LA TOUR DE L’HORLOGE, PLACE SAINT MARC À VENISE

Posté par Claudio Boaretto le 3 avril 2018

La Tour de l’Horloge, appelée également Tour des Maures, est un des éléments architecturaux les plus célèbres de Venise…

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Elle surplombe, comme un arc de triomphe, l’accès aux voies commerciales de la ville, « l’Antica Mercerie », élément à la fois de rupture et de connexion avec les différents bâtiments remarquables de la place Saint Marc, sièges des pouvoirs administratifs, politiques et religieux…

La tour est aussi, avec sa grande horloge astronomique, un chef-d’œuvre de technicité et d’ingénierie, deuxième horloge la plus connue au monde après Big Ben, inaliénable élément de l’image même de Venise et témoin depuis plus de 500 ans du temps qui passe sur la Sérénissime…

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Visitons cette tour inaugurée en 1499…

Nous pouvons la décomposer en 5 parties…

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1ère partie, l’arc permettant le passage depuis la place Saint Marc aux zones marchandes et commerciales de la ville…

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2ème partie, la grande horloge astronomique, composée d’un premier cercle de marbre qui donne les 24 heures en chiffres romains

À l’intérieur un second cercle mobile avec les signes du Zodiaque…

Au centre, tout aussi mobile, la terre, la lune et les étoiles…

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Gros plan pour une meilleure compréhension…

Au centre, la sphère dorée du milieu représente la terre, entourée des principales constellations et de la lune dont nous n’apercevons qu’un léger croissant puisque nous sommes à la fin du dernier quartier (sur la foto, presque parallèle et à gauche de la terre) …

Enfin vous avez l’aiguille ornée d’un soleil qui indique l’heure et le signe du Zodiaque, en l’occurrence le bélier cette foto étant prise le 21 mars à 15h42…

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Une autre foto prise le 30 mars à 13h31…

Comme nous le constatons, la phase lunaire à changé nous sommes quasiment en pleine lune, l’aiguille et le soleil montre l’heure et toujours le signe du zodiaque…

Cette horloge est un monstre d’ingéniosité…

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La 3ème partie est dédiée à la Madone et l’enfant…

À sa gauche en chiffres romains les heures, à sa droite en chiffres indo-arabes les minutes affichées toutes les 5 minutes…

Devant la Madone comme une petite terrasse, une mini-scène qui se déroule chaque année à l’ascension et à l’épiphanie, précisément après les 12 coups de midi…

Défilent alors devant la madone l’ange annonciateur et les trois rois mages qui s’inclinent et se décoiffent devant elle…

Je promets d’aller les shooter à leur prochain passage !…

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Gros plan sur la madone, protégée d’un filet contre les pigeons et leurs nuisibles fientes…

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4ème partie, à tout seigneur tout honneur, le célèbre Lion de Saint Marc, symbole de la République de Venise…

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5ème et dernière partie, les 2 Maures en bronze qui martèlent chaque heure…

À droite, le barbu, dit « le Vieux », à gauche « le Jeune » …

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Foto prise après minuit, heure à laquelle tous les projecteurs éclairant les monuments de la place sont déjà éteints, seul subsiste un spot de lumière jaune à l’arrière gauche du monument…

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Avant de pénétrer dans la tour passons de l’autre côté, dans les « Mercerie », la zone dite commerciale où foisonnent négoces et boutiques pour le plus grand bonheur des touristes et de leurs cartes de crédit…

L’envers de la tour…

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De ce côté, version simplifiée de l’horloge…

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Aussitôt passé le porche de l’horloge, une porte étroite donne accès à l’intérieur de la tour…

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Si étroite que j’aie demandé à ma compagne de poser afin d’appréhender les proportions de la porte…

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Le mécanisme de l’horloge avec ses poulies crantées, ses chaines et ses poids, aujourd’hui restauré et automatisé…

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La restauration de l’horloge et de l’édifice de la tour a duré 10 ans, de 1996 à 2006… Une entreprise de longue haleine, ponctuée de querelles entre la Mairie de Venise et les propriétaires des bâtiments adjacents…

