inférieures blanchâtres, intensément striées et tachetées de brun foncé sur la poitrine, les flancs et l’abdomen.

La tête est brune, striée et tachetée de brun plus foncé, excepté le menton blanc.

Tout correspond parfaitement avec la description de mon bouquin « la Grande Encyclopédie des Oiseaux », mon bréviaire ornithologique…

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J’approche encore doucement et provoque les cris de l’oiseau resté sur ma berge…

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Il pousse son cri d’alarme : « diib diib diib » …

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Soudain, presque à mes pieds surgit le poussin !…

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Juste le temps de shooter, il court comme un dératé vers son géniteur…

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Trop chouette…

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Il a plus ou moins la même livrée que les petits du « Cavaliere d’Italia » !…

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Puis il disparait dans la végétation tout près de l’oiseau que je suppose être sa maman…

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Laissons les tranquilles, nous les avons suffisamment dérangés…

 +++

Nous reprenons notre billebaude…

Beaucoup plus loin et plus tard, mon attention est attiré par un étrange manège entre un « Cavaliere d’Italia » et une « Garzetta »  (egretta garzetta), Aigrette garzette pour les français…

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Je m’installe avec précaution un poste d’observation pour évaluer la situation…

À gauche de cette scène, un deuxième « Cavaliere d’Italia » semble monter la garde…

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Encore plus à gauche, face à celui-ci, un troisième « Cavaliere » …

Voilà qui est intéressant…
Il se passe quelque chose par ici…

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Battements d’ailes ! …

Ça se complique du côté de la « Garzetta » …

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Je pense qu’il y a encore de la protection d’oisillons dans l’air…

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Sûr que l’aigrette, bien plus grosse que le « Cavaliere », n’hésiterait pas à avaler un poussin ce qui expliquerait l’attitude provocatrice de l’échasse blanche…

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il me semble que ce « Cavaliere » occupe la « Garzetta » pour l’empêcher d’aller où sont les deux autres…

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Et bien que l’aigrette soit bien plus grosse, le « Cavaliere » n’a pas peur de s’y frotter…

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Je tourne mon regard vers les sentinelles, mais où sont le ou les petits ? …

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Patience…
Je scrute tous les recoins…

Bingo !…

Je le vois enfin…

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Je suis béni des dieux aujourd’hui…

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Lui, il est peinard, il ne sait pas ce qui se passe à côté…

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Et moi, je shoote comme un malade…

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Trop rigolo ce poussin à grandes pattes…

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J’en vois un second plus loin, près de la « barene » là-bas…

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Il est un peu plus clair…

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La maman est là, en bout de « Barene » qui surveille…

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Pendant ce temps, le premier « pulcino » s’est fort rapproché de moi, il ne me calcule pas…

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De quoi faire quelques clichés fantastiques…

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Il est trop avec ses pattes démesurées rapport au corps…

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Le « fotograf » que je suis est aux anges…

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Ce n’est pas souvent qu’une telle occasion se présente…

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Je mitraille, j’ai pris au moins 50 « foto » de ce poussin…

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Maintenant j’ai le frangin aussi…

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Allez, une petite dernière…

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Pendant ce temps un des trois « Cavaliere » survole maintenant la scène…

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Ce qui ne l’empêche pas de descendre regarder s’il y a quelque chose à déguster là-dessous…

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Je terminerai sur ce si bel oiseau et ses ronds dans l’eau…

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Un shooting d’une facette cachée et sauvage de la lagune vénitienne dont je garderai un excellent souvenir…

Claudio Boaretto

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À LA POURSUITE DES FLAMANTS ROSES DANS LA LAGUNE DE VENISE

Posté par Claudio Boaretto le 24 mars 2018

Mars 2018, en ce mois de mauvais temps et de gel, la lagune représente un biotope idéal et un abri sûr pour les oiseaux sédentaires ou migrateurs du fait de ses hauts-fonds, réservoirs de nourriture, et de son eau salée gelant beaucoup plus lentement que d’autres lacs, étangs ou ruisseaux de Vénétie…

