POUR FAIRE L’AMOUR

Posté par Claudio Boaretto le 27 mars 2010

Cette chanson relate une anecdote d’un soir….

Dans un bar de nuit, j’attendais une charmante demoiselle qui, il fallut me rendre à l’évidence,  m’avait posé un lapin….

Je sirotai mon second bourbon, seul à ma table, lorsqu’une créature de rêve fit son apparition dans l’estaminet …. Une brune magnifique aux grands yeux verts… Nos regards se croisèrent, puis elle quitta le bar où elle avait commandé une coupe pour s’installer derechef à ma table….

« Tu me plais beaucoup et j’ai envie de faire l’amour avec toi » me dit-elle d’emblée…. « Rien ne pourrait me faire plus plaisir » répondis-je, seulement rétorqua la belle, « je suis une prostituée et tu dois me payer…. »

Je déclinai l’offre lui expliquant que de ma vie jamais je n’avais monnayé les faveurs d’une femme et que ce n’était pas dans mes intentions de commencer ce soir…. Alors, elle usa de tous ses charmes pour tenter de me convaincre, (et sacrebleu, elle en avait des charmes et du charme….) Toute la soirée elle se serra contre moi, m’offrit à boire pendant plus de deux heures, (et un boit-sans-soif comme moi, ça coûte….) mais, vaillamment, je ne cédai pas….

Le lendemain soir, je retournai en Italie, voir mes parents à Venise….

Pendant la nuit, dans le train qui m’emmena de Metz à Venezia Santa Lucia, allongé sur ma couchette, à la lumière de la petite veilleuse que j’allumais et éteignais le plus discrètement possible pour ne pas trop déranger mes voisins de compartiment,  je composai cette chanson, l’écrivant sur mon minuscule agenda de poche, seul papier que j’avais sous la main….

Arrivé le matin, en gare de Venise, tout était en place, la chanson était terminée, paroles et musique…

Pour l’écoute de la chanson, cliquez sur le lien ci-après :

 (Je conseille toujours d’écouter la chanson avant, et de lire les paroles après, ou alors de lire simultanément à l’écoute…..
Parfois vous trouverez quelques différences entre la version écrite et la version chantée…. C’est normal, une chanson c’est vivant et il arrive que l’auteur, votre serviteur, change une rime ou deux au gré de son humeur)….

 

POUR FAIRE L’AMOUR

  introduction

Je n’ai jamais dépensé de fortunes
Jamais je n’ai pu donner une tune

Refrain

Pour faire l’amour pour faire l’amour
Pas d’addition comme en fin d’un repas
Pour faire l’amour pour faire l’amour
L’amour là ça ne se monnaye pas


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Bien sûr j’ai promis l’Amérique à l’une
Puis à l’autre de décrocher la lune
Souvent j’offre des roses des lilas
Quand un béguin vient à passer par là
Tu peux me faire tes yeux de madone
Pour des gros sous c’est la mauvaise donne
Même quand j’aime une fille de joie
Jamais je ne paye comme un bourgeois

Au refrain

Sont nombreux ceux qui payent sans rancune
En gros billets en dollars à chacune
De leurs soirées ils se prennent pour rois
Pour seigneurs tant mieux pour eux s’ils y croient
Pour de l’argent femme tout déraisonne
Les mots d’amour à chaque fois résonnent
Faux ne sont que des abracadabras
Quand pour du fric tu les prends dans tes bras

Au refrain

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Tu te dis putain fière d’en être une
Je te plais mais ton amour m’importune
Tu peux me montrer ton cul tes appâts
Au bassinet je ne cracherai pas
Si je te fais l’amour moi je me donne
Tout entier dans tes bras je m’abandonne
Si tu me veux tu me prends t’as le choix
Sinon «ciao» à la prochaine fois.

Au refrain
Pour faire l’amour pour faire l’amour
Pas d’addition comme en fin d’un repas
Pour faire l’amour pour faire l’amour
L’amour là ça ne se monnaye pas

Paroles & Musique Claudio Boaretto

Publié dans Chansons du coyote | Pas de Commentaire »

LORRAINE

Posté par Claudio Boaretto le 15 mars 2010

Ce n’est pas que je sois plus Lorrain qu’un autre, mais il fut quelques années, un groupe, appelé « les Châtelet », de notoriété locale, s’était spécialisé dans les chansons du folklore Lorrain….
Je liai une grande amitié avec Brigitte, la chanteuse et auteur du groupe. Beaucoup de talent et une jolie voix qui, hélas, nous quitta en 2004.

