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BALADE DANS LA LAGUNE SUD DE VENISE

Posté par Claudio Boaretto le 15 août 2018

Vendredi 10 août 2018, Hugo H et votre serviteur sommes repartis pour une grande balade dans la lagune sud de Venise, lui, toujours pour des raisons picturales, moi, pour encore des raisons « fotografics », harnaché de ce fait de mes deux boîtiers avec grand-angle d’un côté et téléobjectif de l’autre…

Pour ceux qui connaissent la géographie lagunaire voici le parcours de notre longue balade, le point de départ étant le canal de Cannaregio désigné par la croix rouge à droite du plan…

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Nous avons d’abord emprunté le « Canale Nuovo di Fusina » pour rejoindre le « Canale de Malamocco » communément appelé canal des pétroles…

S’offre alors à notre vue un cargo qui vient de faire son plein de containers au port de « Venezia-Marghera » avant que de rejoindre la haute mer…

Un remorqueur à l’avant, un remorqueur à l’arrière, ce dernier amarré à l’envers du porte-containers afin de pouvoir éventuellement le freiner de toute la force de ses puissants moteurs en cas de problème ou d’avarie…

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Partis à 11 heures du matin, 5 heures de navigation nous attendent sur notre piot bateau avec son moteur tranquille de 9,9cv…

Sous un soleil de plomb, le thermomètre de ce jour affiche 33 degrés à l’ombre, et de l’ombre, nous n’en n’avons guère à bord…

Quelques nuages çà et là, mais tant de luminosité que par moment nous ne distinguons même plus l’horizon…

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Ce pêcheur à la ligne sur son petit bateau, a trouvé la parade…
C’est bien vénitien…

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Aussitôt quitté le canal des pétroles, nous retrouvons le paysage typique lagunaire,

Avec ses longues « Barene » (lais) formant comme de fins traits de pinceau entre le ciel et l’eau…

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Avec ses ruines en briques que l’on trouve parfois sur un petit lopin perdu au milieu des eaux, preuves d’une existence passée…

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Sur les pals des chenaux, des sentinelles montent la garde comme ce cormoran, appelé aussi corbeau de mer…

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Les cormorans, très farouches, s’enfuient toujours à notre passage, mais pour une fois, celui-ci, plus hardi que d’autres, nous regarde passer sans s’envoler…
Rare…

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Les traditionnels filets de pêcheurs sur les « Barene » …

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Au loin le « Casone Zappa », un des buts importants de notre balade…

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Nous approchons et distinguons bien maintenant le pavillon de chasse et la tour d’observation avec son escalier en colimaçon…

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Le « Casone Zappa » n’est que la partie visible de l’iceberg car derrière ce pavillon de chasse s’étend une vallée de pêche de plus de 350 hectares…

Les vallées de pêche sont une forme particulière de la pisciculture où les poissons se nourrissent naturellement et par eux-mêmes dans ces espaces lagunaires naturels fermés car séparés de la lagune ouverte par des berges naturelles ou artificielles, (pals, pieux, digue) … Une pratique de la pisciculture « estensiva » (extensive, par opposition à intensive) …
Rien à voir avec ces poissons élevés en Norvège, en Bretagne, en méditerranée ou ailleurs, bars, dorades et autres, nourris avec des granulés composés de farines de poissons mixés avec on ne sait quels adjuvants…

Parallèlement ces vallées sont aussi des territoires de chasse privilégiés et privés gérés par les propriétaires… D’ailleurs certaines vallées furent rachetées principalement pour la chasse aux gabions…

Nous voilà aux abords de ce fameux « Casone Zappa », le plus connu de la lagune mais rarement visité car excentré et difficile d’accès …

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Ce splendide pavillon de chasse du « Valle Zappa » se distingue par son architecture particulière. Personne ne s’attend à trouver une maison de style nordique au milieu de la lagune du Sud…

Bien qu’il n’ait rien à voir avec les maisons de chasse traditionnelles de la lagune, il s’intègre parfaitement dans le paysage lui donnant un aspect typique des contes fantastiques des sagas nordiques…

