MUSIQUES & TERRASSES

Posté par Claudio Boaretto le 7 mai 2010

Il y a longtemps que j’ai quitté Verdun…. Mais à Verdun, tous les ans en été, il y avait un festival gratuit, Rythm and Blues et Variétés, qui se déroulait tous les samedis à partir du 21 juin, fête de la Musique…. Il était donné en Centre Ville, sur le Quai de Londres où fleurissent  les terrasses de bar face à la rivière Meuse….

D’où son nom « Musiques & Terrasses »… 

Ce festival très prisé avait un succès fou….Le quai de Londres était toujours bourré de monde les soirs de concert…. En effet, le président du festival à l’époque, Frédéric Hinsberger, possèdait un vrai talent pour dénicher les artistes en pleine ascension et récupérer les valeurs sûres.
De nombreux artistes sont passés sur cette scène dont certains débutants, en pleine ascension, et d’autres, vieux routards de la scène, tels Willie Deville, Tonton David, Ange, Louis Bertignac, Charlélie Couture, ce dernier ayant dessiné l’affiche du Festival….
J’ai eu la chance de chanter à ce festival….
Frédéric, le président d’alors, je le connais bien….
Pour le taquiner nous disions souvent entre copains :
« Nous allons écouter la musique de merde sur les terrasses qui puent»….

Un jour il m’a demandé d’écrire une chanson sur « Musiques & Terrasses »….
Je ne me sentais pas trop inspiré…. Écrire des chansons sur commande, c’est pas mon truc….
Comme c’est un « pote », je m’y suis malgré tout attelé….. 
« Quelle bête de scène » heu…pardon, « Quelle bête de somme »  je suis….

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Pour l’écoute de la chanson, cliquez sur le lien ci-après :

 (Je conseille toujours d’écouter la chanson avant, et de lire les paroles après, ou alors de lire simultanément à l’écoute…..
Parfois vous trouverez quelques différences entre la version écrite et la version chantée…. C’est normal, une chanson c’est vivant et il arrive que l’auteur, votre serviteur, change une rime ou deux au gré de son humeur)….

 

MUSIQUES & TERRASSES

Refrain

Putain d’terrasses
Ça c’est magique
Quand nous embrasse
Tout’ la musique

Sur le quai de London
La musique ça donne
On danse et on fredonne
Sur le quai de London
Sur le port de plaisance
Des concerts en puissance
C’est le pied la jouissance
Sur le port de plaisance

Pour l’été musical
Il te faut faire escale
Et sortir de ta cale
Pour l’été musical
C’est gratos à Verdun
Même si t’es radin
Viens voir les baladins
C’est gratos à Verdun

Sur le quai de London
La musique ça donne
On danse et on fredonne
Sur le quai de London

au refrain

Plein de nouveaux talents
Qui montent en plein élan
Des concerts excellents
Plein de nouveaux talents
Ange et Tonton David
Aussi des grands caïds
On en est tous avides
Ange et Tonton David

Le Coutur’ Charlélie
Et le Deville Willie
C’est de la vraie folie
Le Coutur’ Charlélie
Il nous a fait l’affiche
C’est un sacré fortiche
avec sa p’tit’ barbiche
il nous a fait l’affiche

affiche5.jpg

Plein de nouveaux talents
Qui montent en plein élan
Des concerts excellents
Plein de nouveaux talents

Au refrain
Putain d’terrasses
Ça c’est magique
Quand nous embrasse
Tout’ la musique

Paroles & Musique Claudio Boaretto

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D’UNE BOUCLE DU TEMPS

Posté par Claudio Boaretto le 8 avril 2010

Ce n’est pas une chanson….
Sur deux rimes, juste quelques alexandrins sur les  retrouvailles de rencontres du Passé…

D’UNE BOUCLE DU TEMPS

Me fiant au présent s’accrochant à ma chausse,
Je croise des témoins de souvenirs datant,
Des fantômes surgis d’un passé qui se gausse,
M’attendent au détour d’une boucle du Temps.

Il m’est pour souvenir d’avoir cueilli la rose,
Ses épines griffaient mon cœur à bout portant,
Pourtant j’imaginais vivre l’amour en rose,
Mais je dus l’enfermer dans mes pages d’antan.
Voici qu’un vent malin, sur cette page close,
S’en vient de parcourir mes feuillets à l’encan,
Que la rose séchée à nouveau s’est éclose,
Mais l’épine émoussée a perdu son piquant.

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Et mes copains d’abord, mes amis de symbioses,
inconscients nous étions, nous buvions nos vingt ans,
Avides en projets pour nos futurs grandioses,
Nous plongions dans l’éclat de nos jeunes printemps.
Quarante hivers plus tard, je les entends qui causent
Au plus près de mon huis, les vieux adolescents,
Nul ne manque à l’appel quand l’amitié s’impose,
Soixantièmes doublés, hurlants et rugissants.