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Brigitte me demanda de lui écrire une chanson sur la Lorraine….
Pour ce faire, je m’inspirai de la chanson traditionnelle « En passant par la Lorraine avec mes sabots».
Une des caractéristiques de cette chanson est d’être écrite uniquement sur les deux rimes « o et aine » sauf une petite licence avec « aime » dans « Puisque le fils du Roy m’aime »….
tout pareil je fis dans ma chanson….

Quand je donnai un concert en terre Lorraine, je commençai toujours par ce titre qui m’attirait d’emblée les bonnes grâces du public…. Enfin quand-même, j’aime la Lorraine et la Meuse en particulier, trente années j’y vécus

(Je conseille toujours d’écouter la chanson avant, et de lire les paroles après, ou alors de lire simultanément à l’écoute…..
Parfois vous trouverez quelques différences entre la version écrite et la version chantée…. C’est normal, une chanson c’est vivant et il arrive que l’auteur, votre serviteur, change une rime ou deux au gré de son humeur)….

Pour l’écoute de la chanson, cliquez sur le lien ci-après :


Lorraine


Je suis lorrain tu es lorraine
Nous ne sommes ni rois ni reines
Pour être belles être beaux
Il n’est plus besoin de sabots

N’est plus besoin de mirontaines
De lieutenants de capitaines
Qui passent par monts et par vaux
Perchés dessus leurs grands chevaux
Fini le temps des Marjolaines
Penchées sur leurs travaux de laine
Pleurant au milieu des marmots
Tout là-bas au fond des hameaux

Je suis lorrain tu es lorraine
Le temps et les refrains s’égrènent
Pour être belles être beaux
Il n’est plus besoin de sabots

0-05163245-2

La Meuse coulant dans la plaine
Tantôt vide tantôt si pleine
Emporte tout au fil de l’eau
Nos joies nos rires nos sanglots
Là-bas sur les côtes meusiennes
Où furent les guerres anciennes
Sifflent le merle et le loriot
Poussent morilles avriots

Je suis lorrain tu es lorraine
Quand la Lorraine nous entraine
Pour être belles être beaux
Il n’est plus besoin de sabots

Non je n’irai pas vers Athènes
vers les terres Tripolitaines
N’ai que faire de Bilbao
Tokyo Hongkong ou Macao
Tu peux me suivre si tu m’aimes
Mais nous resterons ici même
Le cœur au chaud l’âme au repos
J’ai la Lorraine à fleur de peau

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Paroles & Musique Claudio Boaretto

 

Publié dans Chansons du coyote | 73 Commentaires »

LA FEMME INFIDELE

Posté par Claudio Boaretto le 9 mars 2010

Ce texte est une chanson qui ne peut être appréciée qu’écoutée en musique…. Brassens disait « la chanson c’est la manière de mettre les bons mots sur les bonnes notes ». Chanson écrite sur seulement deux rimes organisées en couples de rimes parfaites.

(Je conseille toujours d’écouter la chanson avant, et de lire les paroles après, ou alors de lire simultanément à l’écoute…..

Parfois vous trouverez quelques différences entre la version écrite et la version chantée…. C’est normal, une chanson c’est vivant et il arrive que l’auteur, votre serviteur, change une rime ou deux au gré de son humeur)….

Pour l’écoute de la chanson, cliquez sur le lien ci-après :

LA FEMME INFIDELE

J’aime la femme infidèle
Et je suis amoureux d’elle
Qui n’ose pas dire non
Quand je murmure son nom


J’ai le cœur qui étincelle
Lorsque je retrouve celle
Qui se moque bien dit-on
De tous les qu’en dira t’on
J’aime ses passions charnelles
Et le feu de ses prunelles
Ses petits sourires fripons
Les trésors de son jupon

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Ne me cherchez pas querelle
Si j’aime ces tourterelles
S’échappant de vos maisons
Où elles s’ennuient à poison
C’est la vieille ritournelle
Congédiez vos sentinelles
Vous ne pourrez sans façons
Les garder dans vos prisons