La presse locale s’est alors fait l’écho de l’arrivée des « Fenicotteri rosa » (flamants roses) sur la lagune de Venise…

De quoi chatouiller sérieusement les envies des « fotografs », fussent-ils amateurs comme votre serviteur…

Seulement, la lagune vénitienne c’est 55000 hectares d’eau, d’îles, d’îlots, de lais, de marais, de chenaux…

Où sont les flamants roses ?…

Dans certains articles on pouvait lire : « On les a vu par-ci », « on en a vu par-là » …

Je suis allé « par-ci », hélas je ne les ai pas trouvés…

Aujourd’hui, ma compagne et moi, nous allons « par-là », sans trop se faire d’illusions pour ne pas être déçus…

Mais « par-là », c’est où ?…

Je vous le révèle :

Nous partons en maraude dans la zone comprise entre Torcello-Burano et Cavallino-Treporti, exactement entre « Lio Piccolo » et « Lio Maggiore » signalés par les 2 flèches rouges sur la carte ci-dessous…

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Un endroit rempli de « Barene » (lais) de « Ghebi » (canaux mineurs qui traversent les Barene) et de « Velme » (hauts-fonds marécageux rarement émergés sauf par marées exceptionnellement basses) où sont installées de nombreuses vallées de pêche (pisciculture lagunaire) particularité des lieux…

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Fort heureusement ces deux « Lio » sont parcourus par de petites voies de circulation très étroites où il est presque impossible de croiser une autre voiture à moins d’avoir un véhicule amphibie…
Ces petites routes permettent d’accéder aux vallées et aux quelques rares habitations, donc possibilité de circuler en automobile car à pied la zone est trop grande pour la prospecter en son entier…

C’est aussi un labyrinthe où l’on peut se perdre, ce qui n’a pas manqué de nous arriver…

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Après avoir fait le tour de la lagune nord et tournicoter un bon moment, Miracolo ! …

Il est 10h15, nous découvrons nos premiers flamants roses…

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Évidemment, nous sommes loin des oiseaux, très loin, impossible de se rapprocher, mon téléobjectif (300mm maxi) est à fond la gamelle et nous sommes mal positionnés rapport au soleil donnant aux eaux une teinte gris clair parfois trop brillante…

Mais nous n’avons pas le choix, déjà bienheureux d’avoir trouvé nos « Fenicotteri rosa » …

Nos flamants roses sont presque tous en train de roupiller, la tête sous l’aile, certains sur une patte, d’autres sur deux…

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J’aimerais bien les voir un peu plus éveillés…

Je pousse un grand « gueulement » …

Gagné !…

Je les ai réveillés, ils lèvent la tête… Nous sommes ne plein contre-jour, mais faut faire avec…

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Certains mêmes rouspètent de ce brutal réveil en poussant leurs cris rauques et un peu coincés, nous les distinguons le bec ouvert…

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Je dois avoir l’air bien inoffensif car après une minute ou deux, le temps d’évaluer la situation, ils se cachent la tête à nouveau sous l’aile et se rendorment aussitôt…

Sauf un qui étend son aile si rouge…

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Un autre quitte le groupe en râlant…

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Après quelques shoots, nous repartons en maraude…

Un bon kilomètre plus tard, nous voyons de nouveau des flamants roses…

Ils sont quatre, mais, bien mieux exposés rapport au soleil, ils se détachent sur fond de lagune bleue…
C’est mieux pour la « foto » …

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Deux dorment, je repousse mon cri de guerre pour les réveiller…

Encore gagné ! …

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Du coup ils se mettent à casser la croûte, ce doit être l’heure du p’tit-déj…

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ils sont accompagnés d’un couple de « Tadorne de Belon », ces oiseaux à mi-chemin entre l’oie et le canard…
Sur le cliché la femelle est devant, le mâle derrière…

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Le premier flamant avance en cancanant car, comme le canard et le perroquet, le flamant « cancane » …

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Jamais deux sans trois dit le proverbe, nous repartons en maraude avec l’espoir de débusquer nos troisièmes flamants roses de la matinée…
Aujourd’hui nous avons la foi…

