CASA CENOTE

Posté par Claudio Boaretto le 6 avril 2017

La fin de la série mexicaine de notre artiste-peintre préféré, Hugo H. …

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« Casa Cenote », huile sur toile de lin, 20×25 cm (235,00€)

Présentation par l’artiste :

« Dernier tableau de mon séjour au Yucatan. Un vestige de Tulum, village maya abandonné il y a quelques siècles. »

Ah ? tu nous avais dit une série de 9 et nous sommes à 8…
Aurais-je oublié un tableau ?…
J’éluciderai ce problème plus tard…

« Voici une maison (Casa en espagnol). Construite au-dessus d’une grotte remplie d’eau (Cenote, traduction espagnole du terme maya pour ces trous d’eau…). La Casa Cenote, donc. »

Les sensations ressenties décrites par l’artiste et retranscrites sur la toile au travers de sa palette…

« Là pour une fois le soleil est bien comme il faut derrière mon épaule droite. Et il frappe fort !

Il fallait qu’on le sente frapper aussi bien la façade que le sol… Le ciel méritait pour une fois ce bleu profond dont j’ai tendance à légèrement abuser à l’occasion.

Les ombres sont chaudes, la lumière est chaude. Il faisait très chaud.

Les plantes au centre m’ont demandé un peu plus de détail, mais j’ai conservé la dynamique de l’esquisse pour la végétation du pourtour… de longues feuilles qui réussissent à frémir mollement dans le moindre mouvement d’air. »

 —–

Les étapes :

La première esquisse…

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« Là en revanche, j’ai exagéré sur les teintes claires… il fallait couvrir les lignes de crayon de papier… »

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« Prochaine fois, je me fais une palette de nuances foncées pour m’amuser au trait ! Je pourrai les utiliser ensuite autour de l’église qui me préoccupe… »

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Retour au résultat final…

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Maintenant nous avons de quoi faire une petite expo mexicaine de Hugo H. …

Claudio Boaretto

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CACTUS

Posté par Claudio Boaretto le 4 avril 2017

La 7ème des 9 œuvres prévues pour la série mexicaine d’Hugo H. …

Elle s’intitule « Cactus » …

Au Mexique, on ne pouvait pas y échapper…

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« Cactus », huile sur carton entoilé, 18×24 cm (215,00€) …

Comme d’hab., parole à l’artiste…

Le contexte :

« Voici un cactus. Une plante succulente. Alors pourquoi résister ? »

On se le demanderait, assurément nous l’attendions ce cactus…

« Celui-ci est du genre “opuntia” à la morphologie en “raquettes”. On dit “cladodes” normalement, mais comme celui-ci prenait la lumière à revers, le terme raquette s’impose ! »

 L’acuité de l’œil de l’artiste :

« Le soleil est devant nous à droite, éclairant la majeure partie des raquettes sur la face qu’on ne voit pas. À gauche, certaines raquettes sont orientées différemment alors on voit leur face éclairée.

La lumière passe à travers l’herbe, lui donnant cette teinte saturée, alors qu’à l’arrière-plan, elle rebondit sur les feuilles épaisses et cireuses. »

———

Voyons maintenant les différentes phases de l’élaboration picturale de ce  cactus…

Contrairement à l’œuvre précédente, Hugo a été généreux sur les étapes de celui-ci…

« Je m’étais promis de toujours commencer par le croquis monochrome…
J’ai déjà dérogé à la règle avec ce croquis en deux couleurs et noir…

Ouf, je m’en suis pourtant sorti… »

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« Bon, là j’ai juste ajouté une couche de peinture partout, là où avant il y avait une infime quantité parfois sur l’esquisse d’origine (et j’avais aussi gratté les contours qui sont très clairs) …

La chose à ne pas faire c’est trop peindre en même temps les lumières et les ombres car le danger est de mélanger les teintes sur la toile, ce qui nuit aux couleurs et au contraste…
Là j’ai fait un peu des deux mais il faut s’arrêter… J’ai suffisamment assombri où c’est nécessaire donc la prochaine fois je pourrai faire une séance uniquement avec les lumières, en dessinant toutes les aiguilles (qui devraient briller encore un peu plus jaune, d’ailleurs…) »

