VŒUX 2017

Posté par Claudio Boaretto le 20 janvier 2017

VŒUX 2017

Nul désir de chanter, sur les toits, dans les cours,

Nos vœux de cet an neuf, sans détour, seront courts,

De par ce postulat, dont rien ne nous écarte,

Une unique « foto », nous tiendra lieu de carte…

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Gondoles sur le bassin de San Marco

 CoyoteGondole 650

 

Depuis la Sérénissime,

Evelyne & Claudio

Vous adressent leurs meilleurs vœux pour 2017

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LES VŒUX 2016 DU COYOTE

Posté par Claudio Boaretto le 18 décembre 2015

1966-2006

Et mes copains d’abord, mes amis de symbioses,

Inconscients nous étions, nous buvions nos vingt ans,

Avides en projets, de nos futurs grandioses,

Nous plongions dans l’éclat de nos jeunes printemps.

Quarante hivers plus tard, je les entends qui causent

Au plus près de mon huis, les « Vieux Adolescents »,

Nul ne manque à l’appel quand l’amitié s’impose,

Soixantièmes doublés, hurlants et rugissants.

 vieuxados[1]

2016

Dix ans se sont passés, comme une courte pause,

Que déjà l’un de nous déserte les vivants,

Son bateau stagne au port, ses paupières sont closes,

Depuis l’île océane, il est parti devant.

Ton absence, Jojo, par trop nous indispose,

C’est une part de nous demeurant au jusant,

Mais au fond de nos cœurs, ton souvenir s’expose,

Tant que nous survivrons, tu resteras présent…

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Joël, de Loctudy à Belle Île en Mer

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son bateau le « LILI-JO »

Depuis le Temps qui passe,

Evelyne & Claudio

vous adressent leurs meilleurs vœux pour 2016

CoyoteGondole 650

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UNE POÉSIE VÉNITIENNE, LE SIÒRE VENÈSSIANE

Posté par Claudio Boaretto le 5 août 2015

Pour le plaisir, encore une poésie en langue vénitienne, écrite par Cristina Marion la Rousse, que j’ai le plaisir de vous traduire…
Malheureusement, en français nous y perdons la sonorité et le rythme de la poésie vénitienne…

Ce poème s’intitule « les Dames Vénitiennes » dont, évidemment, Cristina fait intégralement partie…

Le sióre venèssiane …
Les dames vénitiennes…

Le sióre venèssiane, prima chél sól végna alto…
Les dames vénitiennes, avant que le soleil ne vienne haut

le parte col carèlo, a far le spese a Rialto
Elles partent avec le caddie, faire les courses à Rialto

le cóntrola tuti i prèsi, e sta tente a risparmiar
Elles contrôlent tous les prix, et font attention à économiser
perchè de sti tempi, no xe tanto da schersar
Car en ces temps-ci, il ne faut pas trop plaisanter

co el sól se fa alto, desóra la só testa
quand le soleil que se fait haut, au-dessus de sa tête
in mostra a chi banchéti, ben póco ghe rèsta
En vue sur les étals, il ne reste que bien peu

un salto co l’amìga, a farse un cichéto
Un saut avec l’amie, pour se faire un “cichéto” *
pò le torna a casa, ciapàndo el traghéto
Puis elles retournent à la maison, en attrapant le “tragheto” *

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co i carèi pieni, de frùta e verdùra
Avec les caddies pleins, de fruits et de verdures
le mónta in góndola, co dìsinvoltura
Elles montent en gondole, avec désinvolture

do minùti de trato, par ‘ndar Santa Sofia
deux minutes de trajet, pour aller à Sainte Sophie
mentre i turisti là in riva, se fa la fotografìa
Alors que les touristes là sur la rive, se photographient

la zornàda xe lìmpida, el canàl xe d’arzènto
La journée est limpide, le canal est d’argent
i palàsi che splende, in ogni moménto
Les palais resplendissent, à chaque instant

le amìghe se varda, e se dise sincère …
Les amies se regardent, et se disent, sincères…
che de èser venèssiane … le xe proprio fiére
Que d’être vénitiennes… elles sont vraiment fières