Chemin faisant nous découvrons en bord de route, sur un petit coin de terre plus ferme, une improbable petite église, je m’arrête pour la « foto » …

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Un petit écriteau nous informe qu’elle date des années 1300…

Volets ouverts et rideaux aux fenêtres, elle est maintenant maison d’habitation…

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Mais le mini campanile et sa cloche sont toujours bien présents…

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Tout à côté, une grande maison pittoresque affublée d’une énorme cheminée attire notre attention…

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Incroyable cette cheminée, ce doit être un sacré four…

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Je fais le tour du bâtiment, pas moins de trois cheminées dont une autre aussi énorme et surprenante que la première…

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Que devait-on cuire là-dedans ? …

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Près d’un petit « Ghebo » je repère deux canards…

On dirait des cols verts, mais, surprise, ils ne sont pas verts mais bleus !…
Des cols bleus ?…
Serait-ce des mutants ?…

Ça mérite la « foto » …

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Nous continuons notre prospection et voici nos troisièmes flamants roses ! …

La chance est avec nous…

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Comme d’habitude, la tête sous l’aile, ils dorment encore bien qu’il soit déjà plus de 11 heures du matin…

Ne souhaitant plus m’égosiller, je demande à ma compagne d’aller au 4×4 et de klaxonner…

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Ça marche encore, bonjour tout le monde !…

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Comme ils sont bien en ligne je prends 2 « foto » pour créer un panoramique afin d’avoir presque tous les oiseaux sur le même cliché…

Et voilà :

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Second panoramique de 2 « foto » …

C’est chouette, j’arrive à les shooter à main levée, bien tranquilles…

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Juste pour le plaisir, troisième panoramique à 3 « foto », ainsi je les ai tous sur le cliché, ils sont 25…

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Ceci fait, nous continuons notre maraude…

Jamais trois sans quatre, ça ne se dit pas mais nous allons essayer quand même…

La bonne fortune nous est acquise, 10 minutes plus tard nous trouvons nos quatrièmes flamants roses…

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Nul besoin de réveiller ces derniers, ils se déplacent en file indienne…

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Je zoome au maximum…

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Je les ai bien là, au milieu du biotope lagunaire, dans les « Velme » et les « Ghebi » …
(
Ne cherchez pas ces mots dans un dictionnaire italien, ils sont en langue vénitienne) …

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Ils sont à contre-jour, mais ça le fait quand-même, de toutes façons pas le choix, impossible de se positionner ailleur…

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Soudain j’entends du bruit au-dessus de moi, des cris et des claquements d’ailes…

Je lève les yeux…

Deux sont en vol !…

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Je n’en espérais pas tant…
Magnifiques et majestueux…

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D’une rapidité stupéfiante, il me faut les shooter en rafale…

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Le reste de la cavalerie…

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Ils s’éloignent à grande vitesse…

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À les voir voler avec tant de facilité on ne s’étonne plus qu’ils puissent venir ainsi du continent africain…

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De plus en plus haut dans le ciel…

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Jusqu’à n’être bientôt plus que des silhouettes…

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Ce fut une grande satisfaction pour moi que de « fotografier » ces flamants roses, sauvages et en liberté totale, qui viennent désormais, depuis une petite dizaine d’années, nidifier dans notre lagune vénitienne…

J’espère vous avoir fait partager notre plaisir…

Claudio Boaretto

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RONDE NUPTIALE À VENISE

Posté par Claudio Boaretto le 7 mars 2018

Mercredi 28 février, depuis la « Riva dei Schiavoni » à Venise, je prends en « foto » les toits enneigés de l’île de « San Giorgio Maggiore » …

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Lorsque, à quelques mètres de moi, atterrissent deux mouettes rieuses l’air passablement excitées…

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Je shoote aussitôt les deux oiseaux sans prendre le temps de changer mes réglages car, connaissant leur méfiance, je crains qu’ils ne s’envolent aussi rapidement qu’ils sont venus…

Juste le temps de tourner ma focale à 200 mm pour les prendre en gros plan…

il faut dire que je suis à f8 en mode ouverture alors que je devrais me mettre en mode vitesse au 1/250ème, mais pas le temps de tripoter les boutons du reflex…