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« La lumière arrive de très haut, devant nous à droite. La plus grande partie du cactus la reçoit de la face qu’on ne voit pas mais les grandes feuilles cireuses à l’arrière-plan brillent carrément quand elles sont au soleil…

L’herbe, quant à elle, est traversée par la lumière, ce qui donne ce vert-jaune saturé. La mise en scène du cactus était peut-être plus puissante quand il était seul, mais la vérité nous impose souvent trop de détails…
en tout cas, les épines et les aréoles finissent de le caractériser.                       

Encore une lumière difficile à gérer…

Ce sont peut-être ces ambiances inhabituelles qui m’attirent en fait ! »

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Mais quel travail ! inimaginable pour le néophyte en peinture…

Tout cela sur un tout petit format de 18×24 cm…

Je comprends alors que tu passes des centaines d’heures sur tes grands formats qui font plusieurs mètres !!!…

Le résultat final…

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Respect à l’artiste !…

Claudio Boaretto

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ATLANDIDA HÔTEL

Posté par Claudio Boaretto le 4 avril 2017

Nous suivons Hugo H. dans la réalisation de sa série mexicaine, voici la 6ème œuvre sur 9…

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« Atlantida Hôtel », huile sur toile de lin, 20×20 cm (200,00€)

Hugo nous présente déjà le contexte :

« Après l’aube… le crépuscule !

Les derniers rayons du soleil frappent cette façade latérale d’un vieil hôtel, toujours à Playa del Carmen alors que les parkings abandonnés adjacents sont déjà dans la pénombre… »

L’analyse des couleurs et des nuances :

« La difficulté ici était de ne pas donner trop de détail dans la partie à l’ombre… ce que j’ai fait (ça arrive de se tromper), puis j’ai couvert cet excès…

Dans l’absolu, la façade de l’hôtel n’est pas très colorée…

C’est un pastel orangé. Mais elle paraît très lumineuse (orange) car elle contraste fortement à la fois avec le bleu chaud du ciel (couleurs complémentaires) et les teintes sourdes (dénaturées, tirant sur le gris) du béton sale de la pénombre au premier plan. »

Cette fois ci, l’artiste n’a pas été très disert quant aux différentes phases de l’élaboration de la toile…

Juste une étape intermédiaire que je vous livre ci-dessous…

« Quand on commence à sortir des petits pinceaux pour faire du lettrage… on aurait tendance à faire trop de détails partout !
Si la façade encore au soleil de l’hôtel Atlandida (et le poteau téléphonique à sa gauche, je dirais) mérite, les façades déjà à l’ombre ne devraient pas avoir plus de détail que le sol du parking… non ? »

Heu, ben t’as raison Hugo, je n’oserais te contredire…

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Attendons maintenant la 7ème œuvre qui ne saurait tarder de l’artiste peintre en pleine période productive…

Claudio Boaretto

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ÉGLISE DE PLAYA DEL CARMEN

Posté par Claudio Boaretto le 2 avril 2017

Sur la série mexicaine prévue des 9 petits formats, voici la 5ème œuvre…

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Église de Playa del Carmen,
huile sur toile de lin, 20×20 cm (
200,00€)

Présentation par l’artiste-peintre, Hugo H. :

« On dirait que je cherche les effets de lumière inhabituels… c’est ce qui rend précieux certains moments de la journée… 

Quand le soleil se lève, il passe du rouge au blanc par des nuances orange et jaunes… La majeure partie de l’aube est teintée de rose mais il y a une minute où on peut profiter d’un jaune pur…
C’est de celle-là que je voulais me souvenir. »

Situation environnementale :

« Près du ponton des ferry-boats, cette église occupe tout un côté d’une esplanade arborée. Au fond, on devine la plage au-dessus de laquelle se lève le soleil. »