Auparavant le « remontage » du mécanisme de l’horloge était manuel et pendant 500 ans, depuis 1499, trente-trois générations d’horlogers, logeant dans la tour avec leur famille, se sont succédé pour accomplir cette principale et incontournable tâche : toutes les 12 heures remonter l’horloge à l’aide de câbles, poulies et poids, pour assurer son fonctionnement permanent…

En 1996, Massimo Cacciari, maire de Venise, trouve le mécène, l’horloger suisse Piaget, qui s’engage à restaurer les rouages de l’horloge :

 « Le projet a été conçu dans un esprit de conservation du patrimoine, observe Yves Piaget, président de la marque, sans ajouter ou supprimer aucune fonction au mécanisme hérité de la dernière restauration, en 1858. Nous avons simplement automatisé la remontée des poids. À ma grande surprise, les rouages étaient dans un état remarquable. »

À cette occasion, dans sa collection de haute joaillerie, Mythical Journey, Piaget a créé des montres inspirées de Venise et de son horloge, dont celles-ci :

« Directement inspiré du cadran de la Tour de l’Horloge de la place Saint-Marc, restaurée grâce au mécénat de Piaget, une somptueuse voûte zodiacale habille le modèle Altiplano 40 mm, réf. G0A40599. Combinant l’émail paillonné et la gravure en relief, le garde-temps fait converser douze appliques gravées puis rapportées sur le cadran avec une pluie d’étoiles scintillantes. Réalisées en 4 paillons d’or ou de platine, ces dernières sont insérées entre deux couches d’émail grand feu pour illuminer le centre du cadran. »

Le prix de cette montre, qui permettrait de s’offrir plusieurs Rolex, dépasse l’entendement et ce n’est pas demain qu’elle ornera mon prolétaire de poignet…

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Mais focalisons-nous sur le superbe mécanisme de la tour de l’horloge…

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Nous sommes au premier étage de la tour, retour en extérieur pour repérer les hublots sous l’horloge…

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Qui, de l’intérieur et derrière les vitres de protection, donne cette vue…

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Nous surplombons maintenant le mécanisme, face aux 2 hublots du haut….

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D’où ce cliché particulier…

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Nous voici grimpés au 2ème étage de la tour, derrière la madone et l’enfant, nous permettant de voir le tambour des chiffres des heures en son envers…

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De profil…

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Le tambour des minutes actionné toutes les 5 minutes…

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Son profil…

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Actionnés mécaniquement par ces rouages crantés…

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Comme expliqué précédemment, deux fois par an, épiphanie et assomption, ces tambours sont déplacés et remplacés pour permettre le carrousel des rois mages et de l’ange annonciateur…
Ces personnages sont stockés dans une pièce voisine en attendant leur entrée en scène bisannuelle

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Ce sont des automates…

L’ange annonciateur qui portera la trompette aux lèvres au moment du passage devant la madone…

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Le roi Melchior…

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Gaspard…

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Et Balthazar

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Tous se décoifferont au passage devant la madone et l’enfant…

Melchior en position normale…

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Par un système mécanique, comme nous montre la guide en lui levant le bras, l’automate s’incline alors et se décoiffe…

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Nous accédons à l’étage supérieur par l’étroit escalier de fer forgé en colimaçon…

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Nous sommes maintenant à l’arrière du Lion de Saint Marc dont nous apercevons une partie derrière la fenêtre…

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Si nous retournons sur la façade nous distinguons alors la fenêtre sous le ventre lion…

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Depuis l’intérieur, au travers des vitres, nous voyons la poitrine et l’antérieur droit de la statue…

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Nous reprenons l’étroit colimaçon pour accéder à la terrasse…

Nous apprécions le système de fermeture de l’escalier…

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Les deux maures en bronze que vous voyons depuis la place, sonnant de leur marteau toutes les heures sur la cloche…

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Les voici de l’arrière et de tout près…

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D’abord le Vieux, qui sonne l’heure 2 minutes avant, symbolisant le temps passé…