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J’assiste donc à une cour galante très appuyée par Monsieur Mouette sur la gauche, auprès de Madame Mouette, sur la droite…

Ils se tournent tout autour l’un de l’autre avec les ailes légèrement écartées du corps…

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Alors que l’œil dans le viseur je ne m’y attends pas, remue-ménage soudain d’ailes et de plumes, j’ai juste le temps d’appuyer sur le déclencheur, de les shooter et même pas entièrement…

Trop rapides, elles disparaissent de mon viseur pendant quelques secondes…

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Le temps que je lève les yeux de mon appareil et elles réapparaissent près de moi…

M’est avis qu’il s’est passé quelque chose, auraient-ils eu le temps de copuler ? …

Si c’est le cas, Monsieur Mouette est bien rapide !…

L’attitude des deux oiseaux a complètement changé…

Monsieur Mouette n’arrête plus de piailler, fier comme un « bar-tabac », tandis que Madame Mouette baisse la tête, l’air vexée…

Par les temps qui courent, d’ici à ce qu’elle porte plainte pour viol ou agression sexuelle je ne serais pas étonné…

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Apparemment Madame Mouette n’a pas l’air contente tandis que Monsieur Mouette continue de pérorer à grands renforts de piaillements…

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À force de faire la tronche, voilà que Monsieur Mouette s’y met aussi…

Allez, on baisse la tête et on écarte les ailes…

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Mais ça suffit comme ça, Monsieur Mouette un peu macho rebombe le torse…

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Du coup, Madame Mouette se relève également…

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Voilà qu’ils se remettent à tourner l’un autour de l’autre…

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Ils ne vont quand-même pas remettre ça ? …

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Quelques battements d’ailes, ils viennent de s’envoler estimant sans doute s’être suffisamment donnés en spectacle…

Claudio Boaretto

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LES PLONGEURS DE LA LAGUNE DE VENISE

Posté par Claudio Boaretto le 21 février 2018

Un petit clin d’œil aux deux principaux plongeurs que nous apercevons quotidiennement sur la lagune de Venise…
Encore que, si nous les rencontrons bien souvent, nous ne pouvons les voir que d’assez loin, car, très méfiants, ils sont difficiles à approcher…

Le premier des deux :
Le Cormorano ou Grand Cormoran (Phalacrocorax carbo), appelé aussi Corvo di mare ou Corbeau de mer

Quand je réussi une approche, je suis toujours fasciné par les yeux verts du Cormoran…

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Il a la particularité de nager, contrairement aux autres oiseaux aquatiques, le corps presque immergé ne laissant apparaître à la surface de l’eau que son long cou, tel un sous-marin sortant son périscope…

L’animal m’a repéré, son vert regard flashe sur moi…

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Du coup, il fait demi-tour pour s’éloigner…

Le cormoran, d’un appétit vorace, est capable de dévorer plus de 500 grammes de poissons par jour…
Quand des colonies débarquent sur les vallées de pêche de la lagune, elles provoquent des carnages et les valliculteurs enragent…

M’est avis que notre cormoran ne va pas tarder à plonger…

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Et voilà, je shoote au bon moment ! …

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Il est capable de rester en apnée une ou deux minutes sous l’eau et de réapparaître une cinquantaine de mètres plus loin…
Le grand cormoran peut plonger jusqu’à 10 mètres de profondeur pour capturer sa proie, voire atteindre 30 mètres de fond.
Heu, s’il essaye dans la lagune il va se cogner la tête…

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Le second de nos plongeurs vénitiens :
Le Svasso piccolo ou Grèbe à cou noir (Podiceps nigricollis) …

Aussi méfiant que le cormoran, j’ai dû m’embusquer pour le shooter…

Si le grand cormoran se caractérise par ses yeux verts, le grèbe n’est pas en reste avec un regard aux iris rouges tout aussi fascinant…
Ces deux plongeurs sont équipés de cristallins déformables s’adaptant à la vision sous-marine…

