FRICHE EN FLEURS

Posté par Claudio Boaretto le 20 mars 2017

Voici la quatrième toile de la série mexicaine d’Hugo H. …

Une vue urbaine de Playa del Carmen.

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« Friche en fleurs »,
huile sur toile de lin, 20×20 cm (200,00€)…

Nous allons conserver le même style de publication que pour les toiles précédentes…

Présentation de l’œuvre par l’artiste-peintre lui-même :

« Les délaissés offrent des ambiances inhabituellement pittoresques… Leur aspect sauvage a tendance à m’attirer. Voyez comme la végétation peut travailler à notre bonheur visuel !

Alors ici : terrain en friche ou jardin en fleurs ?
La végétation a largement conquis cet espace abandonné par les hommes. Une profusion de fleurs teintent la scène à ce moment précis de l’année. »

La technique artistique :

« Au Mexique, tout est carré. Surtout en ville. Ce qui a d’ailleurs induit mon choix pour ce genre de formats pour les toiles…
Les horizontales et les verticales dominent la partie construite du tableau.

La perspective est fermée par la façade en haut à droite, qui affiche un tag (de 2016) avec une note de bleu qui aide à attirer l’œil dans le coin.

Inutile d’aller dans un plus grand niveau de détail ici. J’ai voulu conserver la fraîcheur de l’esquisse dans le fouillis végétal… »

 L’évolution du tableau :

« Quand ça commence bien…

Dans les croquis il y a la spontanéité du dessin.

Et la lumière est là.

Sous chaque tableau en couleur, normalement, il y a ça.

Car la couleur brouille notre perception des valeurs.

La ruse c’est de travailler en premier seulement avec la lumière, puis uniquement avec les teintes. »

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« Quand la végétation envahit tout, c’est moins probant… mais l’idée est là.

Je vais essayer de conserver la fraicheur du trait.

Le résultat sera concluant que si toutes les valeurs sont justes…

Maintenant il faut colorer sans trahir le croquis ! »

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« Bon, là il y a assez de vert. Il manque encore un peu de teintes vraiment sombres sous l’arbre et deux touches de blanc pur… »

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« Ensuite, il n’y aura plus qu’à saupoudrer de fleurs roses ! »

Et voilà le résultat final…

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Félicitations Hugo et merci pour ces partages…

Claudio Boaretto

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LA TERRASSE DU FONTEGO DEI TEDESCHI À VENISE

Posté par Claudio Boaretto le 19 mars 2017

Situé sur le grand canal, tout à côté du pont de Rialto, le « Fontego dei Tedeschi », (en français, l’entrepôt des allemands) est un bâtiment de 3 étages, du 13ème siècle, reconstruit en 1318 et en 1505 suite à des incendies…

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Un peu d’histoire ancienne et contemporaine : 

« C’était une halle marchande pour les négociants allemands, centre névralgique pour le commerce des épices, de la soie et autres produits d’Orient. À la chute de la République vénitienne en 1797, l’institution commerciale du Fontego fut supprimée définitivement et la propriété confisquée par le domaine public et destinée successivement à recevoir les bureaux centraux des postes italiennes en ville »

Sur la façade, les ouvertures pour boites à lettres ont été conservées…

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Mais le nom vénitien aujourd’hui est italianisé pour servir d’enseigne internationale, « Fontego » est devenu « Fondaco » …

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« En 2010, la famille Benetton rachète le « Fontego » et choisit en 2013 LVMH pour la conception et l’exploitation d’un grand magasin de luxe. Les plus grandes maisons de luxe existantes du groupe DFS, Duty Free Store, filiale LVMH sont désormais présentes dans les 8000m² de ce bâtiment. La rénovation extérieure et des espaces communs est confiée à l’architecte Rem Koolhaas. L’aménagement intérieur est quant à lui confié au designer Jamie Fobert. »

La cour intérieure fermée est entourée de trois étages avec des loges d’arcs en plein cintre…

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Les vitrines, plus luxueuses les unes que les autres, s’étalent le long de ces arcades…

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Comme les cellules et les boutiques qui les jouxtent…

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Mais nous ne sommes pas là pour faire la promotion de ces marchands de luxe…
Ce qui nous intéresse c’est le 4ème et nouvel étage, et la terrasse, nouvelle également, façon « Altana » vénitienne…
Sur ce cliché pris au mois d’octobre nous remarquons les visiteurs, là-haut sur la terrasse…

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Au-dessus de la cour, un plafond, récemment restauré, en métal et verre du 19e siècle, comme une gigantesque flamande, laisse filtrer la lumière naturelle jusqu’au rez-de-chaussée…
Ce plafond sert de plancher au nouvel étage…

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Explications :