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Puis le jeune, qui sonne l’heure 2 minutes après, symbolisant le temps futur, l’heure exacte étant donnée par les cloches du campanile…

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Depuis la terrasse, la belle vue sur la « Piazzetta » …

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Derrière nous, les toits de Venise et l’église de « San Giovanni et Paolo »

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Et nous sommes beaucoup plus près du sommet du campanile de San Marco…

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En espérant que cette visite en détail de la tour de l’horloge vous aura séduit…

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Claudio Boaretto

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À LA POURSUITE DES FLAMANTS ROSES DANS LA LAGUNE DE VENISE

Posté par Claudio Boaretto le 24 mars 2018

Mars 2018, en ce mois de mauvais temps et de gel, la lagune représente un biotope idéal et un abri sûr pour les oiseaux sédentaires ou migrateurs du fait de ses hauts-fonds, réservoirs de nourriture, et de son eau salée gelant beaucoup plus lentement que d’autres lacs, étangs ou ruisseaux de Vénétie…

La presse locale s’est alors fait l’écho de l’arrivée des « Fenicotteri rosa » (flamants roses) sur la lagune de Venise…

De quoi chatouiller sérieusement les envies des « fotografs », fussent-ils amateurs comme votre serviteur…

Seulement, la lagune vénitienne c’est 55000 hectares d’eau, d’îles, d’îlots, de lais, de marais, de chenaux…

Où sont les flamants roses ?…

Dans certains articles on pouvait lire : « On les a vu par-ci », « on en a vu par-là » …

Je suis allé « par-ci », hélas je ne les ai pas trouvés…

Aujourd’hui, ma compagne et moi, nous allons « par-là », sans trop se faire d’illusions pour ne pas être déçus…

Mais « par-là », c’est où ?…

Je vous le révèle :

Nous partons en maraude dans la zone comprise entre Torcello-Burano et Cavallino-Treporti, exactement entre « Lio Piccolo » et « Lio Maggiore » signalés par les 2 flèches rouges sur la carte ci-dessous…

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Un endroit rempli de « Barene » (lais) de « Ghebi » (canaux mineurs qui traversent les Barene) et de « Velme » (hauts-fonds marécageux rarement émergés sauf par marées exceptionnellement basses) où sont installées de nombreuses vallées de pêche (pisciculture lagunaire) particularité des lieux…

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Fort heureusement ces deux « Lio » sont parcourus par de petites voies de circulation très étroites où il est presque impossible de croiser une autre voiture à moins d’avoir un véhicule amphibie…
Ces petites routes permettent d’accéder aux vallées et aux quelques rares habitations, donc possibilité de circuler en automobile car à pied la zone est trop grande pour la prospecter en son entier…

C’est aussi un labyrinthe où l’on peut se perdre, ce qui n’a pas manqué de nous arriver…

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Après avoir fait le tour de la lagune nord et tournicoter un bon moment, Miracolo ! …

Il est 10h15, nous découvrons nos premiers flamants roses…

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Évidemment, nous sommes loin des oiseaux, très loin, impossible de se rapprocher, mon téléobjectif (300mm maxi) est à fond la gamelle et nous sommes mal positionnés rapport au soleil donnant aux eaux une teinte gris clair parfois trop brillante…

Mais nous n’avons pas le choix, déjà bienheureux d’avoir trouvé nos « Fenicotteri rosa » …

Nos flamants roses sont presque tous en train de roupiller, la tête sous l’aile, certains sur une patte, d’autres sur deux…

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J’aimerais bien les voir un peu plus éveillés…

Je pousse un grand « gueulement » …

Gagné !…

Je les ai réveillés, ils lèvent la tête… Nous sommes ne plein contre-jour, mais faut faire avec…

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Certains mêmes rouspètent de ce brutal réveil en poussant leurs cris rauques et un peu coincés, nous les distinguons le bec ouvert…

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Je dois avoir l’air bien inoffensif car après une minute ou deux, le temps d’évaluer la situation, ils se cachent la tête à nouveau sous l’aile et se rendorment aussitôt…