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Chasseur au fond des bois, où je fus amaurose,
Toi le maître de l’arc, de ses traits jaillissants,
Tu m’enseignas cet art, tel une noble cause,
Au plus près du gibier aux abois angoissants.
Puis encore à ce jour, dans ma chasse déclose,
La flèche sans faillir fend sa cible en sifflant,
Encochée au « Tao » que ton brio propose,
De toute ombre furtive elle atteindra le flanc.

Des passages du temps, me poursuit la névrose,
Mon premier compagnon, de route, de talent,
Que je connus jadis dans une étrange osmose,
A l’ombre du Pont Neuf, le long du Vert-Galant,
Te voilà revenu, dans une apothéose,
Tes Jésus coléreux bousculant le croyant,
Submergeant de tes arts, domptés en virtuose,
Te voici l’homme roc, solide et flamboyant.

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Me fiant au présent s’accrochant à ma chausse,
Je croisais des témoins de souvenirs datant,
Des fantômes surgis d’un passé qui se gausse,
M’attendaient au détour d’une boucle du Temps.

Claudio Boaretto

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LE POETE SOLITAIRE

Posté par Claudio Boaretto le 7 avril 2010

Il est vrai que, le long de mes différentes vies parallèles ou perpendiculaires, j’aimai la solitude, elle m’accompagna longtemps sur ma route…. D’où cette appellation de « Coyote Solitaire » que je n’ai jamais reniée….
Certains ont cru devoir m’affublé du titre de « Poète Solitaire », moi, le faiseur de chansonnettes…. « Solitaire » oui, je veux bien, je le fut, je ne le suis plus….
« Poète » non, je réfute ce titre et toute la prétention qui pourrait en découler…. Je lui préfère le qualificatif « d’Artisan Parolier » Pour preuve cette chanson (dont la musique n’est pas enregistrée) :

LE POETE SOLITAIRE

« refrain »
C’est un poète solitaire,
Il a besoin d’être isolé,
Il n’a pas trop les pieds sur terre,
Il est toujours inconsolé.

Il flâne sur plages désertes,
Pour certains ça les déconcerte
Qu’il soit si souvent à l’écart
Comme s’il était au rancart.
Ce n’est pas qu’il soit en détresse,
Sont ses amantes, ses maîtresses,
La taille fine et l’œil moqueur,
Qui l’embarquent à crève-cœur.

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Il a la fibre artistique,
C’est un ancien, un romantique,
Ils disent tous à l’unisson
Il a la tête à ses chansons.
Mais ceci n’est que baliverne !
Pauvre racontar de tavernes !
Vous voulez la vérité vraie ?
Je m’en vais donc vous la livrer.

S’il aime tant la solitude
C’est parce qu’il à l’habitude
De mettre les doigts dans son nez
Sans vouloir être importuné.
Il ne veut plus qu’on le serine
Quand il récure ses narines.
Il veut qu’on lui fiche la paix
S’il vient à lâcher un vieux pet.

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« dernier refrain »
Fi du poète solitaire,
Du romantique inconsolé,
Plus de mystiques de mystères
Pardonnez-moi mon franc-parler.

Claudio Boaretto

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POUR FAIRE L’AMOUR

Posté par Claudio Boaretto le 27 mars 2010

Cette chanson relate une anecdote d’un soir….

Dans un bar de nuit, j’attendais une charmante demoiselle qui, il fallut me rendre à l’évidence,  m’avait posé un lapin….

Je sirotai mon second bourbon, seul à ma table, lorsqu’une créature de rêve fit son apparition dans l’estaminet …. Une brune magnifique aux grands yeux verts… Nos regards se croisèrent, puis elle quitta le bar où elle avait commandé une coupe pour s’installer derechef à ma table….

« Tu me plais beaucoup et j’ai envie de faire l’amour avec toi » me dit-elle d’emblée…. « Rien ne pourrait me faire plus plaisir » répondis-je, seulement rétorqua la belle, « je suis une prostituée et tu dois me payer…. »

Je déclinai l’offre lui expliquant que de ma vie jamais je n’avais monnayé les faveurs d’une femme et que ce n’était pas dans mes intentions de commencer ce soir…. Alors, elle usa de tous ses charmes pour tenter de me convaincre, (et sacrebleu, elle en avait des charmes et du charme….) Toute la soirée elle se serra contre moi, m’offrit à boire pendant plus de deux heures, (et un boit-sans-soif comme moi, ça coûte….) mais, vaillamment, je ne cédai pas….

Le lendemain soir, je retournai en Italie, voir mes parents à Venise….

Pendant la nuit, dans le train qui m’emmena de Metz à Venezia Santa Lucia, allongé sur ma couchette, à la lumière de la petite veilleuse que j’allumais et éteignais le plus discrètement possible pour ne pas trop déranger mes voisins de compartiment,  je composai cette chanson, l’écrivant sur mon minuscule agenda de poche, seul papier que j’avais sous la main….