Cristina Marson la Rossa

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*cicheto : petit hors-d’œuvre typiquement vénitien, en général à base de poissons, ou crevettes, ou seiches, ou calamars, etc… qui se déguste à l’apéritif, un peu comme les tapas espagnols

*Tragheto : passage en gondole à deux gondoliers pour traverser le Grand Canal, 1€ le passage…

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EL SFRATO

Posté par Claudio Boaretto le 30 avril 2015

Una poesia in lingua veneziana, scritta da Cristina Marson La Rossa, ispirata di fatti reali vissuti dalla famiglia di una delle sue amiche…

Per i francofoni, ho tradotto la poesia, ma, ahimè, non avrete, in francese, il canto della lingua veneziana e l’armonia della rima…

Un poème en langue vénitienne, écrit par Cristina Marson La Rossa (la Rousse), inspiré de faits réels vécus par la famille d’une de ses amies…

Pour les francophones, j’ai traduit le poème, mais, hélas, vous n’aurez pas, en français, le chant de la langue vénitienne et l’harmonie de la rime…

El sfrato

 

 Questa xe la stòria, de na famèja venessiàna

 Che sfratada da Venèssia, la xe ‘ndada via lontàna …

Ceci est l’histoire d’une famille vénitienne

Qui expulsée de Venise, s’en est allée loin

 I viveva anca col nono, un vècio pescaór

 Che tanto ne la so vita, ga lavorà co onór.

Ils vivaient aussi avec le grand-père, un vieux pécheur

Qui énormément dans sa vie, a travaillé avec honneur.

M1

I vìveva su na casa, che bùtava su de un Rio

 Ma un zórno maledéto, i ga tocà dìrghe adìo …

Ils vivaient dans une maison, qui donnait sur un canal

Mais un jour maudit, ils ont dû lui dire adieu…

 Soto i so balconi, pasàva tante imbarcasìon

 Chi a motor, chi a remi, na vera procesìon

Sous leurs balcons, passaient beaucoup d’embarcations

Qui à moteurs, qui à rames, une vraie procession

 El ciacolàr dei gondolìeri, ghe fazèva compagnìa

 Tuto questo par el so cuòr, géra pura melodia …

Les bavardages des gondoliers, lui faisait compagnie

Tout cela pour son cœur, était une pure mélodie…

 De matìna bonóra, sto nòno co la so fiàcheta

 ’ndava ad alsàr le tende intonàndo na òpereta

De matin de bonne-heure, ce grand-père avec sa petite nonchalance

Allait à relever les rideaux en entonnant une opérette

 Co el vèrxiva le finestre, el sól tèpido de la matìna

 Scaldàva co i so ràgi, fin drénto la cuxìna …

Quand il ouvrait les fenêtres, le soleil tiède du matin

Réchauffait avec ses rayons, jusqu’à dans la cuisine…

 E mentre el cafè, veniva sùzo piàn piànin

 El bòngiorno ghe dava a tuti, sto nòno matutìn.

Et pendant que le caffè, montait tout doucement

Le bonjour il le donnait à tous, ce grand-père matinal.