Sauf un qui étend son aile si rouge…

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Un autre quitte le groupe en râlant…

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Après quelques shoots, nous repartons en maraude…

Un bon kilomètre plus tard, nous voyons de nouveau des flamants roses…

Ils sont quatre, mais, bien mieux exposés rapport au soleil, ils se détachent sur fond de lagune bleue…
C’est mieux pour la « foto » …

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Deux dorment, je repousse mon cri de guerre pour les réveiller…

Encore gagné ! …

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Du coup ils se mettent à casser la croûte, ce doit être l’heure du p’tit-déj…

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ils sont accompagnés d’un couple de « Tadorne de Belon », ces oiseaux à mi-chemin entre l’oie et le canard…
Sur le cliché la femelle est devant, le mâle derrière…

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Le premier flamant avance en cancanant car, comme le canard et le perroquet, le flamant « cancane » …

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Jamais deux sans trois dit le proverbe, nous repartons en maraude avec l’espoir de débusquer nos troisièmes flamants roses de la matinée…
Aujourd’hui nous avons la foi…

Chemin faisant nous découvrons en bord de route, sur un petit coin de terre plus ferme, une improbable petite église, je m’arrête pour la « foto » …

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Un petit écriteau nous informe qu’elle date des années 1300…

Volets ouverts et rideaux aux fenêtres, elle est maintenant maison d’habitation…

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Mais le mini campanile et sa cloche sont toujours bien présents…

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Tout à côté, une grande maison pittoresque affublée d’une énorme cheminée attire notre attention…

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Incroyable cette cheminée, ce doit être un sacré four…

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Je fais le tour du bâtiment, pas moins de trois cheminées dont une autre aussi énorme et surprenante que la première…

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Que devait-on cuire là-dedans ? …

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Près d’un petit « Ghebo » je repère deux canards…

On dirait des cols verts, mais, surprise, ils ne sont pas verts mais bleus !…
Des cols bleus ?…
Serait-ce des mutants ?…

Ça mérite la « foto » …

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Nous continuons notre prospection et voici nos troisièmes flamants roses ! …

La chance est avec nous…

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Comme d’habitude, la tête sous l’aile, ils dorment encore bien qu’il soit déjà plus de 11 heures du matin…

Ne souhaitant plus m’égosiller, je demande à ma compagne d’aller au 4×4 et de klaxonner…

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Ça marche encore, bonjour tout le monde !…

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Comme ils sont bien en ligne je prends 2 « foto » pour créer un panoramique afin d’avoir presque tous les oiseaux sur le même cliché…

Et voilà :

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Second panoramique de 2 « foto » …

C’est chouette, j’arrive à les shooter à main levée, bien tranquilles…

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Juste pour le plaisir, troisième panoramique à 3 « foto », ainsi je les ai tous sur le cliché, ils sont 25…

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Ceci fait, nous continuons notre maraude…

Jamais trois sans quatre, ça ne se dit pas mais nous allons essayer quand même…

La bonne fortune nous est acquise, 10 minutes plus tard nous trouvons nos quatrièmes flamants roses…

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Nul besoin de réveiller ces derniers, ils se déplacent en file indienne…

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Je zoome au maximum…

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Je les ai bien là, au milieu du biotope lagunaire, dans les « Velme » et les « Ghebi » …
(
Ne cherchez pas ces mots dans un dictionnaire italien, ils sont en langue vénitienne) …

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Ils sont à contre-jour, mais ça le fait quand-même, de toutes façons pas le choix, impossible de se positionner ailleur…

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Soudain j’entends du bruit au-dessus de moi, des cris et des claquements d’ailes…

Je lève les yeux…

Deux sont en vol !…

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Je n’en espérais pas tant…
Magnifiques et majestueux…

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D’une rapidité stupéfiante, il me faut les shooter en rafale…

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Le reste de la cavalerie…

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Ils s’éloignent à grande vitesse…

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À les voir voler avec tant de facilité on ne s’étonne plus qu’ils puissent venir ainsi du continent africain…

