HUGO H ARTISTE-PEINTRE COTÉ PAR ART-MAJEUR ET J-A AKOUN

Posté par Claudio Boaretto le 12 novembre 2017

C’est la grande nouvelle de cet automne, Hugo H, notre artiste-peintre vénitien préféré est désormais coté par le célèbre Jacques-Armand Akoun et Art-Majeur…

La cotation est une promotion majeure pour tout artiste digne de ce nom… 

Un passage obligé pour qui peut y accéder, une vraie reconnaissance en tout cas… 

Être coté n’est pas non plus évident, il faut faire preuve tout d’abord d’un talent avéré ainsi que d’un professionnalisme reconnu dans le monde de l’art et de la peinture…

Pour figurer dans son ouvrage réputé, publié chaque année : « La cote des Peintres » de Jean-Armand Akoun, son équipe, un commissaire-priseur et lui-même enquêtent sur la qualité de l’artiste et les ventes déjà réalisées les années passées. Ils examinent le dossier constitué par les œuvres, la biographie et la formation du peintre, ses expositions ainsi que tous les justificatifs de vente publiques ou privées réalisées par l’artiste…

Ensuite ils « apprécient » la valeur et éventuellement arrêtent une cotation. 

 

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Les artistes sollicitant une cotation essayent toujours de démontrer une valeur la plus haute possible tandis que les experts d’AKOUN s’évertuent à « insérer » ces artistes dans une valeur de marché réel… 

Souvent le résultat est considéré comme décevant par les artistes cotés la première fois…

Philippe Richard, alias PhilRich, marchand de tableaux très connu en Lorraine, qui depuis le début guide Hugo H pour l’élaboration de son dossier, l’avait d’ailleurs prévenu :

« Ne soit pas déçu si la cotation est inférieure à la réalité, c’est parfaitement normal. »…

Lorsque la certification est acceptée, elle est publiée dans les bases de données AKOUN, et dans les ouvrages de référence (site internet, publications papier, etc.) qui sont consultés par les experts en art, galeries, amateurs d’art etc… 

Ainsi Hugo H., avec l’aide précieuse de PhilRich, a monté son dossier : œuvres, biographie, formation, factures, expositions, etc… 

Un grand pas en avant pour une fois que HUGO H acceptait la démarche, surtout lorsqu’on connaît sa position sur l’aspect « commercial » de son activité artistique : 

« Je refuse de travailler pour vendre, j’ai mon atelier par passion, je veux faire ce qui me plaît et non ce qui se vendrait mieux, j’ai tant de recherches et de projets à explorer encore. Je n’ai pas le temps pour le reste. » …

Autant dire que si la cotation avait été refusée ou trop faible ça l’aurait conforté dans une idée fataliste de « je travaille pour moi tant pis si les autres ne comprennent pas » …

Il reçoit finalement la nouvelle et décroche sa certification le 10 octobre 2017 comme vous pouvez le constater sur le certificat ci-dessous… 

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Surprise lorsque AKOUN a communiqué sa cotation : une valeur largement supérieure au « marché » jusque-là démontré par Hugo H et un véritable enthousiasme des experts dans leur commentaire !…

Nous pouvons y lire cette remarque flatteuse signée J-A Akoun :

« Réalisme sensible avec touche très personnelle »

« Superbe »

Cette reconnaissance des experts conforte l’artiste dans la réalisation de son œuvre…

Mais le plus important est l’évaluation de la cote de Hugo H…

La cote est établie à 850€ pour un format 15p (65x50cm) …

C’est-à-dire que le prix de toutes les œuvres de Hugo H vient de prendre d’un seul coup 45% d’augmentation ! …

Excellente nouvelle pour l’artiste lui-même et pour tous les amateurs ayant déjà acquis une de ses œuvres et, de ce fait, réalisé un investissement intéressant car un bond de 45%, ce n’est pas tous les jours…

Bonne nouvelle également pour les futurs acquéreurs des toiles d’Hugo H car ils seront désormais assurés de la valeur artistique (et financière) des oeuvres de l’artiste reconnu par les experts…

Un grand merci à PhilRich qui a su guider Hugo dans les méandres compliqués des démarches pour l’obtention de cette certification… 

Encore bravo et toutes nos félicitations à Hugo H. …

Claudio Boaretto

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LA VAGUE DE HUGO H.

Posté par Claudio Boaretto le 10 novembre 2017

Une œuvre d’Hugo H., terminée le 8 novembre 2017…

Comme notre artiste-peintre préféré s’est montré très disert sur cette peinture, je lui laisse la parole tout au long de cette publication, il est plus amène que votre serviteur pour expliquer les tenants et les aboutissants de cette création…
Pour bien différencier, fidèle à mes habitudes, j’ai repris ses écrits en italique bleu, alors que mes remarques personnelles sont en noir…

« J’aime bien avoir plusieurs projets en cours simultanément. Et là, il y a peu, je m’étais débrouillé pour finir la plupart de mes grands formats en prévision des jours froids qui arrivent et qui me contraindront à quitter mon atelier glacé…

Mais voilà : cette année, les températures acceptables se sont étirées tout le long du mois d’octobre et je me suis retrouvé à chercher quoi commencer de neuf. J’ai donc replongé dans mes photos oubliées du fond du tiroir, en quête d’un cliché qui mériterait d’être transposé sur toile… grand bien m’en a pris : j’ai retrouvé cette vague !

