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DAMIEN HIRST AU PALAZZO GRASSI À VENISE

Posté par Claudio Boaretto le 14 novembre 2017

« Treasures from the Wreck of the Unbelievable » (Trésors de l’épave de L’Incroyable), l’exposition de Damien Hirst présentée du 9 avril au 5 décembre 2017, que nous avions commencé à la « Punta della Dogana » se poursuit au « Palazzo Grassi », le second musée d’art contemporain de la fondation Pinault à Venise, comme en témoigne la grande affiche au-dessus de la porte d’entrée du palais…

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Cette même affiche que l’on observe également sur la porte d’eau…

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Et cette statue de bronze qui interpelle tous les passagers des vaporetti passant sur le « Canal Grande » …
« The Fate of a Banished Man (Rearing) »

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Sitôt entrés dans le musée nous avons le souffle coupé par les colossales dimensions de la statue sans tête qui occupe tout l’atrium du palais, aussi bien dans sa largeur que sa hauteur…

« Demon with Bowl » (démon avec bol)

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Même en faisant plusieurs fois le tour, impossible de cadrer cette statue en son entier dans l’objectif de mon boitier…

Plus de 18 mètres de haut et pas le recul nécessaire pour shooter l’œuvre…

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Il faut monter dans les étages pour en apprécier plus encore le gigantisme…

Aussi impressionnant vue d’en haut que d’en bas…

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Je shoote par fragments…

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Que nous raconte l’artiste sur cette œuvre ? …

« Cette sculpture monumentale est une copie d’un plus petit bronze retrouvé dans l’épave. Sa découverte a résolu un mystère archéologique : en 1932 une tête de bronze aux traits de saurien est retrouvée dans les ruines de la vallée du Tigre. Dotée d’une mâchoire béante et de grands yeux bulbeux, la tête fut initialement identifiée comme celle de Pazuzu, « le roi babylonien des démons du vent ». L’exhumation du corps de la sculpture a remis en question cette assertion, en révélant l’absence des attributs habituels de Pazuzu : ailes, queue de scorpion et pénis à tête de serpent.

Créatures primitives complexes, les démons mésopotamiens habitaient des royaumes au croisement de l’homme, de l’animal et des divinités. Incarnant une réponse transgressive à des structures sociales rigides, ces êtres hybrides pouvaient être apotropaïques, bienveillants ou malveillants. L’hypothèse selon laquelle le bol que tient le démon serait un récipient pour récolter le sang humain correspond à une interprétation contemporaine des démons en tant qu’êtres universels destructeurs.

Il est plus probable que cette figure ait été le gardien de la demeure d’un membre de l’élite locale. » …

Comment ne pas y croire ?…

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Quoiqu’il en soit l’énorme tête est bien là au pied du démon, aussi monstrueuse que la statue…

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Et la pseudo découverte « fotografiée » au fond des flots…

Aluminium thermolaqué, polyester imprimé et caisson lumineux en acrylique (122 x 122 x 10cm) …

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Nous quittons l’atrium pour emprunter la magnifique montée d’escalier où, à mi palier, nous pouvons contempler encore un caisson lumineux de 3 x 2 mètres :
« Aspect of Katie Ishtar Yo-landi Beneath the Sea » …

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Nous voici dans les salles du 1er étage…

« The Skull Beneath the Skin » (le Crâne sous la peau) …

Marbre rose et agate blanche…

« La fin de l’Époque classique (env. 400-323 avant l’Ère Commune) est marquée par de grandes avancées dans le domaine de la théorie médicale dont une nouvelle conceptualisation de la dualité entre corps et esprit.
Les yeux mi-clos de cette figure moitié chair moitié squelette évoquent la croyance selon laquelle le travail du corps se faisait sous le seuil de la conscience »

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Dans la salle suivante 3 statues d’Hermaphrodite…

« Cette sculpture endommagée d’Hermaphrodite, dieu à deux sexes, est à côté d’une copie contemporaine de musée et d’une version avant restauration incrustée de coraux » …

Sculpture endommagée en granit noir…

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Copie contemporaine en bronze…

« Cet hermaphrodite grandeur nature adopte une posture contrapposto (déhanchement) qui accentue les courbes idéales de son corps. L’équilibre maintenu entre les forces contraires, et pourtant complémentaires, illustre la pureté associée par les Anciens à l’androgynie. »

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Version en bronze avant restauration, incrustée de coraux…

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« Museum Specimen of Giant Nautilus Shell »…

Bronze peint, 90 x 70 x 43cm…

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Dans la salle suivante, 8 statuettes en argent et peintes, nous attendent…

Entre autres « Lion and Serpent » 29,7 x 28 x 21cm…

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Dont la reproduction de deux statues monumentales que nous avions vu à la « Punta della Dogana » …

« The Warrior and the Bear » 64,3 x 37.4 x 29,1cm…

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« Hydra and Kali » 93,5 x 122,2 x 57,5cm…