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De plus en plus haut dans le ciel…

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Jusqu’à n’être bientôt plus que des silhouettes…

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Ce fut une grande satisfaction pour moi que de « fotografier » ces flamants roses, sauvages et en liberté totale, qui viennent désormais, depuis une petite dizaine d’années, nidifier dans notre lagune vénitienne…

J’espère vous avoir fait partager notre plaisir…

Claudio Boaretto

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OPTIMISTES de HUGO H

Posté par Claudio Boaretto le 14 mars 2018

Un nouveau tableau de Hugo H. …

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Une huile sur toile de lin, format 3M (16x27cm), intitulée « Optimistes » …

Pourquoi ce nom nous explique Hugo :

« Oui, je sais, ces petites embarcations conçues en 1947 par l’architecte naval étasunien Clark Mills pour apprendre la voile aux enfants sont nommés à l’anglaise “Optimist” même en français… Mais alors, comment écrire cela au pluriel quand nous en avons cinq sous les yeux ?

Bah, nous pouvons aussi bien utiliser l’adjectif à propos de ces jeunes apprentis marins pour nommer ce tableau… d’ailleurs, il y en a un tout à droite qui semble bien optimiste sur l’équilibre de son embarcation ! » …

Si nous renouons avec plaisir aux spectacles que nous offrent l’été avec ces jeunes écoliers vénitiens en cours de voile sur la lagune, quel est l’intérêt artistique de cette toile ? …

« L’intérêt principal de cette toile réside dans une composition basée sur la géométrie des surfaces blanches, voiles et coques confondues, qui se détachent nettement sur fond de paysage faiblement éclairé par un soleil de fin d’après-midi. Les matières modernes qui constituent ces petits voiliers réussissent à capter la lumière d’une manière étonnante ! »

Et l’artiste de lever le voile sur la composition colorimétrique de son œuvre…

« À part le t-shirt du garçon au premier plan (un détail pour finir le tour des couleurs primaires), tout le paysage est peint avec du jaune ocre et du bleu de cobalt. Le vert de la végétation n’est que le mélange des deux. Ainsi, l’arrière-plan est assez homogène pour souligner la forme des voiliers. Évidemment, le blanc et le noir ont été fortement mis à profit pour augmenter le contraste au maximum. L’éclat du blanc lui-même est accentué par de légères nuances jaunes et bleutées. » …

Maintenant reprenons la genèse de cette toile en suivant son évolution commentée par l’artiste tout au long de son élaboration…

Nous sommes le 25 novembre 2017 quand une première esquisse aux tons gris est jetée sur la toile par Hugo.

« Plus loin dans mes essais de grisailles avec seulement des niveaux de gris !

Personnellement je trouve ça triste, étant habitué aux tons sépia… vivement la couleur ici !

À part cela vous pouvez constater que j’ai pris livraison de mes formats Marine, que j’inaugure naturellement avec des embarcations. Honneur à la génération future ! »

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Apparition de la couleur…

« Ocre jaune et bleu pour l’arrière-plan des optimistes font déjà oublier ma « grisaille » trop grise… ouf ! » …

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12 décembre

Ça se précise…

« Ici c’est autre chose… après les teintes du fond, j’ai travaillé le modelé des bateaux et des voiles. Je ne suis pas complètement convaincu par les teintes de tout ça mais j’y reviendrai après avoir donné un rendu correct à la surface de l’eau… » …

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22 décembre

Nous rentrons dans le détail…

« Petit croquis d’essai couleur pour les voiles de mes optimistes. Quand la lumière vient à contre-jour… » …

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21 février

Après deux mois de pose, reprise de la toile…

« Ayant donné un aspect correct à l’eau, je me suis rendu compte que les formes blanches, qui font tout l’intérêt de la composition, manquaient de nuances colorées.

À présent on va d’une lumière légèrement dorée (qui ne passe pas bien en photo) à des ombres qui peuvent être bleutées parfois.

Prochaine session, j’essaye de finir (il ne manque plus que les mâts et quelques détails) … » 

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« Voilà, quelques petits détails et c’est fini.