Oui, c’est “déjà-vu” une vague… mais c’est aussi un très bon exercice ! Et puisque j’aime autant la mer, pourquoi pas moi aussi ? Ayant une toile d’un mètre carré qui attendait dans un coin, je m’y suis jeté sans réfléchir plus longtemps !

Voici donc une vague chargée de sable qui s’écrase sur une plage de galets. Si, ça existe… c’est à Cayeux-sur-Mer que ça se passe. Dans une zone au sud de la baie de Somme ou s’accumulent les galets » …

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De par la couleur, j’avais bien vu que ce n’était pas une vague vénitienne, mais je ne veux pas interrompre l’artiste…

« Une vue sur la mer aux tons inhabituellement chauds, donc… C’est l’automne, c’est de saison ! Pour en rajouter une cuillère, j’ai poussé vers le mauve les reflets du ciel… On se retrouve avec une cohabitation de teintes complémentaires qui font vibrer la lumière. Sans le vouloir, j’ai suivi – de même que les impressionnistes avant moi – les principes énoncé par Eugène Chevreul dans sa “loi du contraste simultané des couleurs” (1839). Si vous regardez aussi les fabuleux tableaux du bord de mer de Joaquin Sorolla, vous remarquerez l’usage du violet et de l’orangé jusque dans les ombres pour rendre la lumière si éclatante. Bon, c’est pas du tout la même lumière, mais le tiers inférieur de ma vague suit le même principe…

Je me suis également souvenu de cette peinture du XIXème siècle que j’aime tant pour évoquer le mouvement de l’eau, spécialement au premier plan. Les lignes et les touches de pinceaux doivent raconter le mouvement de l’eau et la lumière. Tout est là. Inutile d’y revenir. Le centre du tableau ou la vague se casse bénéficie de plus de détails. C’est le point focal. C’est naturellement là que le contraste est également le plus fort. »

C’est là que l’on s’aperçoit que Hugo H. ne peint pas au petit bonheur la chance, qu’il est empreint d’une grande culture picturale qu’il lui sert de référence, de point de repère lorsqu’il met en œuvre ses propres créations…

Après le « Fond », la « Forme » :

« Cette vague est éclairée de façon presque frontale par un soleil très bas. L’arrière-plan disparaît dans l’ombre (alors qu’il doit se faire oublier, c’est paradoxalement cette partie qui m’a un peu énervé et j’ai dû y revenir plusieurs fois). On dirait presque qu’on a braqué un phare sur cette déferlante…

Finalement, les trois tiers du format sont traités de manière très différentes.

La palette utilisée ici est composée de terre d’ombre brûlée, ocre jaune, bleu outremer, laque de garance, noir (le moins possible) et blanc, bien sûr. Je dois avouer avoir été très surpris d’utiliser beaucoup plus de terre d’ombre que d’ocre jaune et également plus de laque de garance que de bleu outremer… »

Pour l’anecdote :

« C’est quasiment les pieds dans l’eau que j’ai terminé cette toile suite à notre première inondation de la saison, moins de trois semaines après avoir ouvert mon tiroir à vieilles photos… » …

En voici la preuve, quelques centimètres d’eau dans l’atelier de l’artiste…

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Rassurez-vous, ce n’est pas toute la journée comme le font croire parfois les chaines de télévision françaises toujours à l’affut de l’insolite ou du sensationnel, ça dure une heure ou deux pendant le pic de marée… Et là nous avons eu « l’aqua alta » 3 jours de suite…

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Remontant dans le temps de quelques semaines pour la génèse de ce tableau…

Le 19 octobre…

« Le croquis du jour. Un mètre carré. Nouveau projet. Oui c’est déjà vu mais pourquoi pas moi ? Si, j’aime bien. Et je ne peints pas si souvent la surface de l’eau…

Il s’agit juste du croquis initial chargée de sable. Les parties horizontales seront bleutées car elles reflètent le ciel. Le fond n’est pas assez foncé car j’ai teinté d’ocre jaune (couleur sable) la couleur terre d’ombre que j’utilise habituellement pour mes « grisailles ». La lumière est basse et presque face à la vague. Je voudrais quelque chose de dur. Pas froid mais dur. »

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Le 21 octobre…

Ne vous y trompez pas, ce serait presque tu temps réel, car je reprends les réflexions, les messages et les « foto » de l’artiste publiés au jour le jour…

« La surprise du jour. La mer parait jaune tirant sur le vert mais en fait elle n’est même pas jaune, elle est brune ! Pas une touche de bleu dans ces deux photos de détails qui prennent de la couleur ! Voilà des couleurs de saison… »

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Le 25 octobre…

« Et voilà la couleur ! Regarder cette photo me permet de voir tout de suite ce qui ne va pas (en vrai j’ai du mal car il faut s’éloigner beaucoup avec un tel format). Dans l’ensemble ça progresse… »

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Le 27 octobre

« Bon, là je m’étais dit que je finirais l’arrière-plan vite fait… ça n’est pas probant… il faudra que j’y revienne… »

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Le 1er novembre…

« Hier, une séance autour de l’écume, avec une palette de tons clairs, tirant sur le brun ou le mauve selon la situation. »

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« Le contour de la vague est enfin défini ! Vous remarquerez sûrement que j’ai aussi éteint l’arrière-plan. »