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« Skull of a Cyclops » (crâne d’un Cyclope) …

135 x 114 x 139 cm…

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Le crâne du Cyclope examiné par un plongeur,

Caisson lumineux de plus de 2 mètres de large sur 1,50 mètre de haut…

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Le Cerbère dans sa vitrine, 71,5 x 42 x 85 cm…
(Excusez pour les reflets, je n’avais pas mon filtre polarisant) …

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Les explications :

« Trois inscriptions sont visibles sur les flancs abimés de cette bête à trois têtes : l’une en hiéroglyphe égyptien, l’autre en copte officiel et la dernière en graffiti copte. Chacune fait référence au statu de culte de cet animal, décrit comme le gardien féroce du monde souterrain. Les hiéroglyphes sont antérieurs aux écrits identifiant cette créature comme étant de toute évidence le chien d’Hadès, « féroce, innommable Cerbère qui mange de la chair crue » (Théogonie, Hésiode). L’objet évoque l’ampleur du syncrétisme sous l’Antiquité, om diverses civilisations adoptaient et se réappropriaient les sujets de culte polythéiste. » …

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Encore une statue monumentale…

« Andromeda and the Sea Monster » …

Environ 6 par 4 mètres…

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Les dimensions de la salle ne permettent pas encore d’avoir le recul nécessaire pour shooter l’œuvre en son entier…

J’y arrive à peine en m’aplatissant dans un « racoin » …

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Quelques détails de ce bronze…

 

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Nous arrivons dans une partie plutôt vouée à l’humour et à la dérision de l’exposition…

« Goofy », bronze…

Chez nous, on l’appelle Dingo…

Recouvert de coraux et coquillages après 2000 mille ans au fond des eaux…

Qui n’y croirait pas ?…

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« Best Friends » bronze…

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Trop drôle, j’adore…

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Sans oublier l’inévitable « Mickey », bronze …

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Et bien sûr sa découverte par un plongeur au fond de l’océan indien depuis 2000 ans…

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L’autoportrait de Damien Hirst en bronze :

« Bust of the Collector » …

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Nous allons finir par y croire au naufrage de « l’Apistos », « Unbelievable » en anglais, « l’Incroyable » en français…

Nous trouvons même sa maquette dans une des salles du palais avec force de précisions :

« Le récit de l’histoire du naufrage est livré par le marin Lucius Longinus, confirmé par le contenu d’un papyrus retrouvé dans les ruines de port de Myos Hormos sur la rive de la mer Rouge. Longinus nous apprend que la structure de l’Apistos a été construite en Alexandrie puis transportée le long du Nil avant d’être assemblée à Myos Hormos.
Le navire mesurait soixante mètres de long et pesait plus de 460 tonnes. Un obélisque de 26 mètres trônait sur le pont du bateau » …

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Nous terminerons cette visite par la tête de la Gorgone puisqu’elle figure dans les affiches promouvant l’exposition…
(Étant sous vitrine, nous n’éviterons pas quelques reflets) …

« The Severed Head of Medusa » …

« Entièrement sculptée en malachite, un minerai de cuivre vert protohistorique qui émet une poussière toxique lorsqu’on le sculpte.
Quatorze des serpents les plus venimeux au monde – restitués ici dans les moindres détails – trône sur la tête pétrifiée de la Gorgone, dont le python de Seba, la vipère cornue et le serpent corail » …

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Je ne vous ai pas tout montré bien évidemment…

Dans moins de 3 semaines l’exposition ferme ses portes…

Si vous êtes à Venise, il serait dommage de la rater…

Sinon, entre la « Punta della Dogana » et le « Palazzo Grassi », j’avoue avoir une préférence pour la Pointe de la Douane…

Claudio Boaretto

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DAMIEN HIRST EXPOSE À VENISE

Posté par Claudio Boaretto le 1 novembre 2017

« Treasures from the Wreck of the Unbelievable » (Trésors de l’épave de L’Incroyable), exposition de Damien Hirst présentée du 9 avril au 5 décembre 2017, simultanément à la « Punta della Dogana » et au « Palazzo Grassi », les deux musées d’art contemporain de la fondation François Pinault…

Nous sommes allés visiter mercredi dernier la Pointe de la Douane, (le mercredi entrée gratuite pour les vénitiens) et, autant vous l’avouer, nous sommes emballés par cette incroyable expo…
Nous ne tarderons pas d’aller bientôt visiter le « Palazzo Grassi », de toute évidence avant le 5 décembre…

Devant la porte d’entrée nous accueille « The Fate of a Banished Man » (le destin de l’homme banni), statue en marbre de Carrare qui donne le ton…

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Cette exposition est un événement dans le monde de l’Art Contemporain…
Voici, assez explicite, un des nombreux articles publiés à ce sujet :

 « L’enfant terrible de l’art contemporain est de retour. Le Britannique Damien Hirst est l’hôte de la Fondation Pinault, à Venise à partir de ce dimanche 9 avril et jusqu’au 3 décembre, pour une exposition monumentale où il entraîne le spectateur dans une fiction sous-marine, d’une grande profondeur.