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Ce « Casone » fut construit entre 1923 et 1928 à la demande de Mario Malvezzi de Vicenza, et conçu par l’architecte Duilio Torres, frère de Giovanni, à qui nous devons quelques villas Liberty sur l’île du Lido de Venise…
Torres, passionné d’architecture nordique et répondant à la volonté du propriétaire, a édifié ce joyau hollandais…

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Sur la façade du pavillon se trouvent les armoiries de la famille Arrigoni de Oddi (propriétaires de 1867à 1942) représentant trois « Zappe » (les 3 barres diagonales rouge, d’où le nom de la vallée).

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Une plaque de marbre rappelle aussi comment le comte Ettore Arrigoni de Oddi, chasseur et ornithologue célèbre, a abattu, d’août 1877 à décembre 1921, 51303 oiseaux.
44 ans de chasse et tout était noté et répertorié…
Sa collection d’oiseaux conservés dans le Musée de zoologie de Rome est la plus importante d’Italie…
(Une partie de la collection à Rome, foto trouvée sur le Web)

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Voici la vanne principale de la vallée, fermée ou ouverte selon les saisons et les marées, descendantes pour faire entrer les alevins, montantes pour capturer les adultes voulant rejoindre la mer…

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Une vue des canaux de la vallée « Zappa » par Google Earth…

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Shoot de la petite tourelle bancale en face du pavillon mais faisant partie intégrante de la vallée et que l’on voit tout en bas à droite dans la foto précédente…

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Revenons au pavillon, le côté sud-est, ma « foto » préférée de ce reportage illustré…

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De face, nous voyons aussi le haut de la tour d’observation qui permet de repérer les arrivées des oiseaux et de choisir les différents gabions et huttes pour la réussite des journées de chasse…

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Il est temps de continuer notre route, nous nous éloignons…

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25 minutes plus tard, nous voilà devant un autre pavillon et sa tour d’observation…
Le « Casone Valle Figheri » …

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Une vallée de 400 hectares…
Il faut savoir que les vallées de pêches
couvrent 9200 hectares, soit 1/6 de la surface lagunaire…
Quelquefois j’aimerais bien y faire un tour, mais c’est privé, dommage…

Panoramique composé de 2 « foto » …

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Et toujours les filets qui sèchent le long des « Barene » …

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Au détour d’un lais deux hommes dans l’eau, loin de leur bateau…
Mais que font-ils ? …
Ils pêchent la « Vongola », la palourde…

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14 heures, heure d’été, le soleil est au zénith…
Nous avons chaud…

Tout à coup dans les herbes, nous apparait l’oiseau au bec recourbé !…

La seconde fois que j’en vois un dans la lagune…

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C’est un « Ibis sacré » selon les dires des ornithologues vénitiens de ma connaissance, et non un ibis australien comme je l’avais cru la première fois…

Il ouvre légèrement son bec impressionnant…

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Notre approche le fait fuir…

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Bel oiseau, mais c’est une espèce allochtone et invasive qui pourrait mettre en péril les espèces lagunaires autochtones…

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Dans cette partie de la lagune sauvage, fort peu fréquentée, il n’y a plus de « Bricole » ou de pals pour délimiter les chenaux, la navigation se fait au feeling en tentant d’éviter les hauts fonds… Nous avons déjà labouré quelque peu la vase avec notre hélice nous obligeant à faire demi-tour et emprunter un autre méandre…27-DSC_0193

Au loin parmi les pals des « Barene », une aigrette garzette… Je suis à fond de zoom, avec ma focale de 600 mm…

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Le « Casone Prime Poste », désormais en ruine…

Ce fut un premier avant-poste de chasse, d’où son nom…

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Au loin, un homme dans l’eau devant son bateau…

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En réalité, ils sont deux, encore des pêcheurs de palourdes…

Ils ont une drague manuelle qu’ils tirent à la force des bras et qui se termine par un filet en forme de nasse où ils récupèrent les palourdes qui, à la fin, ne sont plus si légères…