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Le 4 novembre…

« Là ou je ne me suis pas planté c’est dans ma vague… c’est pratiquement fini. Un vrai beau travail impressionniste. Il ne manque plus qu’une petite séance avec du blanc pour les éclats de l’écume. »

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« Le graphisme est là. Les lignes et les touches racontent le mouvement de l’eau. Sous chaque peinture, il y a un dessin dont il faut se rappeler. Je pense que mon ami Matteo, le dessinateur, est fier de moi cette fois ! »

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Revenons à l’œuvre finale…

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« La Vague », Huile sur toile de 100x100cm…

Il en coutera 1620€ pour l’acquisition de cette toile de Hugo H., artiste peintre désormais côté…

Claudio Boaretto

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DAMIEN HIRST EXPOSE À VENISE

Posté par Claudio Boaretto le 1 novembre 2017

« Treasures from the Wreck of the Unbelievable » (Trésors de l’épave de L’Incroyable), exposition de Damien Hirst présentée du 9 avril au 5 décembre 2017, simultanément à la « Punta della Dogana » et au « Palazzo Grassi », les deux musées d’art contemporain de la fondation François Pinault…

Nous sommes allés visiter mercredi dernier la Pointe de la Douane, (le mercredi entrée gratuite pour les vénitiens) et, autant vous l’avouer, nous sommes emballés par cette incroyable expo…
Nous ne tarderons pas d’aller bientôt visiter le « Palazzo Grassi », de toute évidence avant le 5 décembre…

Devant la porte d’entrée nous accueille « The Fate of a Banished Man » (le destin de l’homme banni), statue en marbre de Carrare qui donne le ton…

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Cette exposition est un événement dans le monde de l’Art Contemporain…
Voici, assez explicite, un des nombreux articles publiés à ce sujet :

 « L’enfant terrible de l’art contemporain est de retour. Le Britannique Damien Hirst est l’hôte de la Fondation Pinault, à Venise à partir de ce dimanche 9 avril et jusqu’au 3 décembre, pour une exposition monumentale où il entraîne le spectateur dans une fiction sous-marine, d’une grande profondeur.

Le secret avait été jalousement gardé sur ce projet ambitieux auquel Damien Hirst, 51 ans, a consacré dix années et qui rassemble près de 200 œuvres inédites dans les deux écrins de la Fondation Pinault que sont le Palazzo Grassi et La Punta della Dogana.

Baptisé « Treasures from the Wreck of the Unbelievable » (« Trésors de l’épave de L’Incroyable »), il conte la légende de L’Incroyable, présenté comme un vaisseau qui sombra il y a des siècles au large des côtes d’Afrique, emportant avec lui sa cargaison inestimable. Dans les cales du navire, des sphynx venus d’Égypte, des statues grecques, des colosses de bronze, de l’or, des bijoux et des armes à profusion.

Ce trésor englouti, Damien Hirst l’aurait retrouvé au fond de l’océan Indien et extrait des profondeurs au cours d’une prétendue campagne de fouilles sous-marines, dont les vidéos sont projetées au fil de l’exposition. À Venise, le plasticien expose le fruit de cette pêche miraculeuse dont les pièces sont encore recouvertes d’algues durcies, de coraux ou de coquillages, autant d’empreintes que la mer a déposées au fil des siècles.

Vrai ou faux ?

Mais le visiteur s’interroge… »

Je ne me suis pas interrogé longtemps car je savais avant d’arriver, mais cette exposition est incroyable, avec des œuvres monumentales, magnifiques et non dénuées d’humour…

Au rez-de-chaussée nous accueille un bronze, « Calendar Stone » … Plus de 4 mètres de haut et de large…

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Je ne vous épargnerai pas, par moments, les explications alambiquées données sur ces œuvres car elles font partie des œuvres elles-mêmes et mélangent habilement le vrai et le faux, jugez par vous-même :

« Alors que les calendriers méso-américains et aztèques révèlent une vision du monde cosmologique hautement complexe, leur signification profonde continue de nous échapper. On pense que ces disques -celui-ci- comparable en taille à la célèbre pierre aztèque appelée Pietra del Sol, auraient été utilisés afin de prédire des dates importantes dont celle de l’imminente apocalypse, etc., etc. … » …

Détails…

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« The Diver » (la plongeuse) …

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Recouverte d’algues, de coraux, de coquillages, après 2000 ans passés au fond des eaux…

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« The Diver with Divers », pour parfaire la crédibilité, sur une sorte de gigantesque écran on voit la « foto » des plongeurs découvrant la plongeuse…
Trop fort !…
Aluminium thermolaqué, polyester imprimé et caisson lumineux en acrylique, 535 x 357 x 10 cm…

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« The Warrior and the Bear » (la Guerrière et l’Ours), sculpture monumentale de 7,13 mètres de haut…
Waouh, impressionnant…

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« Cette sculpture faire référence à l’Arkteia, rite d’initiation de la Grèce antique, où de jeunes Athéniennes imitaient des ourses, dansaient et pratiquaient des sacrifices. Cet acte de sauvagerie orchestrée servait à apaiser Artémis, etc. » …

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Une vue depuis la mezzanine nous fait appréhender la grandeur des espaces, la beauté du lieu et de la charpente, la monumentalité des œuvres et la dimension de la « foto » …
Un bel ensemble, je suis fan…