Labyrinthe des couleurs :

« La perspective file à droite vers la mer des Caraïbes. Le côté gauche est fermé par un grand portique qui reflète la lumière jaune vers le mur qui nous fait face. Tous les autres côtés de cet édifice blanc sont teintés par leur environnement direct : le mur latéral vert en regard de la végétation du parc et le dôme bleuté vis-à-vis du ciel… »

Les défis ne font pas peur à Hugo :

«  un vrai challenge pour trouver les teintes, mais aussi les valeurs…
Très intéressant ! »

L’aventure a commencé comme ça :

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« Avec la peinture à l’huile, la rédemption est toujours possible…
On peut toujours rajouter des couches de couleurs intéressantes sur un fond sale fait dans le désordre… en fait ici, tout est plus ou moins jaune (surtout) et bleu (un peu) …
Ça part mieux ! »

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« Difficile de ne pas se fourvoyer ici.
Le soleil envoie à contrejour une lumière jaune qui, réfléchie sur le bloc à gauche, enveloppe d’une lueur chaude le côté de l’église qui nous fait face.
Les façades qui regardent vers la droite tirent vers le bleu, comme les arêtes horizontales.
Les arêtes verticales sont plus foncées.
Le lanterneau prend déjà la lumière directe du soleil donc on voit la lumière jaune qui le frise et son dôme prend aussi une teinte plus chaude…
Et bien sûr il ne faut pas noyer tout avec du noir…

Pour l’instant, tout se passe plutôt bien… »

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Résultat final, tout en nuances avec modification de la teinte des murs latéraux…

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Challenge réussi pour notre artiste-peintre…

Sei bravissimo Hugo ! …

Claudio Boaretto

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LES DUNES GRISES ET LA PLAGE SAUVAGE DU LIDO DE VENISE

Posté par Claudio Boaretto le 28 mars 2017

Les dunes grises et la plage sauvage se situent à l’extrémité nord-est du « Lido di Venezia » …

Une petite carte schématique agrémentée d’une flèche rouge pour préciser le lieu et la topographie de cette île, fin cordon littoral d’une douzaine de kilomètres entre la lagune de Venise et la mer Adriatique…

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Pour être plus précis, une « foto » de Monsieur Gogole Earth…

Ces dunes et cette plage sont le rectangle brun entre les 2 flèches…

On y accède soit par la plage, soit par la petite route, la ligne blanche en dessous de la flèche rouge, car cette route, au-dessus de la flèche, devient un chemin blanc privé réservé aux véhicules du chantier pharaonique du MoSe dont j’indique l’entrée par la flèche jaune…
Le grand espace vert étant la piste d’atterrissage de l’aéroclub…

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On m’a dit :

« Que vas-tu faire là-bas, c’est tout plat et il n’y a rien à « fotografier » » …

Loin d’être mon avis, c’est un site naturel à redécouvrir…
Sur une île comme la nôtre nous avons si peu d’espace qu’il ne faut négliger aucun lieu…
Voici le premier cliché pris exactement depuis l’endroit désigné par la pointe de la flèche rouge sur l’image précédente…

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Nous traversons jusqu’à la plage, plage libre et sauvage…

Cette année, exceptionnellement, nous n’avons pas eu de grande marée ni de « aqua alta », une ou deux seulement ne dépassant pas le coefficient 110, soit peanuts …
Donc la plage est beaucoup plus propre que les années précédentes où elle était encombrée d’une multitude de bois flottés et autres déchets et plastiques apportés par la mer…

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La transition entre la plage et les dunes…

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D’ailleurs, pouvons-nous les appeler des dunes ? Elles n’ont pas le temps de se former en hauteur, sans cesse balayées par les vents…
Le plus terrible d’entre eux étant le vent glacial de nord-est, venant direct et sans obstacles des Balkans, juste en face de l’autre côté de l’Adriatique…
C’est la « Bora » qui tout l’hiver nous glace les… pieds…
Elle a rasé la végétation, il faut attendre la belle saison pour que tout repousse…