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Sur les pals de pêche où traînent les filets, se posent par centaines mouettes et goélands…

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Un jeune à l’atterrissage…

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Ça mérite un panoramique…

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Le « Casone Millecampi », pavillon d’une vallée de 1608 hectares… Traditionnel pavillon de chasse lagunaire, rénové depuis peu car, d’après les foto sur d’anciennes cartes touristiques, il n’était plus que ruines…

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D’ailleurs avant qu’il ne prenne l’allure d’un pavillon nordique le « Casone Zappa » ressemblait tout à fait au « Casone Millecampi » à l’époque du comte Ettore comme en témoigne cette ancienne « foto » trouvée sur le Web… 

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Après les goélands, retour aux cormorans, autres familiers de la lagune…

Je regarde devant, tu regardes derrière…

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Mais je n’ai pas confiance, je me sauve en courant sur l’eau pour prendre mon envol…

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Manière typique de s’envoler des cormorans, jamais vers le haut, toujours à ras des flots jusqu’à toucher l’eau à chaque battement d’ailes…

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Et là, je te regarde à bâbord…

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Je te regarde à tribord…

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Mais je me barre quand-même avec mes battements d’ailes clapotant…

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Je terminerai ce reportage sur un dernier portrait de ce corbeau de mer…

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Sitôt à quai, le bateau bien amarré, nous nous sommes précipités et désaltérés devant quelques spritz bien frais et largement mérités…

Claudio Boaretto

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BALADE NOCTURNE À SAN MARCO, VENISE

Posté par Claudio Boaretto le 18 avril 2018

Les habitués de ce blog le savent déjà, je suis incapable de me lever à six, sept, voire huit heures du matin… 

D’aucuns me disent, tu rates les belles lumières matinales et les levers du jour, je le sais bien mais les « films d’aurore » ce n’est pas mon truc…

En revanche, gambader dans les « calle » et les « campi » de minuit à trois heures du mat, l’appareil-photo en bandoulière et le trépied sur l’épaule, j’adore…

Je vous ai déjà emmené la nuit dans les quartiers excentrés et populaires de Venise…

Cette fois-ci, faisons une balade dans le lieu mythique par excellence de Venise, la place « San Marco » et la « Riva dei Schiavoni » …

J’ai profité des trois dernières « Acque Alte Notturne » (hautes eaux nocturnes) de ce mois d’avril 2018 pour saisir quelques clichés…

Quand on arrive à « San Zaccaria » par une marée de coefficient 120, les gondoles près de l’embarcadère du vaporetto semblent suspendues, comme en apesanteur…

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Dirigeons-nous immédiatement vers ce qu’il est coutume d’appeler le plus beau salon du monde, la « Piazza San Marco » entièrement recouverte d’eau…

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La basilique « San Marco » prise par une marée coefficient 90, la place n’est alors pas entièrement inondée par les eaux ce qui donne un reflet tronqué qui n’est pas déplaisant…

Je suis en bottes avec de l’eau au-dessus des chevilles…

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Focus sur le reflet…

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En se retournant, à l’opposé de la basilique, nous avons face à nous l’aile Napoléon avec l’entrée de l’immense Musée « Correr » …

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Sur notre droite les « Procuratie Nove », avec un coefficient de 90 donc la « Piazza » immergée partiellement…

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Comparons avec ce cliché pris par un coefficient de 120…

La place est complètement inondée et l’eau se répand dans les ruelles adjacentes…

Il faut alors marcher prudemment et très lentement car, même avec mes bottes cavalières montant jusqu’au genoux, l’eau risque de les surpasser…

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Dirigeons nous maintenant vers la « Piazzetta » entre les « Procuratie Vecchie » et le « Palazzo Ducale » …
Coefficient 90…

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Le même endroit depuis la terrasse du bar mais avec un coefficient 120…
Deux personnes s’obstinent à rester aux tables, chacun s’amuse comme il peut…

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Deux heures du matin, la marée descend rapidement, presque plus d’eau sur la place, je rejoins la « Riva dei Schiavoni » désormais déserte…