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« Lion Women of Asit Mayor »…
« Cette paire de sculptures s’inscrit dans une tradition ancienne qui consiste à présenter des figures divines ou semi-divines maîtrisant des monstres prédateurs »…

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« La symétrie de la composition suggère qu’elles étaient destinées à être gardiennes de l’entrée d’un temple. » …

Trop bien les explications, mort de rire…

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Qui n’a jamais vu telle crinière ? … Pourtant pléthore de lions à Venise…

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Je suis loin d’être le seul à shooter ces œuvres rocambolesques…

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Détails…
Encore deux mille ans dans l’eau et on ne voyait plus le visage !… lol…

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« Extraordinarily Large Museum Specimen of Giant Clam Shell »…
On y croirait, même en regardant de très près…
C’est un bronze peint…

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« The Minotaur », sculpture en granit noir…

« La représentation du mythe grec de l’homme mi-homme et mi-taureau violant une vierge d’Athènes dresse un portrait violent d’une sexualité masculine débridée et menaçante » …

Que voilà un thème d’actualité, certains « enfoirés » s’y reconnaitront assurément…

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Voici une des œuvres les plus spectaculaires et monumentales de cette exposition :
« Hydra and Kali », bronze de 539 x 612 x 244 cm… 

« Représenter la nature cosmique omniprésente d’une divinité à travers une multiplicité de membres est une pratique indienne datant de la période kouchane. Bien que le serpent à plusieurs têtes (naga) soit une figure récurrente de la mythologie hindoue, cette bête à sept têtes rappelle davantage l’Hydre grecque, l’un des adversaires les plus terrifiants d’Hercule.

Les têtes de l’Hydre se régénérant une fois tranchées, on associe ce monstre à une tâche se répétant sans cesse. Les multiples extrémités de ces figures peuvent également être lues comme une expression de mouvement : les bras de la femme brandissant une épée présentée dans trois positions à différentes hauteurs ; et les têtes chancelantes de son ennemi symbolisant le corps du serpent vaincu. Les adversaires émergent d’un socle de cristaux primordiaux sur lequel des formes cubiques parfaites et naturelles sont reproduites en métal coulé » …

Il a tout dit !..

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La même œuvre, juxtaposée à la première, mais avant immersion…

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Focus sur Kali et ses épées…

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Les vues depuis la mezzanine donnent une idée des dimensions…
Avant immersion…

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Après immersion…

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Coucou l’Hydre…

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La découverte de la sculpture par 4 plongeurs…

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Retournons à des dimensions plus réduites avec, dans une vitrine, cette statue en bronze et agate blanche, « Female Archer » …

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Au travers de ces magnifiques fenêtres en demi-lune du 1er étage de la « Punta de la Dogana », admirons le mythique panorama qui s’offre à nous…
En ce milieu d’après-midi, la lune perce déjà les nuages pour tenir compagnie au « Paron de Casa » …

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« Sphinx », bronze de 177 cm…
« les attributs féminins idéalisés de ce sphinx rappellent les modèles romains des 1er et 2ème siècles de l’Ère commune. Les nombreuses représentations de la sphinge montrent la plasticité immuable de la créature qui depuis des millénaires ne cesse de séduire artistes, poètes et philosophes »

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Je n’ai pas pu retenir un éclat de rire en arrivant devant cette œuvre intitulé « Remnants of Apollo » (les restes d’Apollon) !…
Ne restent qu’un pied de géant et une sandale surmontés d’une souris ridée greffée d’une oreille humaine…

« La présence de la souris ridée nous indique que ce fragment sculptural appartient à une effigie apollonienne.
« Apollon Sminthée », « le seigneur de la souris » apparaît dans l’Iliade, comme le dieu des châtiments et des maladies. L’étrange ajout de l’oreille sur le dos du rongeur figure une créature hybride entre l’homme et l’animal ou une divinité totémique, fruit d’une croyance locale »

Comme quoi, dans l’art contemporain, on peut écrire ce que l’on veut, Damien Hirst est un expert en la matière…
La souris, à mon humble avis, fait référence à l’expérience des frères Vacanti sur le cartilage humain

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« Proteus », bronze…

« Dieu marin pourvu du don de se métamorphoser. Protée est ici en plein mutation physique. Le corps se transforme en pierres et en rocs issus des grottes où il dormait. » …

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La « foto » de sa découverte par trois plongeurs…
Toujours aluminium thermolaqué, polyester imprimé et caisson lumineux en acrylique…
L’effet est super…

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Dans la même veine, « Cerberus (Temple Ornament) …

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« On the Seabed »…

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« Five Grecian Nudes », marbre rose…
« Largement répliquée depuis l’Antiquité, cette série de bustes en marbre rose témoigne de la prédilection des Anciens pour les formes artistiques marquées par la sérialité, une tendance qui s’oppose au respect excessif des contemporains pour les originaux. »

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« Une copie agrandie de la figure centrale a été commandée par le collectionneur et est exposée à côté d’un bronze contemporain et d’un buste retrouvé dans les fonds marins.
Les formes sont caractérisées par des tailles fines, des hanches amples, de petits seins hauts et des dos étroits et cambrés.
Très appréciés pour le traitement minimaliste du corps de la femme et leur ressemblance avec des mannequins, ces bustes sculptés, objets érotisés préexistants, illustrent parfaitement l’intérêt des surréalistes pour le caractère auto-référentiel du geste artistique »…