Surtout, le plastique est d’un blanc éclatant et toute cette belle géométrie est à présent soulignée de noir ! L’encadrement aussi mériterait d’être noir… je ferai un essai ! » …

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Dernière précision de l’artiste :

« Les proportions de la toile respectent le format “marine”… quoi de plus normal vu le sujet ? » …

Merci Hugo pour toutes ces explications fort instructives…

Ce tableau déjà vendu fait désormais partie d’une collection privée…

Claudio Boaretto

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PROMENADE À TORCELLO EN LAGUNE NORD DE VENISE

Posté par Claudio Boaretto le 13 mars 2018

Samedi 10 mars 2018, nous voici partis pour une promenade dans la petite île de « Torcello », île habitée la plus au nord de la lagune  (soixantaine d’habitants permanents), de 44 hectares, soit moins de la moitié d’un kilomètre carré…

De notre île du « Lido » de Venise, il nous faut plus d’une heure pour atteindre « Torcello » en hiver et prendre 4 bateaux différents :

Du « Lido » à « Punta Sabbioni »,
De « Punta Sabbioni » à « Treporti »,
De « Treporti » à « Burano »,
De « Burano à « Torcello ».

Nous avons l’habitude de la navigation lagunaire, c’est dans notre ADN, mais je plains le pauvre touriste qui doit se perdre dans les dédales des lignes de navigation…
L’avantage est que nous avons beaucoup moins de monde à bord, contrairement aux embarquements pour « Torcello » depuis « Fondamenta Nove » à Venise où les bateaux sont pris d’assaut par des hordes de touristes…

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J’avais déjà publié un article relativement détaillé sur « Torcello » en 2014, donc je ne m’étendrai pas sur l’historique, mais c’est l’occasion pour moi de reprendre quelques clichés ma technique et mon matériel « fotografic » ayant évolué depuis ces 4 dernières années…

Pas de chance aujourd’hui, partis par temps sec, mais sous le ciel chargé la pluie tombe maintenant par intermittence…

 Après quelques pas sur l’île, nous pouvons voir ces deux maisons sur notre gauche, on se croirait à la campagne…

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Zoom sur la première, joliment embusquée derrière les arbres…

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Zoom sur la seconde…

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Nous prenons la route pavée le long des quais, la « Strada della Rosina », qui conduit du débarcadère au centre historique…

Au loin, le campanile de la cathédrale et le « Ponte del Diavolo », (Pont du Diable) …
Tout de suite à gauche, sous les parasols blancs la « Taverna Tipica Veneziana », un petit endroit sympa où l’on peut boire un spritz sans se faire détrousser et avaler un petit « fritto misto » pour trois francs six sous…
En plus, les filles qui tiennent ce bouiboui sont super sympas…
Il y a trois autres restaurants à « Torcello » mais gare à l’addition…

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Le fameux pont du Diable, sans parapet, associé à une vielle légende que je vous avais narré dans mon article d’il y a quatre ans…

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Des maisons le long du canal avec leurs typiques cheminées vénitiennes en cloche, dont je me plais à capturer aussi les reflets…

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Nous arrivons sur le mini-centre de l’île, vue sur le côté du musée et son petit clocher…

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Face à nous l’église octogonale de « Santa Fosca » jouxtant à gauche la cathédrale de « Santa Maria Assunta » …

Nous sommes en hiver et il n’y a pas trop de touristes mais à la belle saison ça se bouscule…

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Vue de face de « Santa Fosca » avec son portique à arcades vénéto-byzantines appuyées sur des colonnes de marbre…

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La façade du côté cathédrale…

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Les arcades qui relient l’église à la cathédrale…

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Toujours sous les arcades, le porche d’entrée à la cathédrale…
De splendides mosaïques à l’intérieur de cette dernière où malheureusement les « foto » sont interdites…

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À la guichetière de l’entrée, je demande la permission de pénétrer dans la petite allée sur le côté pour « fotografier » les volets de pierre, célèbre particularité de la cathédrale…