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Devant, deux gondoles inévitablement floutées par le mouvement de l’eau pendant la pose longue de ma « foto » …
En arrière-plan, l’église de la « Salute » et la « Punta delle Dogana » …

Épargnée du flot des touristes, une ambiance nocturne quelque peu irréelle…

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Les arcades du palais des Doges vues depuis le haut du pont de la « Paglia » où habituellement il est si difficile de circuler…

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Depuis le bas de ce même pont…
C’est depuis ce dernier que les touristes du monde entier « fotografient » le Pont des Soupirs…

Quel plaisir de le contempler sans âmes qui vivent…

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Nous voici sur la « Riva dei Schiavoni » qui longe la lagune…

Alors qu’il faut slalomer dans la foule des touristes pour y circuler, à cette heure plus que tardive même pas « una Pantegana » (un rat) …

Un vrai bonheur…

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Je termine ce petit billet illustré par cette vue panoramique de « San Giorgio Maggiore » depuis « la Riva » sur la Venise nocturne et lagunaire qui garde son âme…

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Claudio Boaretto

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PELLESTRINA, ÎLE DE LAGUNE DE VENISE

Posté par Claudio Boaretto le 13 avril 2018

Une balade à Pellestrina en ce mois d’avril 2018…

Pellestrina est l’une des deux îles, avec le « Lido di Venezia », qui protège Venise et ses 55000 hectares de lagune de la mer Adriatique, sortes de digues naturelles comme nous le constatons sur cette carte où je désigne en jaune le Lido, en rouge Pellestrina…

Autre particularité de ces deux îles lagunaires, ce sont les seules ouvertes à la circulation automobile…

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Tous les vénitiens ont quelque chose de Pellestrina en eux, pour exemple une de mes deux arrière-grands-mères maternelles, la nonna Candida Busetto, était de Pellestrina…

C’est une île de pêcheurs de 11 kilomètres de long sur 300 mètres en moyenne de large, 23 mètres à son endroit le plus étroit…

Malgré sa petite superficie, elle comprend plusieurs bourgs dont Santa Maria del Mare, San Pietro in Volta, Portosecco et Pellestrina, lieu de notre promenade, à l’extrémité sud de l’île éponyme…

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Une île de pêcheurs épargnée par le tourisme de masse, alors pour qui aime la mer, les bateaux et l’ambiance maritime, le détour est incontournable…

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Côté lagune, à quelques encablures des quais, deux épaves de chalutiers sur un haut-fond semblent marquer le territoire lagunaire de Pellestrina…

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Du côté Est de l’île, une digue protège de la mer les habitions et la seule route qui longe toute l’île, du côté Ouest, les quais sur la lagune…

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Cheminant sur l’axe Sud-Nord, à tribord, les maisons colorées des pêcheurs…

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À bâbord, l’armada de pêche…

Nous avons justement choisi un samedi pour cette balade afin de profiter du spectacle des bateaux à quai, le week-end il n’y a pas de pêche alors qu’en semaine ils sont tous au large…

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Les chalutiers armés pour la pêche à la « Vongola » (palourde), pêche traditionnelle de cette zone de l’adriatique…

L’étranger est toujours surpris par ces engins barbares à l’avant des bateaux leur donnant cette allure agressive…

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Ce sont des dragues, mais qui n’ont rien à voir avec celles utilisées pour la pêche à la coquille ou à la praire, pêche que j’ai pratiqué dans ma jeunesse en Bretagne du Nord, car au lieu d’être jetées à l’arrière du bateau ces dragues sont jetées à l’avant…

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Pour ceux que cela intéresse, je vais tenter une explication rapide et succincte de la méthode de pêche à l’aide d’un petit dessin dont j’ai traduit les légendes en français, couleur rouge…

Ces grands parallélépipèdes d’acier sont des dragues hydrauliques reliées à un tuyau où passe l’eau à haute pression d’où le nom de « turbosoffiante ». Cette drague est envoyée au fond à l’avant du bateau et reste reliée au chalutier grâce à un câble en acier contrôlé par un cabestan hydraulique situé au centre du bateau…