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Le grèbe, beaucoup plus petit, mesure une trentaine de centimètres et pèse en moyenne 300 g (90 cm et 3 kg pour le cormoran) …
Ses pattes sombres et verdâtres sont positionnées très en arrière du corps, ce qui lui confère une grande vélocité pour la nage sous-marine…

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Il se nourrit de petits poissons, de mollusques et de petits crustacés capturés en plongeant et nageant sous l’eau.
Le grèbe avale ses proies sous l’eau…
Il se déplace rapidement également en surface, se nourrissant d’insectes présents sur l’eau…
Sur ce cliché nous voyons bien les pattes palmées très à l’arrière de l’oiseau…
De ce fait, il lui est plus facile de nager que de marcher ou de décoller. Pour cette raison, il vole rarement en dehors des périodes de migration et il évite au maximum de s’aventurer sur les berges.

Ça y est, je suis débusqué…
Le plongeon ne va pas tarder…

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Plouf !…

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Le Grèbe à cou noir poursuit les petits poissons avec habileté, descendant jusqu’à trois mètres de profondeur, pour réapparaître à une distance assez grande, environ 30 secondes après son immersion…

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C’était un clin d’œil à nos deux plongeurs, compagnons quotidiens de notre environnement lagunaire…

Claudio Boaretto

Publié dans 06 Venise : avifaune lagunaire | 24 Commentaires »

NAVIGATION ORNITHOLOGIQUE SUR LA LAGUNE NORD DE VENISE

Posté par Claudio Boaretto le 31 juillet 2017

 Hugo et moi sommes partis en bateau dans l’intention de faire un petit safari « foto » dans une des parties sauvages de la lagune nord de Venise…

La motivation d’Hugo est picturale, la mienne « fotografic » …

Nous avions l’intention de shooter et/ou de croquer ces paysages linéaires caractéristiques de notre lagune où les petites iles et les « Barene » (Lais) forment des lignes de terre séparant à l’horizon le ciel et l’eau…

Mais la présence des oiseaux lagunaires a transformé notre exploration paysagère en exploration ornithologique…

Partis à 11 heures du matin du sestiere de « Cannaregio » nous avons laissé derrière nous Murano et, dans un premier temps, cap sur Burano…

Pour les connaisseurs de la lagune voici notre parcours que j’ai fléché en rouge, soit 5 bonnes heures de navigation…

(Attention pour les navigateurs, cette carte touristique est orientée plus ou moins vers le noroît)

00-trajet lagune nord

Nous voici déjà sur le « Canale Scomenzera » et nous laissons sur notre tribord l’île de « San Giacomo in Palude » …

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Un bon kilomètre plus loin, toujours sur notre tribord nous doublons l’ile de la « Madonna del Monte » et les ruines d’une ancienne poudrière qui fut construite sur les restes d’un monastère…

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Droit devant « Burano » avec son campanile penché…

Comme nous sommes cap au nordet, le campanile penche vers le Suret, donc vers notre tribord…

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Nous longeons l’île de Mazzorbo et son église de « Santa Caterina » pour nous amarrer à « Burano » car c’est l’heure du « casse-croute » …

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Après un petit « Fritto misto » nous voilà reparti cap au nord et longeons l’île de « Torcello » et sa remarquable cathédrale « Santa Maria Assunta » …

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Nous pénétrons alors véritablement dans la lagune sauvage, loin de la navigation intense du bassin de « San Marco », du « Canal Grande » et du Canal de la « Giudecca » …

Je voulais shooter un « Gabbiano Reale » (goéland) debout sur sa « Bricola », image emblématique de la lagune vénitienne, mais à ma grande surprise, il s’envole immédiatement !… Pourtant nous sommes loin dans notre toute petite embarcation et je suis à fond de mon téléobjectif, soit 450mm !…

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Nous sommes déjà bien éloigné de Torcello, j’attends le prochain « Gabbiano Reale » pour avoir cette fameuse image mythique…

Le voilà, je le shoote toujours avec le téléobjectif à fond…

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Lui aussi s’envole aussitôt…

Mais là je m’y attends et je le shoote en plein envol…

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J’ai compris, ces goélands sont beaucoup plus sauvages que ceux de « San Marco » ou du « Lido » habitués à l’intense navigation…