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Voilà, c’était un aperçu des collections exposées en ces lieux, mais, pour les futurs visiteurs, bien d’autres salles, d’autres œuvres sont à découvrir…

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Nous ne pouvons terminer sans s’attarder sur ce bronze qui m’a arraché un second éclat de rire,
« The Collector with Friend » représentant le « Collectionneur » et son ami, en l’occurrence le Mickey Mouse de Walt Disney…

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Damien Hirst, son autoportrait délirant et son sens de la dérision…

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La visite est terminée, nous revoici sur la rive devant notre environnement quotidien…

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Il nous reste une dernière œuvre à voir, en extérieur, tout au bout de la Pointe de la Douane, devant son mythique réverbère, nonobstant les touristes sans gêne qui posent leur « cul » n’importe où…

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Un joli bronze de 4,50 mètres de hauteur, intitulé « Mermaid » (Sirène)…

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Si vous passez par chez nous, vous ne pouvez ignorer cette fantastique exposition qui fermera ses portes le 3 décembre 2017…

Claudio Boaretto

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57ème BIENNALE DE VENISE, CÔTÈ « ARSENALE »

Posté par Claudio Boaretto le 22 octobre 2017

Le mois dernier nous avions visité la 57ème Biennale d’Art Contemporain de Venise, côté « Giardini », aujourd’hui c’est le côté « Arsenale » qui nous intéresse…

La structure est totalement différente, pas de pavillons individuels construit au fil des décennies par les nations exposantes, mais de longues salles aux très hauts plafonds, charpentes de bois soutenues par des colonnes de pierres et de briques…
C’est dans ces salles appelées « Tesa » qu’autrefois l’on construisait les galères vénitiennes…

Quelques détails techniques sur ce reportage :
J’ai écrit en italique et/ou en bleu les explications glanées car il est souvent indispensable d’avoir les recettes de cuisine pour comprendre certaines œuvres de l’art contemporain…
Question « foto » j’ai encore opéré sans flash… Les salles de « l’Arsenale » sont encore plus sombres que les pavillons des « Giardini », pour shooter, j’ai dû souvent monter les iso de manière vertigineuse provoquant un « bruit » inévitable sur les clichés concernés, j’implore une fois encore votre indulgence…

Pour ne pas lasser les visiteurs du blog, j’ai opéré une sélection relativement restreinte pour ne vous montrer que quelques œuvres et donner un avant-goût de cette partie de la Biennale pour ceux qui auront encore le temps d’aller la visiter…

Un cadre photo attire mon regard ; le pont de Rialto avec un canal vert fluo et un ciel jaune mordoré…

Facile à faire me dis-je avec les outils numériques à notre portée… Mais non, cette œuvre de feu l’artiste argentin Nicolàs Garcia Uriburu est un pastel sur photographie qui date de 1970…

Pas de quoi casser 4 pattes à un canard me dis-je encore, mais l’histoire est plus surprenante :

« Lorsqu’il fut invité à une exposition d’art contemporain en 1968 à Venise, il réalise une action écologique frappante sans précédent et colore à la fluorescéine le grand canal de Venise, le rendant ainsi vert fluorescent grâce à ce pigment. Il est arrêté par la police pour cet acte, puis relâché lorsqu’il prouve que la substance est non toxique.
Il réitère ensuite son action les années suivantes dans l’Est River de New York, à Paris et à Buenos Aires.
Il vise à l’aide de son travail à éveiller les consciences collectives sur la pollution de l’eau.
Le produit utilisé pour colorer les eaux est en réalité un sel intensif utilisé par la NASA.

En 2010, l’artiste ainsi que Greenpeace décident de colorer les eaux du Riachuelo pour les 200 ans de la pollution. Dans le cadre de son engagement personnel impliqué dans les soins de l’environnement, l’artiste propose cette action, en plus de tout celles réalisé depuis 1968, pour accentuer la nécessité de protéger cette ressource de plus en plus rare mais aussi avertir sur l’été grave de la rivière Riachuelo, la plus polluée au monde. »

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La tortue semi-abstraite de dimension monumentale d’Erika Verzutti, artiste brésilienne…
« L’artiste a placé des œufs en bronze sur la carapace de l’animal faite de ciment et de papier mâché, soutenue par des pierres pointues… Dans ce cas, plus que sur l’identité de l’animal, l’accent est mis sur le processus de création et sur la nature plastique de l’œuvre »

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La collection de chaussures de Michel Blazy, artiste monégasque…

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Voilà ce que c’est quand on ne nettoie pas ses « godasses » …

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On risque de choper des champignons…

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Les assemblages mixtes de Achraf Touloub, huiles sur nylon et toile, chaines métalliques…

« Jeune artiste marocain basé à Paris, il présente un trio d’assemblages mixtes et de dessins annexés. La paire de sculptures murales dévoile des étendues de sacs de couchage en nylon. « Le résultat final est à la fois séduisant et brut, ou peut-être grossièrement séduisant ». Achraf Touloub développe sa vision du paradigme traditionnel et de ses possibles mises en image dans un contexte immédiat et globalisé. Ses travaux se veulent l’expression d’un consensus entre les différentes dimensions qui construisent l’image aujourd’hui » …

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Cynthia Gutierrez, artiste mexicaine de Guadalajara…

L’œuvre s’intitule « Càntico del descendo »… Comme je ne « habla » pas trop bien le « Castillano », je me garde d’une traduction approximative…

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« Le travail artistique de Cynthia Gutierrez marque une recherche constante pour analyser la mémoire à différents niveaux. Son processus de création repose sur des fissures dans les schémas établis. Pour l’artiste, la mémoire se définit comme une absence créant la matière, une construction truculente qui conditionne notre interaction avec la réalité.