Le secret avait été jalousement gardé sur ce projet ambitieux auquel Damien Hirst, 51 ans, a consacré dix années et qui rassemble près de 200 œuvres inédites dans les deux écrins de la Fondation Pinault que sont le Palazzo Grassi et La Punta della Dogana.

Baptisé « Treasures from the Wreck of the Unbelievable » (« Trésors de l’épave de L’Incroyable »), il conte la légende de L’Incroyable, présenté comme un vaisseau qui sombra il y a des siècles au large des côtes d’Afrique, emportant avec lui sa cargaison inestimable. Dans les cales du navire, des sphynx venus d’Égypte, des statues grecques, des colosses de bronze, de l’or, des bijoux et des armes à profusion.

Ce trésor englouti, Damien Hirst l’aurait retrouvé au fond de l’océan Indien et extrait des profondeurs au cours d’une prétendue campagne de fouilles sous-marines, dont les vidéos sont projetées au fil de l’exposition. À Venise, le plasticien expose le fruit de cette pêche miraculeuse dont les pièces sont encore recouvertes d’algues durcies, de coraux ou de coquillages, autant d’empreintes que la mer a déposées au fil des siècles.

Vrai ou faux ?

Mais le visiteur s’interroge… »

Je ne me suis pas interrogé longtemps car je savais avant d’arriver, mais cette exposition est incroyable, avec des œuvres monumentales, magnifiques et non dénuées d’humour…

Au rez-de-chaussée nous accueille un bronze, « Calendar Stone » … Plus de 4 mètres de haut et de large…

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Je ne vous épargnerai pas, par moments, les explications alambiquées données sur ces œuvres car elles font partie des œuvres elles-mêmes et mélangent habilement le vrai et le faux, jugez par vous-même :

« Alors que les calendriers méso-américains et aztèques révèlent une vision du monde cosmologique hautement complexe, leur signification profonde continue de nous échapper. On pense que ces disques -celui-ci- comparable en taille à la célèbre pierre aztèque appelée Pietra del Sol, auraient été utilisés afin de prédire des dates importantes dont celle de l’imminente apocalypse, etc., etc. … » …

Détails…

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« The Diver » (la plongeuse) …

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Recouverte d’algues, de coraux, de coquillages, après 2000 ans passés au fond des eaux…

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« The Diver with Divers », pour parfaire la crédibilité, sur une sorte de gigantesque écran on voit la « foto » des plongeurs découvrant la plongeuse…
Trop fort !…
Aluminium thermolaqué, polyester imprimé et caisson lumineux en acrylique, 535 x 357 x 10 cm…

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« The Warrior and the Bear » (la Guerrière et l’Ours), sculpture monumentale de 7,13 mètres de haut…
Waouh, impressionnant…

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« Cette sculpture faire référence à l’Arkteia, rite d’initiation de la Grèce antique, où de jeunes Athéniennes imitaient des ourses, dansaient et pratiquaient des sacrifices. Cet acte de sauvagerie orchestrée servait à apaiser Artémis, etc. » …

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Une vue depuis la mezzanine nous fait appréhender la grandeur des espaces, la beauté du lieu et de la charpente, la monumentalité des œuvres et la dimension de la « foto » …
Un bel ensemble, je suis fan…

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« Lion Women of Asit Mayor »…
« Cette paire de sculptures s’inscrit dans une tradition ancienne qui consiste à présenter des figures divines ou semi-divines maîtrisant des monstres prédateurs »…

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« La symétrie de la composition suggère qu’elles étaient destinées à être gardiennes de l’entrée d’un temple. » …

Trop bien les explications, mort de rire…

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Qui n’a jamais vu telle crinière ? … Pourtant pléthore de lions à Venise…

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Je suis loin d’être le seul à shooter ces œuvres rocambolesques…

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Détails…
Encore deux mille ans dans l’eau et on ne voyait plus le visage !… lol…

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« Extraordinarily Large Museum Specimen of Giant Clam Shell »…
On y croirait, même en regardant de très près…
C’est un bronze peint…

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« The Minotaur », sculpture en granit noir…

« La représentation du mythe grec de l’homme mi-homme et mi-taureau violant une vierge d’Athènes dresse un portrait violent d’une sexualité masculine débridée et menaçante » …

Que voilà un thème d’actualité, certains « enfoirés » s’y reconnaitront assurément…

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Voici une des œuvres les plus spectaculaires et monumentales de cette exposition :
« Hydra and Kali », bronze de 539 x 612 x 244 cm… 

« Représenter la nature cosmique omniprésente d’une divinité à travers une multiplicité de membres est une pratique indienne datant de la période kouchane. Bien que le serpent à plusieurs têtes (naga) soit une figure récurrente de la mythologie hindoue, cette bête à sept têtes rappelle davantage l’Hydre grecque, l’un des adversaires les plus terrifiants d’Hercule.