Un panoramique sur ces pseudos dunes (3 foto accolées)

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Seules quelques touffes résistent à cet Attila venteux…

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Quant aux arbres peu nombreux qui tiennent sur ces dunes, pas la moindre feuille ne reste accrochée à leurs branches…

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Seuls de rares pins tirent leurs épines du jeu…

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Sur les chemins de bois, un bout de plancher manquant nous offre un plan de culture original…

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En bordure de plage, de téméraires petits champignons émergent du sable et sortent leur ombrelle…

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Des bois déracinés et flottés des années précédentes arrivent jusqu’aux dunes…

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Un endroit délimité et protégé pour la nidification des oiseaux migrateurs spécifiques qui viennent se reproduire sur notre littoral…
Il est demandé aux rares promeneurs de ne pas pénétrer dans cette enceinte et de ne pas laisser divaguer leurs chiens…

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Les oiseaux concernés sont le « fraticello » et le « fratino » …

Pour les connaisseurs, je pense à mon ami Michel K, voici les noms latins : « Sternula albifrons » et « Charadrius alexandrinus » …

En français :
le « fraticello » : la sterne naine…
Le « fratino » :   le pluvier à collier interrompu…

Mon rêve est de shooter le « fratino » mais il est très difficile à « fotografier », tout petit, il coure à une incroyable vitesse sur les grèves…

Je ne l’ai vu que 2 fois dans ma vie, en 2011 à Ca’ Roman (Pellestrina) et ici-même au mois de janvier dernier…

Malheureusement, aperçu au dernier moment, ce ne fut l’affaire que de quelques secondes…
Comme j’étais en « mode ouverture » la vitesse d’obturation de mon boitier était bien trop lente… Je n’ai pas eu le temps de changer mes réglages, donc des « foto » pas nettes et prises de trop loin…

Jugez-vous par vous-même, hélas…

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Revenons à notre petit reportage…

Un shoot vers le nord où l’on aperçoit les bâtiments du chantier du projet MoSe…

Pour les nouveaux visiteurs de ce blog, un petit rappel :

Le nom de ce projet chiffré à 5,5 milliards d’euro n’est pas le fruit du hasard. Mose – Moïse en italien – est l’acronyme de « Modulo Sperimentale Elettromeccanico », une référence au prophète qui permit au peuple d’Israël de fuir l’Égypte en ouvrant un passage dans les eaux de la mer Rouge.

Le projet Moïse, qui a donné lieu a un énorme scandale de corruption avoisinant le milliard d’euros, vise à protéger Venise des grandes marées et de « l’aqua alta » …
Le principe : installer 78 digues mobiles aux trois entrées de la Lagune…

Commencé en 2003, le fonctionnement du MoSe est reculé d’année en année, aux dernières nouvelles ce devait être pour cet automne mais le voilà encore repoussé à 2018 !!!…

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Nos pas nous mènent jusqu’à l’entrée du chantier…

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Le MoSe, c’est l’Arlésienne…

Si les outils utilisés sont aussi performants que cette pelle apposée près du chantier, nous ne sommes pas prêts d’en voir la fin…

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Nous repartons par le petit sentier entouré d’un bosquet tout en longueur désigné ici par les flèches vertes…

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Le sentier…

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Dans cette verdure qui a su résister à la « Bora » nous dénichons deux blockhaus, souvenirs de nos « amis teutons » (hum, hum, dis tonton pourquoi tu tousses ?) pendant la 2nd guerre mondiale…

Le premier blockhaus caché par la végétation…

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Le second…

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Ce dernier, je me le shoote en sens inverse pour l’avoir en contre-jour avec le soleil en étoile le frappant de ses rayons…

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Et nous rentrons par le petit sentier, direction sud-ouest, soleil face à nous…

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Ben, qui sait qu’il a dit qu’il n’y avait rien à « fotografier » dans c’te coin-là ??? …

Claudio Boaretto

Publié dans Venise : curiosités | 20 Commentaires »

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