Refus !…

Après insistance, j’ai seulement pu rester sur le palier la porte vitrée donnant sur cette petite allée, porte que j’ai ouverte d’autorité pour shooter fenêtres et volets sans l’obstacle de la vitre, mais je suis trop loin, trop de profil et sans recul…

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Je zoome, mais je ne peux prendre les volets que sur leur travers…

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Il me suffirait de quelques pas pour les prendre de face…
Quel dommage !…
J’ai failli insulter la guichetière mais mon savoir-vivre a pris le dessus…

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Je me suis éloigné de la cathédrale afin d’en shooter l’arrière et le campanile de plain-pied…

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Retour sur la place centrale où le musée fait face à la cathédrale devant le trône d’Attila…

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Ce fameux trône d’Attila où tous les touristes posent leur séant…

Mais contrairement à la légende, Attila n’a jamais posé ses fesses sur ce trône, car les huns ne sont jamais arrivés dans la lagune vénitienne, leur avancée en Italie s’arrêtant à Aquileia…
En réalité ce trône de pierre datant du Vème siècle était le siège du « magister militum », le gouverneur de l’île, pendant les réunions du conseil et quand il administrait la justice…

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la maison près de musée, fermée depuis de nombreuses années, que je shoote à chaque fois…

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Sans oublier la cabane des chats, pour faire plaisir à ma cousine Stefi, installée là par l’association « Dingo », la SPA vénitienne…

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Reflets sur le rio…

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La « Locanda Cipriani », endroit de passage de nombre de célébrités à l’époque : Elisabeth II d’Angleterre, le prince Charles et Lady Diana, Maria Callas, Charlie Chaplin, et bien d’autres….

Mais surtout le passage prolongé d’Ernest Hemingway….

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Le côté pile, avec terrasse et jardin…
C’est là qu’Hemingway écrivit le roman «Across the River and into the Trees» (1950), publié en français sous le titre Au-delà du fleuve et sous les arbres.

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Les maisons attenantes au « Cipriani » et les reflets dans l’eau malgré le ciel nuageux et les pluies intermittentes…

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Sur la rive opposée un petit rio perpendiculaire avec un autre restaurant…
Je l’ai shooté aussi pour le reflet…

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Retour sur la « Strada della Rosina » vers l’embarcadère…
À l’aller, nous n’avions pas vu cet immense étendard aux couleurs de Venise sur le flanc de cette maison…

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Sur le bras de lagune entre Torcello et Mazzorbo passe un bateau…

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Un pêcheur qui va poser ou rentrer ses piquets, ses filets et ses nasses…

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Pas loin, un « Svasso piccolo » et ses incroyables yeux rouges…

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Ça y est, nous sommes repartis, nous avons quitté « Torcello », débarqué à « Burano », et nous voici dans le second bateau, cap vers « Treporti » …

Nous doublons Burano et ses maisons colorées, spectacle dont on ne se lasse pas même sous un ciel maussade et une faible luminosité…

Il m’a fallu assembler 5 « foto » prises à main levée depuis le bateau qui bouge pour obtenir cette vue panoramique…

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Toujours en panoramique, un des bouts de l’île…
Là, assemblage de trois « foto » …

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Et le bout du bout avec le chenal, deux « foto » …
Les couleurs de Burano sont toujours aussi gaies…

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Nous retrouvons maintenant notre paysage minimaliste lagunaire qui nous est cher même sous les cieux hivernaux :
Étendues d’eau et de ciel séparées par un simple trait de terres à peine émergées, les « Barene » vénitiennes (en français, les laisses ou les lais) …

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Terminons ce reportage par cette image mythique de notre lagune, un « Gabbiano reale » (goéland) posé sur une « Bricola » …
Cette « Bricola » d’ailleurs s’appelle une « Dama » car, en plus des 3 pals de chêne qui la compose habituellement, un 4ème pal central dépasse les 3 autres…
C’est l’indication d’une entrée ou d’une sortie de chenal lagunaire…

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Malgré le temps incertain, une jolie balade…

Claudio Boaretto

Publié dans Promenades, à pied, en bateau, moto, auto, ou autres... | 32 Commentaires »

L’AUBE SUR BATANTA de HUGO H.