« Un étage supplémentaire, le quatrième, a été créé grâce à une dérogation aux normes strictes de la ville de Venise qui a autorisé une surélévation d’un mètre et demi par rapport à l’ancienne toiture. Cette dernière a été restaurée hors chantier et remise ensuite à sa place, s’appuyant sur de nouvelles colonnes en acier. Le plancher de l’étage, en acier et verre, joue le rôle du nouveau plafond de la cour. Ce nouvel étage, dit « event pavillon », se dédie, selon les intentions du projet, à des événements d’intérêt public. La terrasse qui court le long du toit offre un panorama à 360° sur le Grand Canal et la ville de Venise. »

Ce nouvel étage et surtout la terrasse et son panorama sont le but de ce reportage…

Pour s’y rendre nous pouvons emprunter les escaliers… Mais, pour ces 4 très hauts étages, nous sommes dubitatifs, comme cette petite fille en bas des marches…

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Nous préférons les très chics escaliers roulants en bois précieux et tout de rouge vêtus…

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Nous posons le pied sur ce plafond-plancher d’acier et de verre, dans cette grande salle dédiée aux expositions et évènements culturels…
Le plafond même de la salle est impressionnant…

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Un conseil, évitez cet étage le samedi ou le dimanche, car les touristes et les vénitiens font alors la queue pour accéder à la terrasse, comme en témoigne ce cliché pris un week-end…

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Depuis la terrasse, le haut de la « flamande », du bel ouvrage…

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Mais voici la récompense de cette ascension, les toits de Venise sur 360°…
Clichés panoramiques obligés…
Premieres cibles le campanile et la basilique « San Marco » …

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On focalise dessus…

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Je vire un peu sur bâbord, au loin la grande église de « San Giovani et Paolo » près de l’hôpital civil…
(J’ai toujours quelques scrupules à publier des foto panoramiques car par exemple celle-ci en format original fait 11221×3174 pixels, et pour la publier je suis obligé de la compresser à 1024×207 pixels, donc elle n’est plus tellement lisible)

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Au téléobjectif je chope un goéland installé sur une cheminée…
Je ne sais si c’est son nid douillet, mais en tous les cas c’est aussi ses « chiottes » …

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Je vire un peu plus à bâbord et nous avons la vue sur le « Canal Grande » en cette fin d’après-midi du mois de mars où le soleil commence sa descente…

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Je tourne encore un peu et vous avez l’autre côté du Grand Canal…
En premier plan le « Palazzo dei Camerlenghi », palais pentagonal, siège de la magistrature financière la République de Venise…

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Nous découvrons aussi une vue très originale sur les toits du Pont de Rialto récemment restauré…

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Si vous venez à Venise, nonobstant les marchands du temple, vous ne devez pas rater cette terrasse et sa vue panoramique (et gratuite) de la Sérénissime à 360°…

Claudio Boaretto

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PLAYA DEL CARMEN

Posté par Claudio Boaretto le 15 mars 2017

Nous continuons dans la série de toiles de Hugo H. sur le Yucatan, la péninsule Maya au Sud-Est du Mexique…

Après le Pélican, le Rocher, voici la plage…

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« Playa del Carmen », huile sur toile de lin, 20×20 cm (200,00€) …

La présentation de la toile par l’artiste-peintre, Hugo H. :

« J’aurais pu appeler cette toile “la plage aux requins bouledogues” mais la ville où elle est située porte déjà le nom de “plage” alors… pas la peine de chercher plus loin !
Un paysage animé. Du vent, des nuages, et il y a toujours du courant ici…
La plage rétrécit. Le sable disparaît petit à petit, emporté par la mer. Surtout depuis le dernier ouragan…
À droite, seule une partie reste sèche, où de nombreux morceaux de sargasses restent échouées. »

Comme pour les toiles précédentes, Hugo communique sur les différents stades d’évolution de l’œuvre…

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« Voilà une esquisse qui a déjà ses couleurs (sauf que le sable est sali de gris, ceci n’est pas grave) mais la luminosité n’y est pas bonne…
Il faut que le ciel et surtout la mer soient plus sombres. Tout est trop plat… »

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28/02/17

« Là c’est mieux…
Et le premier plan est resté tel quel…
Prochaine séance : le sable ! » …

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12/03/17

« La voie de la rédemption est longue, deuxième épisode…
J’ai fini par jeter les touffes de sargasses qui sont échouées sur la plage. C’est ce qu’il y a de plus sombre dans le paysage. J’ai maintenant (enfin) établi l’échelle de contraste…
Et cela doit pouvoir me faire remarquer où je suis encore trop clair…
Dans l’eau qui ruisselle ? » …

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Retour au superbe résultat final…

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J’espère que la présentation des différentes évolutions de la toile vous plait…

Perso, je suis fan et j’espère qu’Hugo continuera dans cette veine explicative…

Claudio Boaretto

Publié dans Peinture & Dessins | 6 Commentaires »

LE ROCHER DE TULUM

Posté par Claudio Boaretto le 15 mars 2017

La série mexicaine de petits formats d’Hugo H. continue avec le « Rocher de Tulum », un rocher d’environ 10 mètres de haut, détaché de la falaise qui borde les ruines du village maya de Tulum…

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Huile sur toile de lin, 20×25 cm (235,00€) …

Le contexte environnemental raconté par l’auteur :