Les têtes de l’Hydre se régénérant une fois tranchées, on associe ce monstre à une tâche se répétant sans cesse. Les multiples extrémités de ces figures peuvent également être lues comme une expression de mouvement : les bras de la femme brandissant une épée présentée dans trois positions à différentes hauteurs ; et les têtes chancelantes de son ennemi symbolisant le corps du serpent vaincu. Les adversaires émergent d’un socle de cristaux primordiaux sur lequel des formes cubiques parfaites et naturelles sont reproduites en métal coulé » …

Il a tout dit !..

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La même œuvre, juxtaposée à la première, mais avant immersion…

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Focus sur Kali et ses épées…

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Les vues depuis la mezzanine donnent une idée des dimensions…
Avant immersion…

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Après immersion…

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Coucou l’Hydre…

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La découverte de la sculpture par 4 plongeurs…

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Retournons à des dimensions plus réduites avec, dans une vitrine, cette statue en bronze et agate blanche, « Female Archer » …

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Au travers de ces magnifiques fenêtres en demi-lune du 1er étage de la « Punta de la Dogana », admirons le mythique panorama qui s’offre à nous…
En ce milieu d’après-midi, la lune perce déjà les nuages pour tenir compagnie au « Paron de Casa » …

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« Sphinx », bronze de 177 cm…
« les attributs féminins idéalisés de ce sphinx rappellent les modèles romains des 1er et 2ème siècles de l’Ère commune. Les nombreuses représentations de la sphinge montrent la plasticité immuable de la créature qui depuis des millénaires ne cesse de séduire artistes, poètes et philosophes »

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Je n’ai pas pu retenir un éclat de rire en arrivant devant cette œuvre intitulé « Remnants of Apollo » (les restes d’Apollon) !…
Ne restent qu’un pied de géant et une sandale surmontés d’une souris ridée greffée d’une oreille humaine…

« La présence de la souris ridée nous indique que ce fragment sculptural appartient à une effigie apollonienne.
« Apollon Sminthée », « le seigneur de la souris » apparaît dans l’Iliade, comme le dieu des châtiments et des maladies. L’étrange ajout de l’oreille sur le dos du rongeur figure une créature hybride entre l’homme et l’animal ou une divinité totémique, fruit d’une croyance locale »

Comme quoi, dans l’art contemporain, on peut écrire ce que l’on veut, Damien Hirst est un expert en la matière…
La souris, à mon humble avis, fait référence à l’expérience des frères Vacanti sur le cartilage humain

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« Proteus », bronze…

« Dieu marin pourvu du don de se métamorphoser. Protée est ici en plein mutation physique. Le corps se transforme en pierres et en rocs issus des grottes où il dormait. » …

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La « foto » de sa découverte par trois plongeurs…
Toujours aluminium thermolaqué, polyester imprimé et caisson lumineux en acrylique…
L’effet est super…

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Dans la même veine, « Cerberus (Temple Ornament) …

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« On the Seabed »…

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« Five Grecian Nudes », marbre rose…
« Largement répliquée depuis l’Antiquité, cette série de bustes en marbre rose témoigne de la prédilection des Anciens pour les formes artistiques marquées par la sérialité, une tendance qui s’oppose au respect excessif des contemporains pour les originaux. »

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« Une copie agrandie de la figure centrale a été commandée par le collectionneur et est exposée à côté d’un bronze contemporain et d’un buste retrouvé dans les fonds marins.
Les formes sont caractérisées par des tailles fines, des hanches amples, de petits seins hauts et des dos étroits et cambrés.
Très appréciés pour le traitement minimaliste du corps de la femme et leur ressemblance avec des mannequins, ces bustes sculptés, objets érotisés préexistants, illustrent parfaitement l’intérêt des surréalistes pour le caractère auto-référentiel du geste artistique »…

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Voilà, c’était un aperçu des collections exposées en ces lieux, mais, pour les futurs visiteurs, bien d’autres salles, d’autres œuvres sont à découvrir…

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Nous ne pouvons terminer sans s’attarder sur ce bronze qui m’a arraché un second éclat de rire,
« The Collector with Friend » représentant le « Collectionneur » et son ami, en l’occurrence le Mickey Mouse de Walt Disney…

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Damien Hirst, son autoportrait délirant et son sens de la dérision…

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La visite est terminée, nous revoici sur la rive devant notre environnement quotidien…

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Il nous reste une dernière œuvre à voir, en extérieur, tout au bout de la Pointe de la Douane, devant son mythique réverbère, nonobstant les touristes sans gêne qui posent leur « cul » n’importe où…

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Un joli bronze de 4,50 mètres de hauteur, intitulé « Mermaid » (Sirène)…