Posté par Claudio Boaretto le 7 mars 2018

Je vous présente la dernière œuvre en date de notre artiste-peintre vénitien préféré, Hugo H.

Ce ne sera pas une œuvre sur Venise ou sur la lagune comme nous en avons souvent l’habitude, mais, de retour d’un pays lointain, c’est un paysage tout ce qu’il y a de plus exotique qu’il nous livre…

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Cette œuvre sur toile de lin format 3M (16x27cm) s’intitule « L’aube sur Batanta » …

Nous n’avons pas pu voir l’évolution de l’œuvre dans son atelier, en revanche Hugo H. se montre très disert sur cette œuvre…

Jugez-en vous-même, je vous livre son discours brut de décoffrage :

« C’est merveilleux de voyager… Nourrir ses yeux et donc son âme sous d’autres latitudes…

Nous voici à une latitude minimale sur l’hémisphère austral. Plus loin de chez moi que je ne le fus jamais auparavant… Dans la partie la plus orientale de l’Indonésie. A “Raja Ampat”, l’archipel des quatre rois situé au large de la Papouasie. La Mecque mondiale de la biodiversité marine. Le rêve de tout plongeur ! 

J’y étais il y a peu et le décalage horaire aidant malgré la fatigue du voyage, l’excitation de plonger dans ces eaux merveilleuses du détroit de Dampier également, me poussaient à passer du lit au hamac avant même l’apparition du soleil…

Voici la vue que j’avais alors. En face de notre minuscule île de sable s’étendait une île plus importante à la côte nettement découpée, faite de vallées couvertes de forêt équatoriale :
Batanta.

A peine mes yeux s’habituaient à la lumière, l’émerveillement commençait.

L’aube… Moment magique. Porteur de toutes les promesses d’un jour nouveau et forcément exceptionnel ici…

Moment où il ne fait plus nuit mais pas encore jour et qu’il est rare d’admirer (surtout pour moi qui n’aime pas me lever très tôt) …

Si on étudie un peu en détail la progression de la perception visuelle du monde qui nous entoure à ce moment “entre chien et loup”, on apprend que l’aube est divisée en trois phases :

• L’aube civile : le soleil n’est pas encore levé mais on distingue tout le paysage.

• l’aube nautique : on distingue l’horizon et quelques éléments mais pas tout. C’est suffisant pour naviguer sans se repérer uniquement aux lumières…

• l’aube astronomique : il fait encore nuit disons, mais on ne peut plus voir correctement les astres dans le ciel qui n’est plus assez sombre…

Ces trois phases correspondent à une position précise du soleil respectivement entre zéro et six, six et douze, douze et dix-huit degrés sous l’horizon.

Quand on regarde l’île à droite sous les nuages, on ne distingue pas tout. La nuit s’accroche encore un peu sous les gros nuages, dilue les contours, noie les contrastes… Même les pentes plus définies à gauche sont tout en subtiles nuances… impossible de dire de quoi elles sont couvertes…

On pourrait conclure que le soleil doit se trouver à environ 6° sous l’horizon, à la limite entre aube civile et nautique, ce qui tombe bien car nous avons affaire à une vue paysagère sur format “marine”.

Tout est gris bleuté, peu saturé… sauf un éclat de ciel à gauche, orange relativement soutenu. Les variations se situent dans les teintes du bleu, entre bleu de Prusse et bleu outremer principalement.

Et puisque c’est encore l’aube, deux lumières subsistent dans cette partie non encore réveillée de Batanta. Serait-ce un hotel ? »

Que voilà un joli discours et j’ai appris plein de trucs sur les aubes…
Merci Hugo…

Les éventuels amateurs peuvent acquérir cette toile pour 290€ selon désormais la cotation officielle de l’artiste…

Claudio Boaretto

Publié dans Peinture & Dessins | 8 Commentaires »

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