LES YEUX VERTS
Posté par Claudio Boaretto le 31 janvier 2026
Présentation de ma chanson « Les Yeux Verts »…
Sur la forme…
« Les Yeux Verts » suit une structure souple où la rime masculine unique en « VER » du refrain répond aux couplets bâtis sur deux rimes alternées :
Une 1ère masculine brève en « OI », deux phonèmes identiques (O et i) à partir de la dernière consonne accentuée…
Une 2nde féminine plus douce en « AME », deux phonèmes de la même terminaison (A et ME)…
Ce choix délibéré de rimes peu nombreuses crée une sonorité particulière, pratique que j’emploie souvent dans mes chansons…
Quelques licences poétiques, intégrées non par négligence mais volontairement, préservent la fluidité du chant…
Les vers de 7 pieds s’accompagnent parfois de vers de 6 pieds…
Pourquoi cette hérésie s’indigneront les âyatollâh de la prosodie classique ? …
Je m’explique :
Articulation chantée contre élision écrite…
Dans le refrain, ce vers « Et la tête à l’envers », soit 6 pieds à l’écrit, génère avec l’élision un « tas » disgracieux à mon oreille :
« Et la tê tas l’envers »…
À l’écoute, je supprime volontairement cette élision afin de retrouver, par l’articulation chantée, un vers de 7 pieds qui conserve toute sa douceur à travers le chant :
« Et la tê/te / à l’envers »…
Au contre-chant et à la seconde guitare, Jean-Marie Duwicquet…
Sur le fond…
Le récit s’ouvre sur un moment tendre et mélancolique entre un narrateur et une femme aux « jolis yeux verts »…
Trahie par un amant infidèle, elle confie sa peine…
Le regard intimiste de la chanson dévoile une fascination mêlée de compassion, exprimant à la fois la tristesse et le charme de cet échange…
Dans ce clair-obscur émotionnel, les notes et les mots tentent de prolonger les frissons du chagrin et dessinent la promesse d’un émoi naissant…
Pour l’écoute de la chanson, cliquez sur la petite flèche à gauche du lien ci-après :
Je conseille d’écouter la chanson avant toute lecture des paroles…
À défaut, une lecture simultanée reste possible…
Mais l’écoute seule demeure préférable, car une chanson s’adresse d’abord à l’oreille, quand le poème se lit et se récite…
Parfois surgissent de légers écarts entre le texte posé sur le papier et les paroles portées par la voix…
Rien d’étrange… Une chanson vit, respire, palpite…
Selon l’instant, l’auteur peut déplacer un mot, infléchir une rime…
LES YEUX VERTS
Refrain
J’ai le cœur tout de travers
Et la tête / à l’envers
Avec ses jolis yeux verts
Aux reflets un peu pervers
J’ai la tête / à l’envers
C’était une joli’ dame
Joli’ dame / aux abois
C’était une joli’ dame
Pleurant on ne sait pourquoi
Pleurant on ne sait pourquoi
Qu’avez vous ma joli’ dame
Lui dis-je d’un ton courtois
Qu’avez vous ma joli’ dame
Pourquoi tout ce désarroi
Pourquoi tout ce désarroi
au refrain
C’est la faute d’un infâme
Me dit-elle / en émoi
C’est la faute d’un infâme
Un amant sans foi ni loi
Un amant sans foi ni loi
Je lui / ai donné mon âme
Mon amour tout à la fois
Je lui / ai donné mon âme
Puis il s’est raillé de moi
Puis il s’est raillé de moi
au refrain
Mais ne pleurez plus madame
Oubliez ce rabat-joi’
Mais ne pleurez plus madame
Méprisez ses airs narquois
Méprisez ses airs narquois
Il ne faut pas faire un drame
Stoppez ce chemin de croix
Il ne faut pas faire un drame
Pour cet amour de guingois
Pour cet amour de guingois
au refrain

Pour consumer votre flamme
Que vos yeux s’ouvrent sur moi
Pour consumer votre flamme
Que ce doux plaisir m’échoit
Que ce doux plaisir m’échoit
Je vous enlèv’rais madame
Si vous vouliez bien de moi
Je vous enlèv’rais madame
Comme un prince d’autrefois
Comme un prince d’autrefois
refrain
J’ai le cœur tout de travers
Et la tête / à l’envers
Avec ses jolis yeux verts
Aux reflets un peu pervers
dernier refrain
J’ai le cœur tout de travers
Et la tête / à l’envers
Avec ses jolis yeux verts
Qu’elle a tendrement ouverts
J’ai la tête / à l’envers
Paroles & Musique Claudio Boaretto
Publié dans 08 Chansons du coyote | 18 Commentaires »