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Si vous passez par chez nous, vous ne pouvez ignorer cette fantastique exposition qui fermera ses portes le 3 décembre 2017…

Claudio Boaretto

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57ème BIENNALE DE VENISE, CÔTÈ « ARSENALE »

Posté par Claudio Boaretto le 22 octobre 2017

Le mois dernier nous avions visité la 57ème Biennale d’Art Contemporain de Venise, côté « Giardini », aujourd’hui c’est le côté « Arsenale » qui nous intéresse…

La structure est totalement différente, pas de pavillons individuels construit au fil des décennies par les nations exposantes, mais de longues salles aux très hauts plafonds, charpentes de bois soutenues par des colonnes de pierres et de briques…
C’est dans ces salles appelées « Tesa » qu’autrefois l’on construisait les galères vénitiennes…

Quelques détails techniques sur ce reportage :
J’ai écrit en italique et/ou en bleu les explications glanées car il est souvent indispensable d’avoir les recettes de cuisine pour comprendre certaines œuvres de l’art contemporain…
Question « foto » j’ai encore opéré sans flash… Les salles de « l’Arsenale » sont encore plus sombres que les pavillons des « Giardini », pour shooter, j’ai dû souvent monter les iso de manière vertigineuse provoquant un « bruit » inévitable sur les clichés concernés, j’implore une fois encore votre indulgence…

Pour ne pas lasser les visiteurs du blog, j’ai opéré une sélection relativement restreinte pour ne vous montrer que quelques œuvres et donner un avant-goût de cette partie de la Biennale pour ceux qui auront encore le temps d’aller la visiter…

Un cadre photo attire mon regard ; le pont de Rialto avec un canal vert fluo et un ciel jaune mordoré…

Facile à faire me dis-je avec les outils numériques à notre portée… Mais non, cette œuvre de feu l’artiste argentin Nicolàs Garcia Uriburu est un pastel sur photographie qui date de 1970…

Pas de quoi casser 4 pattes à un canard me dis-je encore, mais l’histoire est plus surprenante :

« Lorsqu’il fut invité à une exposition d’art contemporain en 1968 à Venise, il réalise une action écologique frappante sans précédent et colore à la fluorescéine le grand canal de Venise, le rendant ainsi vert fluorescent grâce à ce pigment. Il est arrêté par la police pour cet acte, puis relâché lorsqu’il prouve que la substance est non toxique.
Il réitère ensuite son action les années suivantes dans l’Est River de New York, à Paris et à Buenos Aires.
Il vise à l’aide de son travail à éveiller les consciences collectives sur la pollution de l’eau.
Le produit utilisé pour colorer les eaux est en réalité un sel intensif utilisé par la NASA.

En 2010, l’artiste ainsi que Greenpeace décident de colorer les eaux du Riachuelo pour les 200 ans de la pollution. Dans le cadre de son engagement personnel impliqué dans les soins de l’environnement, l’artiste propose cette action, en plus de tout celles réalisé depuis 1968, pour accentuer la nécessité de protéger cette ressource de plus en plus rare mais aussi avertir sur l’été grave de la rivière Riachuelo, la plus polluée au monde. »

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La tortue semi-abstraite de dimension monumentale d’Erika Verzutti, artiste brésilienne…
« L’artiste a placé des œufs en bronze sur la carapace de l’animal faite de ciment et de papier mâché, soutenue par des pierres pointues… Dans ce cas, plus que sur l’identité de l’animal, l’accent est mis sur le processus de création et sur la nature plastique de l’œuvre »

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La collection de chaussures de Michel Blazy, artiste monégasque…

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Voilà ce que c’est quand on ne nettoie pas ses « godasses » …

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On risque de choper des champignons…

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Les assemblages mixtes de Achraf Touloub, huiles sur nylon et toile, chaines métalliques…

« Jeune artiste marocain basé à Paris, il présente un trio d’assemblages mixtes et de dessins annexés. La paire de sculptures murales dévoile des étendues de sacs de couchage en nylon. « Le résultat final est à la fois séduisant et brut, ou peut-être grossièrement séduisant ». Achraf Touloub développe sa vision du paradigme traditionnel et de ses possibles mises en image dans un contexte immédiat et globalisé. Ses travaux se veulent l’expression d’un consensus entre les différentes dimensions qui construisent l’image aujourd’hui » …

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Cynthia Gutierrez, artiste mexicaine de Guadalajara…

L’œuvre s’intitule « Càntico del descendo »… Comme je ne « habla » pas trop bien le « Castillano », je me garde d’une traduction approximative…

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« Le travail artistique de Cynthia Gutierrez marque une recherche constante pour analyser la mémoire à différents niveaux. Son processus de création repose sur des fissures dans les schémas établis. Pour l’artiste, la mémoire se définit comme une absence créant la matière, une construction truculente qui conditionne notre interaction avec la réalité.