La bonne répartition des engins est très importante pour ne pas déstabiliser l’embarcation…

Une fois la drague sur le fond, la « turbosoffiante » est activée, on renverse alors le mouvement de l’hélice de poupe et le bateau amorce une lente marche arrière en s’aidant également de l’ancre à l’arrière tenue aussi par un câble en acier…

La drague commence ainsi à racler le fond…

L’utilité de la « turbosoffiante » est d’éviter l’engorgement et l’enterrement de la drague même (pouvant bloquer et déstabiliser le bateau) en favorisant l’expulsion des fanges et des sables mais en retenant en revanche les palourdes qui ne pourront pas passer à travers les grilles de la structure métallique…

La traine terminée, la drague est remontée et son contenu versé dans le bac de récolte…Ce bac de récolte est connecté à un cylindre métallique à l’intérieur duquel est logée une structure hélicoïdale apte à ramasser le contenu du bac pour être envoyé à une autre machine pour tamiser les palourdes sur trois mesures, les grandes, les moyennes et les plus petites sous-mesure rejetées à la mer…

La pêche avec ces bateaux s’effectue en mer adriatique et non en lagune…

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Comme constaté sur le dessin, l’ancre est située à la poupe…

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Spécificité de ces chalutiers car sur les bateaux en général les ancres sont situées à la proue, mais méthode de pêche oblige…

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Ce qui ajoute au caractère agressif, à l’avant comme à l’arrière, de ces petits chalutiers…

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En outre, ce sont des ancres à 4 pointes…

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Pour qu’elles s’accrochent sans faille sur les fonds afin d’aider au recul et à la stabilisation du bateau…

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Un armement qui peut sembler étrange la première fois qu’on le découvre…

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Mais qui donne un charme particulier à l’armada de ces îles…

Sur ce cliché la drague est descendue tandis qu’une autre est à quai…

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Jetons un œil maintenant sur les maisons de pêcheurs aussi pittoresques que leur flottille…

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De rares restaurants à Pellestrina, mais je puis vous assurer que le poisson est bien frais, il n’a qu’à traverser le quai…

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Et toujours ces maisons colorées…

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Quelques nasses sur la rive…

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L’occasion pour le « fotograf » de capturer l’ombre projetée…

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Un bourg plein de vie, sans touristes à l’horizon…

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Pour admirer ces beaux bateaux…

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Et l’incroyable désordre apparent que seuls savent créer les pêcheurs…

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Parfois à marin à bord…

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Le soir pendant les belles saisons, les pêcheurs font griller les sardines le long des quais sur des barbecues de fortune…

Quand vous passez à ces moments-là, l’odeur vous fait obligatoirement saliver…

J’adore les sardines grillées !!!…

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Shooté de face, cet armement fait penser parfois à des monstres de science-fiction…

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On cherche alors l’œil de la bête…

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Il n’y a pas que la palourde à Pellestrina comme en témoigne ces autres bateaux…

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Ceux-ci sont spécialisés dans la pêche aux moules, moules, moules…

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Car nombreuses sont les moules de bouchot dans la lagune…

Bouchot n’étant ni une île, ni un lieu, comme le croient encore certains, mais une façon d’exercer la mytiliculture, l’élevage des moules…

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Deux marins pécheurs sur leur bateau attire mon attention…

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Ils sont en train de trier les « Moeche », ces petits crabes en mue qui se font frire et se déguste entièrement, carapace, pattes et pinces comprises…
Un fleuron de la cuisine lagunaire dont tous les vénitiens raffolent…
Leur seul défaut, le prix !…

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On pèche aussi au carrelet façon artisanale le long des quais…

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Retour vers les maisons colorées et le linge qui sèche…

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De toutes petites maisons le long des quais sont surprenantes…

Je n’en connais pas l’origine, il faudra que je me renseigne…

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Une autre…

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Des petites chapelles, guère plus hautes…

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Petite maison rose avec étage…