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S’il voit une barque par heure c’est un maximum, ce qui explique leur défiance…

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En tout cas, je ne l’ai pas raté le pépère…

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Voici le vrai paysage lagunaire avec certaines « Barene » presque immergées…
Méfiance, l’eau à la couleur du sable par endroits, nous rasons les hautfonds…

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Sur un pal plus loin un « Gabbiano Comune », (mouette rieuse)

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Nous sommes maintenant bien au nord et nous longeons un « Valle da pesca » (Vallée de pêche) … Ce sont ces piscicultures particulières à la lagune vénitienne où les poissons ne sont pas nourris artificiellement mais se nourrissent eux-mêmes dans de grands espaces lagunaires fermés…
Les plus petites vallées font une centaine d’hectares…

Sur ce blog j’ai publié un article à ce sujet en octobre 2014 et dont voici un extrait pour en expliquer le principe :

« Au printemps, pendant la période juvénile, les poissons se déplacent vers l’intérieur de la lagune où ils trouveront de la nourriture et seront à l’abri des prédateurs.
C’est justement cette habitude de se déplacer vers l’intérieur des lagunes qui est exploitée par les « vallicoltori » (les valliculteurs) …
Il faut savoir également que le poisson ne va jamais « A secondo » (
terme vénitien qui veut dire voguer, naviguer ou nager dans le sens du courant) … Le poisson nage toujours à contre-courant !

Le principe fondamental de la vallée de pêche est simple ; au tout début du printemps, aux moments propices, le « valliculteur » ouvre les vannes pendant la marée descendante (et les ferme pendant la marée montante), la majorité du jeune poisson rentre ainsi dans la vallée et ne peut ressortir… il y est donc élevé et vendu à l’âge adulte, soit un an, deux ans, voire trois ans plus tard » …

La superficie de la lagune étant de 55000 hectares, plus de 9000 hectares sont occupés par les vallées de pêche, soit 1/6 de la lagune en quelque sorte privatisée…

Nous longeons une de ces fameuses vannes élaborées pour la capture du poisson…
(Sur la carte nous sommes au niveau du « Valle Perini »)

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Sur une « bricola » j’aperçois un petit oiseau, je zoome au maximum …

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Un « Piro piro Piccolo », en français, le nom de ce petit oiseau limicole est le « Chevalier guignette » …
(Ne croyez pas que je sois un ornithologue accompli mais je m’intéresse quand même assez aux oiseaux, donc rentré à la maison j’ai consulté mes bouquins et en particulier « La Grande Encyclopédie des Oiseaux » pour être certains de ne pas raconter de bêtises)

Nous nous sommes rapprochés lentement et silencieusement, je l’ai bien dans le cadre, mais toujours le téléobjectif au maximum…

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Il nous la joue sur une patte…

C’est un petit échassier mesurant 19 à 21 cm de long pour une envergure comprise entre 32 et 35 cm et un poids allant de 40 à 60 grammes…

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Il se nourrit de vers, d’insectes et de petits crustacés …

Il nous a vu venir et s’envole, pourtant nous sommes loin et je suis toujours avec une focale réelle de 450mm, ça cause aux « fotografs » …

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Un grand Héron passe au-dessus de note tête…

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Plusieurs centaines de mètres plus loin, encore un « Piro piro Picolo » …

Je dégaine comme Lucky Luke pour shooter plus vite que mon ombre…

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Il faut vraiment venir dans la lagune sauvage pour shooter ces oiseaux…

Il a l’air tranquille…

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Il nous a vu et se dresse sur ses pattes…

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Attention, paré au décollage…

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C’est parti !…

Quand il déploie ses ailes, on voit sur les rémiges la barre blanche caractéristique de l’espèce…

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Il est parti mais il est dans la boite…

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Très loin devant nous nous apercevons une « Garzetta », (en français, l’aigrette garzette)

Encore un zoizeau difficile à approcher…

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Mais comme nous naviguons au ras des « Barene » elle ne nous a pas encore captés et continue tranquille sa toilette…