Arrivé le matin, en gare de Venise, tout était en place, la chanson était terminée, paroles et musique…

Pour l’écoute de la chanson, cliquez sur le lien ci-après :

 (Je conseille toujours d’écouter la chanson avant, et de lire les paroles après, ou alors de lire simultanément à l’écoute…..
Parfois vous trouverez quelques différences entre la version écrite et la version chantée…. C’est normal, une chanson c’est vivant et il arrive que l’auteur, votre serviteur, change une rime ou deux au gré de son humeur)….

 

POUR FAIRE L’AMOUR

  introduction

Je n’ai jamais dépensé de fortunes
Jamais je n’ai pu donner une tune

Refrain

Pour faire l’amour pour faire l’amour
Pas d’addition comme en fin d’un repas
Pour faire l’amour pour faire l’amour
L’amour là ça ne se monnaye pas


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Bien sûr j’ai promis l’Amérique à l’une
Puis à l’autre de décrocher la lune
Souvent j’offre des roses des lilas
Quand un béguin vient à passer par là
Tu peux me faire tes yeux de madone
Pour des gros sous c’est la mauvaise donne
Même quand j’aime une fille de joie
Jamais je ne paye comme un bourgeois

Au refrain

Sont nombreux ceux qui payent sans rancune
En gros billets en dollars à chacune
De leurs soirées ils se prennent pour rois
Pour seigneurs tant mieux pour eux s’ils y croient
Pour de l’argent femme tout déraisonne
Les mots d’amour à chaque fois résonnent
Faux ne sont que des abracadabras
Quand pour du fric tu les prends dans tes bras

Au refrain

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Tu te dis putain fière d’en être une
Je te plais mais ton amour m’importune
Tu peux me montrer ton cul tes appâts
Au bassinet je ne cracherai pas
Si je te fais l’amour moi je me donne
Tout entier dans tes bras je m’abandonne
Si tu me veux tu me prends t’as le choix
Sinon «ciao» à la prochaine fois.

Au refrain
Pour faire l’amour pour faire l’amour
Pas d’addition comme en fin d’un repas
Pour faire l’amour pour faire l’amour
L’amour là ça ne se monnaye pas

Paroles & Musique Claudio Boaretto

Publié dans 06 Chansons du coyote | Pas de Commentaire »

LORRAINE

Posté par Claudio Boaretto le 15 mars 2010

Ce n’est pas que je sois plus Lorrain qu’un autre, mais il fut quelques années, un groupe, appelé « les Châtelet », de notoriété locale, s’était spécialisé dans les chansons du folklore Lorrain….
Je liai une grande amitié avec Brigitte, la chanteuse et auteur du groupe. Beaucoup de talent et une jolie voix qui, hélas, nous quitta en 2004.

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Brigitte me demanda de lui écrire une chanson sur la Lorraine….
Pour ce faire, je m’inspirai de la chanson traditionnelle « En passant par la Lorraine avec mes sabots».
Une des caractéristiques de cette chanson est d’être écrite uniquement sur les deux rimes « o et aine » sauf une petite licence avec « aime » dans « Puisque le fils du Roy m’aime »….
tout pareil je fis dans ma chanson….

Quand je donnai un concert en terre Lorraine, je commençai toujours par ce titre qui m’attirait d’emblée les bonnes grâces du public…. Enfin quand-même, j’aime la Lorraine et la Meuse en particulier, trente années j’y vécus

(Je conseille toujours d’écouter la chanson avant, et de lire les paroles après, ou alors de lire simultanément à l’écoute…..
Parfois vous trouverez quelques différences entre la version écrite et la version chantée…. C’est normal, une chanson c’est vivant et il arrive que l’auteur, votre serviteur, change une rime ou deux au gré de son humeur)….

Pour l’écoute de la chanson, cliquez sur le lien ci-après :


Lorraine


Je suis lorrain tu es lorraine
Nous ne sommes ni rois ni reines
Pour être belles être beaux
Il n’est plus besoin de sabots

N’est plus besoin de mirontaines
De lieutenants de capitaines
Qui passent par monts et par vaux
Perchés dessus leurs grands chevaux
Fini le temps des Marjolaines
Penchées sur leurs travaux de laine
Pleurant au milieu des marmots
Tout là-bas au fond des hameaux

Je suis lorrain tu es lorraine
Le temps et les refrains s’égrènent
Pour être belles être beaux
Il n’est plus besoin de sabots

0-05163245-2

La Meuse coulant dans la plaine
Tantôt vide tantôt si pleine
Emporte tout au fil de l’eau
Nos joies nos rires nos sanglots
Là-bas sur les côtes meusiennes
Où furent les guerres anciennes
Sifflent le merle et le loriot
Poussent morilles avriots

Je suis lorrain tu es lorraine
Quand la Lorraine nous entraine
Pour être belles être beaux
Il n’est plus besoin de sabots

Non je n’irai pas vers Athènes
vers les terres Tripolitaines
N’ai que faire de Bilbao
Tokyo Hongkong ou Macao
Tu peux me suivre si tu m’aimes
Mais nous resterons ici même
Le cœur au chaud l’âme au repos
J’ai la Lorraine à fleur de peau

0-bâteau 133-3

Paroles & Musique Claudio Boaretto

 

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