À partir de fragments, elle reconfigure des images qui modifient les trajectoires habituelles et déstabilisent les structures existantes en offrant des alternatives qui opèrent simultanément entre réalité et fiction. Elle articule les éléments historiques avec des chronologies déformées qui témoignent de l’impossibilité de générer des souvenirs précis et révèle ainsi la fugacité de l’histoire. »

Vous m’en direz tant…

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Francis Upritchard, Nouvelle Zélande, concentre son attention sur la représentation du corps humain et des animaux…

« L’artiste crée des sculptures figuratives avec des références ethniques et culturelles, comme des reproductions de moines islamiques, acteurs de Kabuki, arlequins, maori, indiens d’Amérique ou hippy…

Il présente une série de personnages d’un genre indéfini, disposé en équilibre précaire sur un grand embasement blanc. »

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« Les couleurs de peau sont fluorescentes et les regards apparaissent bas, les yeux mi-clos : cela prive les personnages de spiritualité et de pureté, et leur confère un aspect sinistre. »

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« Les œuvres font penser à des formes étranges, appartenant à un monde différent, surréel, toutefois chacune d’elle revendique sa propre individualité irrationnelle » …

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Personnellement, j’aime bien…

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« Translated Vase, Nine Dragons in Wonderland » est l’œuvre du coréen Yee Sookyung…

« L’installation se compose d’une sculpture réalisée en assemblant des fragments de vases coréens. L’œuvre se base sur la récupération de vaisselles des manufactures des villages autour de Séoul, les produits qui présentent des défauts, en fait, dans le respect de la tradition des maitres céramistes, sont détruits. L’artiste opère sur la dimension vive du fragment, élément minime mais dense de l’histoire, et pour cela capable d’assumer de nouvelles significations dans des formes diverses « Translated Vase… Nouveaux Dragons aux pays des Merveilles »

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Je vous la remets avec un visiteur pour appréhender la taille de la sculpture…

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Sur les murs les œuvres de l’indienne Rina Banerjee, composées de matériaux hétéroclites…
Réplique en résine d’une carapace de tortue, lampes vintages, masques polynésiens, pyrex, fruits séchés, etc…

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Détails…

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Ou encore…

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L’œuvre de Maha Malluh, artiste d’Arabie c’est où dîtes ?… lol…

J’ai d’abord cru que c’était une immense mosaïque…

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Mais en y regardant de plus près, la mosaïque est composée de vieilles K7 audio…

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La grotte profonde de Pauline Curnier Jardin (française)…

Une entrée des plus avenantes…

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Une chose de sympa en Italie, les profs qui accompagnent leurs élèves, jeunes ados, dans les expos et leur expliquent les œuvres…
J’ai même déjà vu semblables démarches, les instits qui amènent les tous jeunes enfants au marché du matin et leur expliquent ce qu’ils voient dans les étals ; les différences entre les fruits, les légumes, les verdures, les fromages, les viandes, etc…
Des leçons à prendre en France…

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Une œuvre de l’américaine Sheila Hicks, intitulée :

« L’escalade au-delà des terres chromatiques »

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Ce jeune ado m’a fait sourire en disant à son copain, « je n’ai qu’une envie, c’est de me jeter dedans » …
Comme quoi, ça fonctionne…

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L’installation du chilien Bernardo Oyarzun …

« 1500 masques rituels Mapuche réalisés par des artistes Mapuche, encerclés de 7000 noms de famille Mapuche –, témoigne de la lutte infatigable menée par ce peuple pour le respect de leur culture, et la reconnaissance de leur identité. »

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« Car l’injustice infligée aux Mapuche au nom des lois anti-terroristes, stigmatisant leur apparence physique, en les incarcérant de façon arbitraire, est un drame que Bernardo Oyarzun a traversé »

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« Embarqué par la police alors qu’il marchait dans une rue, il a été détenu par erreur, sans même avoir eu la possibilité de se défendre, puis « identifié » devant témoins, sous peine d’incarcération.

De cette épreuve douloureuse, humiliante, est née une œuvre : dans un long cheminement, l’artiste a redécouvert sa culture Mapuche. »

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« Né dans le sud du Chili, il a grandi à Santiago, ses parents, paysans, ayant déménagé afin que leurs enfants intègrent l’université, et Bernardo l’École des Beaux-Arts de Santiago. Aujourd’hui l’un des artistes majeurs du Chili, Bernardo Oyarzun témoigne d’un destin singulier, avec une œuvre marquée par les enjeux contemporains de la culture Mapuche. »

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« On trouve dans les masques, les paramètres symboliques et esthétiques essentiels de la culture Mapuche ; car lors des rituels, le « Kollong », l’homme qui protège la « Machi » – la chamane guérisseuse –, porte un masque. Les 7000 noms de famille défilant sur une vidéo autour des masques témoignent de l’existence des Mapuche au Chili : il tente par-là de dire aux Chiliens que la culture Mapuche est vivante. Et qu’ils sont tous Mapuche, les Mapuche « purs » représentant 4% de la population : la plus grande partie des Chiliens sont métissés, mais le nient. »

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« Le métissage au Chili a démarré dès le début de la colonisation espagnole, il s’agit d’un « métissage précoce », selon l’expression des anthropologues. 80% de la population a donc du sang Mapuche. »

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« Or les Mapuches sont confrontés au racisme et à la discrimination au quotidien : quand on a, (comme lui), une allure Mapuche, on ne trouve pas de travail. Les Mapuche n’ont pas accès aux mêmes droits que le reste de la population.