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Cette île de Pellestrina est décidément bien pittoresque avec ses bateaux, ses méthodes de pêche et ses maisons colorées……

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Encore une jolie petite chapelle…

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Apparemment très fréquentée, elle a tout d’une grande…
Depuis la porte, mon Nikon et moi jetons un coup d’œil rapide et discret à l’intérieur…

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Je termine ce reportage illustré par cette image de la proue agressive d’un chalutier contrastant avec le calme et la sérénité de la lagune…

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Sous le regard peu amène, il faut l’avouer, d’un couple de « Gabbiani Reale » (goélands), ces habitants à plumes de Pellestrina…

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Claudio Boaretto

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PROMENADE À TORCELLO EN LAGUNE NORD DE VENISE

Posté par Claudio Boaretto le 13 mars 2018

Samedi 10 mars 2018, nous voici partis pour une promenade dans la petite île de « Torcello », île habitée la plus au nord de la lagune  (soixantaine d’habitants permanents), de 44 hectares, soit moins de la moitié d’un kilomètre carré…

De notre île du « Lido » de Venise, il nous faut plus d’une heure pour atteindre « Torcello » en hiver et prendre 4 bateaux différents :

Du « Lido » à « Punta Sabbioni »,
De « Punta Sabbioni » à « Treporti »,
De « Treporti » à « Burano »,
De « Burano à « Torcello ».

Nous avons l’habitude de la navigation lagunaire, c’est dans notre ADN, mais je plains le pauvre touriste qui doit se perdre dans les dédales des lignes de navigation…
L’avantage est que nous avons beaucoup moins de monde à bord, contrairement aux embarquements pour « Torcello » depuis « Fondamenta Nove » à Venise où les bateaux sont pris d’assaut par des hordes de touristes…

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J’avais déjà publié un article relativement détaillé sur « Torcello » en 2014, donc je ne m’étendrai pas sur l’historique, mais c’est l’occasion pour moi de reprendre quelques clichés ma technique et mon matériel « fotografic » ayant évolué depuis ces 4 dernières années…

Pas de chance aujourd’hui, partis par temps sec, mais sous le ciel chargé la pluie tombe maintenant par intermittence…

 Après quelques pas sur l’île, nous pouvons voir ces deux maisons sur notre gauche, on se croirait à la campagne…

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Zoom sur la première, joliment embusquée derrière les arbres…

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Zoom sur la seconde…

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Nous prenons la route pavée le long des quais, la « Strada della Rosina », qui conduit du débarcadère au centre historique…

Au loin, le campanile de la cathédrale et le « Ponte del Diavolo », (Pont du Diable) …
Tout de suite à gauche, sous les parasols blancs la « Taverna Tipica Veneziana », un petit endroit sympa où l’on peut boire un spritz sans se faire détrousser et avaler un petit « fritto misto » pour trois francs six sous…
En plus, les filles qui tiennent ce bouiboui sont super sympas…
Il y a trois autres restaurants à « Torcello » mais gare à l’addition…

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Le fameux pont du Diable, sans parapet, associé à une vielle légende que je vous avais narré dans mon article d’il y a quatre ans…

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Des maisons le long du canal avec leurs typiques cheminées vénitiennes en cloche, dont je me plais à capturer aussi les reflets…

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Nous arrivons sur le mini-centre de l’île, vue sur le côté du musée et son petit clocher…

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Face à nous l’église octogonale de « Santa Fosca » jouxtant à gauche la cathédrale de « Santa Maria Assunta » …

Nous sommes en hiver et il n’y a pas trop de touristes mais à la belle saison ça se bouscule…

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Vue de face de « Santa Fosca » avec son portique à arcades vénéto-byzantines appuyées sur des colonnes de marbre…

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La façade du côté cathédrale…

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Les arcades qui relient l’église à la cathédrale…

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Toujours sous les arcades, le porche d’entrée à la cathédrale…
De splendides mosaïques à l’intérieur de cette dernière où malheureusement les « foto » sont interdites…

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À la guichetière de l’entrée, je demande la permission de pénétrer dans la petite allée sur le côté pour « fotografier » les volets de pierre, célèbre particularité de la cathédrale…