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L’aigrette garzette mesure entre 55 et 65 cm avec une envergure de 85 à 95 cm. Elle pèse 500 g en moyenne. Entièrement blanche avec un bec noir légèrement gris bleuté à la base et ses pattes noires sont noires avec des doigts jaunes…

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Nous nous sommes bien rapprochés et là, elle nous a calculé…

Elle se tasse sur elle-même…

Ne t’en fais pas ma belle, si tu te sauves je te shoote en plein vol…

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Et c’est reparti !…

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Mais je t’ai dans le viseur…

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Même quand tu montes dans les airs…

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Ciao, la belle, tu es dans la boite toi aussi…

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Nous continuons dans cet agréable paysage lagunaire…

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Alors là, nous n’en croyons pas nos yeux, nous apparait un oiseau aussi grand qu’un grand héron avec un énorme bec recourbé…

Jamais vu un tel animal dans la lagune ! …

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Sur le coup nous sommes dans l’expectative…

Renseignement pris plus tard à la casa, il s’avère que c’est un « Ibis à cou noir », en italien « L’ibis bianco australiano » …

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Étonnant de le voir chez nous car il n’est pas dans sa zone géographique et ce n’est pas à priori un migrateur, il serait plutôt d’instinct grégaire…

Ce que j’ai trouvé à ce propos :
« Son aire de distribution couvre le nord, l’est et le sud-ouest de l’Australie, mais on le trouve également dans le sud de la Nouvelle-Guinée, dans l’archipel des Moluques et dans les petites îles de la Sonde. Une population isolée vit aux îles Salomons. »

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Et bien, on en trouve UN aussi dans la lagune vénitienne !!!…

Taille 76 cm, envergure 125 cm, poids de 1400 à 2500 grammes

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« L’ibis à cou noir » présente une tête nue, un cou et un long bec recourbé noir. La plus grande partie du plumage corporel est blanc, le dessous des ailes affiche une tache longitudinale rouge…

Il nous a repéré et prend son envol…

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Envergure spectaculaire…

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Joli pas de danse…

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Vol majestueux…

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Il s’est posé un peu plus loin dans les « Barene » …

Les ibis à cou noir consomment une grande variété d’invertébrés terrestres et aquatiques comme les moules, les crabes, les crevettes, les vers… Cependant leur menu varie beaucoup selon l’habitat. Les vertébrés comme les grenouilles, les poissons forment donc également une part non négligeable…

Autant dire que dans la lagune il est à la fête…

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Cette fois il ne nous attend pas…

Nous voyons les petites taches rouges sur les ailes…

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Nous le laissons tranquille, mais je suis trop content de l‘avoir shooté…

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Un petit cliché sur les « Barene » avec les « Dolomite » en toile de fond…
Nous sommes au milieu de la lagune et nous pourrions nous croire en plein champs…

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Ces grands espaces lagunaires sont aussi des territoires de chasse…
Presque tous les « Valli de Pesca » louent leurs droits de chasse, donc sécurité absolue puisque ces territoires sont privés…

Voici une cache pour les bateaux des chasseurs…

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Tout à coup nous entendons crier au-dessus de notre barque…

Ce sont deux « Cavaliere d’Italia », le nom français « échasse blanche » …

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Elles tournent en rond autour de nous à une rapidité folle et en poussant continuellement des petits cris…

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Le « Cavaliere d’Italia » a le plumage noir et blanc avec les ailes noires, ainsi que le haut du dos et l’arrière du cou. Le bec long et fin est noir et droit. Les très longues pattes et les doigts sont rougeâtres rose.