Mais parfois à tire-d’aile
S’enfuit la femme infidèle
Pour éplucher les oignons
Du triste mari grognon
Pour chauffer son vermicelle
Et ses amours qui chancellent
Conserver son cornichon
Ne pas brûler le torchon

Quand elle revient rebelle
Elle semble encor plus belle
Pour me donner le frisson
Pour entrer dans mes chansons
Elle me revient femelle
Et nos deux corps s’entremêlent
Je goûte ses trahisons
Pour en perdre la raison

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Un jour la belle sensuelle
Tout à coup devient cruelle
Puis elle me fait faux bond
Avec son cœur vagabond
Après trois larmes modèles
Je cherche une autre hirondelle
Une autre beauté canon
Qui ne me dira pas non

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J’aime la femme infidèle
Et je suis amoureux d’elle
Qui n’ose pas dire non
Quand je murmure son nom

Paroles & Musique Claudio Boaretto

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AU SON DE LA SALSA

Posté par Claudio Boaretto le 4 mars 2010

En souvenir d’une croisière de presque trois semaines dans l’archipel de Cayo Largo, au large de Cuba, quelques petits vers jetés comme ça, le temps de se jeter quelques petits de verres…. de Mojito….AU SON DE LA SALSA

Au son de la salsa
Le vino de mesa,
Les embruns nous balayent
Le visage au soleil,

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Les feuilles de tabac
Cigares de Cuba,
Mais de Cuba Librè
Au goût de rhum ambré,

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Mojito Daïkiri
Pour aller prendre un ris,
Et pendant la fiesta
Croquer la langosta.

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Tango en santiago

Posté par Claudio Boaretto le 20 février 2010

Une envie un peu kitch, un peu rétro, me prit un jour d’écrire un « Tango »….

Comme depuis plusieurs décennies je ne me chausse qu’en « santiago », (voir sur ce blog la page « mes santiagos ») la rime avec tango était trouvée, comme le titre de la chanson. C’est une chanson au second degré, toute de coquines allusions, avec une couleur latino dans les paroles comme dans la musica, où je me suis diverti tout en maniant exclusivement, du début à la fin de la chanson, la rime en « O »….

(Je conseille toujours d’écouter la chanson avant, et de lire les paroles après, ou alors de lire simultanément à l’écoute…..

Parfois vous trouverez quelques différences entre la version écrite et la version chantée…. C’est normal, une chanson c’est vivant et il arrive que l’auteur, votre serviteur, change une rime ou deux à la au gré de son humeur)….

Pour l’écoute de la chanson, cliquez sur le lien ci-après :

 

Je suis bien dans mes santiago
Je me prends pour un hidalgo
Lorsque dans mes bras tout de go
Tu viens pour danser le tango

Je suis bien dans mes santiago
Quand tu viens danser le tango

santiagraie1.jpg

 

Je suis comme un desperado
Qui découvre l’Eldorado
Et mon émoi va crescendo
Quand ta main glisse sur mon dos
Mais garde-toi bien du taureau
C’est dur de jouer les toreros
Je te le dirai jamais trop
Je suis un vrai pistolero

Je suis bien dans mes santiago
Je me prends pour un hidalgo
Lorsque dans mes bras tout de go
Tu viens pour danser le tango

Je suis bien dans mes santiago
Quand tu viens danser le tango

Tu sais bien que j’ai le sang chaud
Que je suis même un peu macho
Je dégaine comme un gaucho
Tout droit sorti de son rancho
Je suis un vieux caballero
Je me brûle à ton brasero
Si jamais tu me serres trop
Trop tard pour le vade-rétro


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Je suis bien dans mes santiago
Je me prends pour un hidalgo
Lorsque dans mes bras tout de go
Tu viens pour danser le tango

Je suis bien dans mes santiago
Quand tu viens danser le tango

Je te lâcherai pas sitôt
Viens pas faire ton lamento
Fallait en aviser plus tôt
Ne pas me serrer in petto
Sur moi j’ai toujours mon couteau
Et autre chose animato
Quand je suis appassionato
Je les sors pronto subito
Olé

Paroles et Musique Claudio Boaretto

 

Publié dans Chansons du coyote | Pas de Commentaire »

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