Refus !…

Après insistance, j’ai seulement pu rester sur le palier la porte vitrée donnant sur cette petite allée, porte que j’ai ouverte d’autorité pour shooter fenêtres et volets sans l’obstacle de la vitre, mais je suis trop loin, trop de profil et sans recul…

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Je zoome, mais je ne peux prendre les volets que sur leur travers…

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Il me suffirait de quelques pas pour les prendre de face…
Quel dommage !…
J’ai failli insulter la guichetière mais mon savoir-vivre a pris le dessus…

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Je me suis éloigné de la cathédrale afin d’en shooter l’arrière et le campanile de plain-pied…

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Retour sur la place centrale où le musée fait face à la cathédrale devant le trône d’Attila…

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Ce fameux trône d’Attila où tous les touristes posent leur séant…

Mais contrairement à la légende, Attila n’a jamais posé ses fesses sur ce trône, car les huns ne sont jamais arrivés dans la lagune vénitienne, leur avancée en Italie s’arrêtant à Aquileia…
En réalité ce trône de pierre datant du Vème siècle était le siège du « magister militum », le gouverneur de l’île, pendant les réunions du conseil et quand il administrait la justice…

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la maison près de musée, fermée depuis de nombreuses années, que je shoote à chaque fois…

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Sans oublier la cabane des chats, pour faire plaisir à ma cousine Stefi, installée là par l’association « Dingo », la SPA vénitienne…

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Reflets sur le rio…

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La « Locanda Cipriani », endroit de passage de nombre de célébrités à l’époque : Elisabeth II d’Angleterre, le prince Charles et Lady Diana, Maria Callas, Charlie Chaplin, et bien d’autres….

Mais surtout le passage prolongé d’Ernest Hemingway….

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Le côté pile, avec terrasse et jardin…
C’est là qu’Hemingway écrivit le roman «Across the River and into the Trees» (1950), publié en français sous le titre Au-delà du fleuve et sous les arbres.

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Les maisons attenantes au « Cipriani » et les reflets dans l’eau malgré le ciel nuageux et les pluies intermittentes…

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Sur la rive opposée un petit rio perpendiculaire avec un autre restaurant…
Je l’ai shooté aussi pour le reflet…

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Retour sur la « Strada della Rosina » vers l’embarcadère…
À l’aller, nous n’avions pas vu cet immense étendard aux couleurs de Venise sur le flanc de cette maison…

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Sur le bras de lagune entre Torcello et Mazzorbo passe un bateau…

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Un pêcheur qui va poser ou rentrer ses piquets, ses filets et ses nasses…

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Pas loin, un « Svasso piccolo » et ses incroyables yeux rouges…

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Ça y est, nous sommes repartis, nous avons quitté « Torcello », débarqué à « Burano », et nous voici dans le second bateau, cap vers « Treporti » …

Nous doublons Burano et ses maisons colorées, spectacle dont on ne se lasse pas même sous un ciel maussade et une faible luminosité…

Il m’a fallu assembler 5 « foto » prises à main levée depuis le bateau qui bouge pour obtenir cette vue panoramique…

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Toujours en panoramique, un des bouts de l’île…
Là, assemblage de trois « foto » …

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Et le bout du bout avec le chenal, deux « foto » …
Les couleurs de Burano sont toujours aussi gaies…

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Nous retrouvons maintenant notre paysage minimaliste lagunaire qui nous est cher même sous les cieux hivernaux :
Étendues d’eau et de ciel séparées par un simple trait de terres à peine émergées, les « Barene » vénitiennes (en français, les laisses ou les lais) …

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Terminons ce reportage par cette image mythique de notre lagune, un « Gabbiano reale » (goéland) posé sur une « Bricola » …
Cette « Bricola » d’ailleurs s’appelle une « Dama » car, en plus des 3 pals de chêne qui la compose habituellement, un 4ème pal central dépasse les 3 autres…
C’est l’indication d’une entrée ou d’une sortie de chenal lagunaire…