À partir de fragments, elle reconfigure des images qui modifient les trajectoires habituelles et déstabilisent les structures existantes en offrant des alternatives qui opèrent simultanément entre réalité et fiction. Elle articule les éléments historiques avec des chronologies déformées qui témoignent de l’impossibilité de générer des souvenirs précis et révèle ainsi la fugacité de l’histoire. »

Vous m’en direz tant…

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Francis Upritchard, Nouvelle Zélande, concentre son attention sur la représentation du corps humain et des animaux…

« L’artiste crée des sculptures figuratives avec des références ethniques et culturelles, comme des reproductions de moines islamiques, acteurs de Kabuki, arlequins, maori, indiens d’Amérique ou hippy…

Il présente une série de personnages d’un genre indéfini, disposé en équilibre précaire sur un grand embasement blanc. »

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« Les couleurs de peau sont fluorescentes et les regards apparaissent bas, les yeux mi-clos : cela prive les personnages de spiritualité et de pureté, et leur confère un aspect sinistre. »

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« Les œuvres font penser à des formes étranges, appartenant à un monde différent, surréel, toutefois chacune d’elle revendique sa propre individualité irrationnelle » …

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Personnellement, j’aime bien…

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« Translated Vase, Nine Dragons in Wonderland » est l’œuvre du coréen Yee Sookyung…

« L’installation se compose d’une sculpture réalisée en assemblant des fragments de vases coréens. L’œuvre se base sur la récupération de vaisselles des manufactures des villages autour de Séoul, les produits qui présentent des défauts, en fait, dans le respect de la tradition des maitres céramistes, sont détruits. L’artiste opère sur la dimension vive du fragment, élément minime mais dense de l’histoire, et pour cela capable d’assumer de nouvelles significations dans des formes diverses « Translated Vase… Nouveaux Dragons aux pays des Merveilles »

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Je vous la remets avec un visiteur pour appréhender la taille de la sculpture…

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Sur les murs les œuvres de l’indienne Rina Banerjee, composées de matériaux hétéroclites…
Réplique en résine d’une carapace de tortue, lampes vintages, masques polynésiens, pyrex, fruits séchés, etc…

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Détails…

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Ou encore…

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L’œuvre de Maha Malluh, artiste d’Arabie c’est où dîtes ?… lol…

J’ai d’abord cru que c’était une immense mosaïque…

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Mais en y regardant de plus près, la mosaïque est composée de vieilles K7 audio…

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La grotte profonde de Pauline Curnier Jardin (française)…

Une entrée des plus avenantes…

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Une chose de sympa en Italie, les profs qui accompagnent leurs élèves, jeunes ados, dans les expos et leur expliquent les œuvres…
J’ai même déjà vu semblables démarches, les instits qui amènent les tous jeunes enfants au marché du matin et leur expliquent ce qu’ils voient dans les étals ; les différences entre les fruits, les légumes, les verdures, les fromages, les viandes, etc…
Des leçons à prendre en France…

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Une œuvre de l’américaine Sheila Hicks, intitulée :

« L’escalade au-delà des terres chromatiques »

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Ce jeune ado m’a fait sourire en disant à son copain, « je n’ai qu’une envie, c’est de me jeter dedans » …
Comme quoi, ça fonctionne…

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L’installation du chilien Bernardo Oyarzun …

« 1500 masques rituels Mapuche réalisés par des artistes Mapuche, encerclés de 7000 noms de famille Mapuche –, témoigne de la lutte infatigable menée par ce peuple pour le respect de leur culture, et la reconnaissance de leur identité. »

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« Car l’injustice infligée aux Mapuche au nom des lois anti-terroristes, stigmatisant leur apparence physique, en les incarcérant de façon arbitraire, est un drame que Bernardo Oyarzun a traversé »

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« Embarqué par la police alors qu’il marchait dans une rue, il a été détenu par erreur, sans même avoir eu la possibilité de se défendre, puis « identifié » devant témoins, sous peine d’incarcération.

De cette épreuve douloureuse, humiliante, est née une œuvre : dans un long cheminement, l’artiste a redécouvert sa culture Mapuche. »

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« Né dans le sud du Chili, il a grandi à Santiago, ses parents, paysans, ayant déménagé afin que leurs enfants intègrent l’université, et Bernardo l’École des Beaux-Arts de Santiago. Aujourd’hui l’un des artistes majeurs du Chili, Bernardo Oyarzun témoigne d’un destin singulier, avec une œuvre marquée par les enjeux contemporains de la culture Mapuche. »

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« On trouve dans les masques, les paramètres symboliques et esthétiques essentiels de la culture Mapuche ; car lors des rituels, le « Kollong », l’homme qui protège la « Machi » – la chamane guérisseuse –, porte un masque. Les 7000 noms de famille défilant sur une vidéo autour des masques témoignent de l’existence des Mapuche au Chili : il tente par-là de dire aux Chiliens que la culture Mapuche est vivante. Et qu’ils sont tous Mapuche, les Mapuche « purs » représentant 4% de la population : la plus grande partie des Chiliens sont métissés, mais le nient. »

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« Le métissage au Chili a démarré dès le début de la colonisation espagnole, il s’agit d’un « métissage précoce », selon l’expression des anthropologues. 80% de la population a donc du sang Mapuche. »

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« Or les Mapuches sont confrontés au racisme et à la discrimination au quotidien : quand on a, (comme lui), une allure Mapuche, on ne trouve pas de travail. Les Mapuche n’ont pas accès aux mêmes droits que le reste de la population.