« Situé au bout de la plage, ce très beau bloc n’est curieusement pas tellement photographié (cherchez-le sur internet par curiosité…) malgré les milliers de visiteurs qui parcourent le site archéologique chaque année… Il faut dire que le point de vue que j’ai choisi se situe sur un sentier botanique, ce qui n’attire pas la majorité… »

La vision de l’artiste-peintre :

« Vu sous un soleil de plomb, le calcaire poreux est strié d’ombres très contrastées. Le rocher se détache sur fond d’une mer des Caraïbes d’un bleu merveilleusement clair…
Du jaune sable au bleu outremer en passant par un turquoise magnifique…
Nulle autre couleur ne fut utile pour effectuer le premier plan, à part une touche de jaune pur. »

Comme Hugo H., dans un fil de discussion récent, nous fait profiter de l’élaboration en temps réel de ses œuvres, je vais tenter de vous faire partager ce petit bonheur…

23 février…

« Voila… commencer par un simple croquis le parait plus probant… »

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27 février…

« Et voilà la suite… sur cette (mauvaise) photo, on peut voir que l’échelle des contrastes a bien été conservée. On croirait une de ces photos modifiées sur ordinateur où la couleur a été partiellement retirée… entre parenthèse, il semble que l’iPhone ne voie pas le bleu turquoise… »

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« Et là vous vous dites qu’on a perdu quelque chose au niveau de la luminosité… non ?
Si. Mais il faut bien commencer par donner à cette pierre sa teinte de base… à présent certaines parties sont beaucoup trop claires. J’y reviendrai avec du noir/gris. Sur le sec. Pour pouvoir donner une résille d’ombres très nettes car ce rocher est poreux… »

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« La verdure, de l’herbe sèche et surtout des ombres à couper au couteau… c’est presque traumatisant mais on est proche de la réalité… il ne reste plus qu’à saupoudrer de petites feuilles ensoleillées et à faire briller la roche… »

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J’aime beaucoup ce décodage et l’évolution de l’œuvre jusqu’à son point final…

Une mine d’or aussi pour les artistes-peintre en devenir…

Pour conclure, je vous remets l’image du tableau terminé…

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Bravo Hugo H. …

Claudio Boaretto

Publié dans Peinture & Dessins | 6 Commentaires »

LE PÉLICAN

Posté par Claudio Boaretto le 14 mars 2017

Notre artiste-peintre préféré, Hugo H. est très prolifique actuellement…

Cela vient du fait qu’il abandonne momentanément les grands formats qu’ils lui prenaient plusieurs centaines d’heures de travail par tableau pour s’adonner aux petits formats, comme il nous explique ci-dessous…

« Cet hiver, à peindre au chaud chez moi, j’ai abandonné les toiles gigantesques de mon atelier pour me lancer dans une série de très petits tableaux…
Carrément une série de neuf au sujet du Yucatan, la péninsule maya au Sud-Est du Mexique, où je suis allé récemment. »

Le premier de cette série s’intitule « Le Pélican »,
une huile sur toile de lin  de 20×25 cm …

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La motivation :

« Commençons par un gros oiseau emblématique des lieux, et dont la bouille me plait tant : un pélican. Il traine entre les bateaux de pêcheurs à Playa de Carmen, en quête de nourriture… à l’arrière-plan on peut voir deux touffes de sargasse qui flottent et une amarre en travers. »

La méthode artistique de travail :

« Un peu de méthode artistique étant nécessaire à améliorer mon style, j’ai commencé avec un croquis à main levée, monochrome et très rapide pour poser l’oiseau dans le cadre et chercher les nuances dans l’eau… »

Comme Hugo, méthodique, mémorise l’évolution de ses petits formats, j’ai le plaisir de vous faire partager l’évolution de cette œuvre…

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L’explication continue :

« D’ailleurs on devine encore cette première esquisse brune (terre d’ombre brûlée) sous les teintes vertes et jaunes de l’eau que j’ai ajoutées après… »

« Pour l’arrière-plan, je n’ai pas soigné les contrastes lors du croquis initial… Mais j’avais donné une idée du mouvement de l’eau… avec une fine couche de couleur, j’ai pu conserver cette spontanéité. Deux autres coups de pinceaux en bas à gauche pour souligner la vague, et une ligne à l’arrière-plan pour une amarre, et peut-être trois lignes claires pour les crêtes brillantes seront suffisants pour finir ce fond »

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Et l’artiste de conclure :

« Cet arrière-plan aquatique conserve une dynamique intéressante. Il met bien en valeur, par contraste, l’oiseau qui a bénéficié d’un travail beaucoup plus fin : on est quasiment dans de la peinture naturaliste, là…
Sympa, non ? »

 Oui, très sympa et intéressante cette description de l’évolution du tableau…

Pour ceux qui veulent connaître le coût, comme on me l’a déjà demandé, l’œuvre est affichée à 235,00€…

Claudio Boaretto

Publié dans Peinture & Dessins | 8 Commentaires »

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