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Malgré le temps incertain, une jolie balade…

Claudio Boaretto

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SUR VENISE, TOMBE LA NEIGE

Posté par Claudio Boaretto le 3 mars 2018

Après l’épisode neigeux de la nuit du 27 au 28 février, (voir mon reportage précédent : LE LIDO DE VENISE SOUS LA NEIGE) la neige n’a cessé de tomber pendant toute la journée de ce jeudi 1er mars 2018…

Le sujet de ce billet illustré est donc, non pas la neige tombée, mais la neige qui tombe, moins évidente à shooter…
Mais ne comptez pas sur moi pour vous montrer les lieux touristiques comme la place Saint Marc ou les gondoles enneigées, pléthore de clichés plus ou moins heureux inondent déjà les réseaux sociaux…

Fidèle à mes habitudes, c’est dans le sestiere populaire et familial de Castello que je vous emmène…
Nous voici à « San Piero de Casteo », l’extrémité de Venise à l’est qui vit naître ma maman, plus précisément dans le « Campo dei Pomeri » …
Nous distinguons bien les flocons de neige qui ressemblent parfois à de petits traits blancs vu la vitesse du vent de nord-est qui les propulse à folle allure…

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Le canal de « San Piero », vu depuis le pont de « Quintavale » avec en arrière-plan le campanile et la coupole de l’ancienne basilique de Venise…
Si les flocons paraissent comme de petits traits blancs sur les façades colorées des maisons, en examinant bien le ciel gris blanc encore tout chargé de neige, ces flocons y apparaissent alors en taches plus sombres…

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L’autre côté du canal…
Nous ne sommes pas loin de la tempête de neige sous un vent glacial, j’ai les mains rougies par le froid, mais je ne peux pas régler mon reflex et shooter avec des gants…

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Nous voici maintenant sur le « Rio Sant’ Àna », près de l’ancien hôpital militaire où officiait mon marin de papa…
Quand les rafales de vent se font moins violentes, nous arrivons à distinguer les flocons…

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Le pont « Sant’ Àna » …

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Depuis le pont « Sant’ Àna » nous voyons le pont suivant, « San Gioachin » sous cette fantastique et inhabituelle ambiance neigeuse…

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Face à nous la « calle Crosera » où nous allons nous engager…

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Rare de voir les « Pozzi » couvert d’un blanc tapis…

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De temps à autres je m’abrite sous un « Sotoportego » car la neige mouille tout autant que la pluie, le temps d’essuyer mon Reflex trempé, bien qu’il soit théoriquement tropicalisé je crains un peu …


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Si je change mes réglages et ma focale, on ne voit plus les flocons de neige comme dans les trois clichés à venir…
Au bout de la « Salizzada Stretta » la porte du pont des « Pensieri », qui donne sur les jardins de « l’Arsenale », en général fermée, est ouverte…

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Profitons-en, nous voici seuls dans ces lieux en temps normal interdits au public…

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À l’intérieur des remparts crénelés que nous contemplons le plus souvent de l’extérieur…  

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Je reprends mes réglages précédents car ce sont les chutes inhabituelles de neige dans le paysage vénitien que je souhaite capturer…
Le « rio Rielo », nous sommes à marée basse…

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Face à nous, de l’autre côté du rio, le « Campiello de la Colomba » …

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Le pont du « Rielo », et la neige qui sans cesse tombe…

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Vue depuis le pont avec reflets sur le rio…

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Là aussi, j’aime assez les reflets sous la neige…

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Ma « foto » préférée d’aujourd’hui :
L’ambiance enneigée avec ce passant et son parapluie rouge dans une calle étroite typique de Venise…

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Il est temps de rentrer chez nous, en passant par le « Viale Garibaldi », pour se sécher un peu et essuyer soigneusement mon précieux matériel « fotografic » …

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Trop content d’avoir shooté mon quartier préféré de Venise sous la neige tombante…

Claudio Boaretto

Publié dans Promenades, à pied, en bateau, moto, auto, ou autres... | 50 Commentaires »

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