Lorsqu’ils manifestent, on les arrête pour délinquance ; et dans le cadre des lois anti-terroristes, ils sont traités comme des terroristes, et incarcérés. » 

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« Law of situation », œuvre de Kisio Suga, artiste japonais…
« Suga cherche à pénétrer la réalité en assemblant matériaux naturels et industriels mettant en lumière les multiples relations qui s’instaurent entre eux…
« Law of situation » fait glisser sous la superficie de l’eau une passerelle en fibre de verre longue de 20 mètres, sur lesquelles il dispose une dizaine de pierres plates… »

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« Ce qui intéresse l’artiste est pouvoir recréer une situation où les pierres semblent flotter sur la superficie baignée de la passerelle… La combinaison entre matériaux naturels et d’origines industriels, le rapport avec l’espace externe et la relation entre individus et matière et la nature éphémère de l’œuvre » …

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Dans le pavillon de l’Italie, tout au fond de l’Arsenal, une ambiance très sombre, je dirai même mortuaire, ma compagne n’a pas voulu y aller…

On rentre dans une sorte de tunnel transparent en plastique avec des cellules sphériques de part et d’autre…

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Dans chaque sphère des représentations de cadavres grandeur nature, les bras en croix sur des tables adaptés à la position…

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Ou dans ces cercueils de verre…

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Au bout du tunnel, on aboutit dans une grande salle, toujours aussi obscure, des cadavres à droite et à gauche…

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Au fond, un grand panneau mural où j’ai l’impression de voir les ombres des vivants contempler les morts…

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Je terminerai ce reportage sur une note moins macabre…

Au premier étage, à l’ancienne salle d’armes de l’Arsenal, se trouve le pavillon de Singapour où nous trouvons l’œuvre de Zai Kuning : « Dapunta Hyang : La transmission de Connaissance »

« Cette œuvre met en relief les histoires oubliées des ORANG LAUT en juxtaposition avec le voyage de DAPUNTA HYANG SRI JAYANASA à travers le royaume de Srivijaya au VIIe siècle.

Les Orang Laut sont un groupe de Malais qui vivent à Singapour, dans la Malaisie péninsulaire et sur les îles Riau. Historiquement, ils ont joué un rôle important car ils patrouillaient les zones maritimes, repoussaient les pirates, conduisaient les commerçants aux ports, et réalisaient le maintien de ces mêmes ports de la zone. 

L’artiste présente un bateau suspendu de 17 mètres de longueur qui traverse la salle. Le bateau, fait seulement de rattan, cordes et cire d´abeilles, apparaîtra sortant d’une mer en aluminium, transportant ses fantômes du passé à l’intérieur de sa coque, tandis qu’il déchargera des livres scellés du présent » …

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« Zai est le premier artiste contemporain qui ressuscite l’histoire de Dapunta Hyang, et son oeuvre est la culmination de plus de 20 ans de recherche. Le bateau de la Biennale est le cinquième navire construit par Zai, et le plus grand et compliqué jusqu’à présent.
Depuis 1999, Zai a construit une relation avec le peuple Orang Laut, considéré comme le premier peuple de Singapour. Son mode de vie est étroitement lié à la nature, et ses coutumes et croyances sont fondées sur l’animisme. »

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Nous sommes parvenus à la fin de ce reportage et j’espère vous avoir donné l’envie de découvrir ce qui se fait internationalement et actuellement au niveau de l’art contemporain…

Le 26 novembre on sifflera la fin de la récré…
Ouverture de la prochaine biennale d’art contemporain en février 2019…

Claudio Boaretto

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LA « VENICE HOSPITALITY CHALLENGE » À VENISE

Posté par Claudio Boaretto le 16 octobre 2017

Ce samedi 14 octobre 2017, c’est la 4ème édition de la « Venice Hospitality Challenge », la régate des Maxi Voiliers de plus de 20 mètres, organisée par le Yacht-Club de Venise et patronné par la Commune… 

Lorsque nous arrivons en bateau sur le bassin de « San Marco », le départ vient d’être lancé…

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Malheureusement les conditions sont loin d’être idéales :
Le vent est faible, ces grands voiliers ne peuvent pas évoluer au meilleur de leur possibilités et nous démontrer les performances dont ils sont capables…

Du point de vue « fotografic » c’est la galère… Le « caigo » (le brouillard) très dense d’octobre enveloppe toute la lagune depuis ce matin…
Il est 14 heures, le pâle soleil à son zénith tente une percée timide dans ce halo brouillardeux… Presque une chance car à 10 heures du matin ou à 17 heures de l’après-midi nous n’aurions aucun espoir de distinguer les voiliers dans ces brumes lagunaires et encore moins de les « fotografier » …