Lorsqu’ils manifestent, on les arrête pour délinquance ; et dans le cadre des lois anti-terroristes, ils sont traités comme des terroristes, et incarcérés. » 

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« Law of situation », œuvre de Kisio Suga, artiste japonais…
« Suga cherche à pénétrer la réalité en assemblant matériaux naturels et industriels mettant en lumière les multiples relations qui s’instaurent entre eux…
« Law of situation » fait glisser sous la superficie de l’eau une passerelle en fibre de verre longue de 20 mètres, sur lesquelles il dispose une dizaine de pierres plates… »

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« Ce qui intéresse l’artiste est pouvoir recréer une situation où les pierres semblent flotter sur la superficie baignée de la passerelle… La combinaison entre matériaux naturels et d’origines industriels, le rapport avec l’espace externe et la relation entre individus et matière et la nature éphémère de l’œuvre » …

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Dans le pavillon de l’Italie, tout au fond de l’Arsenal, une ambiance très sombre, je dirai même mortuaire, ma compagne n’a pas voulu y aller…

On rentre dans une sorte de tunnel transparent en plastique avec des cellules sphériques de part et d’autre…

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Dans chaque sphère des représentations de cadavres grandeur nature, les bras en croix sur des tables adaptés à la position…

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Ou dans ces cercueils de verre…

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Au bout du tunnel, on aboutit dans une grande salle, toujours aussi obscure, des cadavres à droite et à gauche…

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Au fond, un grand panneau mural où j’ai l’impression de voir les ombres des vivants contempler les morts…

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Je terminerai ce reportage sur une note moins macabre…

Au premier étage, à l’ancienne salle d’armes de l’Arsenal, se trouve le pavillon de Singapour où nous trouvons l’œuvre de Zai Kuning : « Dapunta Hyang : La transmission de Connaissance »

« Cette œuvre met en relief les histoires oubliées des ORANG LAUT en juxtaposition avec le voyage de DAPUNTA HYANG SRI JAYANASA à travers le royaume de Srivijaya au VIIe siècle.

Les Orang Laut sont un groupe de Malais qui vivent à Singapour, dans la Malaisie péninsulaire et sur les îles Riau. Historiquement, ils ont joué un rôle important car ils patrouillaient les zones maritimes, repoussaient les pirates, conduisaient les commerçants aux ports, et réalisaient le maintien de ces mêmes ports de la zone. 

L’artiste présente un bateau suspendu de 17 mètres de longueur qui traverse la salle. Le bateau, fait seulement de rattan, cordes et cire d´abeilles, apparaîtra sortant d’une mer en aluminium, transportant ses fantômes du passé à l’intérieur de sa coque, tandis qu’il déchargera des livres scellés du présent » …

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« Zai est le premier artiste contemporain qui ressuscite l’histoire de Dapunta Hyang, et son oeuvre est la culmination de plus de 20 ans de recherche. Le bateau de la Biennale est le cinquième navire construit par Zai, et le plus grand et compliqué jusqu’à présent.
Depuis 1999, Zai a construit une relation avec le peuple Orang Laut, considéré comme le premier peuple de Singapour. Son mode de vie est étroitement lié à la nature, et ses coutumes et croyances sont fondées sur l’animisme. »

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Nous sommes parvenus à la fin de ce reportage et j’espère vous avoir donné l’envie de découvrir ce qui se fait internationalement et actuellement au niveau de l’art contemporain…

Le 26 novembre on sifflera la fin de la récré…
Ouverture de la prochaine biennale d’art contemporain en février 2019…

Claudio Boaretto

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LE PAVILLON NATIONAL DES SEYCHELLES À VENISE

Posté par Claudio Boaretto le 7 octobre 2017

Dans le cadre de la Biennale d’Art Contemporain de Venise, lorsque l’on dit « Pavillon », le mot est générique…

On devrait le remplacer par « Exposition », car si certains pavillons sont réels, comme aux « Giardini », beaucoup d’autres nations exposent partout dans Venise, dans des palais, dans des jardins, dans des cours, etc. …

« Les Seychelles » exposent dans la partie droite des jardins de la « Marinaressa », à l’opposé symétrique de l’exposition de Carole A. Feuerman que nous avons vu précédemment…