 I fàzeva la spéxeta, dà l’amìgo frutariòl

 Un salto in panificio, par finìr dal latariòl

Ils faisaient les petites courses, chez l’ami fruitier

Un saut chez le boulanger, pour finir chez le laitier

 I nevódi zogàva lìberi, córendo par la cale

 De istà i stava a l’ómbra, a scoltàrse le cicàle

Les petits-enfants jouaient libres, courant dans les ruelles

En été, ils restaient à l’ombre, à écouter les cigales

 Quanta alegrìa, regnàva drénto sta caxèta

 Ma un zórno xe rivàda, na lètera incònsueta

Que d’allégresse, régnait dans cette petite maison

Mais un jour est arrivée, une lettre insolite

 Un avìso de sfràto, cusì de pùnto in bianco

 Un cólpo al cuòr, par un òmo ansiàn e stanco

Un avis d’expulsion, comme çà de but en blanc

Un coup au cœur, pour un homme ancien et fatigué

 E co la létera in man, che strénzeva dà la ràbia

 La lèzeva piànzendo, sentìndose in gàbia …

Et avec la lettre en main, qu’il serrait de rage

La lisait en pleurant, se sentant en cage…

 « Indóve i ne manda dèso, cara famèjeta mia

 No vojo morìr in tèra-férma, de malinconìa

Où nous envoient-ils maintenant, ma chère petite famille

Je ne veux pas mourir sur la terre ferme, de mélancolie

 So nato in laguna, go raìxi venessiàne

 Gavàremo na masarìa, éntro póche setimàne …

Je suis né en lagune, j’ai les racines vénitiennes

Nous aurons un déménagement, dans peu de semaines

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 Perchè mi me domando, no i ne làsa vìver qua

 Par mi che so vècio, xe na gran crudéltà

Pourquoi moi je me demande, ils ne nous laissent pas vivre là

Pour moi qui suis vieux, c’est d’une grande cruauté

 Chi no ghe xe nato qua, no podarà mai capìr

 Che se i te cava da Venèssia, xe come ‘ndar a morìr

Qui n’est pas né ici, ne pourra pas comprendre

Que s’ils t’enlèvent de Venise, c’est comme aller mourir

 La famèja lo vardàva, chel’ bàteva i pugni in tòla

 Sercàndo de consolàrlo, el xènero co la fiòla …

La famille le regardait, qui battait les poings sur la table

Cherchant à le consoler, le gendre avec la fille…

 E dal quél trìste zórno, sta famèja i ga ‘sasinà

 Traslocàndo par la tèraférma, de qua e de là …

Et depuis ce triste jour, cette famille ils ont assassiné

Déménageant pour la terre ferme, d’ici et de là…

 Quél pòvaro nòneto, andà in depresiòn

 Lontàn da Venèssia, el géra come in prexón

Ce pauvre petit grand-père, est allé en dépression

Loin de Venise, il était comme ne prison

 Ma no el ga mai molà, el ga sempre combàtuo

 Par ritornàr a Venèssia, e riavèrla nel cuòr suo

Mais il n’a jamais lâché prise, il a toujours combattu

Pour retourner à Venise, et la ravoir dans son cœur

M09

 

 e co el ghe xe riusìo, in laguna el xe tornà

 Ma dopo pochi ani, i òci el ga serà …

Et quand il a réussi, en lagune il est retourné

Mais après peu d’années, les yeux il a fermé…

 Ma co la sodisfasión, in paxe de ripoxàr

 Nel grèmbo de la so tèra, sòrta dal mar…

Mais avec la satisfaction, en paix de reposer

Dans le giron de sa terre, sortie de la mer

 Sta stòriela triste, se ripete da tanti ani,

 Perche’ questo xe el destìn, dei pòvari venèssiani!

Cette historiette triste, se répète depuis tant d’années

Parce que ceci est le destin, des pauvres vénitiens !

 Cristina Marson

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LA VENISE DES VÉNITIENS DANS GEO

Posté par Claudio Boaretto le 21 février 2015

La fameuse revue GEO s’est fendue ce mois ci d’un article intéressant sur Venise, intitulé « La Venise des vénitiens »…

Vous qui êtes en France, courrez-donc l’acheter…

En revanche, pour les pauvres bougres franco-vénitiens, tel votre serviteur, qui ne peuvent l’acquérir, voici un lien mis en ligne par Davide Rocchesso pour le télécharger en pdf :

venise.pdf

Vous y trouverez particulièrement un article sur les « No Grandi Navi » bien fait, ainsi que sur la célèbre Dona Leon…

En revanche les « bonnes adresses » à la fin ne m’ont pas convaincu comme la « Librairie Française » où l’on est reçu comme un chien dans un jeu de quilles (je l’ai testée à 4 reprises)…
Heureusement que j’en connais d’autres, des bonnes adresses…

Claudio Boaretto

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