Taille 40 cm, Envergure 67 à 83 cm, Poids160 à 200 g…

Il se nourrit d’insectes aquatiques, vers, têtards et larves de mouches, ainsi que de crustacés, mollusques et araignées, donc parfaitement adapté à notre lagune…

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Elles nous font comprendre que nous sommes des intrus, trop près de leur lieu de nidification et que nous les dérangeons…

Je vais me choper un torticolis à les shooter…

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À notre grande surprise nous découvrons une maison avec plein de monde à l’intérieur, en train de déjeuner apparemment…
Que des hommes, surement un rendez-vous de chasseurs d’eau…

Mais comment sont-ils arrivés là ? …

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Quelques mètres en avant, nous découvrons une petite anse, cachée aux regards, avec 6 bateaux amarrés, l’énigme est résolue…

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Entre deux « Barene » le ciel nuageux se reflète dans la lagune tandis qu’une volée de goélands passent en criant devant nous…

C’est trop chouette et je me sens l’âme bien vénitienne…

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Dans le ciel un héron volant toujours sur fond de « Dolomite » …

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Nous avons navigué dans les méandres formés par les « Barene » et nous apercevons tout au fond le rendez-vous de chasse de tout à l’heure…

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Droit devant nous, l’île de la « Cura » et sa tour en ruine…

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Elle faisait partie de l’ancienne ville de Costanziaca…

Les fouilles archéologiques ont mis à jour des vestiges des anciennes cités du 7ème siècle …

Quoiqu’il en soit une patrouille de « Gabbiani Reale » monte la garde…

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Quelques brasses plus loin, « l’Ossario di Sant’Ariano » …
(attention, erreur sur la carte où il est inscrit Ossario di Sant’Antonio)

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Au 16ème siècle jusqu’au début du 20ème cette île fut utilisée pour transférer les ossements du cimetière de San Michele et soulager ce dernier…

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Un mur partiellement en ruine entoure cet ossuaire pour cacher à la vue les os en monticule restés longtemps à l’air libre… Ils sont aujourd’hui recouverts de terre…

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Subsiste la petite chapelle envahie par la végétation…

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Le capitaine Hugo tient la barre, carte en main…

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Car la navigation est périlleuse, depuis deux heures plus de « Bricole » ou de « Pal » pour nous indiquer les chenaux, comme dans la lagune centrale…

Les « Barene » se prolongent dans l’eau de la lagune et forment des pièges… Les hautfonds sont dangereux, si on s’ensable ou s’embourbe dans ces endroits où personne ne passe, on est mal…
Sur un tout petit bateau comme le nôtre, nous n’avons pas d’échosondeur…

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Mais le spectacle est si beau que le risque en vaut la peine…

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Ça y est, nous avons retrouvé les « Bricole » et, cerise sur le gâteau, nous découvrons encore deux magnifiques oiseaux à l’allure bien particulière…

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Ils ont un petit air « rigolo » …

Ce sont des « Beccaccie di mare » … Nous aurions tendance à le traduire par « bécasses de mer » mais c’est un faux ami… Le nom français est « Huitrier pie » …

On ne le trouve que sur les côtes ou les espaces lagunaires…

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L’huîtrier pie mesure de 40 à 45 centimètres de longueur avec un bec de 8 à 9 cm et une envergure de 80 à 85 centimètres…
C’est un oiseau de type pluvier curieux et bruyant, avec un plumage noir et blanc, des pattes rose-rouges, des yeux rouges et un bec orange à rouge

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Il se nourrit principalement de mollusques bivalves (moules, coques) et se révèle particulièrement habile pour ouvrir les coquillages en les martelant ou en écartant les valves et en sectionnant avec son bec le muscle qui les relie…

Celui de droite nous a repéré malgré la distance…

J’ai dégainé et je suis prêt à shooter le départ…

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Décollage !…

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Envol dans les airs !…

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Au tour du second…

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Dans la direction opposée…

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Choisissant l’envol au ras des flots…

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Et hop, encore dans la boite tous les deux…

La balade prend fin…

Comme nous sommes cap au suroit, le campanile de « Burano » penche maintenant sur notre bâbord…
Un excellent repaire d’orientation quand on a pas de compas comme sur notre petit bateau…

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Dernière vue sur la cathédrale de « Torcello » et encore toujours les Alpes et les « Dolomite » en arrière-plan…

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Avec l’espoir que le partage de ce petit safari lagunaire vous aura plus autant qu’à nous…

Claudio Boaretto

Publié dans 05 Venise : balades & promenades, 06 Venise : avifaune lagunaire | 40 Commentaires »

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