Les voiliers démarrent du bassin de « San Marco » et passe devant « l’Amerigo Vespucci », le 3 mâts fleuron de la marine militaire italienne…

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Trois mâts amarré depuis hier sur la « Riva dei Schiavoni », ça mérite bien un shoot malgré le « Caigo » …

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Passage des voiliers devant la « Marinaressa » de « Castello » …

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« Venice Hospitality Challenge », pourquoi « Hospitality » ?…

Cette régate est née de la fusion de la tradition maritime de la sérénissime et du désir de l’hôtellerie de standing vénitienne de relancer l’hospitalité de qualité dans le centre historique de Venise…

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Chaque grand voilier porte les couleurs d’un grand Hôtel 5 étoiles de Venise…

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Cette course est devenue un véritable grand prix et les vainqueurs se disputent le « Cappello del Doge » (le chapeau du doge) matérialisé en verre de Murano, réalisé par les maitres verriers de « Barovier & Toso » …

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13 concurrents en ligne, voici pour les voileux intéressés, le nom du voilier, le palace représenté et le nom du skipper :

01-Pendragon VI – Hilton Molino Stucky – skipper Salvatore Eulisse;
02-Adriatic Europa – Hôtel Danieli Venice – skipper Dušan Puh;
03-AnyWave – Belmond Hôtel Cipriani – skipper Alberto Leghissa;
04-Shining Umag Umago – SINA Centurion Palace – skipper Zeljko Perovic Huck;
05-Cleansport One – JW Marriott Venice Resort & Spa, Venice – skipper Jure Orel;
06-Ancilla Domini – Palazzina Hotel – skipper Mauro Pelaschier; Idrusa -
07-The Westin Europa & Regina, Venice – skipper Paolo Montefusco;
08-Nuova Maxi Jena – The Gritti Palace Venice – skipper Mitja Kosmina;
09-Spirit of Portopiccolo – Cà Sagredo Hotel – skipper Furio Benussi;

Ce dernier a gagné la régate aujourd’hui…
Le Spirit of Portopiccolo qui, avec une excellente manœuvre sur la ligne de départ, a réussi à prendre la tête de la régate poursuivi par Maxi Jena et Pendragon. Pendant toute la course les positions de tête n’ont pas changé et la victoire finale est allée à l’imprenable Spirit of Portopiccolo, jumelé à Cà Sagredo Hôtel et skippé par Furio Benussi…

Je l’avais shooté dans le brouillard tout au début de la course alors qu’il venait de passer devant l’Amerigo Vespucci…

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La suite des concurrents :

10-Il Moro di Venezia II – Hotel Excelsior Venice Lido Resort – skipper Cristiana Monina;
11-Anemos – Falisia Portopiccolo – skipper -Guglielmo Danelon;
12-Kiwi – Cristallo Cortina d’Ampezzo – skipper Paolo Pesaresi;
13-Il Moro di Venezia America’s Cup – Città di Venezia – skipper Claudio Carraro.

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Le parcours démarre de « San Marco » jusqu’au « Lido di Venezia », via « Sant ‘Elena », ensuite volteface pour mettre le cap sur l’entrée du canal de la « Giudecca » et arrivée dans le Bassin de « San Marco » …
Les « Maxi-Yacht », comme on les appelle, passent devant « Sant’ Elena », cap sur le « Lido » …     

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Les vénitiens venus admirer et encourager la régate, immortalisent l’instant en « fotografiant » avec leurs téléphones portables depuis leurs petits bateaux…

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Nous sommes derrière le « Moro di Venezia II » qui court pour l’hôtel Excelsior du Lido…

Le barreur se penche pour regarder sur son bâbord…

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Voilà, le cap est légèrement modifié…

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Jolie vue arrière malgré la brume…

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Cadrage format 16×9, les voiliers cinglent vers le Lido que nous apercevrions nettement si nous étions par temps clair…

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Les voiliers ont disparu pendant un petit quart d’heure dans le « Caigo »,
mais les voilà de retour toujours dans la brume…

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Notre bateau ayant changé de position nous sommes plus près de la « Riva dei Schiavoni », je shoote maintenant les voiliers en sens inverse… Par temps clair, à cette heure j’aurais le soleil de face mais aujourd’hui, malgré le zénith, il n’arrive toujours pas à percer ce brouillard persistant …
Le campanile de « San Giorgio Maggiore » en arrière-plan…

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Les hauteurs de mâts sont impressionnantes…

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Les plus rapides arrivent devant l’entrée du canal de la « Giudecca » entre « San Giorgio Maggiore » et la « Punta della Dogana » …

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Leurs premiers poursuivants doublent « San Giorgio » …

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Le reste de la flottille l’ayant seulement en vue…

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Et double à son tour l’île « San Giorgio » …

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Le moindre souffle de vent est aussitôt exploité par ces immenses voiles…

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Les derniers arrivants dans le bassin de « San Marco » …

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Spectacle Magnifique que ces voiliers dans la brume avec le palais des Doges et le campanile de « San Marco » en toile de fond…

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Je passe du 16×9 au 2×3 pour avoir plus de largeur dans mon cliché…

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Pour terminer, en format paysage, sur cette belle arrivée dans la brume du bassin de « San Marco » …

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Pardon de le répéter, mais on ne s’ennuie jamais à Venise…
:-D    :-D    :-D

Claudio Boaretto

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