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La tortue géante étant l’animal emblématique des Seychelles, c’est un « troupeau » de tortues à la carapace peinte que nous exposent les artistes…

Voilà le nid de tortues…

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J’en ai shooté quelques-unes, bien sympas et colorées…

Chaque tortue a un nom…

« Tsunami » …

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Elles sont accompagnées d’un écriteau avec le nom de l’artiste et force d’explications en « Angliche » que ma fainéantise naturelle et ma faible maitrise de la langue de Shakespeare m’empêche de traduire correctement…
Je vous les livre donc tout de go, il suffit de faire un zoom sur la « foto » pour la lire correctement…

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« Wizard of the Land » …

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« Mer Kobe i Rakonte » …

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Sous un autre angle…

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« Untitled » …

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« Esmeralda : the Préhistoric Goddess »

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« Been there. Still around » …

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« Homage to the environment and its caretakers » …

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Voilà pour les « Seychelles » …

Dans ce même jardin d’autres œuvres indépendantes ont retenu mon attention…

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Pour toutes explications un écriteau succinct donnant le nom de l’auteur et sa nationalité…

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Et pour terminer, cette colossale sculpture de rhinoceros en acier qui attire l’œil de toutes les personnes passant sur la « Riva » …

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Pour prendre le cliché de l’oeuvre sans être gêné par la barrière, j’ai shooté l’animal depuis l’intérieur du jardin, mais avec la végétation pas assez de recul pour le prendre en plein profil…
Je n’ai pas la corne dans le cadre…

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Même écriteau lapidaire à ses pieds…

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Il m’a donc fallu ruser…

Un shoot de l’avant…

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Un shoot de l’arrière…

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Et, à la casa, assemblage des deux « foto » …

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On ne s’ennuie jamais à Venise…

Claudio Boaretto

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LES SCULPTURES DE CAROLE A. FEUERMAN À VENISE

Posté par Claudio Boaretto le 3 octobre 2017

Dans le cadre de la Biennale d’Art Contemporain de Venise, les sculptures ultraréalistes de Carole A. Feuerman sont exposées dans les jardins à droite de la « Marinaressa », « Riva dei Sette Martiri » dans le « Sestiere de Castello » …


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Carole A. Feuerman est une sculptrice et artiste américaine née en 1945…
Ce qu’on en dit
 :

« Carole Feuerman a trouvé sa place dans l’histoire de l’art dans les années 70, en initiant le mouvement de la sculpture hyperréaliste avec Hanson et De Andrea, et notamment avec des portraits au réalisme déconcertant » …

Je vous laisse admirer cette première statue intitulée « Bibi on the ball », laque peinte à la main sur statue de Bronze…

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« Avec le temps son travail est devenu de plus en plus impressionnant comme avec ces sculptures fabriquées en bronze et peintes à la main.
La présence de détails, dans le relief et la peinture, qui vont jusqu’au gouttes d’eau confèrent à ses création une présence humaine qui donne vraiment l’impression que ce sont de vraies personnes. » …

« Survival of Serena », laque sur résine…

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« Son travail fait partie de collections privées (Collection Caldic, celle d’Hillary Clinton, de Malcolm Forbes…) et de collections publiques (dans 19 musées) dans le monde entier. Elle expose 4 fois à la biennale de Venise mais aussi au Musée National de Chine, au Musée des Beaux-Arts de Bilbao ou encore à l’académie des Beaux-Arts de Madrid. » …

« The Golden Mean », laque sur époxy…

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Avec le bonnet de bain recouvert à la feuille d’or 24 carats…

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« Surnommée «la Doyenne régnante du super réalisme » par l’historien de l’art John T. Spike, Carole A. Feuerman a atteint la renommée à travers ses représentations de la vie des nageuses. » …

« The Midpoint », laque sur résine…

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L’hyper réalisme des gouttes d’eau sur la baigneuse…

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« Elle combine des matériaux conventionnels tels que le bronze, le plastique, l’acier, et des matériaux moins courants : l’eau, la lumière, le son, la vidéo, pour créer des œuvres hybrides avec, en créant une énergie et une psychologie complexe. » …

« New York City Slicker », laque sur bronze…

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« Elle enseigne et donne des conférences dans les universités et les musées les plus prestigieux du monde.
Ses sculptures narrent des histoires explorant les thèmes de la force, la survie, l’équilibre, et la force de réussite. Son art s’offre au public et appelle à l’interaction et à l’émotion. Elle estime que le regard du spectateur complète l’œuvre. » …

« Next Summer », laque sur bronze avec acier inoxydable poli…

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« Kendall Island », laque sur bronze…

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« Monumental Quan », laque sur résine…

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« Monumental Brooke with Beach Ball », laque sur résine…

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« Yalma and the Ball », laque sur bronze…

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Ne ratez pas cette splendide exposition en plein air et gratuite…
C’est jusqu’au 5 décembre 2017 sur les quais de notre lagune vénitienne…

Claudio Boaretto

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